Jurisprudence — Tribunal Administratif de Bordeaux
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N° TA33-2303596(TA33-2303596)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en formation de première chambre, a examiné la requête de M. B A contestant la décision "48SI" du 1er juin 2023 constatant l'invalidité de son permis de conduire pour solde de points nul, ainsi que les retraits de points consécutifs à cinq infractions routières. Le requérant invoquait le défaut d'information préalable prévue aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que pour l'infraction du 6 janvier 2022 constatée par procès-verbal électronique, le paiement de l'amende forfaitaire établissait que l'avis de contravention, réputé contenir les informations requises, avait été reçu, sans que M. A ne démontre son inexactitude ou son incomplétude. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de la route et du code de procédure pénale.
N° TA33-2301508(TA33-2301508)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. B contestant la décision "48 SI" du 24 février 2023 invalidant son permis de conduire pour solde de points nul, ainsi que les retraits de points sous-jacents. Le tribunal a rejeté le moyen tiré du défaut d'information préalable pour les infractions de 2018 et 2020, considérant que le paiement des amendes forfaitaires établissait la réception de l'avis de contravention contenant les mentions légales requises par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. La solution retenue est le rejet de la requête de M. B, confirmant ainsi la légalité de la procédure de retrait de points et l'invalidation de son permis.
N° TA33-2301397(TA33-2301397)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B contestant le retrait de six points de son permis de conduire suite à une ordonnance pénale pour délit de fuite. Le requérant invoquait un défaut d’information préalable prévu aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. Le tribunal a jugé que l’ordonnance pénale, bien que rendue sans débat, permettait à M. B de former opposition, ce qui constitue une garantie suffisante pour établir la réalité de l’infraction. Dès lors, l’absence de délivrance des informations préalables n’entache pas la légalité du retrait de points.
N° TA33-2404520(TA33-2404520)
Le tribunal administratif de Bordeaux rejette la requête de Mme B contestant la décision du préfet de Lot-et-Garonne du 29 mai 2024 lui retirant le bénéfice de l'épreuve théorique du permis de conduire pour fraude. La décision attaquée est jugée suffisamment motivée au regard de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration, car elle vise les textes applicables et détaille les éléments de fait et de procédure. Sur le fond, le tribunal estime que la fraude est établie, en application de l'article L. 241-2 du même code et de l'article 5 de l'arrêté du 20 avril 2012, en raison des incohérences dans les déclarations de Mme B lors de l'entretien contradictoire. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de Mme B, incluant l'annulation, l'injonction et les frais de justice.
N° TA33-2301925(TA33-2301925)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde suspendant son permis de conduire pour six mois suite à un contrôle positif aux stupéfiants. Le requérant invoquait la consommation de cannabidiol (CBD), mais le tribunal a relevé que le rapport d'analyse salivaire établissait la présence de stupéfiants, sans que M. B ne prouve le contraire. La juridiction a appliqué l'article L. 224-2 du code de la route et l'arrêté du 13 décembre 2016 fixant les seuils de détection. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation.
N° TA33-2303108(TA33-2303108)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de Mme F contestant la rétention de son permis de conduire, sa suspension administrative pour six mois et l'immobilisation de son véhicule, suite à un excès de vitesse. Le tribunal a rejeté les conclusions contre l'avis de rétention, jugeant que cette mesure, relevant d'une opération de police judiciaire, échappe à la compétence de la juridiction administrative. Concernant la suspension administrative, le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et de vice de procédure, en se fondant sur les délégations de signature régulières et l'absence d'obligation de procédure contradictoire préalable pour les mesures de police fondées sur l'article L. 224-1 du code de la route. La solution retenue est le rejet de la requête.
N° TA33-2407497(TA33-2407497)
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de la décision du 6 novembre 2024 par laquelle la préfète des Landes a suspendu le permis de conduire de M. B pour six mois. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car si la suspension affecte la formation professionnelle du requérant, elle répond à des exigences de sécurité routière face à une infraction grave (conduite sous stupéfiants). En conséquence, la requête est rejetée sans examen des moyens de légalité, en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA33-2304106(TA33-2304106)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. B A contestant la décision "48 SI" du 1er février 2023 invalidant son permis de conduire pour solde de points nul, ainsi que les retraits de points consécutifs à plusieurs infractions routières commises entre 2017 et 2022. Le requérant invoquait notamment le défaut d'information préalable prévue par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, garantie substantielle conditionnant la régularité des retraits de points. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de M. A, estimant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés au regard des pièces du dossier et des dispositions applicables du code de la route.
N° TA33-2303952(TA33-2303952)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé, a examiné la requête de M. A B contestant l'invalidation de son permis de conduire pour solde de points nul. Le tribunal a constaté que la décision initiale d'invalidation du 19 mai 2021 avait été retirée et remplacée par une nouvelle décision du 30 octobre 2023, entraînant un non-lieu à statuer sur les conclusions dirigées contre la première décision. Par ailleurs, les conclusions relatives aux infractions des 12 juillet, 6 octobre et 30 juillet 2021 ont été rejetées comme irrecevables, ces infractions n'ayant pas donné lieu à des retraits de points. Le tribunal a ensuite examiné le moyen tiré du défaut d'information préalable prévue par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, et a jugé que ce moyen n'était pas fondé pour les infractions restantes. En conséquence, la requête a été rejetée dans son ensemble.
N° TA33-2304850(TA33-2304850)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de Mme D contestant la décision du ministre de l'intérieur du 19 juillet 2023 constatant l'invalidité de son permis de conduire pour solde de points nul, ainsi que les retraits de points consécutifs à diverses infractions. Le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions dirigées contre la décision "48 SI" et certains retraits de points, le ministre ayant retiré ces décisions et reconstitué les points, rendant le permis valide avec un solde positif. Pour les autres retraits de points, le tribunal a rejeté le moyen tiré du défaut de notification comme inopérant, et a examiné le moyen relatif au défaut d'information préalable prévue aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route.
