Jurisprudence — Tribunal Administratif de Bordeaux
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N° TA33-2403786(TA33-2403786)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en formation de 2ème chambre, a rejeté les requêtes de M. et Mme F, qui contestaient les arrêtés du préfet de la Gironde du 15 novembre 2023 leur refusant un titre de séjour, les obligeant à quitter le territoire et leur interdisant le retour pour deux ans. Les requérants invoquaient notamment une erreur de fait, une méconnaissance de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, une atteinte disproportionnée à leur vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) et une violation de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, confirmant ainsi la légalité des décisions préfectorales.
N° TA33-2403260(TA33-2403260)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de Mme C J, ressortissante congolaise, contestant le refus de renouvellement de son titre de séjour en tant que parent d'enfant français, assorti d'une obligation de quitter le territoire. La requérante invoquait notamment la méconnaissance des articles L. 423-7, L. 423-23 et L. 412-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, considérant que le préfet n'avait pas commis d'erreur de droit ni d'erreur manifeste d'appréciation. En conséquence, la demande d'annulation de l'arrêté préfectoral a été rejetée.
N° TA33-2403270(TA33-2403270)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en excès de pouvoir, a annulé l'arrêté du préfet de la Gironde du 19 avril 2024 refusant un titre de séjour à Mme D, ressortissante turque. La juridiction a estimé que cette décision portait une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de la requérante, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de sa résidence de plus de six ans en France, de son mariage avec un compatriote titulaire d'une carte de résident, et de la naissance de leurs trois enfants sur le territoire français. Par conséquent, le tribunal a annulé l'arrêté dans son ensemble, incluant l'obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de destination.
N° TA33-2403854(TA33-2403854)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en excès de pouvoir, a rejeté la requête de Mme D, ressortissante angolaise, qui contestait le refus du préfet de Lot-et-Garonne de lui délivrer une carte de résident. Le tribunal a considéré que le préfet n'avait pas commis d'erreur de droit en se fondant sur l'insuffisance de ressources stables et régulières, condition prévue à l'article L. 426-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que l'insertion professionnelle à consolider était un motif valable d'appréciation. La solution retenue confirme la légalité de la décision préfectorale, rejetant ainsi l'ensemble des conclusions de la requérante.
N° TA33-2403576(TA33-2403576)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B, ressortissant albanais, qui contestait le refus de titre de séjour pour raisons de santé, l'obligation de quitter le territoire et l'interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a estimé que le préfet n'avait pas méconnu l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, et que les décisions n'étaient pas entachées d'erreur manifeste d'appréciation.
N° TA33-2400944(TA33-2400944)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, saisi par M. A d’un recours pour excès de pouvoir contre le rejet implicite de sa demande de titre de séjour, a rejeté la requête comme irrecevable. Il a relevé d’office que la demande de titre de séjour n’avait pas été présentée en personne en préfecture, en méconnaissance de l’article R. 431-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ce qui empêchait la naissance d’une décision implicite faisant grief. En conséquence, le silence gardé par l’administration n’a pu produire aucun acte susceptible d’être contesté devant le juge administratif.
N° TA33-2403616(TA33-2403616)
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en excès de pouvoir, a rejeté la requête de Mme C, ressortissante mauritanienne, qui contestait la décision du directeur de l'OFII du 4 juin 2024 mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil. La décision était motivée par son absence non justifiée à l'aéroport le 30 avril 2024 pour un transfert vers l'Espagne, constituant un manquement aux exigences des autorités d'asile. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, de défaut d'examen et d'erreur d'appréciation, jugeant que l'OFII avait légalement appliqué l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA33-2401409(TA33-2401409)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en formation de 2ème chambre, a rejeté les requêtes de Mme C et M. B, ressortissants albanais, qui contestaient le refus du préfet de la Gironde de leur délivrer un titre de séjour. Les requérants invoquaient notamment la méconnaissance des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés, dont l'incompétence, le défaut de motivation et l'erreur manifeste d'appréciation, n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet des demandes d'annulation, d'injonction et de frais de justice.
N° TA33-2403051(TA33-2403051)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux (2ème chambre) a rejeté la requête de M. B A Lè, ressortissant vietnamien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde du 12 avril 2024 lui refusant un titre de séjour et lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, une délégation régulière ayant été accordée. Il a également jugé que la décision attaquée était suffisamment motivée au regard des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, ainsi que des articles L. 613-1 et L. 612-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA33-2402873(TA33-2402873)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme A, ressortissante cambodgienne, contestant le refus de titre de séjour pour raisons médicales et l'obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire de l'arrêté préfectoral. Il a également jugé que l'avis du collège de médecins de l'OFII, requis par l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'était pas entaché d'irrégularité. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requérante.
