Jurisprudence — Tribunal Administratif de Bordeaux
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N° TA33-2303653(TA33-2303653)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. G et Mme F, qui contestaient le refus de la rectrice de l'académie de Bordeaux de leur accorder une autorisation d'instruction dans la famille pour leur enfant. Les requérants soutenaient que la décision était entachée d'une erreur de droit et d'une erreur manifeste d'appréciation, mais le tribunal a jugé que l'administration avait correctement appliqué les dispositions de l'article L. 131-5 du code de l'éducation. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité du refus d'autorisation.
N° TA33-2301824(TA33-2301824)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de la société Gritche, qui demandait l'annulation de la décision du 3 février 2023 par laquelle l'ANSES avait retiré son permis de commerce parallèle pour le produit phytopharmaceutique Cartof. La société invoquait notamment une insuffisance de motivation, un vice de procédure contradictoire et une méconnaissance du règlement (CE) n° 1107/2009. Le tribunal a jugé que la décision de retrait était suffisamment motivée en droit et en fait, et que la procédure contradictoire avait été respectée. Il a également considéré que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 52 du règlement n° 1107/2009 n'était pas fondé.
N° TA33-2403008(TA33-2403008)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B, ressortissant congolais, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde du 25 avril 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et lui interdisant le retour pour cinq ans. Le tribunal a jugé que la présence de M. B constituait une menace pour l'ordre public, ce qui faisait légalement obstacle à la délivrance d'un titre de séjour en application de l'article L. 412-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également écarté les moyens tirés de la méconnaissance des articles 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et 5 de la Convention internationale des droits de l'enfant, ainsi que les vices de procédure et de motivation. En conséquence, la décision de refus de séjour étant légale, les mesures d'éloignement et d'interdiction de retour ont été confirmées.
N° TA33-2305466(TA33-2305466)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de la société Gritche, qui contestait le refus de l'Agence nationale de sécurité sanitaire, de l'alimentation, de l'environnement et du travail (ANSES) de lui délivrer un permis de commerce parallèle pour un produit phytopharmaceutique. Le tribunal a jugé que l'ANSES pouvait légalement fonder son refus sur l'absence d'identité des emballages entre le produit importé et le produit de référence français, ce critère étant prévu par l'article 52 du règlement (CE) n° 1107/2009 pour apprécier l'identité des produits. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
N° TA33-2404060(TA33-2404060)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Bordeaux, rendue en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, fait droit à la demande d'expertise de MM. E et F. Les requérants, propriétaires d'une maison à Bordeaux, souhaitent établir l'origine de désordres (salpêtre, fissures, moisissures) qu'ils attribuent aux canalisations et à la végétation du domaine public de la commune de Bordeaux et de Bordeaux Métropole. Le juge a désigné un expert avec pour mission de décrire les désordres, d'en déterminer les causes, notamment le lien avec les ouvrages publics, et d'évaluer les préjudices. Les dépens sont réservés, leur fixation relevant du juge du fond.
N° TA33-2500142(TA33-2500142)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par M. A d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet de la Gironde refusant son titre de séjour et l’obligeant à quitter le territoire. Par un mémoire du 31 janvier 2025, le requérant s’est désisté purement et simplement de sa requête. Sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le président de la 4ème chambre a donné acte de ce désistement par ordonnance du 20 février 2025. Aucune autre mesure n’a été prononcée.
N° TA33-2405822(TA33-2405822)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme D, ressortissante syrienne, contestant l'arrêté du préfet de la Gironde du 21 août 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il a également jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur de fait en mentionnant la possession par la requérante de faux documents d'identité arméniens, sans méconnaître sa nationalité syrienne. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête, sur le fondement du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de la convention européenne des droits de l'homme.
N° TA33-2405749(TA33-2405749)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné le recours de M. A, ressortissant algérien, contre l'arrêté du préfet de la Gironde du 19 décembre 2024 refusant le renouvellement de sa carte de résident. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le refus était fondé sur la menace à l'ordre public que constituait la présence de M. A en France, malgré la suspension de l'arrêté d'expulsion par le juge des référés. Il a estimé que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance des stipulations de l'accord franco-algérien, de la convention européenne des droits de l'homme et de la convention internationale des droits de l'enfant, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.
