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Jurisprudence — Tribunal Administratif de Bordeaux

20 755 décisions disponibles — page 384/1038

DécisionExcès de pouvoirANNULE

N° TA33-2403890(TA33-2403890)

Refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français. Le Tribunal Administratif de Bordeaux annule l'arrêté du préfet de la Gironde du 14 février 2024. La solution retenue est fondée sur la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, en raison de l'atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale de la requérante, mariée et mère de deux jeunes enfants scolarisés en France.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2403116(TA33-2403116)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en formation de 1ère Chambre, a rejeté les requêtes de Mme H épouse G et de M. A G. Ces derniers demandaient l'annulation des arrêtés du 27 novembre 2023 par lesquels le préfet de la Gironde leur avait refusé un titre de séjour, les avait obligés à quitter le territoire français et leur avait interdit le retour pendant deux ans. Le tribunal a considéré que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés. La solution retenue est donc le rejet de l'ensemble des conclusions des requérants.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA33-2403094(TA33-2403094)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme A, ressortissante albanaise, contestant l'arrêté du préfet de la Gironde du 5 février 2024 refusant son titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence du signataire, du défaut de motivation, de la méconnaissance des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme. Il a jugé que la décision était suffisamment motivée et que l'intéressée ne justifiait pas d'une vie privée et familiale suffisamment stable et intense en France pour bénéficier d'une protection.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA33-2402448(TA33-2402448)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de Mme B contestant l'arrêté du préfet de la Corrèze suspendant son permis de conduire pour huit mois suite à un contrôle routier positif aux stupéfiants. La requérante soulevait des moyens d'illégalité externe (défaut de motivation, absence de procédure contradictoire) et interne (erreur d'appréciation), et demandait des dommages et intérêts. Le tribunal a rejeté la demande de transmission d'une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) visant les articles L. 224-2, L. 235-1 et L. 235-2 du code de la route, estimant que la différence de traitement entre alcool et stupéfiants n'était pas discriminatoire. Sur le fond, le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de Mme B, confirmant la légalité de la suspension.

Résumé IA
DécisionPARTIEL

N° TA33-2304355(TA33-2304355)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. A contestant la décision "48SI" du 12 mai 2022 invalidant son permis de conduire pour solde de points nul, ainsi que le retrait de points consécutif à une infraction du 2 janvier 2021. Le tribunal a d'abord écarté la fin de non-recevoir du ministre pour tardiveté, estimant que la notification de la décision n'était pas régulière. Sur le fond, le tribunal a annulé la décision "48SI" et les retraits de points contestés, au motif que l'administration n'avait pas apporté la preuve de la délivrance de l'information préalable obligatoire prévue par les articles L. 223-1 et suivants du code de la route.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirANNULE

N° TA33-2301646(TA33-2301646)

Annulation par le Tribunal Administratif de Bordeaux (5ème chambre) de la décision du 6 mars 2023 du préfet de la Gironde classant sans suite la demande de naturalisation de Mme A. Le tribunal a jugé que le motif de classement (absence de justificatif du niveau de langue française) était erroné, car la requérante a démontré, sans être contredite par l'administration, avoir adressé les documents demandés avant la décision. Le préfet, n'ayant pas produit de mémoire malgré une mise en demeure, est réputé avoir acquiescé aux faits allégués (article R. 612-6 du code de justice administrative). Le tribunal a enjoint au préfet d'enregistrer et d'examiner la demande de naturalisation dans un délai de deux mois (article L. 911-1 du code de justice administrative).

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA33-2204963(TA33-2204963)