N° TA33-2106949(TA33-2106949)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de Mme F L et ses enfants, qui demandaient la condamnation de l'État pour la spoliation de leurs prestations sociales entre 1963 et 1984 durant leur internement au camp de Bias. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que certains requérants avaient déjà été indemnisés pour ces préjudices par des décisions antérieures, rendant leurs conclusions irrecevables. Pour les autres, la prescription quadriennale a été opposée, et le tribunal a estimé que la loi du 23 février 2022 portant reconnaissance envers les harkis ne permettait pas une indemnisation supplémentaire pour ce motif spécifique. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes indemnitaires, en application de la loi n° 68-1250 du 31 décembre 1968 relative à la prescription des créances sur l'État et de la loi n° 2022-229 du 23 février 2022.
N° TA33-2400918(TA33-2400918)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux (2ème chambre) a examiné les recours de M. F, ressortissant étranger, contestant le refus implicite puis explicite du préfet de la Gironde de lui délivrer un titre de séjour, assorti d'une obligation de quitter le territoire français et d'une interdiction de retour. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance des articles L. 435-1, L. 423-1, L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais la décision a été rendue après jonction des requêtes et admission de M. F à l'aide juridictionnelle.
N° TA33-2401496(TA33-2401496)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux annule la décision implicite de rejet de la demande de titre de séjour de M. B, un ressortissant congolais. Cette annulation est motivée par le défaut de communication des motifs de la décision implicite par le préfet de la Gironde, en méconnaissance de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. B dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour durant cet examen.
N° TA33-2401559(TA33-2401559)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux (2ème chambre) a examiné la requête de Mme C, ressortissante marocaine, contestant le refus implicite de titre de séjour, requalifié en recours contre l'arrêté explicite du préfet de la Gironde du 15 novembre 2023. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de la requérante, estimant que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité de la décision préfectorale de refus de séjour et d'obligation de quitter le territoire français.
N° TA33-2402031(TA33-2402031)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme A, ressortissante albanaise, qui contestait le refus implicite du préfet de la Gironde de lui délivrer une carte de résident de longue durée-UE de dix ans. Le tribunal a d'abord écarté le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de la décision. Sur le fond, il a jugé que, conformément à l'article L. 426-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et à la directive 2003/109/CE, les ressources du compagnon de la requérante peuvent être prises en compte pour apprécier la condition de ressources. Toutefois, la solution retenue est le rejet de la requête, le tribunal ayant implicitement considéré que la demande était devenue sans objet ou que les conditions n'étaient pas remplies, la décision ne précisant pas explicitement le motif du rejet dans l'extrait fourni.
N° TA33-2402741(TA33-2402741)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en formation de la 2ème Chambre, a rejeté la requête de Mme B, ressortissante marocaine, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Gironde. La solution retenue est fondée sur l'application des articles L. 423-1 et L. 423-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui subordonnent la délivrance d'une carte de séjour temporaire pour conjoint de Français à la possession d'un visa de long séjour, condition non remplie par la requérante. Le tribunal a également écarté le moyen tiré de l'atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA33-2402773(TA33-2402773)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. A, ressortissant tunisien, contestant l'arrêté du préfet de la Gironde du 29 février 2024 abrogeant son visa long séjour et refusant le renouvellement de son titre de séjour. Le préfet fondait sa décision sur une inscription au fichier des personnes recherchées (SIS II) signalant une condamnation en République tchèque. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le préfet avait légalement abrogé le visa sur le fondement de l'article R. 312-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison d'indices concordants de fraude liés à l'omission de cette condamnation lors de la demande de visa. La solution retenue est le rejet des conclusions à fin d'annulation et des demandes accessoires.
N° TA33-2402897(TA33-2402897)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en formation de 2ème chambre, a rejeté la requête de M. A, ressortissant portugais, contestant un arrêté préfectoral du 29 avril 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de circulation de trois ans. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence du signataire et de méconnaissance des articles L. 251-1 et L. 251-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA), ainsi que de la directive 2004/38/CE, en jugeant que le requérant ne justifiait pas d’un droit au séjour permanent au sens de l’article L. 234-1 du CESEDA. La solution retenue confirme la légalité de l’arrêté, fondée sur les dispositions du CESEDA et les conventions internationales invoquées.
N° TA33-2403162(TA33-2403162)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme B, ressortissante algérienne, qui contestait un arrêté préfectoral du 22 novembre 2023 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante invoquait notamment un défaut de motivation, une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a jugé que la décision de refus de séjour était suffisamment motivée et que la situation personnelle de Mme B, célibataire et sans enfant, ne justifiait pas une admission exceptionnelle au séjour. En conséquence, les décisions portant obligation de quitter le territoire, fixation du pays de destination et interdiction de retour ont été validées.
N° TA33-2404148(TA33-2404148)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. C, ressortissant marocain, qui demandait l'annulation du refus de délivrance d'une carte de séjour temporaire "salarié" par le préfet de la Gironde. Le tribunal a estimé que la décision de refus, formalisée par un arrêté du 29 janvier 2024, était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen sérieux de la situation du requérant. Il a également jugé que M. C ne remplissait pas les conditions pour bénéficier d'une admission exceptionnelle au séjour sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ou de l'article 3 de l'accord franco-marocain, et que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.