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Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de la Fédération des entreprises de boulangerie (FEB) demandant l’annulation du refus implicite du préfet de la Dordogne d’abroger son arrêté du 10 février 1995 imposant la fermeture hebdomadaire des boulangeries. Le tribunal a estimé que l’arrêté initial, pris sur le fondement de l’article L. 221-17 du code du travail (devenu L. 3132-29), n’était pas entaché d’illégalité dès son édiction, car la consultation des organisations professionnelles et l’accord majoritaire étaient suffisamment établis. Il a également jugé que la FEB n’apportait pas la preuve que les conditions de fait ou de droit justifiant le maintien de l’arrêté avaient disparu à la date de la demande d’abrogation. Par conséquent, le préfet n’était pas tenu d’abroger l’arrêté en application de l’article L. 243-2 du code des relations entre le public et l’administration.
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par M. B pour obtenir l'exécution d'un jugement du 13 octobre 2023 annulant un refus de titre de séjour et enjoignant au préfet de la Gironde de réexaminer sa situation. Le préfet a pris un nouvel arrêté de refus de séjour le 8 octobre 2024, et M. B s'est désisté de sa demande. Par ordonnance du 21 novembre 2024, le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de Mme A, agent territoriale, contestant le refus de Bordeaux Métropole de lui accorder la protection fonctionnelle et demandant réparation pour harcèlement moral. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, estimant que les éléments présentés ne permettaient pas de présumer l'existence d'un harcèlement moral et que la décision de refus de protection fonctionnelle n'était entachée d'aucune illégalité. La solution s'appuie sur les articles L. 133-2, L. 134-1 et L. 134-5 du code général de la fonction publique, dont le tribunal a fait une application stricte en l'absence de preuves suffisantes de harcèlement.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par la société Haadurh Fried Chicken d'une contestation relative au recouvrement d'une somme de 172 270 euros, faisant suite à une saisie administrative à tiers détenteur émise pour recouvrer des impositions supplémentaires (IS et TVA) pour la période 2014-2016. La société soutenait que cette somme ne tenait pas compte d'une décharge partielle accordée par un précédent jugement du tribunal du 7 juin 2022. Le tribunal a constaté que l'administration avait effectivement omis de prendre en compte ce dégrèvement partiel dans le calcul de la somme réclamée. En application de l'article L. 281 du livre des procédures fiscales, le tribunal a donc prononcé la décharge de l'obligation de payer la somme correspondant à cette décharge partielle supplémentaire.
Le Tribunal administratif de Bordeaux, saisi d’une demande d’exécution de l’arrêt de la cour administrative d’appel de Bordeaux du 8 décembre 2022 annulant un refus de regroupement familial, se déclare incompétent. En application des articles L. 911-4 et R. 921-2 du code de justice administrative, l’exécution d’un arrêt d’appel relève de la compétence de la cour qui l’a rendu. Par conséquent, le tribunal ordonne la transmission du dossier à la cour administrative d’appel de Bordeaux.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. B pour contester un arrêté du préfet de la Gironde ordonnant son transfert aux autorités portugaises pour l'examen de sa demande d'asile. M. B s'est désisté purement et simplement de sa requête. Par une ordonnance du 21 novembre 2024, la magistrate désignée a donné acte de ce désistement, conformément à l'article R. 922-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Aucune autre mesure n'a été prononcée.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de la société Villa 105 contestant deux titres exécutoires émis par Bordeaux Métropole pour le financement de l'assainissement collectif. La société soutenait que les titres étaient irréguliers faute de signature et infondés car émis pour une adresse erronée. Le tribunal a écarté le moyen de forme, jugeant que l'absence de signature sur l'avis des sommes à payer était régularisée par la production du bordereau signé électroniquement, conformément à l'article L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit statué sur le fond du second moyen.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de la société SNC Dumez Promotion contestant un titre exécutoire de 32 017,73 euros émis par Bordeaux Métropole pour des participations d'assainissement. La juridiction a d'abord rejeté la fin de non-recevoir pour tardiveté, faute pour la métropole de prouver la date de notification de l'avis. Sur le fond, le tribunal a annulé le titre exécutoire, jugeant que la participation était exigible auprès du propriétaire au moment du raccordement, et non du vendeur en l'état futur d'achèvement. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 1331-7 du code de la santé publique et L. 262-1 du code de la construction et de l'habitation.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A, ressortissant marocain, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de Lot-et-Garonne. Le requérant invoquait la méconnaissance de l'article L. 435-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, relatif à la délivrance d'un titre "salarié" pour les métiers en tension, et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en refusant le titre, en application de l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987 et du code précité.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de Mme C, agent territorial, contestant le refus de la commune de Saint-Quentin-de-Baron de reconnaître l'imputabilité au service de son épicondylite. La requérante invoquait notamment un défaut de motivation, un vice de procédure lié à la composition du conseil médical, et une erreur d'appréciation au regard du tableau n°57 des maladies professionnelles. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses moyens, jugeant que la décision initiale était suffisamment motivée par référence à l'avis du conseil médical, que le maire ne s'était pas estimé lié par cet avis, et que le moyen tiré de la composition du conseil médical n'était pas fondé. En conséquence, la requête a été rejetée, confirmant le refus de reconnaissance de la maladie professionnelle.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A, ressortissant congolais, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de Lot-et-Garonne. