Jurisprudence — Tribunal Administratif de Bordeaux
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N° TA33-2407456(TA33-2407456)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur la demande du préfet de la Gironde, a ordonné l'expulsion de M. B du logement qu'il occupe sans droit au centre d'accueil et d'examen des situations (CAES) géré par France terre d'asile. La solution retenue se fonde sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, constatant l'urgence et l'absence de contestation sérieuse. Le juge a relevé que les conditions matérielles d'accueil de M. B avaient été légalement supprimées par l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) suite à son refus d'une proposition d'hébergement, le privant ainsi de tout droit à se maintenir dans les lieux.
N° TA33-2407459(TA33-2407459)
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé, a été saisi par le préfet de la Gironde pour ordonner l'expulsion de Mme A et M. C, bénéficiaires d'une protection internationale, d'un logement situé dans un centre d'accueil pour demandeurs d'asile (CADA) à Mérignac. Le préfet invoquait la saturation des capacités d'hébergement et l'absence de droit au maintien des occupants. Les défendeurs contestaient la requête en se prévalant de leur vulnérabilité et de l'intérêt supérieur de leurs enfants, demandant un délai pour quitter les lieux. Le tribunal a fait droit à la demande du préfet en ordonnant l'expulsion, tout en accordant un délai de trois mois aux occupants pour libérer les lieux, sur le fondement des articles L. 521-3 du code de justice administrative et L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA33-2402584(TA33-2402584)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par Mme Miyo'o Mintsa d'une demande de provision de 11 000 euros sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, en réparation des préjudices moraux et des troubles dans les conditions d'existence subis par elle et son fils mineur. Ces préjudices résulteraient de l'illégalité fautive de la décision du 14 octobre 2020 refusant la délivrance d'une carte nationale d'identité et d'un passeport, annulée par un jugement du 30 mai 2023, ainsi que du délai anormalement long de délivrance des titres, intervenus le 15 novembre 2023. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que le préfet de Lot-et-Garonne n'avait pas commis de faute dans l'exécution du jugement et que les préjudices allégués n'étaient pas suffisamment établis pour caractériser une obligation non sérieusement contestable au sens de l'article R. 541-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2300150(TA33-2300150)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par la société Chaudronnerie Aluminium Inox d’un recours en plein contentieux visant à obtenir la communication du rapport d’analyse des offres et des documents internes relatifs à un marché public de construction de navettes, sur le fondement des articles L. 311-1 et L. 311-2 du code des relations entre le public et l’administration. En cours d’instance, Bordeaux Métropole a communiqué les documents sollicités, après occultation des mentions protégées par l’article L. 311-6 du même code. Le tribunal a constaté que les conclusions à fin d’annulation et d’injonction étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. Les demandes au titre des frais de justice ont été rejetées.
N° TA33-2407460(TA33-2407460)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion de Mme D et de M. E ainsi que de leurs enfants du logement qu'ils occupent sans droit dans un centre d'accueil pour demandeurs d'asile (CADA) à Eysines. La solution retenue est fondée sur les articles L. 552-15 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui permettent d'enjoindre à un occupant sans titre d'évacuer les lieux après une mise en demeure infructueuse. Le juge a constaté que les intéressés, déboutés de leur demande d'asile par l'OFPRA et la CNDA, ne disposent d'aucun droit au maintien dans le logement, et que la mesure d'expulsion présente un caractère d'urgence et d'utilité compte tenu de la saturation des capacités d'accueil en Gironde. L'ordonnance autorise le recours à la force publique pour procéder à l'évacuation forcée et permet au préfet de donner instructions pour débarrasser les lieux des biens meubles aux frais et risques des occupants.
