Jurisprudence — Tribunal Administratif de Bordeaux
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N° TA33-2407047(TA33-2407047)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. C A, ressortissant portugais, contestant l'arrêté préfectoral du 15 novembre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai avec une interdiction de circulation de trois ans. Le tribunal a jugé que la menace pour l'ordre public était caractérisée par sa condamnation pénale pour vol aggravé et outrage, justifiant la mesure sur le fondement de l'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également écarté les moyens tirés de l'incompétence du signataire, de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur manifeste d'appréciation. La décision a été rendue en application des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de la directive 2004/38/CE.
N° TA33-2400111(TA33-2400111)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a pris acte du désistement pur et simple de la société Upgrade Fireworks dans le cadre d’un recours de plein contentieux. L’ordonnance, fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, clôt l’instance sans examen au fond. La décision a été rendue le 22 novembre 2024 et notifiée à la société requérante ainsi qu’à la commune de Penne d’Agenais.
N° TA33-2405493(TA33-2405493)
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en formation collégiale, a rejeté la requête de M. C, ressortissant marocain, contestant l’arrêté du préfet de Lot-et-Garonne du 26 juillet 2024 l’obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée et ne méconnaissait ni l’autorité de la chose jugée, ni l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, ni l’article 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant, compte tenu de l’absence de liens personnels et familiaux stables en France. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, notamment l’article L. 611-1 5°.
N° TA33-2406859(TA33-2406859)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de Mme B, ressortissante congolaise, contestant un arrêté du préfet de la Gironde du 17 octobre 2024 lui interdisant le retour sur le territoire français pour une durée de trois ans. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire et l'erreur de droit, en jugeant que la délégation de signature était régulière et que la demande de réexamen d'asile n'abrogeait pas l'obligation de quitter le territoire français. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur les articles L. 521-7 et L. 612-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA33-2301441(TA33-2301441)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné le recours de M. A, ressortissant pakistanais, contestant le refus du préfet de la Gironde d’accorder le regroupement familial pour son épouse et ses enfants. Le tribunal a annulé la décision du 27 janvier 2023, estimant que le préfet avait commis une erreur de droit en se fondant sur les ressources des douze mois précédant la demande initiale, et non sur celles précédant le jugement d’annulation du 18 janvier 2023, en méconnaissance des articles L. 434-2 et L. 434-7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Il a enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de deux mois, sans astreinte, et a rejeté les conclusions au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2206743(TA33-2206743)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par la société Haadurh Fried Chicken d'une contestation relative au recouvrement d'une somme de 172 270 euros, faisant suite à une saisie administrative à tiers détenteur émise pour recouvrer des impositions supplémentaires (IS et TVA) pour la période 2014-2016. La société soutenait que cette somme ne tenait pas compte d'une décharge partielle accordée par un précédent jugement du tribunal du 7 juin 2022. Le tribunal a constaté que l'administration avait effectivement omis de prendre en compte ce dégrèvement partiel dans le calcul de la somme réclamée. En application de l'article L. 281 du livre des procédures fiscales, le tribunal a donc prononcé la décharge de l'obligation de payer la somme correspondant à cette décharge partielle supplémentaire.
N° TA33-2406907(TA33-2406907)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B C, ressortissant congolais, qui contestait la décision du préfet de la Vienne du 7 novembre 2024 le maintenant en rétention administrative. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence du signataire et d’erreur de droit, jugeant que la demande d’asile de l’intéressé avait été présentée dans le seul but de faire échec à la mesure d’éloignement, conformément à l’article L. 754-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. La solution retenue confirme la légalité du maintien en rétention, sans faire droit aux conclusions d’annulation ni à la demande de frais de justice.
N° TA33-2300096(TA33-2300096)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de la SA des Jasmins, qui contestait le refus de l'inspecteur du travail d'autoriser le licenciement pour inaptitude de Mme A, candidate aux élections du comité social et économique. Le tribunal a jugé que la consultation préalable du comité social et économique, exigée par l'article L. 2421-3 du code du travail, était nécessaire pour les salariés protégés, y compris les candidats non élus, et que l'employeur ne pouvait s'en dispenser. Les conclusions indemnitaires ont été déclarées irrecevables faute de demande préalable à l'administration, conformément à l'article R. 421-1 du code de justice administrative. La décision s'appuie sur les dispositions du code du travail relatives à la protection des candidats aux élections professionnelles.
N° TA33-2205825(TA33-2205825)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme C, qui contestait le refus de la rectrice de l'académie de Bordeaux d’autoriser l’instruction en famille de son enfant pour l’année 2022/2023. La décision attaquée a été jugée suffisamment motivée, car elle visait les textes applicables (notamment l’article L. 131-5 du code de l’éducation) et précisait que le projet pédagogique ne permettait pas d’acquérir les compétences du socle commun et que l’état de santé de l’enfant n’était pas établi. Le tribunal a également écarté le moyen tiré de l’erreur de droit, estimant que l’administration avait correctement appliqué les conditions légales. Enfin, il a considéré que le refus n’était pas entaché d’erreur manifeste d’appréciation, les éléments fournis ne démontrant pas que l’instruction en famille était adaptée à la situation de l’enfant.
N° TA33-2300013(TA33-2300013)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par Mme B de trois requêtes visant à contester les refus de l’administration de lui accorder, pour les mois de novembre 2020, décembre 2020 et janvier 2021, l’aide du fonds de solidarité pour les entreprises touchées par la crise sanitaire. Le tribunal a joint ces trois affaires. Il a d’abord requalifié le recours, estimant qu’il ne s’agissait pas d’un recours de plein contentieux mais d’un recours pour excès de pouvoir, ce qui a conduit à rejeter la fin de non-recevoir soulevée par l’administration. La solution retenue par le tribunal n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais la décision s’appuie notamment sur l’ordonnance n°2020-317 du 25 mars 2020 et les décrets d’application relatifs au fonds de solidarité.
