Jurisprudence — Tribunal Administratif de Bordeaux
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N° TA33-2305561(TA33-2305561)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme B contestant un indu d'allocation de logement familiale de 60 euros. La requérante invoquait une erreur informatique de la caisse d'allocations familiales, mais le juge a estimé que cette circonstance ne démontrait pas son droit à percevoir la somme. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation de la décision de la directrice de la CAF de Lot-et-Garonne. Le jugement s'appuie sur le code de la construction et de l'habitation et le code de la sécurité sociale.
N° TA33-2305287(TA33-2305287)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, dans sa 5ème chambre, a examiné le recours pour excès de pouvoir de M. B, ressortissant surinamais, contre le refus du préfet de Lot-et-Garonne de lui délivrer un titre de séjour en qualité de parent d'enfant français. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés par le requérant, notamment ceux tirés de l'incompétence du signataire, de l'insuffisance de motivation et de la méconnaissance des articles L. 423-7, L. 423-8 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la légalité de la décision préfectorale fondée sur les condamnations pénales de l'intéressé et l'avis défavorable de la commission du titre de séjour.
N° TA33-2300176(TA33-2300176)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux rejette l'opposition formée par Mme B contre une contrainte de la CAF de Lot-et-Garonne pour le recouvrement de 15 864,45 euros d’indus de prime d’activité. Le juge constate que la requérante n’a pas contesté les indus dans le délai de recours préalable obligatoire de deux mois, ce qui l’empêche d’en discuter le bien-fondé dans le cadre de l’opposition. Sur le fond, il relève que l’intéressée a omis de déclarer les ressources de son conjoint, justifiant le bien-fondé des indus. La décision est fondée sur les articles L. 845-1 et L. 161-1-5 du code de la sécurité sociale.
N° TA33-2306679(TA33-2306679)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme C, qui contestait le refus de la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées de la Gironde de lui délivrer une carte "mobilité inclusion" mention "stationnement pour personnes handicapées". Le tribunal a estimé que les éléments médicaux fournis, notamment un périmètre de marche limité et l'usage d'une canne, ne suffisaient pas à démontrer une réduction importante et durable de la capacité de déplacement à pied au sens de l'article L. 241-3 du code de l'action sociale et des familles et de l'arrêté du 3 janvier 2017. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, d'injonction et d'expertise subsidiaire.
N° TA33-2205070(TA33-2205070)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. A, détenu, d'une demande en plein contentieux visant à obtenir le versement d'un reliquat de salaire pour son travail en atelier pénitentiaire de février à novembre 2021. Le tribunal a fait droit à sa demande à hauteur de 502,06 euros, en application des articles D. 432-1 et D. 433-4 du code de procédure pénale et des articles R. 381-99 et R. 381-105 du code de la sécurité sociale. Il a jugé que la rémunération due aux détenus est brute, mais que le montant net versé doit tenir compte des cotisations sociales obligatoires, notamment la CSG et la CRDS, dont le précompte est légal. La solution retenue est donc une condamnation partielle de l'État, conforme à l'offre du ministre de la justice.
N° TA33-2300472(TA33-2300472)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. A d’une demande d’indemnisation pour des préjudices subis suite à un retard de diagnostic d’une rupture du tendon d’Achille lors de sa prise en charge aux urgences de l’HIA Robert Picqué le 3 juin 2019. Le tribunal a jugé que le médecin urgentiste avait commis une faute en ne prescrivant pas une échographie en urgence et en n’informant pas suffisamment le patient de la nécessité de réaliser cet examen rapidement, ce qui a entraîné un retard de prise en charge. Cette faute a fait perdre à M. A une chance d’éviter une aggravation de son état, engageant ainsi la responsabilité de l’hôpital. En conséquence, le tribunal a condamné l’État à verser à M. A une somme de 6 000 euros en réparation de ses préjudices, et a rejeté les conclusions de la CPAM faute de lien direct entre les prestations versées et la faute retenue. La décision se fonde sur les principes de responsabilité pour faute du service public hospitalier et sur l’article L. 1142-1 du code de la santé publique.
N° TA33-2400979(TA33-2400979)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la demande de Mme A visant à obtenir l'exécution du jugement n° 2005228 du 5 juillet 2022. Ce jugement avait annulé pour vice de compétence l'arrêté de mise à la retraite pour invalidité de Mme A, ainsi que la décision de la CNRACL lui attribuant une pension. Le tribunal a constaté que la commune de Saint-Médard-en-Jalles avait exécuté le jugement en prenant un nouvel arrêté régulier, rendant la demande d'injonction à son encontre sans objet. Concernant la demande de réévaluation de la pension et de la rente d'invalidité de Mme A, le tribunal a jugé qu'elle était irrecevable car le jugement initial n'impliquait pas une telle mesure, l'annulation étant fondée sur un motif de légalité externe.
N° TA33-2404465(TA33-2404465)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné le recours de Mme C, ressortissante ivoirienne, contre le refus du préfet de la Gironde de renouveler son titre de séjour en tant que parent d’enfant français. La requérante invoquait la méconnaissance des articles L. 423-7 et L. 423-8 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que l’atteinte à l’intérêt supérieur de son enfant et à sa vie privée et familiale. Le tribunal a annulé la décision préfectorale, considérant que le préfet avait commis une erreur de droit en exigeant la preuve de la contribution effective de l’autre parent français, alors que la production d’une décision de justice relative à cette contribution suffit. Il a enjoint au préfet de délivrer le titre de séjour sollicité dans un délai de deux mois.