N° TA33-2407458(TA33-2407458)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par le préfet de la Gironde d'une demande d'expulsion d'une ressortissante nigériane et de ses cinq enfants, déboutés de l'asile, d'un logement situé dans un centre d'accueil pour demandeurs d'asile (CADA) à Bordeaux. Le juge des référés a rejeté la requête préfectorale, estimant que l'urgence invoquée, fondée sur la saturation des capacités d'hébergement, n'était pas suffisamment démontrée au regard de la situation personnelle et familiale exceptionnelle de l'occupante, mère isolée de cinq enfants scolarisés sans solution de relogement. La décision s'appuie sur les dispositions des articles L. 521-3 du code de justice administrative et L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA33-2403342(TA33-2403342)
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, a fait droit à la demande d’expertise présentée par Mme C E, agent territorial, afin de déterminer si sa surdité et ses troubles associés (acouphènes, hyperacousie) sont imputables au service. Le tribunal a jugé cette mesure utile, compte tenu du refus de l’employeur (Département de Lot-et-Garonne) de reconnaître l’imputabilité au service, et a précisé que l’expertise ne préjuge pas des responsabilités. La mission de l’expert est fixée pour évaluer l’imputabilité, la consolidation et les préjudices subis. Les conclusions du département tendant au rejet de la requête et à l’application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
N° TA33-2206043(TA33-2206043)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A B, qui contestait des rappels de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) et des pénalités pour les années 2017 et 2018, suite à une vérification de comptabilité de son activité de maçonnerie. Le tribunal a écarté le moyen tiré d'un défaut de débat contradictoire, estimant que l'administration avait suffisamment échangé avec le contribuable et qu'aucune disposition n'imposait de l'informer préalablement des pénalités envisagées. Sur le fond, la décision confirme le bien-fondé des rectifications, notamment l'insuffisance de déclaration de TVA collectée et l'application injustifiée de taux réduits, en application des articles 283 et 289 du code général des impôts. Enfin, les pénalités pour manquement délibéré, fondées sur l'article 1729 a) du même code, ont été jugées justifiées.
N° TA33-2301932(TA33-2301932)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. et Mme C d’une demande de décharge de la taxe sur les cessions à titre onéreux de terrains nus devenus constructibles, d’un montant de 18 638 euros, acquittée lors de la vente d’un terrain à Pompignac le 24 août 2021. Les requérants soutenaient que le terrain était constructible depuis plus de dix-huit ans, ce qui devait entraîner une exonération en application des articles 1529 et 1605 nonies du code général des impôts, et contestaient la constitutionnalité de ces dispositions au regard des principes d’égalité devant la loi fiscale et les charges publiques. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les conditions d’exonération n’étaient pas remplies et que les griefs constitutionnels soulevés n’étaient pas fondés.
N° TA33-2301853(TA33-2301853)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux rejette la requête de M. D, qui contestait la majoration de 40% pour manquement délibéré appliquée à ses cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux de 2020. Le tribunal estime que l'administration a prouvé l'intention délibérée du contribuable d'éluder l'impôt, en raison de l'absence de report des revenus fonciers des SCI sur sa déclaration globale, malgré des contrôles antérieurs pour les mêmes omissions. L'argument de M. D, selon lequel il croyait à un report automatique, est jugé insuffisant. La décision est fondée sur l'article 1729 du code général des impôts.
N° TA33-2301176(TA33-2301176)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a examiné le recours en excès de pouvoir de M. A, étudiant à Kedge Business School, contre la décision du 24 février 2023 du CROUS de Bordeaux refusant la mise en paiement de sa bourse 2022-2023 pour défaut d’assiduité. En défense, la rectrice a fait valoir que la bourse avait finalement été versée le 9 mars 2023. Le tribunal a constaté que ce versement rendait sans objet la contestation du refus initial, et a prononcé un non-lieu à statuer sur la requête, sans examiner le fond du litige.
N° TA33-2406447(TA33-2406447)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. C, ressortissant ivoirien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde du 22 juillet 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de destination. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation. Il a également jugé que le refus de séjour ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, dès lors que M. C ne justifiait pas d'attaches familiales en France et pouvait retourner en Côte d'Ivoire avec son épouse. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA33-2405810(TA33-2405810)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. D, ressortissant malien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde du 12 juillet 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation, la méconnaissance du droit d'être entendu et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires. Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles L. 421-1, L. 423-23, L. 435-1) et la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme.
