Jurisprudence — Tribunal Administratif de Bordeaux
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N° TA33-2205217(TA33-2205217)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le refus implicite de réviser son classement dans le corps des agents spécialisés de police technique et scientifique (ASPTS). La requérante soutenait qu'elle aurait dû bénéficier des règles applicables aux agents en détachement et être classée dans le grade supérieur d'ASPTS principal. Le tribunal a jugé que la nomination de Mme A résultait d'une promotion interne au choix par liste d'aptitude, et non d'une intégration directe, et que son classement avait été correctement effectué conformément aux dispositions du décret n° 2016-580 du 11 mai 2016. La solution retenue est le rejet de la requête.
N° TA33-2300034(TA33-2300034)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par les sociétés Gendron-Grilleau Lucie et pharmacie Philippe Grilleau d’un recours en excès de pouvoir contre le refus du directeur général de l’Agence Régionale de Santé (ARS) Nouvelle-Aquitaine d’autoriser le regroupement de leurs officines de pharmacie. Les requérantes contestaient notamment une erreur d’appréciation au regard des articles L. 5125-3 et L. 5125-3-2 du code de la santé publique. En cours d’instance, les sociétés se sont désistées purement et simplement de leur requête. Par un jugement du 7 janvier 2025, le tribunal a donné acte de ce désistement d’action, mettant ainsi fin à la procédure sans examiner le fond du litige.
N° TA33-2306724(TA33-2306724)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. E, ressortissant albanais, qui contestait le refus du préfet de la Gironde de lui délivrer un titre de séjour. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté, la délégation de signature étant régulière. Il a également jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant la régularisation sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, faute pour le requérant de justifier de motifs exceptionnels ou de considérations humanitaires. La demande d'aide juridictionnelle provisoire a été déclarée sans objet.
N° TA33-2402832(TA33-2402832)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. A, ressortissant bangladais, contestant l'arrêté préfectoral du 9 avril 2024 refusant son titre de séjour pour raisons médicales et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a annulé cet arrêté, estimant que la procédure d'avis médical de l'OFII était irrégulière, car le collège de médecins a rendu son avis sans que M. A ait pu, en raison de son hospitalisation, fournir les éléments médicaux nécessaires, ce qui a entaché la décision d'un vice de procédure substantiel. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. A dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 425-9, R. 425-11 et R. 425-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA33-2403047(TA33-2403047)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme E, ressortissante russe, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde du 27 novembre 2023 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante invoquait notamment la méconnaissance du droit de l'Union européenne, au motif que son enfant mineur serait citoyen roumain, ainsi que des atteintes à sa vie privée et familiale et à l'intérêt supérieur de l'enfant. Le tribunal a jugé que Mme E ne justifiait pas de la nationalité roumaine de son enfant par des documents officiels, et que les autres moyens, tirés de l'erreur manifeste d'appréciation et de la violation des articles L. 423-23 du CESEDA et 8 de la CEDH, n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur le fondement des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et du droit de l'Union européenne.
N° TA33-2405021(TA33-2405021)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. C, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde du 8 juillet 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant que la signataire disposait d'une délégation régulière et que l'arrêté était suffisamment motivé. Il a également considéré que le refus de titre de séjour ne méconnaissait ni les stipulations de l'accord franco-algérien (articles 6-2 et 6-5), ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, compte tenu de la situation personnelle et familiale de l'intéressé. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris celles relatives à l'aide juridictionnelle devenue sans objet.
N° TA33-2204539(TA33-2204539)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné les requêtes de Mme A B contestant les décisions fixant son coefficient de modulation individuelle (CMI) et son indemnité spécifique de service (ISS) pour 2020, ainsi que son indemnité de fonctions, de sujétions et d'expertise (IFSE) et son complément indemnitaire annuel (CIA) pour 2021. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, jugeant que les décisions attaquées n'étaient pas entachées d'erreur manifeste d'appréciation, de rupture d'égalité ou d'erreur de droit, et que la requérante n'établissait pas l'existence d'un préjudice indemnisable. La solution retenue s'appuie notamment sur les dispositions du décret n° 2003-799 du 25 août 2003 et du décret n° 2010-888 du 28 juillet 2010 relatifs au régime indemnitaire des fonctionnaires.
N° TA33-2300703(TA33-2300703)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par Mme A d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision du préfet de Lot-et-Garonne du 1er août 2022 refusant de délivrer une carte nationale d’identité et un passeport à son enfant mineur. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par le préfet, estimant que la demande d’aide juridictionnelle, déposée dans le délai de recours, avait prorogé ce délai. Sur le fond, il a annulé la décision préfectorale, considérant que le refus était entaché d’une erreur manifeste d’appréciation et méconnaissait l’intérêt supérieur de l’enfant, garanti par les articles 3 et 16 de la Convention internationale relative aux droits de l’enfant. Le tribunal a enjoint au préfet de délivrer les documents demandés dans un délai d’un mois, en application des articles 18 du code civil et des décrets n°55-1397 et n°2005-1726.
N° TA33-2301365(TA33-2301365)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. B contestant la suspension de son agrément d'agent chargé des visites de sûreté, prononcée par le préfet de la Gironde le 25 janvier 2023 pour une durée de deux mois. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que le comportement verbalement emporté de M. B, invoquant un contexte de surcharge de travail, était incompatible avec l'exercice de ses missions de sûreté. Il a également relevé que M. B ne remplissait pas la condition de nationalité exigée par l'article L. 5332-6 du code des transports pour l'obtention de l'agrément. La décision s'appuie sur les articles L. 5332-12 à L. 5332-18 et R. 5332-56 du code des transports, qui permettent la suspension en cas d'urgence pour des motifs de sécurité publique.