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et a appliqué la convention franco-congolaise du 31 juillet 1993, qui exige un visa long séjour pour les étudiants congolais. Constatant que M. A ne justifiait pas de la présentation d'un tel visa ni d'une dérogation, le tribunal a écarté les moyens tirés de l'erreur d'appréciation et a validé la décision préfectorale.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A, qui contestait les cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu auxquelles il avait été assujetti pour les années 2016 à 2018 suite à un contrôle fiscal de son activité de commercialisation de spas. Le tribunal a jugé que la procédure de vérification de comptabilité pour 2017-2018 était régulière, M. A n'ayant pas démontré avoir été privé d'un débat oral et contradictoire, et que l'administration avait pu légalement procéder à une évaluation d'office de ses bénéfices en application des articles L. 73 a) et b) du livre des procédures fiscales. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes, y compris la décharge des pénalités pour manquement délibéré.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la demande de Mme C A, propriétaire d'une maison à Andernos-les-Bains, qui contestait son assujettissement à la cotisation foncière des entreprises (CFE) pour 2021. La requérante soutenait que son activité de location de deux chambres au sein de son habitation personnelle relevait de l'exonération prévue au c) du 3° de l'article 1459 du code général des impôts. Le tribunal a jugé que les chambres louées faisaient partie intégrante de l'habitation personnelle de Mme C A, dont elle se réservait la jouissance hors périodes de location, remplissant ainsi les conditions d'exonération. En conséquence, le tribunal a prononcé la décharge de la cotisation foncière des entreprises d'un montant de 836 euros réclamée au titre de l'année 2021.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté les requêtes de M. et Mme F, qui contestaient les arrêtés du préfet de la Dordogne refusant leur titre de séjour, les obligeant à quitter le territoire et assignant M. F à résidence. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles L. 423-7 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant, n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales, en s'appuyant sur les textes applicables et en écartant l'erreur manifeste d'appréciation invoquée.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme A, qui contestait des rehaussements d'impôt sur le revenu et prélèvements sociaux pour 2018-2019, fondés sur une disproportion marquée entre son train de vie et ses revenus déclarés (article 168 du CGI). La requérante invoquait notamment un vice de procédure (absence de remise d’un extrait de rôle) et contestait l’application de la taxation forfaitaire, arguant que le véhicule de luxe litigieux était financé par son fils et simplement prêté. Le tribunal a écarté l’ensemble des moyens, jugeant que la procédure était régulière et que l’administration avait légalement appliqué le barème forfaitaire de l’article 168 du CGI, sans méconnaître le principe de loyauté.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de la SA des Jasmins, qui contestait le refus de l'inspecteur du travail d'autoriser le licenciement pour inaptitude de Mme A, candidate aux élections du comité social et économique. Le tribunal a jugé que la consultation préalable du comité social et économique, exigée par l'article L. 2421-3 du code du travail, était nécessaire pour les salariés protégés, y compris les candidats non élus, et que l'employeur ne pouvait s'en dispenser. Les conclusions indemnitaires ont été déclarées irrecevables faute de demande préalable à l'administration, conformément à l'article R. 421-1 du code de justice administrative. La décision s'appuie sur les dispositions du code du travail relatives à la protection des candidats aux élections professionnelles.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B, sapeur-pompier professionnel, qui contestait son changement d'affectation et la suppression de sa nouvelle bonification indiciaire (NBI) par le SDIS de la Gironde. Le tribunal a jugé que le moyen tiré d'un vice de procédure était insuffisamment précis. Il a également estimé que l'administration n'avait commis ni erreur de droit ni erreur d'appréciation en procédant au changement d'affectation de M. B, déclaré inapte aux fonctions opérationnelles par la commission médicale, et que la décision n'était pas entachée de détournement de pouvoir. La solution s'appuie notamment sur les articles L. 826-13 et L. 826-1 du code général de la fonction publique, ainsi que sur le décret n° 2005-372 du 20 avril 2005.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. E, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du 8 novembre 2022 de la préfète de la Gironde lui demandant de restituer son certificat de résidence de dix ans, refusant de l'admettre au séjour et abrogeant ses titres provisoires. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il a également jugé que la péremption du certificat de résidence était fondée sur l'article 8 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, M. E ne démontrant pas une présence continue en France entre 2016 et 2019, période durant laquelle il détenait un permis de résidence aux Émirats Arabes Unis.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le non-renouvellement de son contrat de projet par la communauté de communes du Pays de Lauzun. La juridiction a jugé que la décision de non-renouvellement n'avait pas à être motivée, car elle ne revêtait pas un caractère disciplinaire, et que l'agent public ne bénéficie pas d'un droit au renouvellement de son contrat. Le tribunal a également écarté le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation, estimant que le projet pour lequel le contrat avait été conclu était réalisé. La solution retenue s'appuie sur la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 relative à la fonction publique territoriale.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme A et M. D, qui contestaient un redressement fiscal. L'administration avait estimé que la vente d'un appartement par la société Chimate à ses associés était intervenue à un prix minoré, constituant un acte anormal de gestion. Le tribunal a validé la méthode d'évaluation de l'administration, fondée sur des transactions comparables dans le même quartier, et a jugé que les requérants n'apportaient pas la preuve d'une contrepartie justifiant la minoration de prix. La solution retenue est le rejet de la demande de décharge des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu pour 2016, en application des articles 38 du code général des impôts et des principes de gestion commerciale normale.