Le Tribunal administratif de Bordeaux a examiné la requête de Mme B, professeure à l'Institut national des jeunes sourds, contestant le refus implicite de l'administration de prendre en compte l'intégralité de la durée de sa formation préalable au certificat d'aptitude au professorat de l'enseignement des jeunes sourds (A) dans le calcul de son ancienneté conservée lors de sa titularisation en 2003. La requérante invoquait une inégalité de traitement avec des collègues titularisés après 2015 ayant bénéficié d'une telle prise en compte, ainsi qu'une méconnaissance de ses droits à une progression de carrière et à une rémunération équitable. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la demande était tardive, la décision de classement initiale étant devenue définitive faute de recours dans le délai de deux mois, et que la prescription quadriennale s'appliquait aux créances salariales. La solution retenue s'appuie sur les principes de prescription et de forclusion en droit administratif, sans qu'il soit nécessaire d'examiner le fond de l'inégalité alléguée.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA33-2204673(TA33-2204673)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de Mme B, brigadière de police, contestant son placement en disponibilité d'office pour raison de santé et le remboursement d'un trop-perçu de rémunération. La requérante soutenait que ses arrêts de travail étaient liés à des accidents de service non reconnus. Le tribunal a relevé que les décisions attaquées avaient été rapportées par l'administration, rendant les conclusions sans objet. Par ailleurs, les demandes de conseils de Mme B ont été jugées irrecevables car ne relevant pas de l'office du juge administratif.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2204542(TA33-2204542)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné les requêtes de Mme A B contestant les décisions fixant son coefficient de modulation individuelle (CMI) et son indemnité spécifique de service (ISS) pour 2020, ainsi que son indemnité de fonctions, de sujétions et d'expertise (IFSE) et son complément indemnitaire annuel (CIA) pour 2021. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, jugeant que la requête relative à l'année 2020 était irrecevable en raison de l'absence de preuve d'un recours gracieux préalable et de la tardiveté des conclusions. Sur le fond, les moyens soulevés par Mme B, notamment l'erreur manifeste d'appréciation, la rupture d'égalité de traitement et l'illégalité par voie d'exception, ont été écartés comme non fondés, le tribunal considérant que l'administration avait légalement exercé son pouvoir d'appréciation. La solution retenue est donc le rejet des requêtes, sans application de textes spécifiques autres que ceux relatifs à la procédure administrative contentieuse.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA33-2202137(TA33-2202137)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en excès de pouvoir, a rejeté la requête de M. C, qui contestait le refus de révision de sa pension militaire d'invalidité pour une aggravation de son infirmité à la cheville droite et la reconnaissance d'une nouvelle infirmité au genou gauche. La juridiction a appliqué l'autorité de la chose jugée, issue de l'article 1355 du code civil, pour écarter la demande relative au genou gauche, déjà tranchée par un jugement définitif du tribunal des pensions de Bordeaux en 2006. S'agissant de la cheville droite, le tribunal a confirmé l'appréciation de la Commission de recours de l'invalidité, estimant que le taux de 20% pour les raideurs articulaires était justifié et qu'aucune aggravation n'était établie. La solution retenue s'appuie sur le code des pensions militaires d'invalidité et des victimes de guerre.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA33-2203648(TA33-2203648)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de Mme B, sergente-cheffe de l'armée de l'air, contestant le refus d’attribution d’une pension militaire d’invalidité pour anxiété généralisée. Le tribunal a jugé que la pathologie de Mme B bénéficiait de la présomption d’imputabilité au service prévue à l’article L. 121-2 du code des pensions militaires d’invalidité et des victimes de guerre, en raison d’une altercation verbale survenue le 24 septembre 2019. Il a annulé la décision de la Commission de recours de l’invalidité du 12 mai 2022 et enjoint au ministre des armées de réexaminer la demande de pension dans un délai de deux mois.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2300616(TA33-2300616)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme A, assistante familiale, qui contestait le refus du département de la Dordogne de lui accorder une majoration de salaire pour sujétions exceptionnelles liées à l’accueil d’un enfant. La juridiction a estimé que les difficultés présentées par l’enfant (manque d’autonomie, comportement violent, retards) n’étaient pas constitutives d’un handicap ou de contraintes exceptionnelles au sens des articles L. 423-13 et D. 423-1 du code de l’action sociale et des familles, compte tenu de son jeune âge et de son histoire. La décision de refus n’est donc pas entachée d’erreur d’appréciation.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA33-2302566(TA33-2302566)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. B contestant la décision "48 SI" du 22 novembre 2022 constatant l'invalidité de son permis de conduire pour solde de points nul, ainsi que les retraits de points sous-jacents. Le tribunal a constaté un non-lieu partiel à statuer, le ministre de l'intérieur ayant retiré la décision d'invalidation et le retrait de points pour l'infraction du 27 avril 2022, rétablissant un solde de points positif. Sur le fond, le tribunal a rejeté les conclusions d'annulation des autres retraits de points, estimant que l'administration avait apporté la preuve de la délivrance de l'information prévue par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route pour les infractions contestées. La solution retenue est donc le rejet du surplus des conclusions de la requête.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2302755(TA33-2302755)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B, qui contestait l'abrogation de son agrément en qualité d'agent chargé des visites de sûreté et de son habilitation en zone d'accès restreinte, décidée par le préfet de la Gironde le 27 mars 2023. Le tribunal a jugé que la procédure était régulière, une nouvelle enquête administrative n'étant pas requise pour abroger un agrément, et que le requérant avait été mis à même de présenter ses observations. Il a également estimé que la décision n'était pas une sanction, rendant inopérant le moyen tiré de l'article L. 122-2 du code des relations entre le public et l'administration, et que l'erreur de fait alléguée était sans incidence. La décision s'appuie sur les articles L. 5332-12 à L. 5332-18 du code des transports et les articles L. 121-1 et L. 122-1 du code des relations entre le public et l'administration.

