Jurisprudence — Tribunal Administratif de Bordeaux
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N° TA33-2401903(TA33-2401903)
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé provision sur le fondement de l’article R. 541-1 du code de justice administrative, a condamné l’établissement public départemental Clairvivre à verser à M. C une provision de 13 826,82 euros. Cette somme correspond aux salaires impayés du 1er juillet 2023 au 29 février 2024, période durant laquelle M. C, déclaré inapte mais non licencié, n’a perçu aucune rémunération. Le juge a estimé que l’obligation de l’employeur public n’était pas sérieusement contestable, en l’absence de toute défense de l’administration. L’établissement a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice.
N° TA33-2501243(TA33-2501243)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet de la Gironde refusant d'enregistrer la demande de titre de séjour de Mme B, ressortissante nigériane. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, la requérante ne démontrant pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation, et qu'aucun moyen soulevé ne créait de doute sérieux sur la légalité de la décision. L'ordonnance a également prononcé l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle. Les textes appliqués sont les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA33-2501290(TA33-2501290)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la demande de la société D-Trans Express visant à suspendre un arrêté préfectoral du 24 janvier 2025. Cette décision administrative ordonnait le retrait de 24 copies de licence communautaire et l'immobilisation de 14 véhicules pour une durée de trois à six mois, en raison d'infractions au code des transports et au code du travail. Le juge a estimé que la condition d'urgence particulière requise par l'article L. 521-2 n'était pas caractérisée, la société n'ayant pas justifié de circonstances imposant une intervention dans un délai de 48 heures. Par conséquent, la requête a été rejetée comme manifestement mal fondée en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA33-2501315(TA33-2501315)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 2 janvier 2025 du préfet de la Gironde suspendant le permis de conduire de M. A pour six mois. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car les conséquences professionnelles et personnelles invoquées par le requérant (perte d'emploi, isolement) ne suffisaient pas à caractériser une urgence justifiant la suspension, au regard des exigences de protection et de sécurité routière liées à l'infraction. La décision applique les articles L. 521-1, L. 522-3 et R. 522-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2301891(TA33-2301891)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par la SCEA Château Sainte-Barbe d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus du Grand port maritime de Bordeaux de lui délivrer une autorisation d’occupation du domaine public pour un ponton flottant. En cours d’instance, le port a proposé à la société une convention d’occupation répondant à sa demande, ce qui a fait perdre son objet à la requête. Le tribunal a donc constaté, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qu’il n’y avait plus lieu de statuer. Les conclusions des parties au titre de l’article L. 761-1 du même code ont été rejetées.
N° TA33-2501039(TA33-2501039)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête en référé suspension de Mme B, de nationalité guinéenne, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour pour raisons médicales et l'obligation de quitter le territoire français. Le juge a estimé qu'aucun des moyens invoqués, notamment la méconnaissance de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité du refus de titre. Concernant l'obligation de quitter le territoire, la demande de suspension a été jugée sans objet en raison de l'effet suspensif automatique du recours au fond prévu par l'article L. 722-7 du même code.
N° TA33-2501196(TA33-2501196)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de la société Solegi contestant l'arrêté préfectoral du 23 décembre 2024 fixant la cartographie des zones d'accélération pour les énergies renouvelables (ZAEnR). La requête, adressée au sous-préfet, constituait en réalité un recours administratif et non une saisine juridictionnelle, le juge ne pouvant se substituer à l'administration. À supposer qu'il s'agisse d'un recours contentieux, les écritures ne contenaient aucune conclusion en annulation mais une demande d'injonction, hors des cas prévus par le code de justice administrative. La décision est fondée sur les articles R. 222-1 (4°) et R. 411-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2500359(TA33-2500359)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A, qui demandait la réévaluation de ses notes à l'examen du diplôme d'aide-soignant (session décembre 2024). Le juge a rappelé qu'il ne lui appartient pas de contrôler l'appréciation portée par un jury sur les compétences des candidats, sauf en cas d'erreur matérielle ou de considérations étrangères à la valeur du candidat. Aucun moyen de cette nature n'ayant été soulevé dans le délai de recours, la requête a été jugée manifestement irrecevable et rejetée sur le fondement des 4° et 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2407211(TA33-2407211)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté comme manifestement irrecevable la requête du conseil régional de l'ordre des architectes de Nouvelle-Aquitaine, qui demandait l'annulation d'un permis de construire délivré le 17 février 2020 par la commune de Vendays-Montalivet. Le tribunal a constaté que le requérant avait eu connaissance du permis au plus tard le 23 juillet 2024, date de son recours gracieux, et que sa requête contentieuse, enregistrée le 25 novembre 2024, était tardive au regard du délai de deux mois prévu à l'article R. 421-1 du code de justice administrative. L'ordonnance s'est fondée sur les articles R. 222-1 (4°) du code de justice administrative et R. 600-2 du code de l'urbanisme.
N° TA33-2406332(TA33-2406332)
Refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français. Le Tribunal Administratif de Bordeaux rejette la requête de M. C, ressortissant srilankais, contestant l'arrêté du préfet de la Gironde du 24 avril 2024. Le tribunal écarte le moyen d'incompétence du signataire, valide la délégation de signature, et juge que le préfet n'était pas tenu de saisir la commission du titre de séjour faute pour le requérant de justifier d'une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans. La décision applique les articles L. 435-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme.
N° TA33-2405622(TA33-2405622)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. H, ressortissant marocain, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour "saisonnier" assorti d'une obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, et la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987.
