Jurisprudence — Tribunal Administratif de Bordeaux
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N° TA33-2205607(TA33-2205607)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le refus du président du conseil départemental de la Dordogne de reporter sa radiation des cadres après son congé de maladie. La décision attaquée du 6 mai 2022 a été jugée suffisamment motivée. Le tribunal a rappelé que la procédure disciplinaire et celle du congé maladie sont distinctes, et que l'état de maladie de l'agent ne fait pas obstacle à l'exécution d'une révocation. Les moyens d'erreur de droit et d'erreur manifeste d'appréciation ont été écartés. La solution s'appuie sur les principes généraux du droit disciplinaire de la fonction publique.
N° TA33-2302581(TA33-2302581)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en excès de pouvoir, a rejeté la requête de M. F contestant le refus de regroupement familial pour son épouse. Le tribunal a d'abord écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Sur le fond, il a jugé que le préfet avait légalement refusé la demande, car les ressources de M. F, appréciées sur les douze mois précédant la demande (juillet 2021 à juin 2022), étaient insuffisantes au regard des articles L. 434-7, L. 434-8 et R. 434-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA33-2302328(TA33-2302328)
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en excès de pouvoir, a annulé la décision du 26 avril 2023 par laquelle la rectrice de l'académie de Bordeaux avait prononcé l'exclusion définitive de l'élève E C du lycée Nord Bassin-Simone Veil. La juridiction a retenu que la procédure devant la commission disciplinaire d'appel était irrégulière, en raison de l'absence de lecture du rapport en début de séance et de l'audition incomplète des personnes prévues à l'article D. 511-39 du code de l'éducation. De plus, le tribunal a estimé que la sanction d'exclusion définitive était disproportionnée au regard des faits reprochés, qui relevaient de propos tenus dans un cadre privé et sans antécédent disciplinaire grave. La solution s'appuie sur les principes généraux du droit disciplinaire et les dispositions du code de l'éducation.
N° TA33-2300494(TA33-2300494)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B, qui demandait la condamnation de l'État à l'indemniser pour un préjudice résultant d'une carence dans l'exercice de ses pouvoirs de police des installations classées. Le tribunal a relevé que la station-service litigieuse, dont le débit annuel était inférieur aux seuils réglementaires, constituait une installation non classée relevant de la police générale du maire, et non de l'État. En conséquence, la responsabilité de l'État n'était pas engagée. La décision s'appuie sur les articles L. 511-1 et L. 511-2 du code de l'environnement, ainsi que sur l'article L. 2212-2 du code général des collectivités territoriales.
N° TA33-2301193(TA33-2301193)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A B contestant la décision "48 SI" du 12 mai 2022 constatant l'invalidité de son permis de conduire pour solde de points nul. Le tribunal a jugé la requête manifestement irrecevable car tardive, en application des articles R. 222-1, R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative. Il a estimé que la décision avait été régulièrement notifiée le 13 juin 2022 par pli recommandé, et que le recours introduit le 9 mars 2023 dépassait le délai de deux mois.
N° TA33-2404164(TA33-2404164)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B G, un ressortissant congolais, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour "étudiant" et l'obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et d'insuffisance de motivation de l'arrêté préfectoral du 7 juin 2024. Saisi sur le fondement des articles L. 422-1 et L. 422-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le juge a estimé que le préfet avait pu légalement refuser le renouvellement en raison du caractère insuffisamment sérieux des études, sans être tenu d'examiner d'office un autre fondement comme l'article L. 435-1. La requête a donc été rejetée dans son intégralité.
N° TA33-2204247(TA33-2204247)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par la commune de Sainte-Croix-du-Mont d’un recours en plein contentieux visant à contester un arrêté préfectoral du 11 février 2022 fixant le coût net des charges transférées à la communauté de communes Convergence Garonne, sur le fondement de l’article 1609 nonies C du code général des impôts. La commune s’est désistée purement et simplement de sa requête par un mémoire du 27 novembre 2024, désistement accepté par la communauté de communes. Par ordonnance du 5 décembre 2024, le président de la 4ème chambre a donné acte de ce désistement en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune question de fond n’a donc été tranchée.
