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Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme B, qui contestait une décision du préfet de la Gironde classant sans suite sa demande de naturalisation. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait ni exposé des moyens juridiques ni conclusions formelles, en violation des articles R. 411-1 et R. 222-1 du code de justice administrative. Le juge a donc prononcé le rejet sans inviter la requérante à régulariser sa demande.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a pris acte, par ordonnance du 16 décembre 2024, du désistement pur et simple de M. D de son recours en excès de pouvoir dirigé contre le refus implicite du maire d'Arcachon de retirer un permis de construire. Ce désistement fait suite à un accord intervenu entre les parties dans le cadre d'une médiation judiciaire. La solution retenue est le donné acte du désistement d'instance et d'action, conformément à l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par Mme A d’un recours en excès de pouvoir contre le refus du centre hospitalier intercommunal Marmande-Tonneins de reconnaître sa maladie professionnelle. En cours d’instance, l’administration a fait droit à sa demande par un arrêté du 25 mars 2024. Faute pour la requérante d’avoir confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d’un mois suivant la demande qui lui avait été adressée sur le fondement de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, elle est réputée s’être désistée. Par ordonnance du 16 décembre 2024, le tribunal a donné acte de ce désistement.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A E, ressortissant géorgien, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 29 novembre 2024 du préfet de la Gironde l'assignant à résidence. Le tribunal a jugé que la décision avait été signée par une autorité compétente et que les conditions de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile étaient remplies, l'éloignement de l'intéressé demeurant une perspective raisonnable. Il a également écarté les moyens tirés d'un défaut d'examen et d'une atteinte disproportionnée à la vie privée.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B C, qui contestait un refus d’attribution d’une aide de reconnaissance et de réparation pour les personnes ayant séjourné dans un camp. Le requérant s’était borné à produire son recours gracieux sans exposer de moyens juridiques, ce qui ne permettait pas au juge de statuer. La décision a été prise sur le fondement des articles R. 222-1 (4°) et R. 411-1 du code de justice administrative, qui imposent un exposé des faits et moyens dans la requête.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par une agente du centre hospitalier de Cadillac contestant le refus implicite de reconnaître son syndrome anxio-dépressif comme maladie professionnelle. En cours d’instance, l’administration a pris une décision explicite de rejet, qui s’est substituée à la décision implicite initiale et a fait l’objet d’un recours distinct. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions principales, celles-ci ayant perdu leur objet. Les demandes présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
Cette décision du Tribunal Administratif de Bordeaux concerne une demande de l'Établissement public foncier Nouvelle Aquitaine, fondée sur l'article R. 532-1-1 du code de justice administrative, visant à faire constater l'état d'immeubles et réseaux voisins avant des travaux de démolition et dépollution à Bergerac. Le juge des référés fait droit à la requête en désignant un expert pour dresser un constat préalable des lieux, décrire les éventuels désordres existants, et évaluer les mesures de sauvegarde nécessaires. La mission de l'expert est également étendue, en application du même article, pour rechercher les causes et l'étendue des dommages qui surviendraient pendant ou après les travaux.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B, qui contestait un arrêté du préfet de la Dordogne du 23 novembre 2024. Le requérant demandait l'annulation d'une décision d'assignation à résidence, mais le tribunal a constaté que l'arrêté attaqué ne contenait pas une telle mesure, mais uniquement une obligation de quitter le territoire français, une fixation du pays de destination et une interdiction de retour. En conséquence, les conclusions dirigées contre une assignation à résidence inexistante ont été jugées irrecevables. La requête a été rejetée dans son intégralité, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens soulevés.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de Mme C, ressortissante russe, contestant les décisions du préfet de la Gironde des 26 septembre 2022 et 11 janvier 2023 classant sans suite sa demande d'acquisition de la nationalité française. Le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions dirigées contre la première décision, celle-ci ayant été retirée et remplacée par la décision du 11 janvier 2023. Sur le fond, le tribunal a annulé la décision du 11 janvier 2023 au motif que le préfet n'avait pas respecté la procédure prévue à l'article 40 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993, faute d'avoir mis en demeure la requérante de produire les pièces complémentaires avant de classer sa demande sans suite.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de la société Naissandre contestant la décision du 15 novembre 2022 lui demandant le remboursement d'un trop-perçu d'allocation d'activité partielle de 16 267,52 euros pour la période du 1er juin 2020 au 31 décembre 2021. Le tribunal a jugé qu'à compter du 11 mai 2020, l'activité de la société n'était soumise à aucune restriction sanitaire, et que la baisse d'activité invoquée relevait de l'absence de fourniture de travail par l'employeur, non d'une circonstance exceptionnelle au sens de l'article R. 5122-1 du code du travail. La solution retenue est fondée sur les articles L. 1222-1 et L. 5121-1 du code du travail.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. C, un formateur indépendant, qui demandait la décharge de la cotisation foncière des entreprises (CFE) pour 2022. Le tribunal a estimé que l'activité d'enseignement théorique de la norme NF C 18-510 ne relevait pas de l'exonération prévue au 3° de l'article 1460 du code général des impôts, qui doit être interprété strictement. M. C n'a pas pu démontrer qu'il remplissait les conditions de la doctrine fiscale applicable, notamment en exerçant personnellement son activité en dehors de tout établissement. Les circonstances d'assujettissements antérieurs ou de dégrèvements accordés à d'autres formateurs ont été jugées sans incidence sur sa situation personnelle.