N° TA33-2302070(TA33-2302070)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. A, moniteur de ski, contestant son imposition à l'impôt sur le revenu pour 2016. Le requérant demandait la décharge des impositions et majorations, contestant notamment le calcul de ses bénéfices non commerciaux et l'application d'une majoration pour manquement délibéré. Le tribunal a pris acte d'un dégrèvement partiel accordé en cours d'instance par l'administration fiscale, réduisant le montant en litige. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais la décision s'inscrit dans le cadre du code général des impôts et du livre des procédures fiscales.
N° TA33-2500965(TA33-2500965)
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion sans délai des occupants sans droit ni titre installés sur une parcelle du domaine public de l'université de Bordeaux à Pessac. La juridiction a retenu l'urgence et l'utilité de la mesure en raison des risques pour la sécurité et la salubrité publiques, liés à des raccordements illicites aux réseaux (eau, électricité, borne incendie) et à l'absence d'assainissement, entravant le fonctionnement du service public de l'enseignement supérieur. L'expulsion a été ordonnée avec le concours de la force publique, mais sans astreinte. La décision se fonde sur le code général de la propriété des personnes publiques et le code de justice administrative.
N° TA33-2500657(TA33-2500657)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme A, ressortissante congolaise, contestant l'arrêté du préfet de la Gironde du 22 janvier 2025 ordonnant son transfert aux autorités croates. La requérante invoquait notamment un défaut de motivation, une méconnaissance des articles L. 522-1 et L. 522-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi qu'une erreur manifeste d'appréciation concernant la clause discrétionnaire de l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013. Le tribunal a jugé l'arrêté suffisamment motivé en droit et en fait, et a écarté l'ensemble des moyens soulevés, confirmant ainsi la légalité de la décision de transfert.
N° TA33-2306368(TA33-2306368)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de la société Gritche, qui demandait l'annulation du refus de l'ANSES de lui délivrer un permis de commerce parallèle pour un produit phytopharmaceutique. Le tribunal a jugé que l'ANSES pouvait légalement se fonder sur l'absence d'identité des emballages entre le produit importé et le produit de référence français pour refuser le permis, ce critère étant prévu par l'article 52 du règlement (CE) n° 1107/2009. Il a également écarté le moyen tiré d'un détournement de procédure, la demande ayant été examinée sur le fondement de l'article R. 253-5 du code rural et de la pêche maritime, applicable en l'espèce. La solution retenue confirme que l'appréciation de l'identité des produits, incluant l'emballage, relève du pouvoir de l'autorité nationale.
N° TA33-2302809(TA33-2302809)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en formation de 3ème chambre, était saisi par la société 2C Villenave de trois requêtes en excès de pouvoir dirigées contre des décisions du préfet de la Gironde et un titre exécutoire de l’Agence de services et de paiement, relatifs au remboursement d’un trop-perçu d’allocation d’activité partielle pour la période de mars 2020 à juillet 2021. Le tribunal a constaté que la première décision de remboursement du 30 mars 2023 avait été retirée par une nouvelle décision du 23 avril 2024, entraînant un non-lieu à statuer sur la requête n° 2302809. Sur le fond, le tribunal a rejeté les requêtes n° 2304335 et n° 2403993, jugeant que la méthode de calcul du taux horaire retenue par le préfet était conforme aux dispositions du code du travail et que les moyens soulevés par la société, notamment l’absence de motivation et l’incompétence du signataire, n’étaient pas fondés.
N° TA33-2304795(TA33-2304795)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de la société Gritche, qui contestait le refus de l'ANSES d’étendre son permis de commerce parallèle pour le produit phytopharmaceutique Basagran SG d’origine belge. La société soutenait que l’ANSES avait ajouté une condition non prévue par l’article 52 du règlement (CE) n° 1107/2009 en exigeant des informations sur les origines du produit. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que l’ANSES pouvait légalement utiliser les informations disponibles, notamment celles fournies par l’État membre d’origine, pour statuer sur la demande, sans ajouter de condition illégale. La solution retenue est le rejet de la demande d’annulation et des conclusions accessoires, sur le fondement des articles R. 253-23 du code rural et de la pêche maritime et 52 du règlement (CE) n° 1107/2009.
