Jurisprudence — Tribunal Administratif de Bordeaux
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N° TA33-2407206(TA33-2407206)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension présentée par Mme A B. Celle-ci contestait le refus de l'université de Bordeaux de l’admettre en première année de master, invoquant notamment un défaut de définition des critères de sélection par le conseil d’administration, en méconnaissance de l’article L. 612-6 du code de l’éducation. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas caractérisée, la requérante n’établissant pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation, malgré son statut de travailleur handicapé et l’expiration prochaine de son titre de séjour. La requête a donc été rejetée sans audience, par application de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA33-2406366(TA33-2406366)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a pris acte, par ordonnance du 27 novembre 2024, du désistement pur et simple de M. A, qui contestait le refus de la rectrice de l'académie de Bordeaux de changer d'établissement pour sa fille. La requête en excès de pouvoir était fondée sur le code de justice administrative. Le juge a constaté que rien ne s'opposait à ce désistement et l'a validé.
N° TA33-2406628(TA33-2406628)
Refus d'instruction en famille. Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme C comme manifestement irrecevable, car elle ne contenait pas de conclusions à fin d’annulation, mais seulement des moyens d’ordre gracieux. La décision est fondée sur les articles R. 222-1 (4°) et R. 411-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2406858(TA33-2406858)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme C pour obtenir l'affectation d'un accompagnant d'élève en situation de handicap (AESH) pour son fils B D sur le temps de pause méridienne. La commune de Sainte-Eulalie a fait valoir qu'elle avait signé la convention nécessaire avec le rectorat le 4 novembre 2024, transférant la responsabilité de la mise en œuvre à l'État. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la mesure sollicitée n'était plus utile dès lors que la convention était signée et que l'urgence n'était plus caractérisée. La décision applique les articles L. 521-3 du code de justice administrative et les dispositions du code de l'éducation relatives à l'inclusion scolaire.
N° TA33-2407078(TA33-2407078)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme B, qui contestait le montant de sa bourse universitaire attribuée par le CROUS de Bordeaux pour l'année 2024/2025. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait que des moyens d'ordre gracieux, sans conclusions formelles en annulation de la décision administrative, en violation des articles R. 222-1 et R. 411-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2406927(TA33-2406927)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B et Mme C, qui demandaient une nouvelle correction de la copie de leur fils à l'épreuve anticipée de français du baccalauréat 2024. Les requérants invoquaient une erreur matérielle, mais le tribunal a jugé qu'il ne lui appartient pas de contrôler l'appréciation souveraine d'un jury sur les mérites des candidats. La requête a été considérée comme manifestement irrecevable sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2401809(TA33-2401809)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise à la demande de la Communauté d'agglomération d'Agen. Cette mesure vise à déterminer la nature et les causes des désordres, notamment des fuites d'eau, affectant le système de chauffage des halls du parc des expositions d'Agen, ainsi que les travaux nécessaires pour y remédier et le calcul des préjudices subis. L'expertise est jugée utile pour un futur litige au fond, sans préjuger des responsabilités, et les parties défenderesses (sociétés Kardham Cardete Huet, Maison Georges David et Quercy Confort) ne s'y sont pas opposées, formulant des protestations et réserves.
N° TA33-2301457(TA33-2301457)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux annule la décision du 8 février 2023 par laquelle le préfet de la Gironde avait classé sans suite la demande de naturalisation de M. A, ressortissant kosovar. Le tribunal retient que le préfet, mis en demeure de produire un mémoire en défense sans y donner suite, est réputé avoir acquiescé aux faits exposés par le requérant, qui justifie avoir bien adressé l'acte de mariage demandé. La décision préfectorale est donc entachée d'une erreur de fait, en violation de l'article 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993. Le tribunal enjoint au préfet de reprendre l'instruction de la demande dans un délai de deux mois et condamne l'État à verser 1 200 euros au titre des frais de justice.
N° TA33-2404343(TA33-2404343)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a annulé l'arrêté du 4 avril 2024 par lequel le préfet de la Gironde refusait un titre de séjour à Mme C, ressortissante marocaine, et l'obligeait à quitter le territoire. La juridiction a estimé que le préfet avait méconnu l'intérêt supérieur de l'enfant, garanti par l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant, en ne prenant pas suffisamment en compte la pathologie rare et incurable (syndrome de Rett) de la fille de la requérante, âgée de quatre ans, qui nécessitait une prise en charge pluridisciplinaire continue en France. Le tribunal a enjoint au préfet de délivrer à Mme C une autorisation provisoire de séjour en tant qu'accompagnante d'enfant malade, sans astreinte, et a rejeté le surplus des conclusions.
N° TA33-2206750(TA33-2206750)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. B, détenu, d’une demande d’indemnisation pour un reliquat de salaire impayé (346,01 €) et un préjudice moral (1 500 €), ainsi que d’une demande d’annulation du refus implicite du ministre de la justice de lui fournir des bulletins de salaire rectifiés. Le tribunal a partiellement fait droit à la requête en condamnant l’État à verser 216,37 € au titre du reliquat de salaire pour la période non prescrite, mais a rejeté la demande d’indemnisation pour préjudice moral, faute de lien de causalité établi. Il a également annulé la décision implicite de refus de communication des bulletins rectifiés et enjoint au ministre de les transmettre. Cette décision s’appuie sur les articles 717-3 et D. 432-1 du code de procédure pénale, ainsi que sur la loi du 31 décembre 1968 relative à la prescription quadriennale.
