Jurisprudence — Tribunal Administratif de Bordeaux
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N° TA33-2405125(TA33-2405125)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. B, ressortissant camerounais, d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet de la Gironde du 28 mai 2024 refusant son titre de séjour pour raisons médicales, l’obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le requérant invoquait notamment l’irrégularité de la procédure faute de saisine de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) et la méconnaissance de l’article L. 425-9 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, en raison de l’indisponibilité d’un traitement approprié dans son pays d’origine. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le préfet avait respecté la procédure et que les moyens soulevés n’étaient pas fondés. La décision s’appuie sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que sur l’arrêté du 27 décembre 2016 relatif aux conditions d’établissement des avis médicaux.
N° TA33-2404711(TA33-2404711)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A contestant l'arrêté du 20 juin 2024 par lequel la préfète des Landes a suspendu son permis de conduire pour cinq mois suite à un excès de vitesse (133 km/h au lieu de 80 km/h). Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire, de défaut de motivation et de vice de procédure, jugeant que la décision était suffisamment motivée et que la procédure contradictoire n'était pas applicable en raison de l'urgence prévue à l'article L. 121-2 du code des relations entre le public et l'administration. Il a également estimé que la vitesse retenue, établie par un appareil homologué, constituait un danger grave justifiant la suspension sur le fondement des articles L. 224-1 et L. 224-2 du code de la route.
N° TA33-2204963(TA33-2204963)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a examiné la requête de Mme B, professeure à l'Institut national des jeunes sourds, contestant le refus implicite de l'administration de prendre en compte l'intégralité de la durée de sa formation préalable au certificat d'aptitude au professorat de l'enseignement des jeunes sourds (A) dans le calcul de son ancienneté conservée lors de sa titularisation en 2003. La requérante invoquait une inégalité de traitement avec des collègues titularisés après 2015 ayant bénéficié d'une telle prise en compte, ainsi qu'une méconnaissance de ses droits à une progression de carrière et à une rémunération équitable. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la demande était tardive, la décision de classement initiale étant devenue définitive faute de recours dans le délai de deux mois, et que la prescription quadriennale s'appliquait aux créances salariales. La solution retenue s'appuie sur les principes de prescription et de forclusion en droit administratif, sans qu'il soit nécessaire d'examiner le fond de l'inégalité alléguée.
N° TA33-2500018(TA33-2500018)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B A. Celle-ci demandait l'annulation d'une expertise médico-psychiatrique ordonnée par le parquet, invoquant une atteinte à ses libertés fondamentales. Le juge a estimé que la contestation d'un acte d'enquête pénale, pris par l'autorité judiciaire en application du code de procédure pénale, ne relève manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative. La requête a donc été rejetée comme portée devant une juridiction incompétente.
N° TA33-2204673(TA33-2204673)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de Mme B, brigadière de police, contestant son placement en disponibilité d'office pour raison de santé et le remboursement d'un trop-perçu de rémunération. La requérante soutenait que ses arrêts de travail étaient liés à des accidents de service non reconnus. Le tribunal a relevé que les décisions attaquées avaient été rapportées par l'administration, rendant les conclusions sans objet. Par ailleurs, les demandes de conseils de Mme B ont été jugées irrecevables car ne relevant pas de l'office du juge administratif.
N° TA33-2407733(TA33-2407733)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B contestant un projet d'antenne relais à Pessac. La requête constituait en réalité un recours gracieux adressé au maire, sur lequel le juge administratif ne peut se prononcer, et ne contenait aucune conclusion aux fins d'annulation d'une décision administrative. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement des articles R. 222-1, R. 412-1 et R. 421-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2204619(TA33-2204619)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. A, lieutenant-colonel de gendarmerie, contestant deux titres de perception émis en 2022 pour le remboursement de factures de gaz de son logement de service à Arras. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux relatifs à la délégation de signature, au défaut de motivation, à la méconnaissance du code de l'énergie et de la circulaire ministérielle, à la prescription de la créance, et à l'absence de diagnostic de performance énergétique. Il a jugé que les vices propres de la décision de rejet du recours préalable étaient inopérants et que la requête était irrecevable en tant qu'elle visait les lettres de relance, actes préparatoires. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur le décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012 et le code général de la fonction publique.
