Jurisprudence — Tribunal Administratif de Bordeaux
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N° TA33-2407926(TA33-2407926)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé précontractuel sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la société Amb Aquitaine Maison Bois. Celle-ci contestait l'attribution du lot n°2 d'un marché public de fourniture et pose de bâtiments modulaires par la communauté de communes Médoc Atlantique, en invoquant une erreur manifeste d'appréciation sur la note de valeur technique de son offre variante. Le juge a rappelé qu'il ne lui appartient pas de se prononcer sur l'appréciation de la valeur des offres, ce moyen étant inopérant. En conséquence, la requête a été rejetée et la société requérante a été condamnée à verser 1 500 euros à la collectivité au titre des frais de justice.
N° TA33-2406671(TA33-2406671)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B A, qui demandait l'annulation de l'avis de la commission d'expulsion de Lot-et-Garonne du 22 octobre 2024. Le juge a estimé que cet avis ne constitue pas une décision faisant grief susceptible d'être contestée par un recours pour excès de pouvoir. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été jugée manifestement irrecevable et rejetée sans examen au fond.
N° TA33-2302381(TA33-2302381)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de Mme A. Bestaoui, agent titularisée au SMICVAL, qui contestait son arrêté de suspension de quatre mois pour faute grave. La requérante invoquait l'incompétence du signataire, une erreur de droit et d'appréciation, ainsi qu'un détournement de pouvoir. Le tribunal a rejeté le moyen d'incompétence, jugeant que le directeur général des services disposait d'une délégation de signature régulière et publiée. Sur le fond, il a estimé que les faits reprochés, notamment un comportement managérial inadapté et des pressions sur des agents, constituaient une faute grave justifiant la suspension, conformément à l'article L. 531-1 du code général de la fonction publique. La requête a donc été rejetée.
N° TA33-2404924(TA33-2404924)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. B, ressortissant tunisien, contestant l'arrêté du préfet de la Gironde refusant le renouvellement de son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a annulé cet arrêté, estimant que le préfet avait commis une erreur d'appréciation en ne renouvelant pas le titre de séjour sur le fondement de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, malgré la prise en charge continue de l'intéressé par l'aide sociale à l'enfance. En conséquence, les décisions portant obligation de quitter le territoire, fixation du pays de destination et interdiction de retour ont également été annulées. Le tribunal a enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour à M. B dans un délai de deux mois.
N° TA33-2407990(TA33-2407990)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la société Sites. Celle-ci contestait le rejet de son offre pour un marché de levées topométriques, estimant que son mémoire technique répondait aux exigences du cahier des clauses techniques particulières (CCTP). Le juge a considéré que l'offre était irrégulière, la société requérante ayant reconnu à l'audience que sa méthodologie était purement mathématique et ne garantissait pas les vérifications d'alignement sur l'intégralité des poutres du rail, comme l'exigeaient les articles 3.6.3 du CCTP et 4.1.2 du règlement de la consultation. Aucun manquement aux obligations de publicité et de mise en concurrence n'ayant été retenu, la demande de suspension de la procédure de passation a été rejetée.
N° TA33-2300228(TA33-2300228)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. E, qui contestait le refus de la Caisse des dépôts et consignations de lui verser l'allocation temporaire d'invalidité (ATI) suite à un accident de service survenu en 2021. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire de la décision, la délégation de signature étant régulièrement publiée. Il a jugé que la demande de M. E portait sur un nouvel accident et non sur une révision de l'accident de 2017, pour lequel une décision de refus définitive avait déjà été prise. Par conséquent, les moyens tirés d'une erreur de fait ou d'appréciation concernant l'accident de 2017 ont été jugés inopérants. La solution s'appuie sur les articles 2 et 10 du décret n° 2005-442 du 2 mai 2005.
N° TA33-2302090(TA33-2302090)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B A, ressortissant turc, qui demandait l'annulation du refus de titre de séjour du 29 juillet 2022. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen, estimant la décision suffisamment motivée et prise par une autorité compétente. Il a également jugé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article R. 40-29 du code de procédure pénale était inopérant, la décision ne relevant pas d'une enquête administrative. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et la convention européenne des droits de l'homme.
N° TA33-2500085(TA33-2500085)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête en référé suspension de M. B, qui contestait son ajournement à l’examen d’entrée au CRFPA de l’université de Bordeaux. Le requérant invoquait un défaut d’aménagement d’épreuve pour son handicap visuel, mais le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie. Les circonstances invoquées (perte d’une année, nécessité de réorientation) n’ont pas été jugées comme une atteinte grave et immédiate à sa situation. La décision a été prise sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2500083(TA33-2500083)
Le Tribunal administratif de Bordeaux, saisi d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral refusant le séjour et prononçant une obligation de quitter le territoire français, se déclare territorialement incompétent. Il constate que le requérant a été placé en rétention administrative à Toulouse, relevant du ressort du tribunal administratif de Toulouse. En application des articles R. 351-3 et R. 776-16 du code de justice administrative, il transmet le dossier à cette juridiction.
