Jurisprudence — Tribunal Administratif de Bordeaux
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N° TA33-2407372(TA33-2407372)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B C, ressortissant turc, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder le bénéfice des conditions matérielles d'accueil suite à sa demande de réexamen d'asile. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et d'inconventionnalité, estimant que la directive 2013/33/UE était transposée en droit interne. Il a jugé la décision suffisamment motivée et a considéré que l'OFII n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant les conditions matérielles d'accueil, le requérant n'apportant pas la preuve de sa vulnérabilité particulière. La solution s'appuie sur les articles L. 551-15 et L. 522-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA33-2406684(TA33-2406684)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B C, qui contestait un refus d’attribution d’une aide de reconnaissance et de réparation pour les personnes ayant séjourné dans un camp. Le requérant s’était borné à produire son recours gracieux sans exposer de moyens juridiques, ce qui ne permettait pas au juge de statuer. La décision a été prise sur le fondement des articles R. 222-1 (4°) et R. 411-1 du code de justice administrative, qui imposent un exposé des faits et moyens dans la requête.
N° TA33-2407392(TA33-2407392)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A E, ressortissant géorgien, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 29 novembre 2024 du préfet de la Gironde l'assignant à résidence. Le tribunal a jugé que la décision avait été signée par une autorité compétente et que les conditions de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile étaient remplies, l'éloignement de l'intéressé demeurant une perspective raisonnable. Il a également écarté les moyens tirés d'un défaut d'examen et d'une atteinte disproportionnée à la vie privée.
N° TA33-2305310(TA33-2305310)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a pris acte, par ordonnance du 16 décembre 2024, du désistement pur et simple de M. D de son recours en excès de pouvoir dirigé contre le refus implicite du maire d'Arcachon de retirer un permis de construire. Ce désistement fait suite à un accord intervenu entre les parties dans le cadre d'une médiation judiciaire. La solution retenue est le donné acte du désistement d'instance et d'action, conformément à l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2404847(TA33-2404847)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A B, qui contestait le refus du sous-préfet de Bergerac de lui délivrer un permis de chasse. La requête a été jugée manifestement irrecevable car M. B n'a pas produit l'acte attaqué malgré une demande de régularisation, en violation des articles R. 412-1 et R. 612-1 du code de justice administrative. L'ordonnance, prise sur le fondement de l'article R. 222-1 4° du même code, rejette la demande sans examen au fond.
N° TA33-2302894(TA33-2302894)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par une agente du centre hospitalier de Cadillac contestant le refus implicite de reconnaître son syndrome anxio-dépressif comme maladie professionnelle. En cours d’instance, l’administration a pris une décision explicite de rejet, qui s’est substituée à la décision implicite initiale et a fait l’objet d’un recours distinct. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions principales, celles-ci ayant perdu leur objet. Les demandes présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
N° TA33-2406961(TA33-2406961)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme A, qui produisait des pièces relatives au service militaire de son mari, sans formuler de conclusions ou de moyens juridiques. L'ordonnance, fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, a jugé la requête manifestement irrecevable pour défaut d'exposé des conclusions et moyens exigé par l'article R. 411-1. Aucun texte de fond n'a été appliqué, la décision se limitant à un constat d'irrecevabilité procédurale.
N° TA33-2406654(TA33-2406654)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme B, qui contestait une décision du préfet de la Gironde classant sans suite sa demande de naturalisation. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait ni exposé des moyens juridiques ni conclusions formelles, en violation des articles R. 411-1 et R. 222-1 du code de justice administrative. Le juge a donc prononcé le rejet sans inviter la requérante à régulariser sa demande.
N° TA33-2306766(TA33-2306766)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par Mme A d’un recours en excès de pouvoir contre le refus du centre hospitalier intercommunal Marmande-Tonneins de reconnaître sa maladie professionnelle. En cours d’instance, l’administration a fait droit à sa demande par un arrêté du 25 mars 2024. Faute pour la requérante d’avoir confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d’un mois suivant la demande qui lui avait été adressée sur le fondement de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, elle est réputée s’être désistée. Par ordonnance du 16 décembre 2024, le tribunal a donné acte de ce désistement.
N° TA33-2407313(TA33-2407313)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné le recours de M. C, ressortissant camerounais, contre le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la décision était signée par une autorité compétente et que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 20 de la directive 2013/33/UE était inopérant, cette directive étant transposée en droit interne. Il a également jugé que le refus était fondé sur l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car M. C n'avait pas sollicité l'asile dans le délai de quatre-vingt-dix jours suivant son entrée en France, sans motif légitime.
N° TA33-2406663(TA33-2406663)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par Mme A d’un litige l’opposant à une société privée concernant le remboursement d’un acompte de 500 euros pour la réservation d’un véhicule. Statuant par ordonnance sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a rejeté la requête pour incompétence de la juridiction administrative. Il a jugé que ce litige, opposant un particulier à une entreprise privée, relève de la compétence du juge judiciaire.
N° TA33-2407317(TA33-2407317)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B, qui contestait un arrêté du préfet de la Dordogne du 23 novembre 2024. Le requérant demandait l'annulation d'une décision d'assignation à résidence, mais le tribunal a constaté que l'arrêté attaqué ne contenait pas une telle mesure, mais uniquement une obligation de quitter le territoire français, une fixation du pays de destination et une interdiction de retour. En conséquence, les conclusions dirigées contre une assignation à résidence inexistante ont été jugées irrecevables. La requête a été rejetée dans son intégralité, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens soulevés.
