Jurisprudence — Tribunal Administratif de Bordeaux
20 755 décisions disponibles — page 415/1038
N° TA33-2403992(TA33-2403992)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a annulé l'arrêté du 19 juin 2024 par lequel le préfet de la Gironde refusait un titre de séjour à M. A, ressortissant brésilien, et l'obligeait à quitter le territoire. La juridiction a jugé que le préfet n'avait pas tenu compte du mariage de M. A avec une ressortissante française et de la naissance de leur enfant, survenus avant la décision, ce qui entachait le refus de séjour d'une erreur de fait et d'un défaut d'examen complet de sa situation. En conséquence, l'arrêté a été annulé, et il a été enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. A dans un délai d'un mois. La décision s'appuie notamment sur les articles L. 423-1 et L. 423-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, relatifs au droit au séjour des conjoints de Français.
N° TA33-2406877(TA33-2406877)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme A contestant une saisie administrative à tiers détenteur émise par une communauté de communes pour le recouvrement d’une créance non fiscale. Le juge a estimé que ce litige, portant sur un acte de poursuite, relève de la compétence du juge de l’exécution et non de la juridiction administrative, en application des articles L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales et L. 281 du livre des procédures fiscales. La requête a donc été rejetée pour incompétence manifeste de la juridiction administrative, conformément à l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2206150(TA33-2206150)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par la SCI du Prieuré Saint-Esprit et les consorts A pour obtenir la réparation des dommages causés par les eaux de ruissellement provenant du parking du centre hospitalier d'Agen-Nérac, transformé en 2020. Le tribunal a jugé que la responsabilité sans faute du centre hospitalier, en tant que maître d'ouvrage, était engagée en raison de l'insuffisance du dispositif d'écoulement des eaux, causant des inondations et une dégradation du chemin d'accès. Il a enjoint au centre hospitalier de réaliser les travaux préconisés par l'expert sous astreinte et de verser 7 020 euros pour la remise en état du chemin, ainsi que 5 000 euros aux occupants pour leur trouble de jouissance, avec intérêts. Cette décision s'appuie sur les principes de la responsabilité sans faute du maître d'ouvrage public pour dommages de travaux publics.
N° TA33-2401809(TA33-2401809)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise à la demande de la Communauté d'agglomération d'Agen. Cette mesure vise à déterminer la nature et les causes des désordres, notamment des fuites d'eau, affectant le système de chauffage des halls du parc des expositions d'Agen, ainsi que les travaux nécessaires pour y remédier et le calcul des préjudices subis. L'expertise est jugée utile pour un futur litige au fond, sans préjuger des responsabilités, et les parties défenderesses (sociétés Kardham Cardete Huet, Maison Georges David et Quercy Confort) ne s'y sont pas opposées, formulant des protestations et réserves.
N° TA33-2406878(TA33-2406878)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A, qui contestait en réalité une lettre de relance du comptable public relative à une redevance d’enlèvement des ordures ménagères. Le juge a estimé que cette lettre, n’étant ni un titre exécutoire ni un acte de poursuite, ne constituait pas une décision faisant grief. Il a également rappelé que le contentieux du recouvrement des créances non fiscales des établissements publics locaux relève du juge de l’exécution, et non du juge administratif, en application des articles L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales et L. 281 du livre des procédures fiscales. La requête a donc été rejetée sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2206118(TA33-2206118)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. B, propriétaire riverain, qui demandait le rétablissement d’un accès véhicule à son garage ou une indemnisation, suite à la construction d’une cantine scolaire par la commune de Carignan-de-Bordeaux ayant supprimé cet accès. Le tribunal a rejeté les conclusions à fin d’annulation de la décision du maire, celle-ci ayant pour seul effet de lier le contentieux. Sur le fond, il a jugé que la responsabilité sans faute de la commune pour dommages de travaux publics n’était pas engagée, le dommage n’étant pas anormal. La requête a été intégralement rejetée, incluant les demandes indemnitaires et d’expertise.
N° TA33-2407113(TA33-2407113)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Bordeaux concerne un litige portant sur le refus de délivrance d'un titre de séjour "étudiant" opposé par le préfet des Yvelines à M. A. Constatant que le requérant résidait dans les Yvelines à la date des décisions attaquées, le tribunal se déclare incompétent territorialement en application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative. Il ordonne en conséquence le renvoi du dossier au Tribunal Administratif de Versailles, seul compétent pour statuer sur cette requête en premier ressort.
N° TA33-2406879(TA33-2406879)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi d’un recours en excès de pouvoir par M. B, contestant une saisie administrative à tiers détenteur émise par une communauté de communes pour le recouvrement d’une créance non fiscale. Le juge a constaté que, selon les articles L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales et L. 281 du livre des procédures fiscales, le contentieux du recouvrement de telles créances relève du juge de l’exécution, et non de la juridiction administrative. En conséquence, l’ordonnance rejette la requête pour incompétence manifeste de la juridiction administrative, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2407149(TA33-2407149)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la demande de M. B. Ce dernier sollicitait une injonction pour obtenir une autorisation provisoire de séjour et de travail, invoquant l'urgence liée à la suspension de son contrat de travail. Le tribunal retient que, sa demande de changement de statut étant complète depuis août 2023, une décision implicite de rejet est née en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Cette décision administrative fait obstacle à toute mesure utile du juge des référés, rendant la requête manifestement mal fondée.