N° TA33-2204542(TA33-2204542)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné les requêtes de Mme A B contestant les décisions fixant son coefficient de modulation individuelle (CMI) et son indemnité spécifique de service (ISS) pour 2020, ainsi que son indemnité de fonctions, de sujétions et d'expertise (IFSE) et son complément indemnitaire annuel (CIA) pour 2021. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, jugeant que la requête relative à l'année 2020 était irrecevable en raison de l'absence de preuve d'un recours gracieux préalable et de la tardiveté des conclusions. Sur le fond, les moyens soulevés par Mme B, notamment l'erreur manifeste d'appréciation, la rupture d'égalité de traitement et l'illégalité par voie d'exception, ont été écartés comme non fondés, le tribunal considérant que l'administration avait légalement exercé son pouvoir d'appréciation. La solution retenue est donc le rejet des requêtes, sans application de textes spécifiques autres que ceux relatifs à la procédure administrative contentieuse.
N° TA33-2406921(TA33-2406921)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B A, qui demandait sa mise en liberté. La juridiction a constaté que cette demande relevait de la compétence du juge d'instruction en application de l'article 148 du code de procédure pénale, et non de l'ordre administratif. En conséquence, le tribunal s'est déclaré incompétent et a rejeté la requête sur le fondement du 2° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2204539(TA33-2204539)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné les requêtes de Mme A B contestant les décisions fixant son coefficient de modulation individuelle (CMI) et son indemnité spécifique de service (ISS) pour 2020, ainsi que son indemnité de fonctions, de sujétions et d'expertise (IFSE) et son complément indemnitaire annuel (CIA) pour 2021. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, jugeant que les décisions attaquées n'étaient pas entachées d'erreur manifeste d'appréciation, de rupture d'égalité ou d'erreur de droit, et que la requérante n'établissait pas l'existence d'un préjudice indemnisable. La solution retenue s'appuie notamment sur les dispositions du décret n° 2003-799 du 25 août 2003 et du décret n° 2010-888 du 28 juillet 2010 relatifs au régime indemnitaire des fonctionnaires.
N° TA33-2305937(TA33-2305937)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme A, qui exposait ses difficultés à payer une amende forfaitaire suite à une infraction au code de la route ayant entraîné un retrait de point. La requête ne contenait l’exposé d’aucun moyen et ne tendait pas à l’annulation d’une décision administrative ou à des conclusions indemnitaires, en méconnaissance des articles R. 411-1 et R. 421-1 du code de justice administrative. L’ordonnance a été prise sur le fondement du 4° de l’article R. 222-1 du même code.
N° TA33-2306084(TA33-2306084)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a annulé la décision du 8 septembre 2023 par laquelle le préfet de la Gironde avait classé sans suite la demande de naturalisation de M. A. Le tribunal a considéré que le préfet, qui n'a pas produit de mémoire en défense malgré une mise en demeure, est réputé avoir acquiescé aux faits exposés par le requérant. M. A soutenait que son diplôme SSIAP1, délivré par le ministre de l'intérieur, justifiait d'un niveau de langue française au moins égal au niveau B1 requis. La solution retenue est l'annulation de la décision, fondée sur les articles R. 612-6 du code de justice administrative et 37 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993.
N° TA33-2306010(TA33-2306010)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a annulé l'arrêté du préfet de la Gironde du 11 septembre 2023 refusant un titre de séjour à M. B, ressortissant congolais. La juridiction a jugé que cette décision portait une atteinte disproportionnée au droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a relevé que M. B résidait en France depuis l'âge de huit ans, y avait effectué toute sa scolarité et y travaillait, et que ses condamnations pénales étaient anciennes ou n'avaient pas donné lieu à des poursuites, ne constituant pas une menace actuelle pour l'ordre public. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale" à M. B dans un délai de deux mois.
N° TA33-2305883(TA33-2305883)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux annule la décision "48 SI" du 28 septembre 2023 invalidant le permis de conduire de Mme B, ainsi que les retraits de points y afférents, en raison d'un défaut d'information préalable pour l'infraction du 23 avril 2023. Le tribunal estime que le ministre de l'intérieur n'a pas prouvé que Mme B avait reçu les informations requises par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route avant le retrait de points. En revanche, le moyen contestant la réalité de l'infraction du 22 juillet 2022 est rejeté, car il relève de la compétence exclusive du juge pénal. Le jugement enjoint au ministre de réaffecter les points retirés pour l'infraction du 23 avril 2023 et de retirer la décision d'invalidation, sous réserve des autres infractions, dans un délai de deux mois.