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DécisionExcès de pouvoirDESISTEMENT

N° TA33-2302873(TA33-2302873)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. B d’un recours en excès de pouvoir contre une décision du ministre de l’intérieur du 5 avril 2023 constatant l’invalidité de son permis de conduire pour solde de points nul. Le requérant contestait le défaut d’information préalable prévu aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route ainsi que la réalité des infractions. En cours d’instance, M. B s’est désisté purement et simplement de sa requête. Le tribunal a donné acte de ce désistement et a clos l’affaire sans examiner le fond.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2304647(TA33-2304647)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A, qui contestait la mention "annulé administratif" sur son permis de conduire et demandait l'annulation du rejet implicite de son recours gracieux. Le tribunal a jugé que la décision d'annulation du permis, prise en 2007, avait été régulièrement notifiée à l'intéressé, rendant tardive sa contestation en 2023. La solution retenue s'appuie sur les articles R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative relatifs aux délais de recours.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2305176(TA33-2305176)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme A, qui contestait la décision "48SI" du ministre de l'intérieur constatant l'invalidité de son permis de conduire pour solde de points nul. La requérante soutenait que les retraits de points antérieurs ne lui avaient pas été notifiés et que quatre points obtenus lors d'un stage en août 2023 devaient être pris en compte. Le tribunal a jugé que l'absence de notification des retraits antérieurs n'affecte pas leur légalité, la décision "48SI" les rendant opposables. Il a également estimé que le stage, effectué après la décision de retrait des derniers points, ne pouvait être pris en compte pour contester la perte de validité du permis. La décision s'appuie sur les articles L. 223-3 et L. 223-6 du code de la route.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA33-2305419(TA33-2305419)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. A contestant la décision "48SI" du 15 décembre 2022 constatant l'invalidité de son permis de conduire pour solde de points nul, ainsi que le retrait de points consécutif à une infraction du 26 mai 2022. Le tribunal a constaté que la décision "48SI" était devenue sans objet, car M. A avait récupéré quatre points à la suite d'un stage de sensibilisation, rendant son permis à nouveau valide. Sur le fond, le tribunal a rejeté le moyen tiré du défaut d'information préalable, estimant que l'administration avait prouvé l'envoi de l'avis de contravention, ce qui suffit à établir que M. A a reçu les informations requises par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2305606(TA33-2305606)

Retrait de points permis de conduire – Tribunal Administratif de Bordeaux – Rejet de la requête – Prescription de l’action pénale inopposable. Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B contestant le retrait de six points de son permis de conduire, notifié par le ministre de l’intérieur suite à une infraction commise le 29 août 2021. Le juge a rappelé qu’aucun délai n’est imparti au ministre pour notifier le retrait de points et que la prescription de l’action publique, invoquée par le requérant sur le fondement de l’article 9 du code de procédure pénale, est inopérante à l’encontre de cette mesure administrative fondée sur les articles L. 223-1 du code de la route. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions, y compris celles à fin d’injonction et au titre des frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2305703(TA33-2305703)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. C contestant le retrait de points sur son permis de conduire pour trois infractions routières commises entre 2019 et 2021. Le requérant soutenait ne pas avoir reçu l'information prévue par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que pour les infractions de 2019 et 2020, le paiement des amendes forfaitaires majorées par M. C établissait qu'il avait bien reçu l'information requise.

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