N° TA33-2407247(TA33-2407247)
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion sans délai des occupants sans droit ni titre installés sur la piste d'accélération de Labarde (parcelles GV n°7 et GT n°28), propriété de la commune de Bordeaux et relevant du domaine public. La juridiction a retenu l'urgence et l'utilité de la mesure en raison des risques pour la sécurité et la salubrité publiques (branchements électriques sauvages, absence de sanitaires) et de l'atteinte grave au fonctionnement du service public du sport et de la sécurité routière. L'occupation, non autorisée, ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. La décision s'appuie sur le code général de la propriété des personnes publiques et le code de justice administrative.
N° TA33-2401694(TA33-2401694)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la demande d’annulation de la sanction d’exclusion définitive prononcée par le conseil de discipline du lycée professionnel Tregey Rive de Garonne contre l’élève B E, confirmée par la rectrice de l’académie de Bordeaux. Les requérants contestaient notamment la motivation insuffisante de la décision, l’absence de preuve de la participation de leur fils à une bande, le caractère disproportionné de la sanction et la méconnaissance du principe de présomption d’innocence. La juridiction a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés et que la sanction était justifiée au regard des faits établis. Cette solution s’appuie sur les dispositions du code de l’éducation et du code des relations entre le public et l’administration.
N° TA33-2206380(TA33-2206380)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A, qui contestait l'arrêté du 1er juin 2022 par lequel le préfet de la Gironde lui a refusé l'autorisation d'ouvrir un établissement d'élevage de cervidés. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, et a jugé que le refus était fondé sur les dispositions du code de l'environnement, notamment l'article R. 413-35, en raison de non-conformités constatées lors d'une inspection. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit fait droit à la demande de substitution de base légale du préfet.
N° TA33-2205996(TA33-2205996)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a condamné l'agglomération d'Agen à indemniser M. B, agent territorial reconnu atteint d'une maladie professionnelle imputable au service (syndrome d'épuisement professionnel). La responsabilité sans faute de l'administration a été engagée, la décision reconnaissant l'imputabilité étant devenue définitive. Le tribunal a accordé une somme de 8 616 euros au titre du déficit fonctionnel temporaire (20 % sur 2 154 jours) et 10 000 euros pour les souffrances endurées (évaluées à 3/7). Les autres préjudices (déficit fonctionnel permanent, préjudice d'agrément, sexuel) ont été rejetés ou non retenus, et les frais d'expertise de 2 160 euros mis à la charge de la collectivité.
N° TA33-2403107(TA33-2403107)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux annule la sanction d'exclusion de cinq ans de la formation d'infirmier prononcée le 15 mars 2024 contre M. A par l'institut de formation des professionnels de santé de Marmande. Le juge retient que la présence de la directrice de l'institut lors de la séance disciplinaire, en violation de l'article 27 de l'arrêté du 21 avril 2007, a porté atteinte à l'impartialité de la procédure. Il estime également que la sanction est disproportionnée au regard des faits de falsification d'un certificat médical, compte tenu de leur gravité mais aussi des circonstances. La requête est jugée recevable, la fin de non-recevoir étant écartée.
N° TA33-2407186(TA33-2407186)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête en référé suspension de l’arrêté du 26 octobre 2023 et de l’arrêté modificatif du 13 novembre 2023 portant déclaration d’utilité publique du projet de lotissement de mixité sociale à Sourzac. Les requérants invoquaient notamment une incompatibilité avec le plan local d’urbanisme et un défaut d’enquête publique. Le juge a estimé qu’aucun des moyens soulevés n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité des décisions contestées, sans qu’il soit besoin d’examiner la condition d’urgence. La décision est fondée sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2301373(TA33-2301373)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme A B, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur constatant l'invalidité de son permis de conduire pour solde de points nul. Mme B soutenait que les infractions des 14 juin 2020 et 2 avril 2022 ne lui étaient pas imputables. Le tribunal a jugé ce moyen inopérant, car il appartient à l'intéressée de contester l'imputabilité des infractions devant le ministère public ou la juridiction pénale, et non dans le cadre d'un recours pour excès de pouvoir contre les retraits de points. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, en raison d'un moyen irrecevable.