N° TA33-2405685(TA33-2405685)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. E, ressortissant comorien, contestant le refus de renouvellement de son titre de séjour pour raisons de santé, assorti d'une obligation de quitter le territoire français. Le requérant invoquait notamment une méconnaissance de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, une violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, et une irrégularité dans la consultation du collège de médecins de l'OFII. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, considérant que la procédure médicale avait été régulièrement suivie et que la décision préfectorale était fondée sur l'avis du collège de médecins. En conséquence, la requête a été rejetée, confirmant la légalité de l'arrêté préfectoral.
N° TA33-2405643(TA33-2405643)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. F, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde du 9 août 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation. Il a estimé que le refus de titre ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni l'accord franco-algérien, et que l'obligation de quitter le territoire n'était pas illégale. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes d'annulation et d'injonction.
N° TA33-2404960(TA33-2404960)
Le Tribunal administratif de Bordeaux annule la décision du 7 juin 2024 par laquelle la rectrice de l'académie de Bordeaux a confirmé l'exclusion définitive d'un élève de terminale pour avoir introduit une arme factice (pistolet air soft) dans son lycée. Le juge estime que cette sanction est disproportionnée au regard de l'absence d'intention violente, des excuses présentées, de l'absence d'antécédents disciplinaires et de l'absence de blessés ou de dégâts matériels. Il enjoint à la rectrice d'effacer cette sanction du dossier scolaire de l'élève, en application du code de l'éducation.
N° TA33-2404340(TA33-2404340)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme A, ressortissante ivoirienne, contestant l'arrêté du préfet de la Gironde du 25 mars 2024 lui refusant un titre de séjour pour raisons de santé, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de destination. La juridiction a estimé que la décision était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation, en se fondant notamment sur l'avis du collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration. Les moyens soulevés par la requérante, tirés de la méconnaissance des articles L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme, ont été écartés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.
N° TA33-2405918(TA33-2405918)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en excès de pouvoir, a rejeté la requête de M. E, ressortissant géorgien, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour pour raison médicale et l'obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, de défaut de motivation et de vice de procédure, jugeant que l'arrêté préfectoral était régulier et suffisamment motivé. Il a également estimé que le préfet ne s'était pas estimé lié par l'avis du collège des médecins de l'OFII et que la décision ne méconnaissait pas l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors qu'un traitement approprié existait dans le pays d'origine.
N° TA33-2300444(TA33-2300444)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. B, gérant d'une SCEA, contestant une imposition de 82 677 euros au titre des revenus de 2015, résultant de la taxation d'une commission de 100 000 euros perçue de la société Kaufman and Broad. Le tribunal a rejeté la demande de décharge, considérant que l'administration fiscale était fondée à appliquer le délai de reprise spécial de dix ans pour activité occulte, M. B n'ayant pas déclaré cette activité ni souscrit les déclarations requises. La solution retenue confirme l'imposition sur le fondement de l'article 92 du code général des impôts (bénéfices non commerciaux), sans faire droit à la substitution de base légale demandée par l'administration. Les textes appliqués incluent les articles L. 169 du livre des procédures fiscales et 92 du code général des impôts.
N° TA33-2405760(TA33-2405760)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté préfectoral du 5 juin 2024 refusant le renouvellement de son titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour de trois ans. La juridiction a estimé que la rupture de la communauté de vie avec son épouse française, établie par une procédure pénale en cours pour violences conjugales, faisait obstacle à la délivrance du titre de séjour sur le fondement des articles L. 423-1 et L. 412-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a également jugé que la menace pour l'ordre public était caractérisée et que la durée de l'interdiction de retour n'était pas disproportionnée. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.