Jurisprudence — Tribunal Administratif de Bordeaux
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N° TA33-2500064(TA33-2500064)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de la décision de refus de validation du titre de psychologue et de délivrance de l'attestation de stage obligatoire présentée par M. A. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas caractérisée, le requérant se bornant à invoquer l'impossibilité d'exercer la profession sans justifier d'un projet professionnel concret nécessitant une intervention immédiate. En conséquence, la requête est rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision.
N° TA33-2404860(TA33-2404860)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A B, qui demandait l’annulation d’un arrêté préfectoral du 25 avril 2023 autorisant l’aménagement de zones d’expansion de crue. Le juge a constaté que la requête, enregistrée le 1er août 2024, était tardive au regard du délai de quatre mois prévu par l’article R. 181-50 du code de l’environnement, ce délai ayant couru à compter de la publication de l’arrêté au recueil des actes administratifs le 2 mai 2023 et de son affichage en mairie le 13 juin 2023. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée sans examen au fond.
N° TA33-2407405(TA33-2407405)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B contestant une saisie administrative à tiers détenteur émise par une communauté de communes pour le recouvrement d'une créance non fiscale. La juridiction administrative s'est déclarée incompétente, estimant que ce litige relève du contentieux du recouvrement, qui doit être porté devant le juge de l'exécution conformément aux articles L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales et L. 281 du livre des procédures fiscales. La requête a donc été rejetée comme portée devant un ordre de juridiction incompétent, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2500046(TA33-2500046)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A B, qui demandait un "rappel à la rigueur" à France Travail pour un silence prolongé. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait aucune conclusion tendant à l'annulation d'une décision administrative, mais seulement des moyens d'ordre gracieux. Le tribunal s'est fondé sur les articles R. 222-1 (4°) et R. 411-1 du code de justice administrative pour prononcer ce rejet par ordonnance.
N° TA33-2406856(TA33-2406856)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. B et M. D d’un recours en excès de pouvoir visant à contester l’affichage de banderoles sur le thème du projet de loi de finances pour 2025 sur la façade de l’hôtel de ville de Bordeaux. En cours d’instance, la commune a retiré ces banderoles, rendant les conclusions de la requête sans objet. Par une ordonnance du 13 janvier 2025, le président de la 4ème chambre a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2404688(TA33-2404688)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme K G, ressortissante angolaise, contestant un arrêté du préfet de la Gironde refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante invoquait notamment une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) et une méconnaissance des droits de l'enfant. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et d'erreur de droit, jugeant que le préfet avait utilisé un faisceau d'indices pour apprécier l'intensité des liens personnels, sans exiger de durée minimale de présence. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, confirmant ainsi la légalité de l'arrêté préfectoral fondé sur les articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA33-2406537(TA33-2406537)
Le Tribunal administratif de Bordeaux, saisi d’un recours pour excès de pouvoir par M. B contre le refus du préfet de la Dordogne d’abroger une obligation de quitter le territoire français et de lui délivrer un titre de séjour, se déclare incompétent territorialement. En application des articles R. 351-3 du code de justice administrative et R. 922-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, il transmet l’affaire au tribunal administratif de Pau, dans le ressort duquel se situe le lieu d’assignation à résidence de l’intéressé.
N° TA33-2404019(TA33-2404019)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par M. A d’une requête en plein contentieux visant à obtenir la décharge d’une cotisation de taxe d’habitation de 572 euros pour l’année 2023. L’administration fiscale ayant prononcé un dégrèvement de cette imposition, M. A a ensuite déclaré se désister purement et simplement de sa requête. Par ordonnance du 10 janvier 2025, le président de la 3ème chambre a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2403942(TA33-2403942)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. B A d’un recours en plein contentieux contestant le rejet de sa demande de dégrèvement partiel de taxes foncières sur les propriétés bâties pour les années 2017 à 2023. Par un acte enregistré le 31 décembre 2024, le requérant s’est désisté purement et simplement de sa requête. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le président de la 3ème chambre a donné acte de ce désistement par ordonnance du 10 janvier 2025.
N° TA33-2404510(TA33-2404510)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A, ressortissant sénégalais, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde du 17 juin 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et lui interdisant le retour pour deux ans. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des stipulations de l'accord franco-sénégalais, mais les a écartés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris celles relatives à l'injonction et aux frais de justice, sur le fondement des articles L. 421-1, L. 423-23, L. 435-1 et L. 435-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA33-2403267(TA33-2403267)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en formation de 2ème chambre, a rejeté les requêtes de M. I, ressortissant camerounais, qui contestait le refus implicite puis explicite du préfet de la Gironde de lui délivrer un titre de séjour. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés, tirés du défaut de motivation, de l'incompétence de l'auteur de l'acte et de l'erreur manifeste d'appréciation, n'étaient pas fondés. En conséquence, la demande d'annulation et les conclusions accessoires ont été rejetées.
N° TA33-2203844(TA33-2203844)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné les requêtes de M. et Mme B contestant le refus de permis de construire pour deux maisons individuelles sur des lots issus de la division de parcelles à Cénac. Le tribunal a jugé que le motif de refus initial, fondé sur un dépassement de l'emprise au sol, était entaché d'erreur de droit, car l'emprise doit s'apprécier par rapport à la superficie du seul lot concerné et non de l'ensemble de la propriété d'origine. Il a également rejeté les demandes de substitution de motifs présentées par la commune, notamment celle relative à la consommation des droits à construire par des constructions existantes. En conséquence, le tribunal a annulé les arrêtés de refus et les décisions de rejet des recours gracieux, en application des dispositions du code de l'urbanisme.
