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Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par Mme A C, ressortissante mauritanienne, pour contester un arrêté du préfet de la Gironde du 25 novembre 2024 ordonnant son transfert aux autorités espagnoles, responsables de sa demande d'asile. En cours d'instance, le préfet a retiré cet arrêté le 3 janvier 2025. Le tribunal a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur les conclusions en annulation et injonction, devenues sans objet. La requérante a été admise provisoirement à l'aide juridictionnelle, mais les frais de justice n'ont pas été mis à la charge de l'État. Cette décision est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par M. et Mme A d’un recours en excès de pouvoir contre deux permis de construire délivrés par le maire du Bouscat. Les requérants se sont désistés de leur instance par un mémoire du 31 décembre 2024. Par ordonnance du 6 janvier 2025, le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple, conformément à l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également rejeté les conclusions des défendeurs tendant à l’application de l’article L. 761-1 du même code, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, saisi d’une requête en indemnisation par un détenu, M. A B, pour des préjudices matériel et moral résultant de la perte ou de la détérioration de ses effets personnels lors d’un transfert pénitentiaire, s’est déclaré territorialement incompétent. Il a estimé que le fait générateur du dommage s’étant produit au centre pénitentiaire de Borgo, en Corse, l’action relevait de la compétence du tribunal administratif de Bastia, en application des articles R. 312-14 et R. 221-3 du code de justice administrative. Par ordonnance, il a transmis le dossier à cette juridiction.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté les requêtes de Mme A concernant la délibération du 5 mai 2022 fixant la tarification des travaux d'office de taille de haies, la décision du maire du 12 mai 2022 et celle du directeur général des services du 1er juin 2022 ordonnant ces travaux, ainsi que le titre de recettes subséquent. Le tribunal a jugé que la délibération, acte réglementaire et non individuel, n'était pas soumise à la procédure contradictoire de l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration, et que les décisions de travaux d'office étaient fondées sur l'empiètement avéré de la haie sur le domaine public routier. En conséquence, le titre de recettes émis sur la base de ces actes légaux a été validé, et les demandes de Mme A ont été rejetées, y compris celles fondées sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par la SA Allianz IARD, subrogée dans les droits de ses assurées, la SAS PACT et la SAS Picoty Autoroutes, afin d’obtenir réparation des pertes d’exploitation subies lors des fermetures de l’autoroute A10 ordonnées par le préfet de la Gironde pendant le mouvement des « gilets jaunes ». Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir tirée du défaut de liaison du contentieux pour les frais d’expertise, mais a jugé que la demande d’indemnisation des franchises, préjudice propre aux assurées, était irrecevable faute de mandat donné à l’assureur. La solution retenue est donc un rejet partiel de la requête pour irrecevabilité, sans examen au fond de la responsabilité de l’État, en application des articles R. 421-1 du code de justice administrative et L. 121-12 du code des assurances.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête en référé de M. A, qui demandait une injonction au préfet de la Gironde de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour l’autorisant à travailler. Le juge a constaté que la demande de titre de séjour, déposée le 13 mars 2023, avait été classée sans suite pour incomplétude le 17 avril 2023, ce qui faisait obstacle à la mesure sollicitée. La condition d’utilité prévue à l’article L. 521-3 du code de justice administrative n’était donc pas remplie. Les conclusions relatives aux frais d’instance ont également été rejetées, l’État n’étant pas la partie perdante.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par Mme A pour contester une remise gracieuse partielle d’un indu de prime d’activité accordée par la CAF de la Gironde. En cours d’instance, la CAF a accordé une remise totale de la dette le 9 avril 2024, ce qui a conduit Mme A à se désister purement et simplement de sa requête. Par ordonnance du 3 janvier 2025, le tribunal, statuant en application des articles R. 222-1 et R. 222-13 du code de justice administrative, a donné acte de ce désistement. La solution retenue est donc un non-lieu à statuer sur le fond, le litige ayant perdu son objet.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de la SARL EP Promotion, qui demandait l’annulation de l’arrêté du 1er avril 2022 par lequel la maire de Gujan-Mestras lui avait refusé un permis de construire pour huit logements. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l’incompétence du signataire, celui-ci bénéficiant d’une délégation régulière, et a jugé que l’article L. 424-3 du code de l’urbanisme ne faisait pas obstacle à ce que la commune oppose un nouveau motif de refus après un premier refus illégal. La solution retenue est le rejet de la demande d’annulation, sans qu’il soit besoin d’examiner les autres moyens.
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme B A. Celle-ci demandait la reconnaissance d'une faute personnelle d'un officier d'état civil et le retrait d'une mention en marge de son acte de naissance. Le juge a estimé que la juridiction administrative était manifestement incompétente, ces litiges relevant de l'autorité judiciaire. La requête a donc été rejetée comme portée devant un ordre de juridiction incompétent, sans qu'il soit besoin de statuer sur la demande d'aide juridictionnelle provisoire.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en excès de pouvoir, a rejeté la requête de Mme I, ressortissante congolaise, qui contestait l’arrêté du préfet de la Gironde du 28 février 2024 lui refusant un titre de séjour, l’obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence du signataire, d’insuffisance de motivation, et d’erreur de droit au regard des articles L. 421-1, L. 423-23 et L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. La solution retenue confirme la légalité de la décision préfectorale, fondée sur l’absence de contrat de travail à durée indéterminée et d’autorisation de travail, et sur l’insuffisance des liens privés et familiaux en France.
