20 750 décisions disponibles — page 394/1038
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de la société MP Recouvrement contestant une amende administrative de 15 000 euros pour pratiques commerciales trompeuses (article L. 121-2 du code de la consommation) et le titre de perception subséquent. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions dirigées contre la décision d'amende et le rejet du recours gracieux, faute pour la société d'avoir exposé des moyens dans le délai de recours, en méconnaissance de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Il a également déclaré tardives les conclusions contestant le titre de perception, présentées après le délai de six mois prévu par l'article 118 du décret n°2012-1246 du 7 novembre 2012. En conséquence, la requête a été rejetée dans son intégralité.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, saisi par un étudiant, annule la décision implicite du président de l'université de Bordeaux rejetant sa demande de mise en conformité des affichages publics. Le tribunal constate que l'université, personne morale de droit public, n'a pas respecté l'article 4 de la loi n° 94-665 du 4 août 1994 relative à l'emploi de la langue française. Cette disposition impose qu'en cas de traduction d'affichages publics, celle-ci soit effectuée dans au moins deux langues étrangères, et non pas seulement en anglais. Le tribunal enjoint à l'université de se conformer à cette obligation dans un délai de quatre mois.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux (3ème chambre) a rejeté la requête de M. D, un ressortissant mauritanien, qui contestait un arrêté préfectoral du 31 juillet 2024 lui refusant un titre de séjour, lui faisant obligation de quitter le territoire français et lui interdisant un retour de trois ans. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière, et a jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation, faute pour le requérant d'apporter des preuves suffisantes de sa vie de couple ou des risques encourus en cas de retour en Mauritanie. La décision s'appuie notamment sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et de la convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté préfectoral du 5 juin 2024 refusant le renouvellement de son titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour de trois ans. La juridiction a estimé que la rupture de la communauté de vie avec son épouse française, établie par une procédure pénale en cours pour violences conjugales, faisait obstacle à la délivrance du titre de séjour sur le fondement des articles L. 423-1 et L. 412-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a également jugé que la menace pour l'ordre public était caractérisée et que la durée de l'interdiction de retour n'était pas disproportionnée. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en excès de pouvoir, a rejeté la requête de M. E, ressortissant géorgien, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour pour raison médicale et l'obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, de défaut de motivation et de vice de procédure, jugeant que l'arrêté préfectoral était régulier et suffisamment motivé. Il a également estimé que le préfet ne s'était pas estimé lié par l'avis du collège des médecins de l'OFII et que la décision ne méconnaissait pas l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors qu'un traitement approprié existait dans le pays d'origine.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme A, ressortissante albanaise, qui contestait le refus implicite du préfet de la Gironde de lui délivrer une carte de résident de longue durée-UE de dix ans. Le tribunal a d'abord écarté le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de la décision. Sur le fond, il a jugé que, conformément à l'article L. 426-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et à la directive 2003/109/CE, les ressources du compagnon de la requérante peuvent être prises en compte pour apprécier la condition de ressources. Toutefois, la solution retenue est le rejet de la requête, le tribunal ayant implicitement considéré que la demande était devenue sans objet ou que les conditions n'étaient pas remplies, la décision ne précisant pas explicitement le motif du rejet dans l'extrait fourni.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux (2ème chambre) a examiné la requête de Mme C, ressortissante marocaine, contestant le refus implicite de titre de séjour, requalifié en recours contre l'arrêté explicite du préfet de la Gironde du 15 novembre 2023. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de la requérante, estimant que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité de la décision préfectorale de refus de séjour et d'obligation de quitter le territoire français.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux (2ème chambre) a examiné les recours de M. F, ressortissant étranger, contestant le refus implicite puis explicite du préfet de la Gironde de lui délivrer un titre de séjour, assorti d'une obligation de quitter le territoire français et d'une interdiction de retour. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance des articles L. 435-1, L. 423-1, L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais la décision a été rendue après jonction des requêtes et admission de M. F à l'aide juridictionnelle.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme B, ressortissante algérienne, qui contestait un arrêté préfectoral du 22 novembre 2023 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante invoquait notamment un défaut de motivation, une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a jugé que la décision de refus de séjour était suffisamment motivée et que la situation personnelle de Mme B, célibataire et sans enfant, ne justifiait pas une admission exceptionnelle au séjour. En conséquence, les décisions portant obligation de quitter le territoire, fixation du pays de destination et interdiction de retour ont été validées.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. C, ressortissant marocain, qui demandait l'annulation du refus de délivrance d'une carte de séjour temporaire "salarié" par le préfet de la Gironde. Le tribunal a estimé que la décision de refus, formalisée par un arrêté du 29 janvier 2024, était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen sérieux de la situation du requérant. Il a également jugé que M. C ne remplissait pas les conditions pour bénéficier d'une admission exceptionnelle au séjour sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ou de l'article 3 de l'accord franco-marocain, et que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de Mme F L et ses enfants, qui demandaient la condamnation de l'État pour la spoliation de leurs prestations sociales entre 1963 et 1984 durant leur internement au camp de Bias. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que certains requérants avaient déjà été indemnisés pour ces préjudices par des décisions antérieures, rendant leurs conclusions irrecevables. Pour les autres, la prescription quadriennale a été opposée, et le tribunal a estimé que la loi du 23 février 2022 portant reconnaissance envers les harkis ne permettait pas une indemnisation supplémentaire pour ce motif spécifique. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes indemnitaires, en application de la loi n° 68-1250 du 31 décembre 1968 relative à la prescription des créances sur l'État et de la loi n° 2022-229 du 23 février 2022.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux annule la décision implicite de rejet de la demande de titre de séjour de M. B, un ressortissant congolais. Cette annulation est motivée par le défaut de communication des motifs de la décision implicite par le préfet de la Gironde, en méconnaissance de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. B dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour durant cet examen.