N° TA33-2203408(TA33-2203408)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. A, agent territorial, d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire de Libourne refusant de reconnaître l’imputabilité au service de son syndrome anxiodépressif. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens soulevés, tant sur la légalité interne (erreur de fait, d’appréciation et de droit au regard des articles L. 822-20 et L. 822-21 du code général de la fonction publique) que sur la légalité externe (incompétence de l’auteur de l’acte et vices de procédure liés à la composition de la commission de réforme). En conséquence, la requête a été rejetée, y compris les conclusions subsidiaires aux fins d’expertise et celles présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2402654(TA33-2402654)
Cette décision du Tribunal Administratif de Bordeaux rejette la requête de M. B qui contestait le refus du préfet de la Loire-Atlantique d'échanger son permis de conduire algérien contre un titre français. Le tribunal écarte les moyens d'incompétence du signataire et de défaut de motivation, jugeant la décision suffisamment motivée en droit et en fait. Il retient que le refus est fondé sur l'incomplétude du dossier de l'intéressé, notamment l'absence de justificatif de sa date d'installation en France, conformément à l'article R. 222-3 du code de la route et à l'arrêté du 12 janvier 2012. En conséquence, la requête est rejetée.
N° TA33-2402615(TA33-2402615)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. D, qui contestait l’arrêté du préfet de la Gironde suspendant son permis de conduire pour six mois pour conduite sous stupéfiants. Le requérant soutenait avoir consommé du cannabidiol (CBD), non classé comme stupéfiant, mais le tribunal a relevé que les analyses salivaires avaient révélé la présence de THC, substance stupéfiante au sens de l’article L. 235-1 du code de la route. Faute pour M. D d’établir que les conditions légales n’étaient pas réunies, la suspension a été jugée fondée sur l’article L. 224-2 du même code. La demande d’annulation et les conclusions accessoires ont donc été rejetées.
N° TA33-2402070(TA33-2402070)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme A, qui demandait l'annulation du refus du préfet de la Loire-Atlantique d'échanger son permis de conduire luxembourgeois contre un titre français. Le tribunal a jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur de droit, car le permis luxembourgeois avait été délivré par conversion d'un titre congolais, et en l'absence d'accord de réciprocité entre la France et le Congo, le refus était légalement fondé. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de la route et l'arrêté du 8 février 1999.
N° TA33-2401601(TA33-2401601)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a pris acte du désistement de M. B de ses conclusions indemnitaires, par lesquelles il demandait la condamnation de la commune de Grayan-et-l'Hôpital à lui verser 90 510,95 euros en réparation des préjudices liés à l'illégalité d'un certificat d'urbanisme de 2006 et d'une délibération de 2004. Le désistement, pur et simple, a été accepté sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. La demande de frais irrépétibles, réduite à 1 995,98 euros, a été rejetée.
N° TA33-2304649(TA33-2304649)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. A contestant la décision "48 SI" du 20 juin 2023 constatant l'invalidité de son permis de conduire pour solde de points nul, ainsi que les retraits de points sous-jacents. Le requérant invoquait notamment un défaut d'information préalable prévu aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. Le tribunal a rejeté ce moyen pour l'infraction du 1er octobre 2021, estimant que la signature du procès-verbal électronique par le contrevenant établissait la délivrance de l'information requise. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais l'analyse porte sur la régularité de la procédure de retrait de points au regard du code de la route.
N° TA33-2304531(TA33-2304531)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. C A, qui contestait le refus du préfet de la Loire-Atlantique d'échanger son permis de conduire algérien contre un titre français. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, jugeant que la décision était signée par une autorité compétente et que le préfet avait procédé à un examen réel et sérieux de la situation. Il a également estimé que le refus était fondé sur les dispositions de l'article R. 222-3 du code de la route et de l'arrêté du 12 janvier 2012, le requérant n'ayant pas respecté le délai d'un an pour demander l'échange après l'acquisition de sa résidence normale en France.
N° TA33-2407291(TA33-2407291)
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. C, ressortissant bangladais, afin d'obtenir la délivrance d'un récépissé de demande de titre de séjour l'autorisant à travailler. En cours d'instance, le préfet de la Gironde a édité un récépissé valable du 6 décembre 2024 au 5 mars 2025 et convoqué l'intéressé pour finaliser sa demande. Le tribunal a constaté que les conclusions principales étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer, rejetant par ailleurs la demande de frais de justice.
N° TA33-2302946(TA33-2302946)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B contestant la rétention et la suspension administrative de son permis de conduire pour un excès de vitesse de plus de 40 km/h. Le tribunal a jugé que la contestation de l'avis de rétention relevait de la compétence exclusive du juge judiciaire, car cet acte est indissociable d'une opération de police judiciaire. S'agissant de l'arrêté préfectoral de suspension, le tribunal a écarté le moyen tiré de l'irrégularité du constat de l'infraction, estimant que la matérialité de celle-ci ne peut être contestée que devant le juge judiciaire. La décision est fondée sur les articles L. 224-1 et L. 224-2 du code de la route.
N° TA33-2302903(TA33-2302903)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A B, qui contestait le refus du préfet de la Loire-Atlantique d’échanger son permis de conduire mauritanien contre un titre français. Le tribunal a estimé que le requérant n’avait pas fourni un dossier complet, notamment un justificatif de retour en France, malgré les demandes de l’administration. La solution retenue est le rejet de la demande d’annulation, fondée sur les articles R. 222-3 du code de la route et l’arrêté du 12 janvier 2012 fixant les conditions d’échange des permis de conduire.