Jurisprudence — Tribunal Administratif de Bordeaux
20 755 décisions disponibles — page 382/1038
N° TA33-2402400(TA33-2402400)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. A, qui contestait le refus implicite du préfet de la Gironde de lui délivrer un titre de séjour et demandait réparation des préjudices subis. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de M. A, considérant que la décision de refus était légale et que la responsabilité de l'administration n'était pas engagée. Il a notamment jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur de droit au regard de l'article L. 426-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, les demandes d'injonction et d'indemnisation ont été rejetées.
N° TA33-2303494(TA33-2303494)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. B contre l'arrêté du maire de Lormont refusant un permis de construire pour un immeuble de 5 logements. Le tribunal a rejeté les moyens du requérant, jugeant que le motif de refus tiré de la méconnaissance de l'article 3.3.2.1 du règlement du PLU (gestion des eaux pluviales) était fondé, faute de justification suffisante du débit de rejet. La solution retenue est le rejet de la requête en annulation, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres motifs ou substitutions sollicitées par la commune.
N° TA33-2205788(TA33-2205788)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de la SAS DFL qui contestait le refus du maire de Bordeaux de lui délivrer un permis de démolir partiellement un immeuble situé rue Paul Louis Lande. La société invoquait l'incompétence de l'auteur de l'acte et une erreur de droit, estimant que le motif du refus (incompatibilité avec une déclaration d'utilité publique) était infondé faute d'arrêté de programme de travaux. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, la délégation de signature étant régulière. Il a également jugé que le moyen tiré de l'absence d'arrêté de programme de travaux était inopérant, car le refus était fondé sur l'incompatibilité du projet avec la déclaration d'utilité publique, et non sur ce motif.
N° TA33-2404041(TA33-2404041)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A, ressortissant ivoirien, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Gironde. Le requérant invoquait notamment une méconnaissance de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) relatif à la délivrance d'un titre de séjour pour raisons médicales. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen complet de la situation personnelle et médicale de l'intéressé. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. A, confirmant ainsi la légalité de la décision préfectorale.
N° TA33-2404105(TA33-2404105)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en formation de 2ème chambre, a rejeté la requête de M. D, ressortissant marocain, qui contestait un arrêté du préfet de la Gironde du 29 juin 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et lui interdisant le retour pour trois ans. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut d'examen réel et sérieux, l'insuffisance de motivation, la méconnaissance des articles L. 423-7 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que la violation de l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. D, confirmant la légalité de l'arrêté préfectoral.
N° TA33-2203402(TA33-2203402)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme C épouse B, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 21 avril 2022 par lequel le maire de Belin-Beliet ne s'est pas opposé à la déclaration préalable de la société Hivory pour l'installation d'un pylône relais de radiotélécommunications. La juridiction a d'abord jugé la requête irrecevable, faute pour la requérante de justifier d'un intérêt à agir, son habitation étant située à plus de 600 mètres du projet sans que celui-ci n'affecte directement ses conditions de jouissance. À titre subsidiaire, le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'irrégularité de la procédure, de l'insuffisance du dossier de déclaration préalable, de la méconnaissance du plan local d'urbanisme et de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'urbanisme, du code des postes et des communications électroniques, et du code de l'environnement.
N° TA33-2200895(TA33-2200895)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A B et M. C B demandant l'annulation de l'arrêté du 15 décembre 2021 par lequel le maire de Bordeaux a refusé de leur délivrer un permis de construire pour le remplacement de quatre menuiseries extérieures sur un immeuble situé place Gambetta. Le tribunal a écarté l'exception d'irrecevabilité des écritures en défense, jugeant que le signataire disposait d'une délégation de signature régulière. Sur le fond, il a examiné la légalité externe de l'arrêté au regard des articles L. 2122-18 et L. 2122-22 du code général des collectivités territoriales, mais la solution retenue n'est pas précisée dans l'extrait fourni.
N° TA33-2404590(TA33-2404590)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux (2ème chambre) a rejeté la requête de Mme B épouse D, ressortissante algérienne, qui demandait l'annulation de la décision du préfet de la Gironde du 8 janvier 2024 lui refusant un titre de séjour. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée et que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes, y compris celles à fin d'injonction et au titre des frais de justice. Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, et les conventions internationales précitées.
N° TA33-2403894(TA33-2403894)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme B, ressortissante marocaine, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Gironde. Le tribunal a jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur de droit en opposant l'absence de demande de regroupement familial, condition requise par l'article L. 423-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Il a également estimé que la décision ne méconnaissait pas l'article L. 423-23 du CESEDA ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, et qu'elle n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation. En conséquence, la demande d'annulation et les conclusions accessoires ont été rejetées.
N° TA33-2305705(TA33-2305705)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B, qui contestait les retraits de points consécutifs à plusieurs infractions routières. Le tribunal a d'abord jugé irrecevables les conclusions relatives à l'infraction du 30 novembre 2021, faute de retrait de points établi. Sur le fond, il a estimé que la preuve de la délivrance de l'information prévue aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route était rapportée pour les infractions des 27 mars 2015 et 17 avril 2021, notamment par la signature de l'intéressé sur les procès-verbaux. La solution retenue est donc le rejet de la demande d'annulation de la décision implicite de rejet du ministre de l'intérieur.