Réclamation indemnitaire pour préjudices subis par un patient, suivie d’une médiation ayant abouti à un accord. Le Tribunal administratif de Bordeaux, par ordonnance du 18 décembre 2024, a constaté le désistement des requérants, faute de confirmation du maintien de leurs conclusions malgré une demande en ce sens. Ce désistement est fondé sur l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en excès de pouvoir, a annulé l'arrêté du préfet de la Gironde du 19 avril 2024 refusant un titre de séjour à Mme D, ressortissante turque. La juridiction a estimé que cette décision portait une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de la requérante, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de sa résidence de plus de six ans en France, de son mariage avec un compatriote titulaire d'une carte de résident, et de la naissance de leurs trois enfants sur le territoire français. Par conséquent, le tribunal a annulé l'arrêté dans son ensemble, incluant l'obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de destination.
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par la caisse primaire d'assurance maladie (CPAM) de la Gironde d'une requête en plein contentieux visant à obtenir la condamnation du centre hospitalier universitaire de Bordeaux et de son assureur au remboursement de prestations versées pour son assuré. La CPAM s'est désistée de sa requête après la conclusion d'un accord entre les parties. Par ordonnance du 18 décembre 2024, le tribunal a donné acte de ce désistement, considéré comme pur et simple, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune condamnation aux dépens ou au titre des frais de justice n'a été prononcée.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en excès de pouvoir, a rejeté la requête de Mme D, ressortissante angolaise, qui contestait le refus du préfet de Lot-et-Garonne de lui délivrer une carte de résident. Le tribunal a considéré que le préfet n'avait pas commis d'erreur de droit en se fondant sur l'insuffisance de ressources stables et régulières, condition prévue à l'article L. 426-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que l'insertion professionnelle à consolider était un motif valable d'appréciation. La solution retenue confirme la légalité de la décision préfectorale, rejetant ainsi l'ensemble des conclusions de la requérante.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en formation de 2ème chambre, a rejeté les requêtes de M. et Mme F, qui contestaient les arrêtés du préfet de la Gironde du 15 novembre 2023 leur refusant un titre de séjour, les obligeant à quitter le territoire et leur interdisant le retour pour deux ans. Les requérants invoquaient notamment une erreur de fait, une méconnaissance de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, une atteinte disproportionnée à leur vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) et une violation de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, confirmant ainsi la légalité des décisions préfectorales.
Le Tribunal administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. B, ressortissant ivoirien, qui demandait l'annulation de la décision implicite de la préfète de l'Essonne refusant d'abroger un arrêté de 2017 portant refus de séjour et obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a rappelé que l'administration doit examiner le droit au séjour de l'intéressé à la date où elle statue sur une demande d'abrogation, dans un délai de quatre mois. La décision finale du tribunal n'est pas précisée dans l'extrait fourni, mais il est indiqué que le rapport de Mme D a été entendu lors de l'audience publique.
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en excès de pouvoir, a rejeté la requête de Mme C, ressortissante mauritanienne, qui contestait la décision du directeur de l'OFII du 4 juin 2024 mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil. La décision était motivée par son absence non justifiée à l'aéroport le 30 avril 2024 pour un transfert vers l'Espagne, constituant un manquement aux exigences des autorités d'asile. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, de défaut d'examen et d'erreur d'appréciation, jugeant que l'OFII avait légalement appliqué l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B, ressortissant albanais, qui contestait le refus de titre de séjour pour raisons de santé, l'obligation de quitter le territoire et l'interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a estimé que le préfet n'avait pas méconnu l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, et que les décisions n'étaient pas entachées d'erreur manifeste d'appréciation.