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion sans délai des occupants sans droit ni titre d'un parking municipal appartenant au domaine public de la commune du Haillan. La mesure a été jugée urgente et utile en raison des risques pour la sécurité et la salubrité publiques causés par des branchements électriques et d'eau sauvages. Aucune contestation sérieuse n'ayant été soulevée, le juge a enjoint la libération des lieux sous peine de recours à la force publique, en application du code général de la propriété des personnes publiques.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A, qui contestait un arrêté du maire de Saint-André-d'Allas délivrant un certificat d'urbanisme négatif pour le changement de destination d'un hangar agricole en logement. La juridiction a jugé la requête irrecevable, faute pour M. A, agissant en qualité d'architecte, de justifier d'un intérêt à agir au sens de l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme. En conséquence, le tribunal n'a pas examiné le fond du litige et a condamné M. A à verser 1 500 euros à la commune au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par le préfet de la Gironde d’une requête en contravention de grande voirie pour occupation sans titre du domaine public maritime (extension d’une terrasse ostréicole de 10 m²). Le tribunal a constaté que l’action publique était prescrite en application des articles 9 et 9-2 du code de procédure pénale, faute d’acte d’instruction ou de poursuite pendant plus d’un an après le procès-verbal du 10 août 2022. En conséquence, il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions aux fins de condamnation pécuniaire. En revanche, le tribunal a fait droit aux conclusions de l’administration ordonnant la libération des lieux et la remise en état sous astreinte, sur le fondement des articles L. 2132-2 et L. 2132-3 du code général de la propriété des personnes publiques.
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par la société Villa Hortensias d’un recours en excès de pouvoir contre l’arrêté du 9 juin 2022 par lequel le maire de Trélissac a retiré un permis de construire délivré le 15 mars 2022 pour un projet de logements collectifs. La société requérante invoquait notamment la méconnaissance du principe du contradictoire et l’illégalité des motifs de retrait. En cours d’instance, la société s’est désistée de sa requête, et la commune a accepté ce désistement en renonçant à ses conclusions au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. Par jugement du 3 janvier 2025, le tribunal a donné acte de ces désistements, mettant fin à l’instance sans examiner le fond du litige.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en formation de 6ème chambre, a rejeté la requête de M. H, ressortissant malien, qui contestait un arrêté préfectoral du 20 février 2024 lui refusant un titre de séjour, lui faisant obligation de quitter le territoire français et lui interdisant le retour pour deux ans. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence du signataire et de défaut d’examen, et a jugé que le refus de séjour n’était pas entaché d’erreur manifeste d’appréciation au regard de l’article L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. La décision a également été considérée comme conforme à l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, et l’interdiction de retour comme légalement justifiée.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B contestant l'arrêté du 19 juillet 2022 par lequel la préfète de la Gironde lui a ordonné de se dessaisir de ses armes, lui a interdit d'en acquérir ou détenir, a enregistré cette interdiction au FINIADA et a retiré la validation de son permis de chasser. Le tribunal a jugé que la confiscation d'armes prononcée par un jugement correctionnel du 14 février 2017, bien que non suivie d'une nouvelle condamnation dans le délai légal, n'emportait pas réhabilitation de plein droit au sens de l'article 133-13 du code pénal, car la peine de confiscation n'est pas une peine d'emprisonnement ou d'amende. Par conséquent, M. B relevait toujours de l'interdiction de détention d'armes prévue à l'article L. 312-3 du code de la sécurité intérieure, justifiant la mesure contestée.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. A, ressortissant béninois, contestant l'arrêté du préfet de la Gironde refusant son titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de M. A, estimant que la décision ne méconnaissait ni les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni les dispositions des articles L. 435-1, L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la légalité des mesures préfectorales.
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme B A. Celle-ci demandait la reconnaissance d'une faute personnelle d'un officier d'état civil et le retrait d'une mention en marge de son acte de naissance. Le juge a estimé que la juridiction administrative était manifestement incompétente, car les litiges relatifs au fonctionnement des services de l'état civil relèvent de l'autorité judiciaire. La requête a donc été rejetée comme portée devant un ordre de juridiction incompétent, en application des principes de répartition des compétences entre les ordres judiciaire et administratif.
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé, rejette la requête de Mme A qui demandait la reconnaissance d'une faute personnelle d'un officier d'état civil et le retrait d'une mention en marge de son acte de naissance. Le juge rappelle que les litiges relatifs au fonctionnement des services de l'état civil relèvent de la compétence exclusive de l'autorité judiciaire. En conséquence, la juridiction administrative se déclare manifestement incompétente pour connaître de ces conclusions, sans application des textes de fond du code civil.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par le préfet de la Dordogne d’un recours en excès de pouvoir contre un permis de construire tacite délivré par le maire de Saint-André-d’Allas pour un bâtiment agricole. Le préfet soutenait que la construction méconnaissait l’article L. 161-4 du code de l’urbanisme, car elle ne constituait pas le prolongement d’une activité agricole principale et portait atteinte aux paysages, ainsi que l’article R. 111-2 du même code en raison de l’absence de défense incendie. Le tribunal a rejeté la requête, jugeant que l’activité agricole de M. C, bien que non principale en termes de revenus, était réelle et suffisamment consistante, et que le bâtiment était nécessaire à son exploitation. Il a également estimé que le moyen tiré de l’absence de défense incendie n’était pas fondé.