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la demande de la société Evollis, qui sollicitait le bénéfice du crédit d'impôt innovation (CII) prévu à l'article 244 quater B du code général des impôts pour des dépenses engagées en 2020. La société avait développé un parcours de souscription hybride de type "click and collect" pour son partenaire Micromania. Le tribunal a jugé que ce projet ne constituait pas un "nouveau produit" au sens des dispositions fiscales, car il ne se distinguait pas suffisamment des solutions existantes par des performances supérieures en termes techniques, d'ergonomie ou de fonctionnalités. En conséquence, la requête a été rejetée, y compris les conclusions accessoires relatives aux intérêts et aux frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la demande de Mme A, qui sollicitait la décharge de sa responsabilité solidaire pour une dette d'impôt sur le revenu de 7 018 euros, après que l'administration fiscale a partiellement rejeté sa demande. La requérante invoquait une dégradation de sa situation financière, notamment la perte de la pension alimentaire due par son ex-époux. Le tribunal a rappelé que, selon l'article 1691 bis du code général des impôts, la disproportion marquée entre la dette fiscale et la situation financière du demandeur s'apprécie à la date de la demande initiale, sur la base des seules pièces et faits alors exposés. En l'espèce, la décision de justice a rejeté la requête, considérant que les éléments fournis par Mme A ne démontraient pas une telle disproportion à la date de sa demande.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, saisi en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a examiné la demande de suspension de la note d'affectation du 6 mai 2024 et de la décision implicite de rejet du recours gracieux de M. A, agent de Bordeaux Métropole. Le requérant invoquait notamment un vice de procédure, un défaut de motivation et une discrimination liée à son handicap visuel. En cours d'instance, la collectivité a pris un arrêté de mutation d'office le 10 décembre 2024, abrogeant la décision contestée, ce qui a conduit le juge à constater un non-lieu à statuer sur la demande de suspension. La solution retenue repose sur l'absence d'objet du litige, sans qu'il soit nécessaire de se prononcer sur les moyens soulevés ou les textes appliqués.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de Mme C, ressortissante marocaine, contestant le refus du préfet de la Gironde de lui accorder le regroupement familial pour son époux. Le tribunal a rejeté le moyen d'incompétence de l'auteur de la décision, la délégation de signature étant régulière. Sur le fond, il a rappelé que les ressources du demandeur sont appréciées sur les douze mois précédant la demande, et a constaté que Mme C ne justifiait pas de ressources suffisantes au regard du SMIC, conformément aux articles L. 434-7 et R. 434-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de la requête.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté les requêtes de M. et Mme A E, qui contestaient des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu, de contribution sur les hauts revenus et de prélèvements sociaux pour 2017, d’un montant total de 2 220 384 euros. Ces impositions faisaient suite à la réintégration dans leur revenu imposable de la valeur de 306,1 kg de résine de cannabis et de 160 330 euros saisis à leur domicile, en application de l’article 1649 quater-0 B bis du code général des impôts. Le tribunal a jugé que M. A E avait la libre disposition des biens saisis, que leur valorisation par l’administration était fondée, et que Mme A E ne remplissait pas les conditions pour être déchargée de son obligation solidaire de paiement au titre de l’article 1691 bis du même code.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. B D, de nationalité pakistanaise, contestant le refus du préfet de la Dordogne de lui accorder le regroupement familial pour son épouse et ses trois enfants. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur d'appréciation en se fondant uniquement sur les ressources de l'année 2022, sans tenir compte des bulletins de salaire de 2023 produits par le requérant, qui démontraient des ressources stables et suffisantes au sens des articles L. 434-7 et R. 434-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, la décision de refus a été annulée, et il a été enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de deux mois.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la demande de la SARL Makesoft, qui contestait des rappels de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) et pénalités d’un montant total de 386 003 euros pour les années 2015 et 2016. La société, spécialisée dans la vente de matériel informatique, avait qualifié ses ventes à des sociétés néerlandaises de livraisons intracommunautaires exonérées de TVA, ce que l’administration fiscale avait remis en cause. Le tribunal a jugé que la procédure de contrôle, incluant un débat contradictoire avec le vérificateur, était régulière au regard des articles L. 57 du livre des procédures fiscales et L. 10 du même code. La solution retenue confirme le bien-fondé des rectifications opérées par l’administration, sans que les moyens soulevés par la requérante ne soient accueillis.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné les requêtes de la SCEA de la rivière contestant des amendes administratives pour manquements aux règles d'hygiène et de sécurité du travail, initialement fixées à 12 800 euros puis ramenées à 11 600 euros par une décision de retrait du 27 septembre 2023. Le tribunal a jugé que les conclusions dirigées contre la première décision du 5 avril 2023 étaient irrecevables, celle-ci ayant été retirée et remplacée. Sur le fond, il a rejeté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et d'erreur de fait, considérant que les manquements étaient établis pour plusieurs salariés. Il a toutefois estimé que le montant des amendes était disproportionné et l'a réduit à 6 000 euros, en application des articles L. 4741-1 et suivants du code du travail.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a annulé les impositions et pénalités d’un montant de 43 923 euros mises à la charge de M. et Mme A au titre de l’année 2018, concernant des tantièmes perçus en tant qu’administrateur d’une société holding de droit luxembourgeois. La solution retenue se fonde sur l’article 11 de la convention fiscale franco-luxembourgeoise du 1er avril 1958, qui prévoit que ces rémunérations sont imposables dans l’État où la société a son domicile fiscal. Un jugement antérieur du même tribunal ayant établi que la société n’était pas fiscalement domiciliée en France en 2018, l’administration fiscale ne pouvait procéder au rehaussement des revenus des requérants.