20 750 décisions disponibles — page 341/1038
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A, ressortissant sénégalais, qui contestait les arrêtés du préfet de la Gironde du 9 février 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de trois ans et une assignation à résidence de 45 jours. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'insuffisance de motivation, le défaut d'examen sérieux et l'erreur manifeste d'appréciation, en se fondant sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A, qui demandait la réévaluation de ses notes à l'examen du diplôme d'aide-soignant (session décembre 2024). Le juge a rappelé qu'il ne lui appartient pas de contrôler l'appréciation portée par un jury sur les compétences des candidats, sauf en cas d'erreur matérielle ou de considérations étrangères à la valeur du candidat. Aucun moyen de cette nature n'ayant été soulevé dans le délai de recours, la requête a été jugée manifestement irrecevable et rejetée sur le fondement des 4° et 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de la société Solegi contestant l'arrêté préfectoral du 23 décembre 2024 fixant la cartographie des zones d'accélération pour les énergies renouvelables (ZAEnR). La requête, adressée au sous-préfet, constituait en réalité un recours administratif et non une saisine juridictionnelle, le juge ne pouvant se substituer à l'administration. À supposer qu'il s'agisse d'un recours contentieux, les écritures ne contenaient aucune conclusion en annulation mais une demande d'injonction, hors des cas prévus par le code de justice administrative. La décision est fondée sur les articles R. 222-1 (4°) et R. 411-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Bordeaux a pris acte du désistement pur et simple de M. B, qui contestait l'arrêté du maire de Saint-Jean-d'Illac retirant une décision de non-opposition à déclaration préalable pour la construction d'une habitation. La procédure avait été initiée par un recours pour excès de pouvoir, et une médiation avait été ouverte. Le désistement, intervenu le 21 février 2025, a conduit le tribunal à clore l'instance sans examiner le fond du litige, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune somme n'a été mise à la charge des parties.
Cette ordonnance du Tribunal administratif de Bordeaux concerne un litige individuel opposant un agent de l’IGN à son employeur au sujet d’une décision d’affiliation d’office à une protection sociale complémentaire. Le tribunal se déclare incompétent territorialement en application des articles R. 312-12 et R. 221-3 du code de justice administrative, car l’agent est affecté et domicilié dans les Landes, ce qui relève du ressort du tribunal administratif de Pau. En conséquence, il transmet le dossier à cette juridiction.
Le Tribunal administratif de Bordeaux, saisi d’un recours en excès de pouvoir par l’association Télé Millevaches contre un arrêté préfectoral limitant une subvention, s’est déclaré incompétent territorialement. Il a estimé que le litige relevait de la compétence du tribunal administratif de Limoges, en application des articles R. 312-10 et R. 221-3 du code de justice administrative, l’association étant située dans le département de la Creuse. Par ordonnance, il a transmis le dossier à cette juridiction.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a annulé l'arrêté du 28 août 2024 par lequel le préfet de la Gironde refusait un titre de séjour à M. B, ressortissant marocain, et l'obligeait à quitter le territoire français. La juridiction a jugé que cette décision portait une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de M. B, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de sa résidence continue en France depuis 2008 et de ses attaches familiales. Le tribunal a enjoint au préfet de délivrer à M. B une carte de séjour temporaire sur le fondement de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté les requêtes de M. B, infirmier au centre hospitalier Charles Perrens. Il a confirmé le refus de reconnaître l'imputabilité au service de sa maladie et le refus d'octroyer la protection fonctionnelle. Le tribunal a estimé que les faits de harcèlement moral n'étaient pas établis et que la pathologie n'était pas liée au service. Les décisions ont été jugées conformes au code général de la fonction publique et aux lois des 13 juillet 1983 et 9 janvier 1986.
Le Tribunal administratif de Bordeaux, saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus d’un permis de visite à un détenu à la maison d’arrêt de Niort, se déclare incompétent territorialement. Il applique l’article R. 312-12 du code de justice administrative, qui attribue compétence au tribunal du lieu d’affectation de l’agent auteur de la décision, soit le tribunal administratif de Poitiers. En conséquence, il transmet le dossier à cette juridiction en vertu de l’article R. 351-3 du même code.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B, qui se bornait à produire le récapitulatif d’une plainte en ligne pour des faits d’atteinte aux biens. La requête ne contenait ni exposé de moyens juridiques, ni conclusions formelles en annulation ou indemnisation, en méconnaissance des articles R. 411-1 et R. 421-1 du code de justice administrative. L’ordonnance a été rendue sur le fondement du 4° de l’article R. 222-1 du même code.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a pris acte, par ordonnance du 25 février 2025, du désistement pur et simple de la société Aquitaine Projet dans le litige l’opposant au Grand Port Maritime de Bordeaux. La requérante demandait notamment le paiement de sommes au titre d’un marché public, la décharge de pénalités et l’indemnisation de préjudices. Le tribunal, constatant que rien ne s’opposait à ce désistement, en a donné acte en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. L’affaire est ainsi close sans examen au fond.