N° TA33-2300120(TA33-2300120)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B, qui demandait la déduction de ses revenus de la moitié des sommes versées pour la taxe foncière et les crédits immobiliers d'un bien indivis avec son ex-épouse. Le tribunal a jugé que ces versements, effectués en exécution du devoir de secours fixé par une ordonnance de non-conciliation, ne constituent pas des pensions alimentaires déductibles au sens de l'article 156 II 2° du code général des impôts. La solution retenue est le rejet de la demande pour les années 2019 et 2020, l'année 2018 étant déjà neutralisée par un crédit d'impôt.
N° TA33-2300124(TA33-2300124)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de la société Mosto Grand Tour, qui contestait le refus implicite de l’administration de lui verser une aide complémentaire de 77 983 euros au titre du fonds de solidarité pour les entreprises touchées par la crise du Covid-19. La société soutenait que le chiffre d’affaires de référence devait être calculé à partir de la date de démarrage effectif de son activité (26 août 2019) et non de la date de son immatriculation (4 mars 2019). Le tribunal a appliqué les dispositions du décret n°2020-371 du 30 mars 2020, précisant que pour les entreprises créées entre le 1er juin 2019 et le 31 janvier 2020, le chiffre d’affaires de référence est calculé sur la période comprise entre la date de création de l’entreprise, définie comme la date d’immatriculation, et le 29 février 2020. La solution retenue est donc le rejet de la requête.
N° TA33-2205137(TA33-2205137)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme D, qui contestait la note de 8/20 attribuée à sa fille à l'épreuve écrite anticipée de français du baccalauréat 2022. Le tribunal a relevé d'office l'irrecevabilité de la requête, en application de l'article D. 334-5 du code de l'éducation. Selon cette disposition, les notes des épreuves anticipées ne sont pas détachables du résultat final de l'examen, issu de la délibération du jury après l'ensemble des épreuves de terminale. Par conséquent, un recours direct contre une note individuelle, avant les résultats définitifs, est prématuré et irrecevable. La solution retenue est le rejet de la requête pour irrecevabilité.
N° TA33-2206165(TA33-2206165)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme A, qui demandait réparation pour le non-remplacement de professeurs de sa fille en classe de CE2 durant l'année scolaire 2021-2022. La requérante invoquait une faute de l'État liée à l'obligation d'assurer un enseignement continu, prévue par le code de l'éducation. Le tribunal a considéré que, bien que 13 jours de cours aient été non remplacés, Mme A n'apportait pas la preuve d'un préjudice personnel et direct, ni d'un lien de causalité avec les absences. La solution retenue est le rejet de la demande, fondée sur les articles L. 122-1-1 et D. 321-1 du code de l'éducation, ainsi que sur l'arrêté du 9 novembre 2015 fixant les programmes d'enseignement.
N° TA33-2206384(TA33-2206384)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la demande d'indemnisation de M. B, qui sollicitait 31 000 euros en réparation des préjudices résultant d'un refus illégal de titre de séjour (annulé le 12 avril 2022). Si l'illégalité de l'arrêté du 13 octobre 2021, fondée sur la méconnaissance de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, constitue une faute de nature à engager la responsabilité de l'État, le tribunal a estimé que les préjudices moral et économique allégués n'étaient pas établis. Le requérant n'a pas démontré de lien direct et certain entre la faute et les préjudices invoqués.
N° TA33-2405346(TA33-2405346)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par les parents d'un enfant handicapé, se voyant refuser l'inscription de leur fils en classe ULIS au collège Aliénor d'Aquitaine, pourtant son établissement de secteur. La décision de la directrice académique de la Gironde, confirmée sur recours gracieux, avait affecté l'enfant dans un autre collège. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la décision contestée ne méconnaissait pas les dispositions des articles L. 112-1 et L. 351-1 du code de l'éducation, qui garantissent la scolarisation en milieu ordinaire mais n'imposent pas une affectation dans l'établissement de secteur lorsque les besoins de l'enfant peuvent être satisfaits ailleurs.