Jurisprudence — Tribunal Administratif de Bordeaux
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N° TA33-2407502(TA33-2407502)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A, ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté du 4 décembre 2024 de la préfète de la Dordogne l'assignant à résidence pour 45 jours. Le juge a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen, estimant que la décision était suffisamment motivée et fondée sur les articles L. 731-1, L. 732-1 et L. 732-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). La solution retenue confirme la légalité de l'assignation à résidence en vue de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français.
N° TA33-2407499(TA33-2407499)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme C, ressortissante marocaine, qui contestait l'arrêté du préfet de la Dordogne l'assignent à résidence pour 45 jours en vue de son éloignement. La décision a été jugée légalement motivée et signée par une autorité compétente. Le tribunal a notamment écarté le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), estimant que la requérante n'établissait pas que son recours contre l'obligation de quitter le territoire français avait un caractère suspensif. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du CESEDA, notamment les articles L. 731-1, L. 732-1 et L. 732-3.
N° TA33-2407175(TA33-2407175)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme D, ressortissante marocaine, qui contestait un arrêté du préfet de la Dordogne refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante invoquait notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, considérant que la délégation de signature était régulière. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation.
N° TA33-2407544(TA33-2407544)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B, ressortissant monténégrin, contestant l'arrêté du préfet de Lot-et-Garonne du 9 décembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour de dix ans. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et de menace à l'ordre public, considérant que la décision était fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes d'annulation et d'injonction de M. B.
N° TA33-2407541(TA33-2407541)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B, ressortissant afghan, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde ordonnant son transfert aux autorités bulgares, responsables de l'examen de sa demande d'asile en application du règlement (UE) n° 604/2013. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance des droits à l'information et à un entretien individuel prévus par les articles 4 et 5 du règlement, ainsi que l'absence d'application de la clause discrétionnaire de l'article 17, n'étaient pas fondés. La décision a été jugée suffisamment motivée et régulière, le préfet ayant démontré la saisine et l'accord des autorités bulgares. En conséquence, le tribunal a prononcé l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle mais a rejeté l'ensemble des conclusions de M. B.
N° TA33-2407863(TA33-2407863)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet de la demande de titre de séjour de Mme A. La requérante, de nationalité sénégalaise, invoquait notamment une méconnaissance des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, Mme A se bornant à faire état de son maintien en situation irrégulière sans justifier de circonstances particulières. En conséquence, la requête a été rejetée par ordonnance motivée, sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA33-2407877(TA33-2407877)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A B, ressortissant bulgare sans abri, qui demandait à se voir attribuer un hébergement d'urgence stable. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant n'ayant pas justifié de circonstances particulières nécessitant une mesure à très bref délai. Il a également considéré que la demande était manifestement mal fondée, en l'absence de carence caractérisée de l'État dans la mise en œuvre du droit à l'hébergement d'urgence prévu par les articles L. 345-2-2 et L. 345-2-3 du code de l'action sociale et des familles.
N° TA33-2407836(TA33-2407836)
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet de la demande de titre de séjour de M. A, ressortissant marocain. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant se maintenant irrégulièrement en France après l'expiration de son précédent titre de séjour et n'apportant pas de justifications suffisantes. La requête a été rejetée par une ordonnance motivée, sans audience, en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA33-2407828(TA33-2407828)
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A, ressortissante sierra-léonaise. Celle-ci demandait au juge des référés d'enjoindre au préfet de la Gironde de lui délivrer une attestation de prolongation de l'instruction de sa demande de titre de séjour, afin de pouvoir travailler et subvenir à ses besoins. Le juge a estimé que la condition d'urgence particulière requise pour ce type de procédure n'était pas remplie, notamment car l'attestation sollicitée ne l'aurait pas autorisée à travailler. La solution retenue est le rejet de la requête pour défaut d'urgence, sans qu'il soit besoin d'examiner le fond du litige.
N° TA33-2407840(TA33-2407840)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet de la demande de titre de séjour de M. B, ressortissant marocain. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant se bornant à invoquer son maintien en situation irrégulière et une promesse d'embauche sans justifier de circonstances particulières nécessitant une mesure provisoire immédiate. En conséquence, l'ordonnance a rejeté l'ensemble des conclusions de la requête, y compris les demandes d'injonction et celles fondées sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2407849(TA33-2407849)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet de la demande de titre de séjour de M. B, ressortissant nigérian. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant se bornant à invoquer son maintien en situation irrégulière et une promesse d'embauche sans justifier de circonstances particulières nécessitant une mesure provisoire immédiate. En conséquence, les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte ont également été rejetées.
N° TA33-2407455(TA33-2407455)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par le préfet de la Gironde pour ordonner l'expulsion de M. G et Mme E d'un centre d'accueil pour demandeurs d'asile (CADA). Le tribunal a fait droit à la demande, en application des articles L. 552-15 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, constatant que les occupants, ayant obtenu l'asile ou la protection subsidiaire, ne disposaient plus d'aucun droit à se maintenir dans le logement et avaient refusé une proposition de logement social. La solution retenue ordonne leur expulsion sous huit jours, autorise le recours à la force publique et le débarras des biens meubles aux frais des occupants, en raison de l'urgence et de la saturation des capacités d'accueil.