N° TA33-2404100(TA33-2404100)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. C, ressortissant centrafricain, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, en raison d'une délégation régulière, et a jugé que les autres moyens (défaut d'examen, erreur de droit, atteinte à la vie privée et familiale) n'étaient pas suffisamment précis pour être fondés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes, incluant les conclusions accessoires. Les textes appliqués sont le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la convention européenne des droits de l'homme (article 8) et le code de justice administrative.
N° TA33-2406958(TA33-2406958)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre une décision de classement sans suite d'une demande de naturalisation. L'ordonnance rejette la requête pour incompétence de la juridiction administrative, en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Le tribunal rappelle que, selon l'article 17-2 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, seul le tribunal judiciaire est compétent pour connaître des contestations relatives à ces décisions.
N° TA33-2300130(TA33-2300130)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B, qui contestait le refus de lui accorder une pension militaire d'invalidité pour des acouphènes et une hypoacousie. Le tribunal a jugé que la Commission de recours de l'invalidité avait bien apprécié le taux d'invalidité à la date du dépôt de la demande, conformément à l'article L. 151-2 du code des pensions militaires d'invalidité et des victimes de guerre. Il a également estimé que le requérant ne démontrait pas que son taux d'invalidité atteignait le seuil de 10 % requis par l'article L. 121-4 du même code pour l'octroi d'une pension. En conséquence, la décision attaquée a été validée et les conclusions accessoires rejetées.
N° TA33-2204887(TA33-2204887)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par Mme B, qui a chuté sur une plaque de fer lors de travaux publics sur la voie, afin d’obtenir réparation de ses préjudices. La juridiction a rejeté la requête, considérant que la plaque métallique, par son emplacement, ses dimensions et ses caractéristiques, ne présentait pas une dangerosité particulière excédant celle à laquelle un piéton normalement attentif doit s’attendre dans une zone de travaux. En conséquence, la responsabilité de la commune de Bordeaux et de Bordeaux métropole n’a pas été engagée, et les conclusions indemnitaires de Mme B ainsi que celles de la CPAM ont été rejetées.
N° TA33-2205709(TA33-2205709)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B qui demandait la condamnation de l'ONIAM à l'indemniser des préjudices résultant d'un accident vasculaire cérébral survenu le 7 août 2019 après une intervention chirurgicale. Le tribunal a jugé que cet AVC constituait un échec thérapeutique et non un accident médical non fautif, et que la condition d'anormalité du dommage prévue à l'article L. 1142-1 II du code de la santé publique n'était pas remplie. Par conséquent, la demande d'indemnisation au titre de la solidarité nationale a été rejetée.
N° TA33-2404287(TA33-2404287)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A B, ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté du préfet de Lot-et-Garonne refusant son changement de statut de "travailleur saisonnier" vers un titre de séjour "salarié". Le tribunal a considéré que le requérant ne remplissait pas les conditions de l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987, faute de présenter un contrat de travail visé par les autorités compétentes, et que les dispositions des articles L. 435-1 et L. 435-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'étaient pas applicables. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, d'injonction et de frais de justice.
N° TA33-2404266(TA33-2404266)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme H, ressortissante gabonaise, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour étudiant et l'obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que le préfet avait examiné sa situation, notamment son parcours universitaire marqué par trois échecs sans obtention de diplôme. Il a estimé que le refus ne méconnaissait ni les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La requête a été rejetée dans son ensemble.
N° TA33-2206150(TA33-2206150)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par la SCI du Prieuré Saint-Esprit et les consorts A pour obtenir la réparation des dommages causés par les eaux de ruissellement provenant du parking du centre hospitalier d'Agen-Nérac, transformé en 2020. Le tribunal a jugé que la responsabilité sans faute du centre hospitalier, en tant que maître d'ouvrage, était engagée en raison de l'insuffisance du dispositif d'écoulement des eaux, causant des inondations et une dégradation du chemin d'accès. Il a enjoint au centre hospitalier de réaliser les travaux préconisés par l'expert sous astreinte et de verser 7 020 euros pour la remise en état du chemin, ainsi que 5 000 euros aux occupants pour leur trouble de jouissance, avec intérêts. Cette décision s'appuie sur les principes de la responsabilité sans faute du maître d'ouvrage public pour dommages de travaux publics.
N° TA33-2305293(TA33-2305293)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. A, ressortissant nigérian, contestant un arrêté préfectoral de refus de séjour, d'obligation de quitter le territoire et d'interdiction de retour. Le requérant invoquait notamment une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, estimant que les décisions attaquées ne portaient pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale.
N° TA33-2406877(TA33-2406877)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme A contestant une saisie administrative à tiers détenteur émise par une communauté de communes pour le recouvrement d’une créance non fiscale. Le juge a estimé que ce litige, portant sur un acte de poursuite, relève de la compétence du juge de l’exécution et non de la juridiction administrative, en application des articles L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales et L. 281 du livre des procédures fiscales. La requête a donc été rejetée pour incompétence manifeste de la juridiction administrative, conformément à l’article R. 222-1 du code de justice administrative.