N° TA33-2301367(TA33-2301367)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de Mme B, qui contestait le refus implicite de la DREETS de Nouvelle-Aquitaine de l'autoriser à exercer la profession de psychomotricienne en France sur la base d’un diplôme belge. La requérante invoquait notamment la méconnaissance de la directive 2005/36/CE et des articles du code de la santé publique, ainsi qu’un défaut de motivation et une entrave aux libertés européennes. Le tribunal a rejeté l’ensemble des conclusions de Mme B, considérant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés. Il a notamment jugé que l’administration n’avait pas violé les textes applicables, dont la directive 2005/36/CE et le code de la santé publique, et que la décision implicite de rejet était légale.
N° TA33-2305942(TA33-2305942)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B A contestant la décision du ministre de l'intérieur du 19 août 2023 constatant la perte de validité de son permis de conduire pour solde de points nul. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence de l'auteur de l'acte et d'insuffisance de motivation de la décision. Il a également jugé que l'administration avait satisfait à son obligation d'information préalable prévue par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route pour les infractions constatées par radar automatique. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de M. A.
N° TA33-2305969(TA33-2305969)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par M. A d’un recours en excès de pouvoir contre une décision du ministre de l’intérieur lui retirant six points sur son permis de conduire pour une infraction du 8 décembre 2022, qu’il attribuait à son père. Le tribunal a constaté que le ministre avait implicitement retiré cette décision en effaçant les mentions litigieuses et en créditant les points, rendant sans objet les conclusions en annulation et en injonction. Les conclusions indemnitaires de M. A ont été rejetées comme irrecevables, faute de demande préalable auprès de l’administration. L’État a été condamné à verser 1 000 euros à M. A au titre des frais de justice, sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2402522(TA33-2402522)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B contestant l'arrêté du 23 janvier 2024 du préfet de la Dordogne suspendant son permis de conduire pour douze mois pour conduite sous l'emprise de stupéfiants. Le tribunal a refusé de transmettre la question prioritaire de constitutionnalité soulevée par le requérant, estimant que les dispositions contestées des articles L. 224-2 et L. 235-2 du code de la route ne créent pas de rupture d'égalité justifiant un renvoi au Conseil d'État. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de la route et de l'ordonnance n° 58-1067 du 7 novembre 1958.
N° TA33-2205217(TA33-2205217)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le refus implicite de réviser son classement dans le corps des agents spécialisés de police technique et scientifique (ASPTS). La requérante soutenait qu'elle aurait dû bénéficier des règles applicables aux agents en détachement et être classée dans le grade supérieur d'ASPTS principal. Le tribunal a jugé que la nomination de Mme A résultait d'une promotion interne au choix par liste d'aptitude, et non d'une intégration directe, et que son classement avait été correctement effectué conformément aux dispositions du décret n° 2016-580 du 11 mai 2016. La solution retenue est le rejet de la requête.
N° TA33-2300034(TA33-2300034)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par les sociétés Gendron-Grilleau Lucie et pharmacie Philippe Grilleau d’un recours en excès de pouvoir contre le refus du directeur général de l’Agence Régionale de Santé (ARS) Nouvelle-Aquitaine d’autoriser le regroupement de leurs officines de pharmacie. Les requérantes contestaient notamment une erreur d’appréciation au regard des articles L. 5125-3 et L. 5125-3-2 du code de la santé publique. En cours d’instance, les sociétés se sont désistées purement et simplement de leur requête. Par un jugement du 7 janvier 2025, le tribunal a donné acte de ce désistement d’action, mettant ainsi fin à la procédure sans examiner le fond du litige.
N° TA33-2405125(TA33-2405125)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. B, ressortissant camerounais, d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet de la Gironde du 28 mai 2024 refusant son titre de séjour pour raisons médicales, l’obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le requérant invoquait notamment l’irrégularité de la procédure faute de saisine de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) et la méconnaissance de l’article L. 425-9 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, en raison de l’indisponibilité d’un traitement approprié dans son pays d’origine. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le préfet avait respecté la procédure et que les moyens soulevés n’étaient pas fondés. La décision s’appuie sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que sur l’arrêté du 27 décembre 2016 relatif aux conditions d’établissement des avis médicaux.
N° TA33-2305419(TA33-2305419)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. A contestant la décision "48SI" du 15 décembre 2022 constatant l'invalidité de son permis de conduire pour solde de points nul, ainsi que le retrait de points consécutif à une infraction du 26 mai 2022. Le tribunal a constaté que la décision "48SI" était devenue sans objet, car M. A avait récupéré quatre points à la suite d'un stage de sensibilisation, rendant son permis à nouveau valide. Sur le fond, le tribunal a rejeté le moyen tiré du défaut d'information préalable, estimant que l'administration avait prouvé l'envoi de l'avis de contravention, ce qui suffit à établir que M. A a reçu les informations requises par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route.
N° TA33-2304355(TA33-2304355)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. A contestant la décision "48SI" du 12 mai 2022 invalidant son permis de conduire pour solde de points nul, ainsi que le retrait de points consécutif à une infraction du 2 janvier 2021. Le tribunal a d'abord écarté la fin de non-recevoir du ministre pour tardiveté, estimant que la notification de la décision n'était pas régulière. Sur le fond, le tribunal a annulé la décision "48SI" et les retraits de points contestés, au motif que l'administration n'avait pas apporté la preuve de la délivrance de l'information préalable obligatoire prévue par les articles L. 223-1 et suivants du code de la route.
N° TA33-2407733(TA33-2407733)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B contestant un projet d'antenne relais à Pessac. La requête constituait en réalité un recours gracieux adressé au maire, sur lequel le juge administratif ne peut se prononcer, et ne contenait aucune conclusion aux fins d'annulation d'une décision administrative. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement des articles R. 222-1, R. 412-1 et R. 421-1 du code de justice administrative.