N° TA33-2407538(TA33-2407538)
Cette décision du Tribunal Administratif de Bordeaux concerne une demande de l'Établissement public foncier Nouvelle Aquitaine, fondée sur l'article R. 532-1-1 du code de justice administrative, visant à faire constater l'état d'immeubles et réseaux voisins avant des travaux de démolition et dépollution à Bergerac. Le juge des référés fait droit à la requête en désignant un expert pour dresser un constat préalable des lieux, décrire les éventuels désordres existants, et évaluer les mesures de sauvegarde nécessaires. La mission de l'expert est également étendue, en application du même article, pour rechercher les causes et l'étendue des dommages qui surviendraient pendant ou après les travaux.
N° TA33-2301055(TA33-2301055)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. C, un formateur indépendant, qui demandait la décharge de la cotisation foncière des entreprises (CFE) pour 2022. Le tribunal a estimé que l'activité d'enseignement théorique de la norme NF C 18-510 ne relevait pas de l'exonération prévue au 3° de l'article 1460 du code général des impôts, qui doit être interprété strictement. M. C n'a pas pu démontrer qu'il remplissait les conditions de la doctrine fiscale applicable, notamment en exerçant personnellement son activité en dehors de tout établissement. Les circonstances d'assujettissements antérieurs ou de dégrèvements accordés à d'autres formateurs ont été jugées sans incidence sur sa situation personnelle.
N° TA33-2306473(TA33-2306473)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. C, qui contestait le refus de l'université de Bordeaux de l’admettre en deuxième année du diplôme d’État d’infirmier en pratique avancée. Le tribunal a jugé que les délibérations de la commission d’étude des demandes de transfert n’avaient pas à être motivées, car elles ne relèvent pas des catégories de décisions soumises à une obligation de motivation. Il a également écarté le moyen tiré d’une erreur de droit, estimant que l’accès à la formation n’est pas de droit pour les étudiants ayant validé la première année, mais soumis à une procédure d’admission définie par l’établissement. La demande d’indemnisation de 20 000 euros a été rejetée, ainsi que les conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. La décision s’appuie sur les articles D. 636-75 et D. 636-77 du code de l’éducation, ainsi que sur l’arrêté du 18 juillet 2018.
N° TA33-2300035(TA33-2300035)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de la société "Analyses et Risques Europe" (SAR EUROPE), une holding de droit luxembourgeois, qui contestait son assujettissement à l'impôt sur les sociétés en France pour l'année 2018. La société demandait le rétablissement de son déficit fiscal à 168 165 euros, mais le tribunal a jugé que son siège de direction effective se trouvait en France, la rendant imposable sur le territoire français. La décision s'appuie sur l'article 209 du code général des impôts et la convention fiscale franco-luxembourgeoise du 1er avril 1958, confirmant l'existence d'un établissement stable en France. Les moyens soulevés par la société, notamment sur la procédure de contrôle et l'absence d'activité occulte, ont été écartés comme non fondés.
N° TA33-2305142(TA33-2305142)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. A, ressortissant kosovar, contestant le refus du préfet de la Gironde de lui délivrer un titre de séjour et d'abroger une interdiction de retour sur le territoire français. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions dirigées contre le refus d'abrogation de l'interdiction de retour, car M. A ne justifiait pas résider hors de France comme l'exige l'article L. 613-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Sur le refus de séjour, le tribunal a rejeté les moyens soulevés, estimant la décision suffisamment motivée et non contraire à l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni aux articles L. 435-1 et L. 423-23 du même code. En conséquence, la requête a été rejetée dans son ensemble.
N° TA33-2305081(TA33-2305081)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux annule le refus de titre de séjour opposé par le préfet de la Gironde à M. E, ressortissant congolais. Le juge retient un défaut d'examen particulier de la situation du requérant, le préfet n'ayant pas analysé sa vie privée et familiale (notamment son Pacs avec une Française) ni son insertion professionnelle. La décision est annulée sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens, et le préfet doit réexaminer la situation dans un délai d'un mois. L'État est condamné à verser 1 200 euros au titre des frais d'instance.
N° TA33-2300681(TA33-2300681)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la demande de la société Evollis, qui sollicitait le bénéfice du crédit d'impôt innovation (CII) prévu à l'article 244 quater B du code général des impôts pour des dépenses engagées en 2020. La société avait développé un parcours de souscription hybride de type "click and collect" pour son partenaire Micromania. Le tribunal a jugé que ce projet ne constituait pas un "nouveau produit" au sens des dispositions fiscales, car il ne se distinguait pas suffisamment des solutions existantes par des performances supérieures en termes techniques, d'ergonomie ou de fonctionnalités. En conséquence, la requête a été rejetée, y compris les conclusions accessoires relatives aux intérêts et aux frais de justice.
N° TA33-2407224(TA33-2407224)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, saisi en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a examiné la demande de suspension de la note d'affectation du 6 mai 2024 et de la décision implicite de rejet du recours gracieux de M. A, agent de Bordeaux Métropole. Le requérant invoquait notamment un vice de procédure, un défaut de motivation et une discrimination liée à son handicap visuel. En cours d'instance, la collectivité a pris un arrêté de mutation d'office le 10 décembre 2024, abrogeant la décision contestée, ce qui a conduit le juge à constater un non-lieu à statuer sur la demande de suspension. La solution retenue repose sur l'absence d'objet du litige, sans qu'il soit nécessaire de se prononcer sur les moyens soulevés ou les textes appliqués.