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Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. A contestant la décision "48SI" du 12 mai 2022 invalidant son permis de conduire pour solde de points nul, ainsi que le retrait de points consécutif à une infraction du 2 janvier 2021. Le tribunal a d'abord écarté la fin de non-recevoir du ministre pour tardiveté, estimant que la notification de la décision n'était pas régulière. Sur le fond, le tribunal a annulé la décision "48SI" et les retraits de points contestés, au motif que l'administration n'avait pas apporté la preuve de la délivrance de l'information préalable obligatoire prévue par les articles L. 223-1 et suivants du code de la route.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en excès de pouvoir, a rejeté la requête de M. C, qui contestait le refus de révision de sa pension militaire d'invalidité pour une aggravation de son infirmité à la cheville droite et la reconnaissance d'une nouvelle infirmité au genou gauche. La juridiction a appliqué l'autorité de la chose jugée, issue de l'article 1355 du code civil, pour écarter la demande relative au genou gauche, déjà tranchée par un jugement définitif du tribunal des pensions de Bordeaux en 2006. S'agissant de la cheville droite, le tribunal a confirmé l'appréciation de la Commission de recours de l'invalidité, estimant que le taux de 20% pour les raideurs articulaires était justifié et qu'aucune aggravation n'était établie. La solution retenue s'appuie sur le code des pensions militaires d'invalidité et des victimes de guerre.
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme A, qui exposait ses difficultés à payer une amende forfaitaire suite à une infraction au code de la route ayant entraîné un retrait de point. La requête ne contenait l’exposé d’aucun moyen et ne tendait pas à l’annulation d’une décision administrative ou à des conclusions indemnitaires, en méconnaissance des articles R. 411-1 et R. 421-1 du code de justice administrative. L’ordonnance a été prise sur le fondement du 4° de l’article R. 222-1 du même code.
Annulation par le Tribunal Administratif de Bordeaux (5ème chambre) de la décision du 6 mars 2023 du préfet de la Gironde classant sans suite la demande de naturalisation de Mme A. Le tribunal a jugé que le motif de classement (absence de justificatif du niveau de langue française) était erroné, car la requérante a démontré, sans être contredite par l'administration, avoir adressé les documents demandés avant la décision. Le préfet, n'ayant pas produit de mémoire malgré une mise en demeure, est réputé avoir acquiescé aux faits allégués (article R. 612-6 du code de justice administrative). Le tribunal a enjoint au préfet d'enregistrer et d'examiner la demande de naturalisation dans un délai de deux mois (article L. 911-1 du code de justice administrative).
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B C, qui contestait l'arrêté du 8 juillet 2024 par lequel le préfet de la Dordogne avait suspendu son permis de conduire pour six mois suite à un excès de vitesse de 152 km/h (zone limitée à 90 km/h). La juridiction a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte (délégation de signature régulière), le défaut de motivation (arrêté précisant les faits et le fondement juridique), et le vice de procédure (absence de procédure contradictoire justifiée par l'urgence et la sécurité routière). La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la légalité de la suspension sur le fondement des articles L. 224-1 et L. 224-2 du code de la route, ainsi que des articles L. 121-1 et L. 121-2 du code des relations entre le public et l'administration.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme D, ressortissante géorgienne, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde du 17 avril 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation et la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a jugé que la décision était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation de la requérante, sans méconnaître les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. A B contestant l'invalidation de son permis de conduire et les retraits de points consécutifs à plusieurs infractions routières. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions dirigées contre la décision "48 SI" du 18 août 2021, celle-ci ayant été retirée avant l'introduction de la requête, ainsi que celles concernant les infractions des 8 décembre 2019 et 18 novembre 2020, les points correspondants ayant été restitués. Pour les infractions des 11 juin, 4 juillet et 8 août 2020, le ministre a indiqué qu'elles ne figuraient pas au relevé d'information intégral, rendant les conclusions sans objet. La solution retenue est donc le rejet de la requête pour irrecevabilité et non-lieu à statuer sur les autres points, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens au fond, notamment ceux tirés de la méconnaissance des articles L. 223-3, R. 223-3 et R. 223-6 du code de la route.