N° TA33-2407157(TA33-2407157)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de M. A, professeur des universités, contestant la décision du président de l'université de Bordeaux limitant son maintien en activité au-delà de la limite d'âge au 31 août 2025. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant n'ayant pas démontré en quoi la perte de revenus liée à son départ à la retraite, pourtant prévisible, caractérisait un préjudice grave et immédiat. La requête a été rejetée par ordonnance motivée sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA33-2406845(TA33-2406845)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. E A C, agissant pour le compte de son frère B C, personne handicapée sous tutelle. Le requérant demandait d'enjoindre à l'Agence régionale de santé (ARS) de Nouvelle-Aquitaine de prendre des mesures pour assurer l'admission de M. B C en établissement spécialisé (MAS ou FAM), invoquant l'urgence et l'atteinte aux libertés fondamentales (droit à la vie, vie familiale). Le tribunal a estimé que les conditions d'urgence et d'utilité prévues par l'article L. 521-3 n'étaient pas remplies, et que les pouvoirs du directeur général de l'ARS ne lui permettaient pas d'imposer une admission dans un établissement médico-social. La demande a donc été rejetée.
N° TA33-2405737(TA33-2405737)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme B C, qui contestait les conséquences d’une intervention chirurgicale réalisée en 2023 au centre hospitalier de Marmande-Tonneins. Les conclusions dirigées contre le docteur A D ont été rejetées comme portées devant une juridiction incompétente, la responsabilité d’un praticien exerçant à titre libéral relevant de l’ordre judiciaire. À supposer que la requête vise la responsabilité de l’hôpital, elle a été jugée manifestement irrecevable, faute pour la requérante de satisfaire aux exigences de motivation de l’article R. 411-1 du code de justice administrative. La décision se fonde sur les articles R. 222-1 et R. 351-4 du code de justice administrative.
N° TA33-2402497(TA33-2402497)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a fait droit à la demande d'expertise médicale présentée par M. F, agent de la commune de Pessac victime d'un accident de service le 23 juillet 2021. Le juge a estimé utile de désigner un expert pour déterminer la date de consolidation de son état de santé et évaluer les préjudices personnels (souffrances, préjudice esthétique, d'agrément) distincts de l'atteinte à l'intégrité physique, que le fonctionnaire peut obtenir en complément de la réparation statutaire. La solution retenue écarte l'opposition partielle de la commune, en rappelant que l'expertise ne préjuge pas des responsabilités et qu'elle est utile à un éventuel litige portant sur la réparation intégrale des préjudices.
N° TA33-2406368(TA33-2406368)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par Mme A, trésorière de l'association "Les P'tits Bouchons", d'une demande d'injonction visant à obtenir de la commune d'Arveyres la restitution d'un dépôt de garantie suite à la résiliation d'un bail. La requérante s'est désistée purement et simplement de sa requête par un mémoire enregistré le 19 novembre 2024. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par une ordonnance du 25 novembre 2024.
N° TA33-2405493(TA33-2405493)
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en formation collégiale, a rejeté la requête de M. C, ressortissant marocain, contestant l’arrêté du préfet de Lot-et-Garonne du 26 juillet 2024 l’obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée et ne méconnaissait ni l’autorité de la chose jugée, ni l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, ni l’article 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant, compte tenu de l’absence de liens personnels et familiaux stables en France. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, notamment l’article L. 611-1 5°.
N° TA33-2407050(TA33-2407050)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme A, qui contestait une lettre de la rectrice de l’académie de Bordeaux l’informant d’une demande de recouvrement d’un trop-perçu de rémunération. Le tribunal a jugé que cette lettre, ainsi que le bulletin de paie l’accompagnant, constituaient des actes préparatoires ne faisant pas grief et n’étaient donc pas susceptibles de recours pour excès de pouvoir. La solution retenue est fondée sur l’article R. 222-1, 4° du code de justice administrative. Il est précisé que Mme A pourra, le cas échéant, contester le titre exécutoire émis ultérieurement par le directeur régional des finances publiques.
N° TA33-2407063(TA33-2407063)
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de titre de séjour présentée par M. C, ressortissant arménien. Le juge a estimé que la requête était manifestement irrecevable, faute pour le requérant de justifier de l'existence d'une décision administrative faisant grief, en se bornant à produire une demande de régularisation au nom de son épouse. En conséquence, l'ordonnance rejette l'ensemble des conclusions, y compris celles relatives aux frais de justice, sans qu'il soit besoin d'examiner la condition d'urgence ou les moyens soulevés.
N° TA33-2407089(TA33-2407089)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête en référé suspension de Mme B, ressortissante gabonaise, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour étudiant assorti d'une obligation de quitter le territoire français. La requête a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas introduit de requête distincte en annulation, comme l'exige l'article R. 522-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la demande sans instruction ni audience.
N° TA33-2405093(TA33-2405093)
Le Tribunal administratif de Bordeaux, saisi d'une demande d'exécution d'un jugement du 7 février 2024 ayant annulé un refus de séjour et enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. C, constate que le préfet a finalement procédé à ce réexamen par un arrêté du 15 novembre 2024. Les conclusions de M. C tendant à ce qu'il soit enjoint au préfet de réexaminer sa situation sous astreinte sont donc devenues sans objet. En revanche, l'État est condamné à verser 1 200 euros à M. C au titre des frais de justice exposés pour obtenir l'exécution du jugement, sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2405799(TA33-2405799)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A, qui contestait la décision du 23 août 2024 prolongeant son placement à l’isolement pour trois mois. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait ni conclusions, ni exposé des faits et moyens, en violation de l’article R. 411-1 du code de justice administrative. Aucune régularisation n’étant intervenue dans le délai de recours, le juge a appliqué l’article R. 222-1 du même code pour rejeter la demande sans examen au fond.