Jurisprudence — Tribunal Administratif de Bordeaux
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N° TA33-2404357(TA33-2404357)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a pris acte du désistement pur et simple de M. A, qui contestait une cotisation de taxe foncière sur les propriétés bâties de 1 317 euros pour l'année 2023. Le requérant s'est désisté après que l'administration fiscale a prononcé un dégrèvement de l'imposition en litige. L'ordonnance, fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, constate ce désistement et clôt l'instance.
N° TA33-2500995(TA33-2500995)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. C, ressortissant algérien, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 9 février 2025 du préfet de la Gironde l'assignant à résidence pour 45 jours. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, de défaut d'examen et d'erreur manifeste d'appréciation, jugeant la mesure légale au regard des articles L. 731-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également estimé que l'assignation à résidence ne portait pas une atteinte disproportionnée à la liberté d'aller et venir de M. C, compte tenu de la perspective raisonnable d'éloignement. Enfin, le tribunal a accordé l'aide juridictionnelle provisoire au requérant.
N° TA33-2500921(TA33-2500921)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet de la Dordogne refusant d'enregistrer la demande de titre de séjour de M. A, ressortissant sierra-léonais. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car M. A, bien que majeur depuis peu, ne justifiait pas de circonstances particulières rendant nécessaire une mesure provisoire immédiate, la perte de la possibilité de déposer une demande sur le fondement de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'étant pas suffisante en l'absence d'élément concret démontrant une atteinte grave et immédiate à sa situation.
N° TA33-2407919(TA33-2407919)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté les requêtes de M. B, qui contestait un refus de titre de séjour assorti d'une obligation de quitter le territoire français (requête n° 2407919) et une assignation à résidence (requête n° 2500922). Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence, du défaut de motivation, de la violation du droit à être entendu (article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'UE), et de la méconnaissance des articles L. 421-1 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a jugé que la décision d'éloignement était légale et que l'assignation à résidence, fondée sur les articles L. 731-1 et L. 722-7 du même code, était proportionnée. Les conclusions accessoires (injonction, frais de justice) ont également été rejetées.
N° TA33-2501019(TA33-2501019)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. B, ressortissant togolais, d'une demande d'injonction visant à obtenir une attestation de prolongation de l'instruction de sa demande de titre de séjour. Le préfet de la Gironde a délivré au requérant une attestation valable jusqu'au 18 mai 2025 postérieurement à l'introduction de la requête. En conséquence, le juge a constaté que les conclusions de M. B étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer.
N° TA33-2206793(TA33-2206793)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. C, qui contestait le refus du syndicat mixte départemental des déchets de la Dordogne (SMD3) de transférer des containers semi-enterrés de collecte des déchets situés face à sa propriété. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence de l’auteur de la décision et d’absence de motivation, estimant que la décision n’avait pas à être motivée. Il a également jugé que les moyens tirés de la méconnaissance des articles du code de l’urbanisme, du code de l’environnement, du code général des collectivités territoriales, du règlement sanitaire départemental et du plan local d’urbanisme intercommunal n’étaient pas fondés. En conséquence, la demande d’annulation, d’injonction et de frais de justice a été rejetée.
N° TA33-2306368(TA33-2306368)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de la société Gritche, qui demandait l'annulation du refus de l'ANSES de lui délivrer un permis de commerce parallèle pour un produit phytopharmaceutique. Le tribunal a jugé que l'ANSES pouvait légalement se fonder sur l'absence d'identité des emballages entre le produit importé et le produit de référence français pour refuser le permis, ce critère étant prévu par l'article 52 du règlement (CE) n° 1107/2009. Il a également écarté le moyen tiré d'un détournement de procédure, la demande ayant été examinée sur le fondement de l'article R. 253-5 du code rural et de la pêche maritime, applicable en l'espèce. La solution retenue confirme que l'appréciation de l'identité des produits, incluant l'emballage, relève du pouvoir de l'autorité nationale.
N° TA33-2302130(TA33-2302130)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B, qui contestait les rehaussements d’impôt sur le revenu pour 2019-2021. Le requérant, qui avait déclaré vivre seul et avoir un enfant à charge pendant cinq ans pour bénéficier d’une demi-part supplémentaire, n’a pas prouvé avoir supporté seul la charge de son fils durant sa minorité. L’administration a appliqué l’article 195 du code général des impôts, et le tribunal a écarté le moyen tiré d’une irrégularité de procédure, l’administration ayant envoyé la proposition de rectification à la dernière adresse connue.
N° TA33-2405749(TA33-2405749)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné le recours de M. A, ressortissant algérien, contre l'arrêté du préfet de la Gironde du 19 décembre 2024 refusant le renouvellement de sa carte de résident. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le refus était fondé sur la menace à l'ordre public que constituait la présence de M. A en France, malgré la suspension de l'arrêté d'expulsion par le juge des référés. Il a estimé que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance des stipulations de l'accord franco-algérien, de la convention européenne des droits de l'homme et de la convention internationale des droits de l'enfant, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.
N° TA33-2302070(TA33-2302070)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. A, moniteur de ski, contestant son imposition à l'impôt sur le revenu pour 2016. Le requérant demandait la décharge des impositions et majorations, contestant notamment le calcul de ses bénéfices non commerciaux et l'application d'une majoration pour manquement délibéré. Le tribunal a pris acte d'un dégrèvement partiel accordé en cours d'instance par l'administration fiscale, réduisant le montant en litige. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais la décision s'inscrit dans le cadre du code général des impôts et du livre des procédures fiscales.
N° TA33-2405822(TA33-2405822)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme D, ressortissante syrienne, contestant l'arrêté du préfet de la Gironde du 21 août 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il a également jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur de fait en mentionnant la possession par la requérante de faux documents d'identité arméniens, sans méconnaître sa nationalité syrienne. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête, sur le fondement du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de la convention européenne des droits de l'homme.