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi d’un recours en excès de pouvoir par Mme B A contre un arrêté préfectoral refusant un titre de séjour et l’obligeant à quitter le territoire. Par ordonnance du 7 janvier 2025, le tribunal a radié la requête n°2405666 du registre, constatant qu’elle constituait un doublon d’une autre requête enregistrée le même jour sous le n°2405664. La solution retenue est une radiation pour cause de litispendance, sans examen au fond. Cette décision est fondée sur les dispositions du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté les requêtes de Mme F et M. E, ressortissants congolais, qui contestaient les arrêtés du préfet de la Gironde refusant leur titre de séjour et les obligeant à quitter le territoire. Les requérants invoquaient notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, dont celui tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte, n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet des demandes d'annulation et des conclusions accessoires.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en formation de 1ère Chambre, a rejeté les requêtes de Mme H épouse G et de M. A G. Ces derniers demandaient l'annulation des arrêtés du 27 novembre 2023 par lesquels le préfet de la Gironde leur avait refusé un titre de séjour, les avait obligés à quitter le territoire français et leur avait interdit le retour pendant deux ans. Le tribunal a considéré que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés. La solution retenue est donc le rejet de l'ensemble des conclusions des requérants.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A, ressortissant mauritanien, contestant l'arrêté du préfet de la Gironde ordonnant son transfert aux autorités espagnoles pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut d'information et d'entretien individuel, ainsi que la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en s'abstenant d'appliquer la clause discrétionnaire de l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013, la présence du frère du requérant en France ne constituant pas un motif humanitaire suffisant. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la légalité de la décision de transfert fondée sur le règlement (UE) n° 604/2013 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme F A, ressortissante espagnole, contestant l'arrêté du préfet de la Gironde du 9 décembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de circulation de trois ans. Le tribunal a jugé que la décision d'éloignement était fondée sur le 2° de l'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de la menace à l'ordre public que constituait son comportement. Il a également estimé que les moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, n'étaient pas fondés.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme B, ressortissante afghane, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la décision de l'OFII, fondée sur l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, était suffisamment motivée et que l'administration avait procédé à un examen réel et sérieux de sa situation. Il a estimé que Mme B ne justifiait pas d'un motif légitime pour avoir déposé tardivement sa demande d'asile, plus de trois ans après son entrée en France, notamment en raison de la situation de son époux, titulaire de la protection subsidiaire.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a annulé l'arrêté du 23 décembre 2024 par lequel le préfet de la Gironde assignait M. B, ressortissant turc, à résidence pour 45 jours avec obligation de pointage et de présence à domicile. La juridiction a retenu un défaut d'examen réel et sérieux de la situation personnelle du requérant, l'arrêté ne mentionnant pas les liens qu'il entretenait avec la fille de sa compagne, dont il s'occupait quotidiennement. Cette omission a été jugée contraire à l'obligation de motivation prévue à l'article L. 732-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La décision a également admis provisoirement M. B au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Le Tribunal administratif de Bordeaux a pris acte du désistement de M. B A, qui contestait un arrêté d'expulsion du territoire français pris par le préfet de la Corrèze le 4 juillet 2024. En application de l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative, le requérant était tenu de confirmer le maintien de sa requête en annulation dans un délai d'un mois suivant le rejet de sa demande de référé suspension, ce qu'il n'a pas fait. Faute de cette confirmation, il est réputé s'être désisté de l'ensemble de ses conclusions. L'ordonnance donne acte de ce désistement.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par Mme A C, ressortissante mauritanienne, pour contester un arrêté du préfet de la Gironde du 25 novembre 2024 ordonnant son transfert aux autorités espagnoles, responsables de sa demande d'asile. En cours d'instance, le préfet a retiré cet arrêté le 3 janvier 2025. Le tribunal a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur les conclusions en annulation et injonction, devenues sans objet. La requérante a été admise provisoirement à l'aide juridictionnelle, mais les frais de justice n'ont pas été mis à la charge de l'État. Cette décision est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par M. et Mme A d’un recours en excès de pouvoir contre deux permis de construire délivrés par le maire du Bouscat. Les requérants se sont désistés de leur instance par un mémoire du 31 décembre 2024. Par ordonnance du 6 janvier 2025, le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple, conformément à l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également rejeté les conclusions des défendeurs tendant à l’application de l’article L. 761-1 du même code, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, saisi d’une requête en indemnisation par un détenu, M. A B, pour des préjudices matériel et moral résultant de la perte ou de la détérioration de ses effets personnels lors d’un transfert pénitentiaire, s’est déclaré territorialement incompétent. Il a estimé que le fait générateur du dommage s’étant produit au centre pénitentiaire de Borgo, en Corse, l’action relevait de la compétence du tribunal administratif de Bastia, en application des articles R. 312-14 et R. 221-3 du code de justice administrative. Par ordonnance, il a transmis le dossier à cette juridiction.
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement des articles R. 532-1 et R. 532-1-1 du code de justice administrative, a fait droit à la demande de Bordeaux Métropole. Il a ordonné une expertise avant travaux publics, visant à dresser un état descriptif des immeubles et réseaux avoisinants le projet de réaménagement de la rue Frédéric Sévène à Talence, incluant la démolition d’un mur mitoyen. L’expert désigné devra notamment constater l’état initial des propriétés, évaluer les risques liés aux travaux projetés, et déterminer le caractère mitoyen du mur. La mission inclut également le suivi des éventuels dommages en cours et après les travaux, afin d’éclairer une éventuelle action en responsabilité.
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale à la demande de M. C, qui souffre d’une neuromyélite optique survenue après sa vaccination contre la Covid-19. Le juge a estimé que cette mesure était utile pour déterminer l’imputabilité de la pathologie au vaccin et évaluer les préjudices, malgré l’avis contraire de l’ONIAM fondé sur une expertise privée. La décision s’appuie sur l’article R. 532-1 du code de justice administrative. Les demandes de M. C relatives aux dépens et aux frais d’instance ont été rejetées.