N° TA33-2203451(TA33-2203451)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en formation collégiale, a rejeté la requête de M. D dirigée contre le permis de construire délivré par le maire de Saint-Jean-d'Illac à M. C pour une maison individuelle. Le tribunal a d'abord reconnu l'intérêt à agir de M. D, propriétaire voisin, puis a examiné l'ensemble des moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles R. 431-10 et R. 431-16 du code de l'urbanisme, ainsi que des articles UC10, UC11 et UC12 du règlement du PLU et du plan de prévention des risques d'incendie. Il a jugé que le dossier de demande de permis de construire était complet et que le projet respectait les règles d'urbanisme applicables, écartant ainsi tous les moyens d'annulation. En conséquence, le tribunal a également rejeté les demandes reconventionnelles de M. C et de la commune, et a condamné M. D à verser 1 500 euros à la commune au titre des frais de justice.
N° TA33-2404489(TA33-2404489)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, saisi d’un recours pour excès de pouvoir par M. B, ressortissant congolais, a rejeté sa demande d’annulation de l’arrêté préfectoral du 18 juin 2024. Cet arrêté refusait le renouvellement de son titre de séjour étudiant, l’obligeait à quitter le territoire et lui interdisait le retour pour cinq ans. Le tribunal a écarté le moyen d’incompétence du signataire, la délégation étant régulière, et a jugé que le préfet n’avait pas commis d’erreur manifeste d’appréciation, faute pour le requérant de justifier d’une progression dans ses études ou d’une insertion personnelle et professionnelle suffisante en France. La décision s’appuie notamment sur les articles L. 422-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA33-2500126(TA33-2500126)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, ressortissant argentin, qui demandait le renouvellement de son récépissé de demande de titre de séjour et une injonction à statuer sur sa demande. Le juge a estimé que l'urgence n'était pas caractérisée, l'intéressé étant convoqué le 4 février 2025 pour le renouvellement de son récépissé, et que les seules circonstances invoquées (précarité administrative et syndrome anxio-dépressif) ne suffisaient pas à démontrer une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale. La décision a été rendue sans audience, conformément à l'article L. 522-3 du même code.
N° TA33-2404716(TA33-2404716)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par la société Valoren d’un recours en plein contentieux contestant le retrait de primes « MaPrimeRénov » par l’ANAH et demandant une indemnisation de 10 960 839,20 euros. Après transmission partielle du dossier par le tribunal administratif de Paris, le tribunal a invité la société à confirmer le maintien de ses conclusions en application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative. Aucune confirmation n’étant parvenue dans le délai imparti, la société est réputée s’être désistée de l’ensemble de ses conclusions. Par ordonnance du 10 janvier 2025, le tribunal a donné acte de ce désistement.
N° TA33-2203130(TA33-2203130)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de la SNC Le Clos des Garances, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 8 avril 2022 par lequel le maire de Mérignac avait refusé de lui délivrer un permis de construire pour huit logements. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, en raison d'une délégation régulière, et a examiné la conformité du projet au règlement du plan local d'urbanisme (PLU) de la zone UM17, notamment les règles de retrait et de hauteur. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, confirmant ainsi le refus de permis de construire. Les textes appliqués sont le code de l'urbanisme et le règlement du PLU de la commune.
N° TA33-2204525(TA33-2204525)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en formation de la 2ème chambre, a rejeté la requête de M. B. Ce dernier demandait l'annulation de la décision implicite du maire de Lège-Cap-Ferret refusant de retirer un banc public et de déplacer une passerelle situés au sud de sa propriété. Le tribunal a jugé que l'installation d'un équipement public tel qu'un banc n'est pas interdite par le règlement de la zone NO du plan local d'urbanisme, qui concerne les villages ostréicoles et non les zones naturelles. En conséquence, la demande de démolition de l'ouvrage public a été rejetée, le juge n'ayant pas à examiner les inconvénients allégués en l'absence d'irrégularité d'implantation.
N° TA33-2203304(TA33-2203304)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme et M. A, qui demandaient l'annulation de l'arrêté préfectoral du 12 avril 2022 déclarant d'utilité publique le tronçon Bergerac/Prigonrieux de la véloroute V91 et la cessibilité des terrains nécessaires. Les requérants contestaient la compétence du signataire, la régularité de la procédure d'enquête publique, et le bilan coût-avantages de l'opération, estimant l'atteinte à leur droit de propriété excessive. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens, jugeant notamment que le signataire disposait d'une délégation de signature régulière et que les vices de procédure allégués n'étaient pas établis. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'expropriation pour cause d'utilité publique.
N° TA33-2203900(TA33-2203900)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A, qui contestait le refus du maire de Saumos de lui délivrer un permis de construire un local professionnel sur une parcelle forestière. Le tribunal a d'abord écarté l'exception d'irrecevabilité soulevée contre le mémoire en défense de la commune, le maire disposant d'une délégation régulière pour ester en justice. Sur le fond, il a jugé que le projet ne relevait pas des exceptions prévues à l'article L. 111-4 du code de l'urbanisme, car M. A n'établissait pas le caractère nécessaire de la construction pour son exploitation forestière. En conséquence, le tribunal a confirmé la légalité de l'arrêté de refus et rejeté l'ensemble des conclusions de la requête.