Annulation d'un titre de recettes émis par Bordeaux Métropole pour un dépôt sauvage de déchets. Le Tribunal Administratif de Bordeaux a fait droit à la requête de M. et Mme B, qui contestaient être les auteurs du dépôt en raison de leur absence. Faute de production de mémoire en défense par Bordeaux Métropole malgré une mise en demeure, l'administration est réputée avoir acquiescé aux faits allégués, conformément à l'article R. 612-6 du code de justice administrative. Le tribunal a donc annulé le titre exécutoire de 171 euros et prononcé la décharge de l'obligation de payer.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. et Mme E, qui demandaient l'annulation de la décision du 21 décembre 2021 par laquelle le maire d'Arcachon ne s'était pas opposé à la déclaration préalable de travaux pour la construction d'une piscine et d'un local technique. La juridiction a d'abord jugé que les requérants justifiaient d'un intérêt à agir, leur propriété étant située à proximité immédiate du projet. Sur le fond, le tribunal a estimé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article UP7 du plan local d'urbanisme (PLU) était fondé, mais a fait application de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme en sursoyant à statuer pour permettre une éventuelle régularisation. Les autres moyens, notamment celui relatif à l'article UP6 du PLU, ont été écartés.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B contestant l'arrêté du 5 juillet 2022 par lequel la préfète de Gironde lui avait ordonné de se dessaisir de ses armes, interdit d'en acquérir ou détenir, inscrit cette interdiction au FINIADA et retiré la validation de son permis de chasser. Le tribunal a jugé que la préfète avait fondé sa décision sur l'article L. 312-3-1 du code de la sécurité intérieure, et non sur l'article L. 312-3 invoqué par le requérant, et que les faits de violence et de port d'arme prohibé commis par M. B justifiaient légalement la mesure, sans erreur manifeste d'appréciation.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de Mme E, aide-soignante, contestant trois décisions de l'EHPAD La Résidence La Porte d'Aquitaine relatives à la consolidation de son accident de service (survenu le 31 juillet 2019) et à son placement en congé de maladie ordinaire puis en disponibilité d'office. Le tribunal a constaté que les décisions attaquées du 22 août, 31 août et 5 septembre 2022 avaient été retirées et remplacées par une décision du 6 février 2023 plaçant Mme E en congé de longue maladie à compter du 30 mai 2021. En conséquence, il a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions en annulation, celles-ci étant devenues sans objet. Les conclusions indemnitaires et celles fondées sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné le recours de M. A, agent du CHU de Bordeaux, contre une sanction d'exclusion temporaire de quinze jours. En cours d'instance, la décision initiale du 2 novembre 2022 a été retirée et remplacée par une décision du 28 août 2023 ayant la même portée, ce qui a conduit le tribunal à regarder le recours comme dirigé contre cette nouvelle décision. Statuant sur le fond, le tribunal a annulé la sanction au motif d'un défaut de motivation, en application des articles L. 211-1 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, la décision ne comportant aucun élément de fait précis (dates, circonstances) permettant de caractériser les manquements reprochés.
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme B, qui demandait l’annulation du permis de construire délivré par le maire de Nérac au SDIS 47 pour une nouvelle caserne de pompiers. Le tribunal a d’abord jugé que la requérante ne justifiait pas d’un intérêt à agir suffisant au sens de l’article L. 600-1-2 du code de l’urbanisme, les atteintes alléguées à ses conditions de jouissance de son bien n’étant pas établies. Par suite, la requête a été déclarée irrecevable, sans qu’il soit besoin d’examiner les autres moyens soulevés, notamment ceux tirés de l’incompétence de l’auteur de l’acte ou de la méconnaissance des articles R. 111-2 et R. 111-27 du code de l’urbanisme.
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de la décision implicite de rejet d'une demande de regroupement familial formée par Mme B. La requérante n'a pas démontré l'urgence, condition cumulative nécessaire à la suspension, faute d'éléments concrets justifiant une mesure provisoire à très bref délai. La requête est donc rejetée par ordonnance, sans examen du doute sérieux sur la légalité, en application de l'article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, ressortissant guinéen, qui demandait d'enjoindre à la préfecture de la Gironde de statuer sur le renouvellement de son titre de séjour ou de lui délivrer un récépissé. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour le requérant de justifier de circonstances particulières rendant nécessaire une intervention à très brève échéance, notamment en l'absence de preuve d'une menace imminente de rupture de son contrat d'alternance. La solution retenue est le rejet de la requête.
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par M. B d’un recours pour excès de pouvoir contestant le montant de sa retraite versée par la CARSAT Aquitaine et demandant des dommages et intérêts. Le tribunal a rejeté la requête comme ne relevant manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a estimé que ce litige relève du contentieux de la sécurité sociale défini aux articles L. 142-1 et L. 142-8 du code de la sécurité sociale, dont la connaissance appartient au juge judiciaire.