N° TA33-2407137(TA33-2407137)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en formation collégiale, a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien né en France, qui contestait l'arrêté du 15 novembre 2024 du préfet du Lot-et-Garonne prononçant son expulsion du territoire français. Le tribunal a jugé que l'arrêté était légal, notamment en ce qu'il ne méconnaissait pas les articles L. 631-1 et L. 631-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni les stipulations des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. B, y compris sa demande de sursis à statuer sur sa nationalité, faute pour lui de démontrer qu'il remplissait les conditions légales pour acquérir la nationalité française.
N° TA33-2206793(TA33-2206793)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. C, qui contestait le refus du syndicat mixte départemental des déchets de la Dordogne (SMD3) de transférer des containers semi-enterrés de collecte des déchets situés face à sa propriété. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence de l’auteur de la décision et d’absence de motivation, estimant que la décision n’avait pas à être motivée. Il a également jugé que les moyens tirés de la méconnaissance des articles du code de l’urbanisme, du code de l’environnement, du code général des collectivités territoriales, du règlement sanitaire départemental et du plan local d’urbanisme intercommunal n’étaient pas fondés. En conséquence, la demande d’annulation, d’injonction et de frais de justice a été rejetée.
N° TA33-2404842(TA33-2404842)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B D B, ressortissant congolais, qui contestait l'arrêté préfectoral du 17 avril 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen, jugeant la décision du préfet de la Gironde suffisamment fondée en droit et en fait. La solution retenue confirme la légalité de l'arrêté, en application des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (notamment l'article L. 435-1) et de la convention européenne des droits de l'homme.
N° TA33-2301199(TA33-2301199)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en plein contentieux, était saisi par la société Altaïr d’une demande de décharge d’un supplément d’impôt sur les sociétés de 427 662 euros au titre de 2014. Après un dégrèvement partiel de 333 150 euros accordé par l’administration, le litige a été réduit à 94 512 euros. Le tribunal a rejeté les conclusions de la société, jugeant d’une part que son déficit fiscal reportable n’était plus déductible en raison d’un rehaussement antérieur accepté, et d’autre part que la provision pour dépréciation du compte courant de sa filiale SNC II n’était pas déductible car elle constituait un avantage consenti à un associé contraire à une gestion commerciale normale, en application de l’article 39 du code général des impôts.
N° TA33-2301529(TA33-2301529)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en formation collégiale, a rejeté la demande de M. B tendant à la décharge d’une cotisation supplémentaire d’impôt sur le revenu et des majorations afférentes, d’un montant total de 21 399 euros, au titre de l’année 2016. Le litige portait sur la remise en cause par l’administration fiscale de la réduction d’impôt prévue à l’article 199 undecies C du code général des impôts, dont M. B avait bénéficié en 2014 pour un investissement en Outre-mer dans le secteur du logement social. Le tribunal a jugé que les sociétés civiles immobilières (SCI) dans lesquelles M. B avait investi n’avaient pas respecté la condition légale exigeant que 95 % des souscriptions soient intégralement investies dans les dix-huit mois suivant la clôture de la souscription, les acquisitions de terrains ayant été réalisées après l’expiration de ce délai. En conséquence, la demande de décharge a été rejetée.
N° TA33-2404515(TA33-2404515)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise à la demande de la commune de Nontron. Cette mesure vise à décrire les désordres (boursouflures) affectant les revêtements de ses courts de tennis n°3 et n°4, rénovés par la société Terres de Sport Distribution en 2021, à en déterminer les causes et à chiffrer les travaux de réparation. La société défenderesse ne s'est pas opposée à l'expertise, sous réserves. Le tribunal a rejeté les conclusions relatives aux dépens, leur fixation relevant du juge du fond.