N° TA33-2305831(TA33-2305831)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. A B contestant l'invalidation de son permis de conduire et les retraits de points consécutifs à plusieurs infractions routières. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions dirigées contre la décision "48 SI" du 18 août 2021, celle-ci ayant été retirée avant l'introduction de la requête, ainsi que celles concernant les infractions des 8 décembre 2019 et 18 novembre 2020, les points correspondants ayant été restitués. Pour les infractions des 11 juin, 4 juillet et 8 août 2020, le ministre a indiqué qu'elles ne figuraient pas au relevé d'information intégral, rendant les conclusions sans objet. La solution retenue est donc le rejet de la requête pour irrecevabilité et non-lieu à statuer sur les autres points, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens au fond, notamment ceux tirés de la méconnaissance des articles L. 223-3, R. 223-3 et R. 223-6 du code de la route.
N° TA33-2305883(TA33-2305883)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux annule la décision "48 SI" du 28 septembre 2023 invalidant le permis de conduire de Mme B, ainsi que les retraits de points y afférents, en raison d'un défaut d'information préalable pour l'infraction du 23 avril 2023. Le tribunal estime que le ministre de l'intérieur n'a pas prouvé que Mme B avait reçu les informations requises par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route avant le retrait de points. En revanche, le moyen contestant la réalité de l'infraction du 22 juillet 2022 est rejeté, car il relève de la compétence exclusive du juge pénal. Le jugement enjoint au ministre de réaffecter les points retirés pour l'infraction du 23 avril 2023 et de retirer la décision d'invalidation, sous réserve des autres infractions, dans un délai de deux mois.
N° TA33-2306010(TA33-2306010)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a annulé l'arrêté du préfet de la Gironde du 11 septembre 2023 refusant un titre de séjour à M. B, ressortissant congolais. La juridiction a jugé que cette décision portait une atteinte disproportionnée au droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a relevé que M. B résidait en France depuis l'âge de huit ans, y avait effectué toute sa scolarité et y travaillait, et que ses condamnations pénales étaient anciennes ou n'avaient pas donné lieu à des poursuites, ne constituant pas une menace actuelle pour l'ordre public. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale" à M. B dans un délai de deux mois.
N° TA33-2306084(TA33-2306084)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a annulé la décision du 8 septembre 2023 par laquelle le préfet de la Gironde avait classé sans suite la demande de naturalisation de M. A. Le tribunal a considéré que le préfet, qui n'a pas produit de mémoire en défense malgré une mise en demeure, est réputé avoir acquiescé aux faits exposés par le requérant. M. A soutenait que son diplôme SSIAP1, délivré par le ministre de l'intérieur, justifiait d'un niveau de langue française au moins égal au niveau B1 requis. La solution retenue est l'annulation de la décision, fondée sur les articles R. 612-6 du code de justice administrative et 37 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993.
N° TA33-2403890(TA33-2403890)
Refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français. Le Tribunal Administratif de Bordeaux annule l'arrêté du préfet de la Gironde du 14 février 2024. La solution retenue est fondée sur la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, en raison de l'atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale de la requérante, mariée et mère de deux jeunes enfants scolarisés en France.
N° TA33-2403920(TA33-2403920)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A, ressortissant marocain, qui contestait un arrêté préfectoral refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le requérant invoquait notamment une insuffisance de motivation et une méconnaissance de l'accord franco-marocain et du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la décision portant obligation de quitter le territoire, prise en conséquence du refus de séjour, n'avait pas à faire l'objet d'une motivation distincte. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes, en application des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, et de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers.
N° TA33-2500023(TA33-2500023)
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B. Ce dernier contestait le refus du Défenseur des droits d'instruire sa réclamation relative à son inscription au tableau de l'Ordre des médecins. Le juge a estimé que ces conclusions ne relevaient pas de l'office du juge des référés et que la condition d'urgence n'était pas justifiée. La requête a été jugée manifestement irrecevable et rejetée sans instruction ni audience.
N° TA33-2407570(TA33-2407570)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par M. A d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus du préfet de la Gironde d’autoriser la pose de filets de pêche dans la zone de balancement des marées. M. A s’est désisté purement et simplement de sa requête par un mémoire enregistré le 20 décembre 2024. Par une ordonnance du 7 janvier 2025, le président de la 4ème chambre a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune autre solution au fond n’a été retenue.
N° TA33-2407166(TA33-2407166)
Le Tribunal administratif de Bordeaux, saisi d’une demande d’exonération de taxe foncière par M. B pour sa résidence à Fouras, s’est déclaré incompétent territorialement. En application des articles R. 312-1 et R. 221-3 du code de justice administrative, il a estimé que le litige relevait de la compétence du tribunal administratif de Poitiers, la décision attaquée émanant du service des impôts de Rochefort (Charente-Maritime). Par ordonnance du 7 janvier 2025, il a transmis le dossier à cette juridiction.
N° TA33-2407160(TA33-2407160)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par Mme B A d’une demande de changement de curatelle pour son frère. Le tribunal a rejeté cette requête comme portée devant une juridiction incompétente, au motif que les demandes relatives aux mesures de protection des majeurs (curatelle, tutelle) relèvent de la compétence exclusive du juge des contentieux de la protection, une juridiction de l’ordre judiciaire. Cette solution est fondée sur les articles L. 213-4-1 et L. 213-4-2 du code de l’organisation judiciaire, ainsi que sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2406852(TA33-2406852)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de la commune de Saint-Yzan-de-Soudiac, qui demandait l'annulation de l'arrêté interministériel du 24 septembre 2024 portant reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle pour sécheresse, en tant qu'il ne l'incluait pas. La commune invoquait les difficultés de ses administrés face au refus de l'État de permettre la saisine des assurances. Le juge a estimé que les moyens présentés n'étaient pas assortis de précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé, en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.