N° TA33-2403081(TA33-2403081)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire du Bouscat accordant un permis de construire modificatif. En cours d’instance, la commune a retiré l’arrêté litigieux, ce qui a conduit les requérants à se désister de leur requête. Par ordonnance du 20 décembre 2024, le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également rejeté les conclusions de la commune tendant à l’application de l’article L. 761-1 du même code, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit.
N° TA33-2406127(TA33-2406127)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme A B contestant le refus du préfet de Lot-et-Garonne de délivrer un passeport et une carte nationale d’identité pour son fils. La requérante invoquait une erreur manifeste d’appréciation, mais ce moyen n’était pas assorti de précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été jugée irrecevable. Par ailleurs, l’aide juridictionnelle accordée à Mme A B lui a été retirée, la procédure étant considérée comme manifestement irrecevable au sens de l’article 50 de la loi du 10 juillet 1991.
N° TA33-2405960(TA33-2405960)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par M. A B d’une demande de revalorisation de la pension de retraite de son épouse décédée, qu’il estimait due par la CARSAT Aquitaine. Le tribunal a rejeté la requête comme portée devant une juridiction incompétente, considérant que ce litige relève du contentieux de la sécurité sociale défini à l’article L. 142-1 du code de la sécurité sociale. En application de l’article L. 142-8 du même code, ce contentieux ressort de la compétence du juge judiciaire, et non de l’ordre administratif. La solution retenue est donc un rejet pour incompétence matérielle de la juridiction administrative.
N° TA33-2407782(TA33-2407782)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Bordeaux rejette la requête en référé liberté de M. B, qui dénonçait des actes de harcèlement moral et autres violences professionnelles imputés à l'université de Bordeaux. Saisi sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, le juge des référés estime que la requête est inintelligible et que le requérant n'établit ni l'existence d'une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale, ni l'urgence justifiant une intervention à très brefs délais. En conséquence, la requête est rejetée sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA33-2402584(TA33-2402584)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par Mme Miyo'o Mintsa d'une demande de provision de 11 000 euros sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, en réparation des préjudices moraux et des troubles dans les conditions d'existence subis par elle et son fils mineur. Ces préjudices résulteraient de l'illégalité fautive de la décision du 14 octobre 2020 refusant la délivrance d'une carte nationale d'identité et d'un passeport, annulée par un jugement du 30 mai 2023, ainsi que du délai anormalement long de délivrance des titres, intervenus le 15 novembre 2023. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que le préfet de Lot-et-Garonne n'avait pas commis de faute dans l'exécution du jugement et que les préjudices allégués n'étaient pas suffisamment établis pour caractériser une obligation non sérieusement contestable au sens de l'article R. 541-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2406097(TA33-2406097)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B, qui demandait une injonction à la commune d'Agen pour obtenir des copies de documents liés à sa carte électorale. Le juge a considéré que la requête était manifestement irrecevable, car elle ne visait aucune décision administrative faisant grief et n'exposait aucun moyen juridique. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a rappelé qu'il ne peut adresser d'injonctions à une autorité administrative en l'absence de texte. La demande a donc été rejetée sans instruction complémentaire.
N° TA33-2300150(TA33-2300150)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par la société Chaudronnerie Aluminium Inox d’un recours en plein contentieux visant à obtenir la communication du rapport d’analyse des offres et des documents internes relatifs à un marché public de construction de navettes, sur le fondement des articles L. 311-1 et L. 311-2 du code des relations entre le public et l’administration. En cours d’instance, Bordeaux Métropole a communiqué les documents sollicités, après occultation des mentions protégées par l’article L. 311-6 du même code. Le tribunal a constaté que les conclusions à fin d’annulation et d’injonction étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. Les demandes au titre des frais de justice ont été rejetées.
N° TA33-2407460(TA33-2407460)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion de Mme D et de M. E ainsi que de leurs enfants du logement qu'ils occupent sans droit dans un centre d'accueil pour demandeurs d'asile (CADA) à Eysines. La solution retenue est fondée sur les articles L. 552-15 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui permettent d'enjoindre à un occupant sans titre d'évacuer les lieux après une mise en demeure infructueuse. Le juge a constaté que les intéressés, déboutés de leur demande d'asile par l'OFPRA et la CNDA, ne disposent d'aucun droit au maintien dans le logement, et que la mesure d'expulsion présente un caractère d'urgence et d'utilité compte tenu de la saturation des capacités d'accueil en Gironde. L'ordonnance autorise le recours à la force publique pour procéder à l'évacuation forcée et permet au préfet de donner instructions pour débarrasser les lieux des biens meubles aux frais et risques des occupants.