N° TA33-2500498(TA33-2500498)
Le Tribunal administratif de Bordeaux, saisi d’un recours pour excès de pouvoir par Mme A B contre une décision de la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées refusant l’allocation aux adultes handicapés, a constaté son incompétence. En application des articles L. 241-6 et L. 241-9 du code de l’action sociale et des familles, combinés aux articles L. 821-1 et L. 821-2 du code de la sécurité sociale, ces litiges relèvent de la compétence du tribunal judiciaire. Par ordonnance fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a rejeté la requête et transmis le dossier au pôle social du tribunal judiciaire de Montauban.
N° TA33-2406472(TA33-2406472)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B, ressortissant nigérian, contestant l'arrêté du préfet de la Gironde du 12 juillet 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de renvoi. Le tribunal a estimé que la décision de refus de titre de séjour ne méconnaissait ni les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, compte tenu de l'absence de vie familiale établie en France et de la possibilité de reconstituer la cellule familiale au Nigeria. Par conséquent, les moyens dirigés contre l'obligation de quitter le territoire et la fixation du pays de renvoi, fondés sur l'illégalité du refus de titre, ont également été écartés.
N° TA33-2205374(TA33-2205374)
Annulation d'un titre de recettes émis par Bordeaux Métropole pour un dépôt sauvage de déchets. Le Tribunal Administratif de Bordeaux a fait droit à la requête de M. et Mme B, qui contestaient être les auteurs du dépôt en raison de leur absence. Faute de production de mémoire en défense par Bordeaux Métropole malgré une mise en demeure, l'administration est réputée avoir acquiescé aux faits allégués, conformément à l'article R. 612-6 du code de justice administrative. Le tribunal a donc annulé le titre exécutoire de 171 euros et prononcé la décharge de l'obligation de payer.
N° TA33-2406107(TA33-2406107)
Le Tribunal administratif de Bordeaux, saisi d'une demande d'expertise médicale par un agent public en lien avec un accident de service, s'est déclaré territorialement incompétent. En application de l'article R. 312-12 du code de justice administrative, la compétence est déterminée par le lieu de la dernière affectation de l'agent, qui était situé dans le département de la Charente. Par conséquent, le dossier a été transmis au Tribunal administratif de Poitiers, conformément à l'article R. 351-3 du même code.
N° TA33-2501020(TA33-2501020)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a examiné la requête de Mme B, ressortissante béninoise, contestant le refus de l'OFII de lui accorder les conditions matérielles d'accueil au motif qu'elle n'avait pas sollicité l'asile dans le délai de 90 jours. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, estimant que la décision était signée par une autorité compétente, suffisamment motivée en droit et en fait, et qu'aucun défaut d'examen personnalisé n'était établi. Il a également jugé que l'OFII n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant les conditions matérielles d'accueil, sur le fondement des articles L. 551-15 et L. 531-27 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, la requête a été rejetée.
N° TA33-2203406(TA33-2203406)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté les requêtes de M. B, infirmier au centre hospitalier Charles Perrens. Il a confirmé le refus de reconnaître l'imputabilité au service de sa maladie et le refus d'octroyer la protection fonctionnelle. Le tribunal a estimé que les faits de harcèlement moral n'étaient pas établis et que la pathologie n'était pas liée au service. Les décisions ont été jugées conformes au code général de la fonction publique et aux lois des 13 juillet 1983 et 9 janvier 1986.
N° TA33-2205942(TA33-2205942)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de Mme A, infirmière au centre hospitalier de Cadillac, contestant son reclassement au 5ème échelon à compter du 1er octobre 2021. La juridiction a rejeté la fin de non-recevoir pour tardiveté soulevée par l'hôpital, jugeant le recours gracieux et la requête recevables. Sur le fond, le tribunal a relevé d'office que le décret n° 2021-1407 du 29 octobre 2021, invoqué pour le reclassement, n'était pas applicable à la situation de Mme A à la date du 1er octobre 2021, car entré en vigueur le 31 octobre 2021. En conséquence, la décision de reclassement a été annulée pour méconnaissance du champ d'application de la loi, et il a été enjoint à l'hôpital de procéder à un nouveau reclassement conforme aux textes en vigueur au 1er octobre 2021, notamment le décret n°88-1077 du 30 novembre 1988.
N° TA33-2205686(TA33-2205686)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B contestant l'arrêté du 5 juillet 2022 par lequel la préfète de Gironde lui avait ordonné de se dessaisir de ses armes, interdit d'en acquérir ou détenir, inscrit cette interdiction au FINIADA et retiré la validation de son permis de chasser. Le tribunal a jugé que la préfète avait fondé sa décision sur l'article L. 312-3-1 du code de la sécurité intérieure, et non sur l'article L. 312-3 invoqué par le requérant, et que les faits de violence et de port d'arme prohibé commis par M. B justifiaient légalement la mesure, sans erreur manifeste d'appréciation.
N° TA33-2205623(TA33-2205623)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. et Mme E, qui demandaient l'annulation de la décision du 21 décembre 2021 par laquelle le maire d'Arcachon ne s'était pas opposé à la déclaration préalable de travaux pour la construction d'une piscine et d'un local technique. La juridiction a d'abord jugé que les requérants justifiaient d'un intérêt à agir, leur propriété étant située à proximité immédiate du projet. Sur le fond, le tribunal a estimé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article UP7 du plan local d'urbanisme (PLU) était fondé, mais a fait application de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme en sursoyant à statuer pour permettre une éventuelle régularisation. Les autres moyens, notamment celui relatif à l'article UP6 du PLU, ont été écartés.