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Jurisprudence — Tribunal Administratif de Bordeaux

20 755 décisions disponibles — page 405/1038

OrdonnancePlein contentieuxREJETE

N° TA33-2407382(TA33-2407382)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 26 novembre 2024 refusant le détachement d'un surveillant pénitentiaire en qualité d'agent de police municipale. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant continuant à occuper son emploi et ne démontrant pas d'atteinte grave et immédiate à sa situation. La requête a été rejetée par ordonnance motivée en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

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OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

N° TA33-2401135(TA33-2401135)

Le Tribunal administratif de Bordeaux, saisi d’un recours pour excès de pouvoir par M. A C contestant le refus du garde des sceaux d’instruire sa candidature à une nomination en qualité d’auditeur de justice, se déclare incompétent. Il estime que ce litige, portant sur le recrutement d’un agent public nommé par décret du Président de la République, relève de la compétence directe du Conseil d’État en application de l’article R. 311-1 du code de justice administrative. En conséquence, il ordonne la transmission de la requête au président de la section du contentieux du Conseil d’État.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2407336(TA33-2407336)

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Bordeaux rejette la requête de Mme B, qui contestait une lettre du préfet l’informant d’un recouvrement de trop-perçus de rémunération. Le juge estime que cette lettre constitue un acte préparatoire insusceptible de recours et que la demande, présentée à titre gracieux, ne relève pas de sa compétence. La requête est donc rejetée comme manifestement irrecevable sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2302581(TA33-2302581)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en excès de pouvoir, a rejeté la requête de M. F contestant le refus de regroupement familial pour son épouse. Le tribunal a d'abord écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Sur le fond, il a jugé que le préfet avait légalement refusé la demande, car les ressources de M. F, appréciées sur les douze mois précédant la demande (juillet 2021 à juin 2022), étaient insuffisantes au regard des articles L. 434-7, L. 434-8 et R. 434-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA33-2205010(TA33-2205010)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de la SCEA Poujol contestant le refus de FranceAgriMer de lui verser une aide à la restructuration du vignoble. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, la délégation étant régulière. Il a jugé que le refus n'était pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation, l'inversion des cépages constatée lors du contrôle étant avérée. Enfin, le tribunal a considéré que le droit à l'erreur prévu à l'article L. 123-1 du code des relations entre le public et l'administration n'était pas applicable, la décision relevant de la mise en œuvre du droit de l'Union européenne.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA33-2204949(TA33-2204949)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. et Mme C d’une demande de décharge de suppléments d’impôt sur le revenu (35 668 euros) résultant de la remise en cause d’un crédit d’impôt pour investissement outre-mer (article 199 undecies C du code général des impôts). Les requérants contestaient le motif du rejet, l’administration estimant que la condition d’investissement intégral de 95 % des souscriptions dans les dix-huit mois n’était pas remplie. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que l’administration avait fait une exacte application des textes et que les moyens soulevés n’étaient pas fondés.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2205137(TA33-2205137)

Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme D, qui contestait la note de 8/20 attribuée à sa fille à l'épreuve écrite anticipée de français du baccalauréat 2022. Le tribunal a relevé d'office l'irrecevabilité de la requête, en application de l'article D. 334-5 du code de l'éducation. Selon cette disposition, les notes des épreuves anticipées ne sont pas détachables du résultat final de l'examen, issu de la délibération du jury après l'ensemble des épreuves de terminale. Par conséquent, un recours direct contre une note individuelle, avant les résultats définitifs, est prématuré et irrecevable. La solution retenue est le rejet de la requête pour irrecevabilité.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA33-2205439(TA33-2205439)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la demande de M. A, qui sollicitait la condamnation de la communauté de communes Grand Cubzaguais à lui verser 2 000 euros pour manquement à son obligation de protection de la santé et de la sécurité au travail. Le tribunal a jugé qu'aucune carence fautive de l'employeur n'était établie, notamment concernant l'agression subie par l'agent le 9 août 2021, la collectivité n'en ayant été informée qu'après son départ. Il a également relevé que la procédure de licenciement n'avait pas été poursuivie et que l'accident avait été reconnu comme professionnel par la CPAM. La requête a été rejetée, et M. A a été condamné à verser 1 200 euros à la communauté de communes au titre des frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2205607(TA33-2205607)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le refus du président du conseil départemental de la Dordogne de reporter sa radiation des cadres après son congé de maladie. La décision attaquée du 6 mai 2022 a été jugée suffisamment motivée. Le tribunal a rappelé que la procédure disciplinaire et celle du congé maladie sont distinctes, et que l'état de maladie de l'agent ne fait pas obstacle à l'exécution d'une révocation. Les moyens d'erreur de droit et d'erreur manifeste d'appréciation ont été écartés. La solution s'appuie sur les principes généraux du droit disciplinaire de la fonction publique.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2205997(TA33-2205997)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a annulé la décision du 14 novembre 2022 par laquelle la commune de Bruges avait licencié M. B, adjoint d'animation, pour insuffisance professionnelle. Le tribunal a jugé que ce licenciement était fondé sur les mêmes faits que ceux ayant déjà motivé une sanction disciplinaire d'exclusion temporaire de deux ans, en méconnaissance du principe non bis in idem. La solution retenue est l'annulation de la décision de licenciement, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens. Cette décision s'appuie sur les principes généraux du droit de la fonction publique et le code général de la fonction publique.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2206165(TA33-2206165)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme A, qui demandait réparation pour le non-remplacement de professeurs de sa fille en classe de CE2 durant l'année scolaire 2021-2022. La requérante invoquait une faute de l'État liée à l'obligation d'assurer un enseignement continu, prévue par le code de l'éducation. Le tribunal a considéré que, bien que 13 jours de cours aient été non remplacés, Mme A n'apportait pas la preuve d'un préjudice personnel et direct, ni d'un lien de causalité avec les absences. La solution retenue est le rejet de la demande, fondée sur les articles L. 122-1-1 et D. 321-1 du code de l'éducation, ainsi que sur l'arrêté du 9 novembre 2015 fixant les programmes d'enseignement.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA33-2206384(TA33-2206384)

Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la demande d'indemnisation de M. B, qui sollicitait 31 000 euros en réparation des préjudices résultant d'un refus illégal de titre de séjour (annulé le 12 avril 2022). Si l'illégalité de l'arrêté du 13 octobre 2021, fondée sur la méconnaissance de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, constitue une faute de nature à engager la responsabilité de l'État, le tribunal a estimé que les préjudices moral et économique allégués n'étaient pas établis. Le requérant n'a pas démontré de lien direct et certain entre la faute et les préjudices invoqués.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA33-2300097(TA33-2300097)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. E, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour les années 2014 à 2016. Le requérant demandait notamment la décharge partielle des impositions liées à la remise en cause de la réduction d'impôt "Scellier" pour un logement loué à la mère de ses enfants et à la taxation de sommes créditées sur son compte bancaire. Le tribunal a jugé que l'administration n'avait pas mis en œuvre la procédure de l'abus de droit, mais s'était bornée à constater le non-respect des conditions du dispositif "Scellier" en raison de l'absence de perception de loyers. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit nécessaire de statuer sur les autres moyens, en application du code général des impôts et du livre des procédures fiscales.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA33-2300120(TA33-2300120)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B, qui demandait la déduction de ses revenus de la moitié des sommes versées pour la taxe foncière et les crédits immobiliers d'un bien indivis avec son ex-épouse. Le tribunal a jugé que ces versements, effectués en exécution du devoir de secours fixé par une ordonnance de non-conciliation, ne constituent pas des pensions alimentaires déductibles au sens de l'article 156 II 2° du code général des impôts. La solution retenue est le rejet de la demande pour les années 2019 et 2020, l'année 2018 étant déjà neutralisée par un crédit d'impôt.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA33-2300124(TA33-2300124)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de la société Mosto Grand Tour, qui contestait le refus implicite de l’administration de lui verser une aide complémentaire de 77 983 euros au titre du fonds de solidarité pour les entreprises touchées par la crise du Covid-19. La société soutenait que le chiffre d’affaires de référence devait être calculé à partir de la date de démarrage effectif de son activité (26 août 2019) et non de la date de son immatriculation (4 mars 2019). Le tribunal a appliqué les dispositions du décret n°2020-371 du 30 mars 2020, précisant que pour les entreprises créées entre le 1er juin 2019 et le 31 janvier 2020, le chiffre d’affaires de référence est calculé sur la période comprise entre la date de création de l’entreprise, définie comme la date d’immatriculation, et le 29 février 2020. La solution retenue est donc le rejet de la requête.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA33-2300206(TA33-2300206)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. et Mme B contestant un redressement fiscal lié à la remise en cause d’une réduction d’impôt pour investissement outre-mer (article 199 undecies C du CGI). Le tribunal a constaté un dégrèvement partiel des intérêts de retard accordé par l’administration, réduisant le litige. Il a rejeté les moyens des requérants, jugeant la proposition de rectification suffisamment motivée et l’administration fondée à utiliser le courrier de la société Earth Energy Finance. La solution retenue est le rejet de la requête, sur la base des articles L. 57 et L. 76 B du livre des procédures fiscales.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA33-2300494(TA33-2300494)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B, qui demandait la condamnation de l'État à l'indemniser pour un préjudice résultant d'une carence dans l'exercice de ses pouvoirs de police des installations classées. Le tribunal a relevé que la station-service litigieuse, dont le débit annuel était inférieur aux seuils réglementaires, constituait une installation non classée relevant de la police générale du maire, et non de l'État. En conséquence, la responsabilité de l'État n'était pas engagée. La décision s'appuie sur les articles L. 511-1 et L. 511-2 du code de l'environnement, ainsi que sur l'article L. 2212-2 du code général des collectivités territoriales.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2300597(TA33-2300597)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. et Mme A, qui demandaient la condamnation de l'État à leur verser 20 000 euros pour préjudice moral et économique. Les requérants estimaient fautif le refus initial d'autoriser l'instruction en famille de leur fille handicapée, malgré l'annulation ultérieure de cette décision par la commission de recours. Le tribunal a jugé qu'aucune faute de nature à engager la responsabilité de l'État n'était établie, la décision initiale ayant été légalement prise sur le fondement du code de l'éducation avant d'être réformée. La solution retenue est le rejet de l'intégralité des conclusions indemnitaires et de la demande au titre des frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA33-2302328(TA33-2302328)

Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en excès de pouvoir, a annulé la décision du 26 avril 2023 par laquelle la rectrice de l'académie de Bordeaux avait prononcé l'exclusion définitive de l'élève E C du lycée Nord Bassin-Simone Veil. La juridiction a retenu que la procédure devant la commission disciplinaire d'appel était irrégulière, en raison de l'absence de lecture du rapport en début de séance et de l'audition incomplète des personnes prévues à l'article D. 511-39 du code de l'éducation. De plus, le tribunal a estimé que la sanction d'exclusion définitive était disproportionnée au regard des faits reprochés, qui relevaient de propos tenus dans un cadre privé et sans antécédent disciplinaire grave. La solution s'appuie sur les principes généraux du droit disciplinaire et les dispositions du code de l'éducation.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2404164(TA33-2404164)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B G, un ressortissant congolais, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour "étudiant" et l'obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et d'insuffisance de motivation de l'arrêté préfectoral du 7 juin 2024. Saisi sur le fondement des articles L. 422-1 et L. 422-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le juge a estimé que le préfet avait pu légalement refuser le renouvellement en raison du caractère insuffisamment sérieux des études, sans être tenu d'examiner d'office un autre fondement comme l'article L. 435-1. La requête a donc été rejetée dans son intégralité.

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