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Jurisprudence — Tribunal Administratif de Bordeaux

20 755 décisions disponibles — page 388/1038

OrdonnancePlein contentieuxREJETE

N° TA33-2302591(TA33-2302591)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par Mme A pour contester une remise gracieuse partielle d’un indu de prime d’activité accordée par la CAF de la Gironde. En cours d’instance, la CAF a accordé une remise totale de la dette le 9 avril 2024, ce qui a conduit Mme A à se désister purement et simplement de sa requête. Par ordonnance du 3 janvier 2025, le tribunal, statuant en application des articles R. 222-1 et R. 222-13 du code de justice administrative, a donné acte de ce désistement. La solution retenue est donc un non-lieu à statuer sur le fond, le litige ayant perdu son objet.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2407986(TA33-2407986)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête en référé de M. A, qui demandait une injonction au préfet de la Gironde de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour l’autorisant à travailler. Le juge a constaté que la demande de titre de séjour, déposée le 13 mars 2023, avait été classée sans suite pour incomplétude le 17 avril 2023, ce qui faisait obstacle à la mesure sollicitée. La condition d’utilité prévue à l’article L. 521-3 du code de justice administrative n’était donc pas remplie. Les conclusions relatives aux frais d’instance ont également été rejetées, l’État n’étant pas la partie perdante.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA33-2204509(TA33-2204509)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de la SARL EP Promotion, qui demandait l’annulation de l’arrêté du 1er avril 2022 par lequel la maire de Gujan-Mestras lui avait refusé un permis de construire pour huit logements. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l’incompétence du signataire, celui-ci bénéficiant d’une délégation régulière, et a jugé que l’article L. 424-3 du code de l’urbanisme ne faisait pas obstacle à ce que la commune oppose un nouveau motif de refus après un premier refus illégal. La solution retenue est le rejet de la demande d’annulation, sans qu’il soit besoin d’examiner les autres moyens.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2202461(TA33-2202461)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux rejette la requête de M. B, qui contestait les décisions de l'EPIDOR constatant l'occupation sans titre du domaine public fluvial et le titre exécutoire émis pour le recouvrement de la redevance correspondante. Le tribunal juge que les conclusions dirigées contre les actes de recouvrement forcé sont irrecevables, car relevant de la compétence du juge judiciaire. Sur le fond, il estime que la décision de constat d'occupation sans titre n'est pas entachée d'erreur de qualification juridique, les installations résiduelles (mât, remblais, pieux) constituant une occupation irrégulière du domaine public. La requête est donc rejetée, et M. B est condamné à verser 1 000 euros à l'EPIDOR au titre des frais de justice.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxREJETE

N° TA33-2408034(TA33-2408034)

Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme B A. Celle-ci demandait la reconnaissance d'une faute personnelle d'un officier d'état civil et le retrait d'une mention en marge de son acte de naissance. Le juge a estimé que la juridiction administrative était manifestement incompétente, car les litiges relatifs au fonctionnement des services de l'état civil relèvent de l'autorité judiciaire. La requête a donc été rejetée comme portée devant un ordre de juridiction incompétent, en application des principes de répartition des compétences entre les ordres judiciaire et administratif.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxREJETE

N° TA33-2408037(TA33-2408037)

Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé, rejette la requête de Mme A qui demandait la reconnaissance d'une faute personnelle d'un officier d'état civil et le retrait d'une mention en marge de son acte de naissance. Le juge rappelle que les litiges relatifs au fonctionnement des services de l'état civil relèvent de la compétence exclusive de l'autorité judiciaire. En conséquence, la juridiction administrative se déclare manifestement incompétente pour connaître de ces conclusions, sans application des textes de fond du code civil.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxINJONCTION

N° TA33-2407867(TA33-2407867)

Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion sans délai des occupants sans droit ni titre d'un parking municipal appartenant au domaine public de la commune du Haillan. La mesure a été jugée urgente et utile en raison des risques pour la sécurité et la salubrité publiques causés par des branchements électriques et d'eau sauvages. Aucune contestation sérieuse n'ayant été soulevée, le juge a enjoint la libération des lieux sous peine de recours à la force publique, en application du code général de la propriété des personnes publiques.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirANNULE

N° TA33-2205007(TA33-2205007)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B contestant l'arrêté du 19 juillet 2022 par lequel la préfète de la Gironde lui a ordonné de se dessaisir de ses armes, lui a interdit d'en acquérir ou détenir, a enregistré cette interdiction au FINIADA et a retiré la validation de son permis de chasser. Le tribunal a jugé que la confiscation d'armes prononcée par un jugement correctionnel du 14 février 2017, bien que non suivie d'une nouvelle condamnation dans le délai légal, n'emportait pas réhabilitation de plein droit au sens de l'article 133-13 du code pénal, car la peine de confiscation n'est pas une peine d'emprisonnement ou d'amende. Par conséquent, M. B relevait toujours de l'interdiction de détention d'armes prévue à l'article L. 312-3 du code de la sécurité intérieure, justifiant la mesure contestée.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirNON_LIEU

N° TA33-2206218(TA33-2206218)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par le préfet de la Gironde d’une requête en contravention de grande voirie pour occupation sans titre du domaine public maritime (extension d’une terrasse ostréicole de 10 m²). Le tribunal a constaté que l’action publique était prescrite en application des articles 9 et 9-2 du code de procédure pénale, faute d’acte d’instruction ou de poursuite pendant plus d’un an après le procès-verbal du 10 août 2022. En conséquence, il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions aux fins de condamnation pécuniaire. En revanche, le tribunal a fait droit aux conclusions de l’administration ordonnant la libération des lieux et la remise en état sous astreinte, sur le fondement des articles L. 2132-2 et L. 2132-3 du code général de la propriété des personnes publiques.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirDESISTEMENT

N° TA33-2205600(TA33-2205600)

Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par la société Villa Hortensias d’un recours en excès de pouvoir contre l’arrêté du 9 juin 2022 par lequel le maire de Trélissac a retiré un permis de construire délivré le 15 mars 2022 pour un projet de logements collectifs. La société requérante invoquait notamment la méconnaissance du principe du contradictoire et l’illégalité des motifs de retrait. En cours d’instance, la société s’est désistée de sa requête, et la commune a accepté ce désistement en renonçant à ses conclusions au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. Par jugement du 3 janvier 2025, le tribunal a donné acte de ces désistements, mettant fin à l’instance sans examiner le fond du litige.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2405730(TA33-2405730)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en formation de 6ème chambre, a rejeté la requête de M. H, ressortissant malien, qui contestait un arrêté préfectoral du 20 février 2024 lui refusant un titre de séjour, lui faisant obligation de quitter le territoire français et lui interdisant le retour pour deux ans. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence du signataire et de défaut d’examen, et a jugé que le refus de séjour n’était pas entaché d’erreur manifeste d’appréciation au regard de l’article L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. La décision a également été considérée comme conforme à l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, et l’interdiction de retour comme légalement justifiée.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2403935(TA33-2403935)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en excès de pouvoir, a rejeté la requête de Mme I, ressortissante congolaise, qui contestait l’arrêté du préfet de la Gironde du 28 février 2024 lui refusant un titre de séjour, l’obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence du signataire, d’insuffisance de motivation, et d’erreur de droit au regard des articles L. 421-1, L. 423-23 et L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. La solution retenue confirme la légalité de la décision préfectorale, fondée sur l’absence de contrat de travail à durée indéterminée et d’autorisation de travail, et sur l’insuffisance des liens privés et familiaux en France.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2205430(TA33-2205430)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A, qui contestait un arrêté du maire de Saint-André-d'Allas délivrant un certificat d'urbanisme négatif pour le changement de destination d'un hangar agricole en logement. La juridiction a jugé la requête irrecevable, faute pour M. A, agissant en qualité d'architecte, de justifier d'un intérêt à agir au sens de l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme. En conséquence, le tribunal n'a pas examiné le fond du litige et a condamné M. A à verser 1 500 euros à la commune au titre des frais de justice.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2405123(TA33-2405123)

Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B, qui contestait un arrêté du ministre de l'Intérieur du 12 août 2024. Cet arrêté lui imposait, pour trois mois, une interdiction de quitter la Gironde, une obligation de pointage quotidien au commissariat de Cenon et de déclaration de son domicile, sur le fondement de l'article L. 228-1 du code de la sécurité intérieure. Le tribunal a jugé que les éléments retenus par le ministre, notamment des publications sur les réseaux sociaux légitimant l'attentat contre Charlie Hebdo et des propos hostiles, constituaient des raisons sérieuses de penser que le comportement de M. B représentait une menace d'une particulière gravité pour la sécurité et l'ordre publics. Il a également estimé que la mesure, prise pour prévenir des actes de terrorisme, était adaptée et proportionnée, et ne constituait pas une sanction pénale déguisée.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2205360(TA33-2205360)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B C contestant l'arrêté du 2 mars 2022 par lequel la préfète de Gironde lui avait ordonné de se dessaisir de ses armes, interdit d'en acquérir, inscrit cette interdiction au fichier FINIADA et retiré la validation de son permis de chasser. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation, d'erreur de fait et de défaut de risque pour autrui. Il a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé en droit et en fait, et que le comportement passé de M. C, notamment des faits de violence en 2018, justifiait légalement la mesure prise sur le fondement des articles L. 312-3-1, L. 312-11 et R. 312-67 du code de la sécurité intérieure.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA33-2205096(TA33-2205096)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la demande de la SCI du Moulin de Chandos visant à annuler l'arrêté du 22 juillet 2022 par lequel la maire de Montpon-Ménestérol avait opposé un sursis à statuer sur son permis de construire pour la rénovation d'un moulin hydroélectrique. La société requérante invoquait notamment une erreur de droit au regard de l'article L. 153-11 du code de l'urbanisme, estimant que le projet de plan local d'urbanisme intercommunal n'était pas suffisamment avancé pour justifier un tel sursis. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés et que les conditions légales pour opposer un sursis à statuer étaient réunies. La décision s'appuie sur les dispositions des articles L. 153-11 et L. 424-1 du code de l'urbanisme.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2407778(TA33-2407778)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. C, ressortissant afghan, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde ordonnant son transfert aux autorités bulgares. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, estimant que la délégation de signature était régulière, que les brochures d'information avaient bien été remises en pachto et que l'entretien individuel avait été mené par une personne qualifiée. Il a également jugé que le requérant n'apportait pas la preuve de défaillances systémiques en Bulgarie justifiant l'application de la clause dérogatoire de l'article 17 du règlement UE n°604/2013. La décision s'appuie sur le règlement (UE) n°604/2013 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirANNULE

N° TA33-2407862(TA33-2407862)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a annulé l'arrêté du 16 décembre 2024 par lequel le préfet de la Gironde ordonnait le transfert de Mme E, ressortissante angolaise, aux autorités allemandes responsables de sa demande d'asile. La juridiction a retenu que l'entretien individuel prévu à l'article 5 du règlement (UE) n° 604/2013 n'avait pas été mené de manière complète, l'agent ayant empêché la requérante de mentionner la présence de ses trois enfants aînés en France, ce qui a privé l'autorité préfectorale d'une information essentielle pour apprécier l'application de la clause discrétionnaire de l'article 17 du même règlement. Cette irrégularité a conduit à l'annulation de l'arrêté pour méconnaissance des articles 5 et 17 du règlement (UE) n° 604/2013.

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DécisionPlein contentieuxINJONCTION

N° TA33-2407897(TA33-2407897)

Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné à un occupant sans droit ni titre de quitter sans délai le porche d'un espace de coworking communal à Coutras, sous peine d'expulsion avec le concours de la force publique. La commune justifiait de l'urgence et de l'utilité de la mesure en raison des atteintes à la salubrité et à la sécurité publiques causées par l'occupation (dégradations, nuisances). L'évacuation ne se heurtait à aucune contestation sérieuse, l'occupant ne disposant d'aucune autorisation d'occuper le domaine public communal. La décision se fonde sur les dispositions du code général de la propriété des personnes publiques et du code de justice administrative.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxREJETE

N° TA33-2407463(TA33-2407463)

Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A, inspecteur du permis de conduire, contestant le refus de l’autoriser à poser ses congés les 24 décembre 2024 et 3 janvier 2025. Le juge a estimé que les moyens soulevés par le requérant étaient inopérants ou manifestement insusceptibles de venir au soutien de sa demande, car il ne contestait pas la nécessité de continuité du service ni les motifs invoqués par l’administration. La décision s’appuie sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative pour rejeter la requête sans débat contradictoire approfondi.

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