N° TA33-2500657(TA33-2500657)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme A, ressortissante congolaise, contestant l'arrêté du préfet de la Gironde du 22 janvier 2025 ordonnant son transfert aux autorités croates. La requérante invoquait notamment un défaut de motivation, une méconnaissance des articles L. 522-1 et L. 522-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi qu'une erreur manifeste d'appréciation concernant la clause discrétionnaire de l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013. Le tribunal a jugé l'arrêté suffisamment motivé en droit et en fait, et a écarté l'ensemble des moyens soulevés, confirmant ainsi la légalité de la décision de transfert.
N° TA33-2405997(TA33-2405997)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme C, ressortissante nigériane, contestant l'arrêté du préfet de la Gironde du 21 août 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. La requérante invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, un défaut de motivation et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, confirmant ainsi la légalité de la décision préfectorale prise sur le fondement du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA33-2306369(TA33-2306369)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de la société Gritche, qui demandait l'annulation du refus de l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) de lui délivrer un permis de commerce parallèle pour un produit phytopharmaceutique. La juridiction a jugé que la décision de l'Anses était suffisamment motivée, en droit comme en fait, conformément aux articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal a également estimé que l'Anses avait à bon droit fondé son évaluation sur l'article R. 253-5 du code rural et de la pêche maritime, en application du règlement (CE) n° 1107/2009. La solution retenue est donc le rejet de l'ensemble des demandes de la société requérante.
N° TA33-2301785(TA33-2301785)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de la société Action Termites France contestant une amende administrative de 57 000 euros infligée par le directeur départemental de la protection des populations de la Gironde pour des manquements aux règles sur le démarchage téléphonique (article L. 223-1 du code de la consommation). La société invoquait le caractère excessif et disproportionné de la sanction. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la sanction était proportionnée à la gravité des faits, à la durée des manquements et à la situation de l'entreprise, en application des articles L. 223-1 et L. 242-16 du code de la consommation.
N° TA33-2404060(TA33-2404060)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Bordeaux, rendue en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, fait droit à la demande d'expertise de MM. E et F. Les requérants, propriétaires d'une maison à Bordeaux, souhaitent établir l'origine de désordres (salpêtre, fissures, moisissures) qu'ils attribuent aux canalisations et à la végétation du domaine public de la commune de Bordeaux et de Bordeaux Métropole. Le juge a désigné un expert avec pour mission de décrire les désordres, d'en déterminer les causes, notamment le lien avec les ouvrages publics, et d'évaluer les préjudices. Les dépens sont réservés, leur fixation relevant du juge du fond.
N° TA33-2300972(TA33-2300972)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en excès de pouvoir, a rejeté la requête de M. F contestant une amende administrative de 12 000 euros infligée par le directeur régional de l'économie, de l'emploi, du travail et des solidarités de Nouvelle-Aquitaine pour manquement à son devoir de vigilance en tant que donneur d'ordre, en application de l'article L. 1262-4-1 du code du travail. Le tribunal a jugé que M. F n'avait pas vérifié, avant le début du détachement de quatre salariés d'une société portugaise, que son cocontractant avait satisfait aux obligations déclaratives prévues par l'article L. 1262-2-1 du même code, notamment en raison de déclarations préalables non conformes ou tardives. La solution retenue confirme le bien-fondé de l'amende, sans en réduire le montant, en tenant compte des circonstances de l'espèce.
N° TA33-2403008(TA33-2403008)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B, ressortissant congolais, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde du 25 avril 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et lui interdisant le retour pour cinq ans. Le tribunal a jugé que la présence de M. B constituait une menace pour l'ordre public, ce qui faisait légalement obstacle à la délivrance d'un titre de séjour en application de l'article L. 412-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également écarté les moyens tirés de la méconnaissance des articles 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et 5 de la Convention internationale des droits de l'enfant, ainsi que les vices de procédure et de motivation. En conséquence, la décision de refus de séjour étant légale, les mesures d'éloignement et d'interdiction de retour ont été confirmées.
N° TA33-2301529(TA33-2301529)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en formation collégiale, a rejeté la demande de M. B tendant à la décharge d’une cotisation supplémentaire d’impôt sur le revenu et des majorations afférentes, d’un montant total de 21 399 euros, au titre de l’année 2016. Le litige portait sur la remise en cause par l’administration fiscale de la réduction d’impôt prévue à l’article 199 undecies C du code général des impôts, dont M. B avait bénéficié en 2014 pour un investissement en Outre-mer dans le secteur du logement social. Le tribunal a jugé que les sociétés civiles immobilières (SCI) dans lesquelles M. B avait investi n’avaient pas respecté la condition légale exigeant que 95 % des souscriptions soient intégralement investies dans les dix-huit mois suivant la clôture de la souscription, les acquisitions de terrains ayant été réalisées après l’expiration de ce délai. En conséquence, la demande de décharge a été rejetée.
N° TA33-2301199(TA33-2301199)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en plein contentieux, était saisi par la société Altaïr d’une demande de décharge d’un supplément d’impôt sur les sociétés de 427 662 euros au titre de 2014. Après un dégrèvement partiel de 333 150 euros accordé par l’administration, le litige a été réduit à 94 512 euros. Le tribunal a rejeté les conclusions de la société, jugeant d’une part que son déficit fiscal reportable n’était plus déductible en raison d’un rehaussement antérieur accepté, et d’autre part que la provision pour dépréciation du compte courant de sa filiale SNC II n’était pas déductible car elle constituait un avantage consenti à un associé contraire à une gestion commerciale normale, en application de l’article 39 du code général des impôts.