N° TA33-2405554(TA33-2405554)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a annulé la décision du 4 juin 2024 par laquelle le directeur de l'OFII avait mis fin aux conditions matérielles d'accueil de Mme A, une ressortissante mauritanienne demandant l'asile. Le tribunal a jugé que l'OFII n'avait pas démontré que Mme A s'était intentionnellement soustraite à son transfert vers l'Espagne, notamment en raison de l'absence de preuve d'une proposition concrète de modalités de transfert (comme un départ contrôlé ou une escorte) et de la situation de vulnérabilité de l'intéressée, mère de trois enfants mineurs. La solution retenue est fondée sur les articles L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'article 7 du règlement (CE) n° 1560/2003.
N° TA33-2305831(TA33-2305831)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. A B contestant l'invalidation de son permis de conduire et les retraits de points consécutifs à plusieurs infractions routières. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions dirigées contre la décision "48 SI" du 18 août 2021, celle-ci ayant été retirée avant l'introduction de la requête, ainsi que celles concernant les infractions des 8 décembre 2019 et 18 novembre 2020, les points correspondants ayant été restitués. Pour les infractions des 11 juin, 4 juillet et 8 août 2020, le ministre a indiqué qu'elles ne figuraient pas au relevé d'information intégral, rendant les conclusions sans objet. La solution retenue est donc le rejet de la requête pour irrecevabilité et non-lieu à statuer sur les autres points, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens au fond, notamment ceux tirés de la méconnaissance des articles L. 223-3, R. 223-3 et R. 223-6 du code de la route.
N° TA33-2304355(TA33-2304355)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. A contestant la décision "48SI" du 12 mai 2022 invalidant son permis de conduire pour solde de points nul, ainsi que le retrait de points consécutif à une infraction du 2 janvier 2021. Le tribunal a d'abord écarté la fin de non-recevoir du ministre pour tardiveté, estimant que la notification de la décision n'était pas régulière. Sur le fond, le tribunal a annulé la décision "48SI" et les retraits de points contestés, au motif que l'administration n'avait pas apporté la preuve de la délivrance de l'information préalable obligatoire prévue par les articles L. 223-1 et suivants du code de la route.
N° TA33-2404781(TA33-2404781)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le refus du préfet de la Loire-Atlantique d’échanger son permis de conduire suisse contre un titre français. Le tribunal a estimé que la demande d’échange, enregistrée le 7 octobre 2023, était tardive car présentée après l’expiration du délai d’un an suivant l’acquisition de sa résidence normale en France le 30 septembre 2022, conformément à l’article R. 222-3 du code de la route et à l’arrêté du 12 janvier 2012. Les arguments de Mme A, fondés sur son âge ou des difficultés logistiques, ont été jugés insuffisants pour constituer un empêchement légitime. La décision n’a pas non plus été considérée comme une violation de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme.
N° TA33-2202137(TA33-2202137)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en excès de pouvoir, a rejeté la requête de M. C, qui contestait le refus de révision de sa pension militaire d'invalidité pour une aggravation de son infirmité à la cheville droite et la reconnaissance d'une nouvelle infirmité au genou gauche. La juridiction a appliqué l'autorité de la chose jugée, issue de l'article 1355 du code civil, pour écarter la demande relative au genou gauche, déjà tranchée par un jugement définitif du tribunal des pensions de Bordeaux en 2006. S'agissant de la cheville droite, le tribunal a confirmé l'appréciation de la Commission de recours de l'invalidité, estimant que le taux de 20% pour les raideurs articulaires était justifié et qu'aucune aggravation n'était établie. La solution retenue s'appuie sur le code des pensions militaires d'invalidité et des victimes de guerre.
N° TA33-2403116(TA33-2403116)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en formation de 1ère Chambre, a rejeté les requêtes de Mme H épouse G et de M. A G. Ces derniers demandaient l'annulation des arrêtés du 27 novembre 2023 par lesquels le préfet de la Gironde leur avait refusé un titre de séjour, les avait obligés à quitter le territoire français et leur avait interdit le retour pendant deux ans. Le tribunal a considéré que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés. La solution retenue est donc le rejet de l'ensemble des conclusions des requérants.