N° TA33-2206543(TA33-2206543)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de Mme C, agent territorial, contestant le refus de la commune de Saint-Quentin-de-Baron de reconnaître l'imputabilité au service de son épicondylite. La requérante invoquait notamment un défaut de motivation, un vice de procédure lié à la composition du conseil médical, et une erreur d'appréciation au regard du tableau n°57 des maladies professionnelles. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses moyens, jugeant que la décision initiale était suffisamment motivée par référence à l'avis du conseil médical, que le maire ne s'était pas estimé lié par cet avis, et que le moyen tiré de la composition du conseil médical n'était pas fondé. En conséquence, la requête a été rejetée, confirmant le refus de reconnaissance de la maladie professionnelle.
N° TA33-2206575(TA33-2206575)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A, qui contestait les cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu auxquelles il avait été assujetti pour les années 2016 à 2018 suite à un contrôle fiscal de son activité de commercialisation de spas. Le tribunal a jugé que la procédure de vérification de comptabilité pour 2017-2018 était régulière, M. A n'ayant pas démontré avoir été privé d'un débat oral et contradictoire, et que l'administration avait pu légalement procéder à une évaluation d'office de ses bénéfices en application des articles L. 73 a) et b) du livre des procédures fiscales. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes, y compris la décharge des pénalités pour manquement délibéré.
N° TA33-2206676(TA33-2206676)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le non-renouvellement de son contrat de projet par la communauté de communes du Pays de Lauzun. La juridiction a jugé que la décision de non-renouvellement n'avait pas à être motivée, car elle ne revêtait pas un caractère disciplinaire, et que l'agent public ne bénéficie pas d'un droit au renouvellement de son contrat. Le tribunal a également écarté le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation, estimant que le projet pour lequel le contrat avait été conclu était réalisé. La solution retenue s'appuie sur la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 relative à la fonction publique territoriale.
N° TA33-2206814(TA33-2206814)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme A, qui contestait des rehaussements d'impôt sur le revenu et prélèvements sociaux pour 2018-2019, fondés sur une disproportion marquée entre son train de vie et ses revenus déclarés (article 168 du CGI). La requérante invoquait notamment un vice de procédure (absence de remise d’un extrait de rôle) et contestait l’application de la taxation forfaitaire, arguant que le véhicule de luxe litigieux était financé par son fils et simplement prêté. Le tribunal a écarté l’ensemble des moyens, jugeant que la procédure était régulière et que l’administration avait légalement appliqué le barème forfaitaire de l’article 168 du CGI, sans méconnaître le principe de loyauté.
N° TA33-2404199(TA33-2404199)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A, ressortissant congolais, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de Lot-et-Garonne. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et a appliqué la convention franco-congolaise du 31 juillet 1993, qui exige un visa long séjour pour les étudiants congolais. Constatant que M. A ne justifiait pas de la présentation d'un tel visa ni d'une dérogation, le tribunal a écarté les moyens tirés de l'erreur d'appréciation et a validé la décision préfectorale.
N° TA33-2206815(TA33-2206815)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la demande de Mme C A, propriétaire d'une maison à Andernos-les-Bains, qui contestait son assujettissement à la cotisation foncière des entreprises (CFE) pour 2021. La requérante soutenait que son activité de location de deux chambres au sein de son habitation personnelle relevait de l'exonération prévue au c) du 3° de l'article 1459 du code général des impôts. Le tribunal a jugé que les chambres louées faisaient partie intégrante de l'habitation personnelle de Mme C A, dont elle se réservait la jouissance hors périodes de location, remplissant ainsi les conditions d'exonération. En conséquence, le tribunal a prononcé la décharge de la cotisation foncière des entreprises d'un montant de 836 euros réclamée au titre de l'année 2021.
N° TA33-2404342(TA33-2404342)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A, ressortissant marocain, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de Lot-et-Garonne. Le requérant invoquait la méconnaissance de l'article L. 435-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, relatif à la délivrance d'un titre "salarié" pour les métiers en tension, et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en refusant le titre, en application de l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987 et du code précité.
N° TA33-2404531(TA33-2404531)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde refusant le renouvellement de son titre de séjour "travailleur saisonnier" et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire, de défaut de motivation et de méconnaissance du droit d'être entendu. Il a jugé que le préfet avait légalement fondé son refus sur les dispositions de l'article L. 421-34 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le requérant ne justifiant pas remplir les conditions de renouvellement. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.
N° TA33-2406916(TA33-2406916)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. C, ressortissant bangladais, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde ordonnant son transfert aux autorités portugaises pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a jugé que la signataire de l'arrêté disposait d'une délégation de compétence régulière et que le préfet avait procédé à un examen suffisamment approfondi de la situation personnelle du requérant. Il a également estimé que les moyens tirés de la méconnaissance des articles 4, 5 et 17 du règlement (UE) n° 604/2013 n'étaient pas fondés. En conséquence, la demande d'annulation a été rejetée, ainsi que les conclusions accessoires.
N° TA33-2405814(TA33-2405814)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par M. B pour obtenir l'exécution d'un jugement du 13 octobre 2023 annulant un refus de titre de séjour et enjoignant au préfet de la Gironde de réexaminer sa situation. Le préfet a pris un nouvel arrêté de refus de séjour le 8 octobre 2024, et M. B s'est désisté de sa demande. Par ordonnance du 21 novembre 2024, le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.