N° TA33-2406670(TA33-2406670)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 24 octobre 2024 du préfet de Lot-et-Garonne prononçant son expulsion et le retrait de sa carte de séjour. Le juge a estimé que les moyens invoqués par le requérant, se bornant à affirmer qu'il a la loi avec lui et que sa famille est en France, n'étaient pas assortis de précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé. La décision a été prise sur le fondement de l'article R. 222-1, 7° du code de justice administrative, permettant de rejeter par ordonnance les requêtes manifestement insuffisamment motivées.
N° TA33-2406995(TA33-2406995)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a pris acte, par ordonnance du 9 janvier 2025, du désistement pur et simple de la société Transdev Bassin d'Arcachon dans le cadre d'un recours de plein contentieux. Cette décision, fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, met fin à l'instance sans examen au fond.
N° TA33-2307065(TA33-2307065)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par plusieurs associations agricoles et d'irrigants d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté cadre interdépartemental du 29 juin 2023 limitant les usages de l'eau dans le sous-bassin de la Dordogne. En application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le tribunal a invité le requérant à confirmer le maintien de ses conclusions, mais celui-ci n'a pas répondu dans le délai imparti. Par conséquent, le requérant est réputé s'être désisté de l'ensemble de ses conclusions. Le tribunal donne acte de ce désistement pur et simple par ordonnance du 9 janvier 2025.
N° TA33-2300580(TA33-2300580)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de l'association "comité des fêtes savignacois" qui demandait l'annulation de la délibération du 14 décembre 2022 par laquelle la commune de Savignac-les-Eglises avait retiré une subvention de 1 500 euros. Le tribunal a estimé que les moyens invoqués, tirés de l'irrégularité de la procédure et de la méconnaissance de l'article L. 2311-7 du code général des collectivités territoriales, n'étaient pas assortis de précisions suffisantes. Il a également jugé que le retrait de la subvention était légal, en application des articles L. 242-1 et L. 242-2 du code des relations entre le public et l'administration, dès lors que l'association n'avait pas respecté les conditions mises à son octroi, notamment l'obligation de transmettre ses documents comptables et statutaires.
N° TA33-2407340(TA33-2407340)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A B, qui contestait une sanction disciplinaire d’avertissement prise par la commune de Carbon-Blanc. Le juge a constaté que la requête n’était pas accompagnée de la décision attaquée, comme l’exige l’article R. 412-1 du code de justice administrative. Malgré une demande de régularisation notifiée via Télérecours citoyen le 10 décembre 2024, M. B n’a pas produit le document dans le délai imparti. En application de l’article R. 222-1 (4°) du même code, la requête a été jugée manifestement irrecevable et rejetée.
N° TA33-2303264(TA33-2303264)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B C, demandeur d'asile congolais, qui contestait la décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le requérant ne justifiant pas avoir été empêché de se présenter aux convocations des autorités chargées de l'asile.
N° TA33-2406994(TA33-2406994)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a pris acte, par ordonnance du 9 janvier 2025, du désistement pur et simple de l'instance introduite par la société Transdev Bassin d'Arcachon. Cette décision, rendue sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, clôt la procédure engagée contre la Communauté d'agglomération du bassin d'Arcachon Sud.
N° TA33-2500073(TA33-2500073)
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, rejette la demande de M. B. Ce dernier sollicitait une provision de 150 000 euros, en réparation d'un préjudice résultant notamment d'un refus d'inscription à l'ordre des médecins et de discriminations. Le juge estime que l'obligation invoquée n'est pas sérieusement contestable, faute d'éléments suffisants pour établir une obligation monnayable ou une responsabilité des institutions visées. La requête est donc rejetée, sans admission provisoire à l'aide juridictionnelle.
N° TA33-2302578(TA33-2302578)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A B, qui contestait le refus du ministre de l'intérieur d'accepter sa candidature comme gendarme adjoint volontaire. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait aucun exposé des faits ou moyens, en violation de l'article R. 411-1 du code de justice administrative, et aucun mémoire motivé n'a été produit dans le délai de recours de deux mois prévu à l'article R. 421-1 du même code. En application de l'article R. 222-1, le tribunal a prononcé le rejet par ordonnance sans inviter le requérant à régulariser sa demande.
N° TA33-2405609(TA33-2405609)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A, qui contestait un titre exécutoire émis par l'Agence de services et de paiement pour le remboursement d’un trop-perçu de 1 031,25 euros. La juridiction a considéré la requête manifestement irrecevable, car elle n’avait pas été présentée par un avocat, en méconnaissance de l’article R. 431-2 du code de justice administrative applicable aux litiges pécuniaires. Malgré une demande de régularisation notifiée au requérant, celui-ci n’a pas constitué avocat dans le délai imparti. L’ordonnance se fonde sur l’article R. 222-1 du même code pour rejeter la requête sans examen au fond.
N° TA33-2402999(TA33-2402999)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme B, ressortissante malgache, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde refusant de lui délivrer un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de renvoi. Le tribunal a jugé que la décision de refus de séjour ne méconnaissait pas les articles L. 423-7 et L. 423-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant, et n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation. Par voie de conséquence, les décisions portant obligation de quitter le territoire et fixation du pays de renvoi ont été jugées légales. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requérante.