N° TA33-2406430(TA33-2406430)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B, tuteur de M. C, contestant une mise en demeure de déclarer la TVA pour 2023. Le juge a considéré que cette mise en demeure n’est pas un acte détachable de la procédure fiscale et ne peut être attaquée directement, mais uniquement lors d’une contestation de l’impôt. Les conclusions indemnitaires ont été rejetées pour défaut de production de la décision préalable de l’administration, malgré une demande de régularisation. La décision se fonde sur les articles R. 222-1 (4°) et R. 421-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2401967(TA33-2401967)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a pris acte, par ordonnance du 10 décembre 2024, du désistement pur et simple de Mme A B de sa requête en excès de pouvoir. Celle-ci contestait le rejet implicite de sa demande de bourse de mobilité internationale pour l'année 2022-2023 par le président de la région Nouvelle-Aquitaine. Le tribunal, faisant application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, a constaté que rien ne s'opposait à ce désistement et en a donné acte.
N° TA33-2300850(TA33-2300850)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B contestant un indu de prime d'activité de 1 768,74 euros pour la période d'août 2020 à octobre 2021. Le juge a estimé que la décision de la commission de recours amiable, qui s'est substituée à la décision implicite initiale, était suffisamment motivée en mentionnant la nature de la prestation, le montant et la période concernée. La solution retenue est le rejet de la demande de décharge de l'indu, sans qu'il soit fait droit aux moyens soulevés par le requérant. Les textes appliqués incluent le code de la sécurité sociale et le code des relations entre le public et l'administration.
N° TA33-2301450(TA33-2301450)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté l'opposition formée par M. A et Mme D contre une contrainte émise par la caisse d'allocations familiales de la Gironde pour le recouvrement de 1 346,23 euros d’indus de prime d’activité. Les requérants soutenaient avoir déjà réglé leur dette, mais le tribunal a constaté que les versements effectués concernaient d’autres créances, et qu’ils restaient redevables de 880,36 euros. La solution retenue est fondée sur les articles L. 845-1 et L. 161-1-5 du code de la sécurité sociale.
N° TA33-2300943(TA33-2300943)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par la SCI Ile d'Arcins pour contester un avis de taxe foncière et plusieurs saisies administratives à tiers détenteur. La requérante a ensuite informé le tribunal qu’un dégrèvement de l’imposition en litige avait été accordé, ce qui a conduit à un désistement d’instance. Par ordonnance du 10 décembre 2024, le président de la 3ème chambre a donné acte de ce désistement, constatant qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur la requête. Cette décision est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2407406(TA33-2407406)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 21 octobre 2024 par laquelle la rectrice de l’académie de Bordeaux a refusé l’autorisation d’instruction en famille pour le fils du requérant. Le juge a d’abord relevé l’irrecevabilité de la requête, faute pour le requérant d’avoir introduit une requête en annulation distincte. En tout état de cause, il a estimé qu’aucun des moyens invoqués, notamment liés à la vie nomade des parents et à des faits de harcèlement, n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée. La requête a donc été rejetée sans qu’il soit besoin d’examiner l’urgence.
N° TA33-2407262(TA33-2407262)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. C, ressortissant arménien, contestant un arrêté du préfet de la Gironde l'assignent à résidence pour 45 jours. Le tribunal a rejeté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant la décision préfectorale légalement fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la légalité de l'assignation à résidence.
N° TA33-2407237(TA33-2407237)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A B, ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde l'assignant à résidence pour 45 jours. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et d'insuffisance de motivation, jugeant que la décision était fondée sur les articles L. 731-1 et L. 732-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Il a également estimé que l'assignation à résidence n'était pas disproportionnée au regard des libertés d'aller et venir et d'expression, et qu'aucune erreur manifeste d'appréciation n'était caractérisée. La solution retenue confirme la légalité de la mesure d'éloignement prise par le préfet.
N° TA33-2407449(TA33-2407449)
Cette décision du Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement des articles R. 532-1 et R. 532-1-1 du code de justice administrative, fait droit à la demande de la communauté d'agglomération du Libournais (CALI) visant à désigner un expert. La mission de cet expert consiste à dresser un état descriptif des immeubles avoisinants avant le début de travaux d'assainissement public à Libourne, afin de constater les éventuels désordres préexistants. L'ordonnance prévoit également que l'expert pourra, en cours de chantier, rechercher les causes et l'étendue des dommages qui surviendraient effectivement, et fournir des éléments techniques sur les responsabilités et préjudices.
N° TA33-2405210(TA33-2405210)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par Mme B pour contester la décision "48 SI" du 14 juillet 2024 invalidant son permis de conduire. Le ministre de l'intérieur a indiqué avoir retiré la décision de retrait de points contestée et restitué les points. Faute pour Mme B d'avoir confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d'un mois imparti, le tribunal a constaté son désistement d'instance sur le fondement des articles R. 222-1 et R. 612-5-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2404483(TA33-2404483)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par la SCI les Autans d’un recours en excès de pouvoir visant à annuler un permis de construire délivré par le maire de La Teste-de-Buch à la SCI Blanche Vallée. La requérante s’est désistée purement et simplement de son instance par un acte enregistré le 22 octobre 2024. Sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 10 décembre 2024. Aucun texte de fond n’a été appliqué, la procédure s’étant achevée par un désistement.
N° TA33-2404054(TA33-2404054)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par l'association de la rue St-Jean lycée Montesquieu d'une requête en décharge d'une cotisation de taxe d'habitation de 2 680 euros pour 2023. En cours d'instance, l'administration fiscale a prononcé le dégrèvement intégral de la somme litigieuse. L'association a ensuite confirmé son désistement pur et simple de la requête. Par ordonnance du 10 décembre 2024, le président de la 3ème chambre a donné acte de ce désistement sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.