Jurisprudence — Tribunal Administratif de Bordeaux
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N° TA33-2305537(TA33-2305537)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a annulé l'arrêté du 5 juillet 2023 par lequel le préfet de Lot-et-Garonne prolongeait le placement d’un fonctionnaire en congé de longue maladie. La juridiction a jugé que le préfet avait commis une erreur d’appréciation, car les pièces médicales du dossier ne révélaient aucune pathologie physique ou mentale invalidante justifiant un tel congé. Cette décision est fondée sur les dispositions de l’article L. 822-6 du code général de la fonction publique.
N° TA33-2406738(TA33-2406738)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 24 octobre 2024 portant obligation de quitter le territoire français et interdiction de retour, se déclare territorialement incompétent. Constatant que le requérant résidait à Toulouse à la date de la décision attaquée, il applique les articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative pour transmettre l’affaire au Tribunal Administratif de Toulouse.
N° TA33-2204195(TA33-2204195)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de Mme Sara Doulache, conseillère pénitentiaire, contestant une décision du 30 mai 2022 du directeur interrégional des services pénitentiaires de Paris prévoyant une retenue sur son traitement pour absence injustifiée du 28 février au 29 mars 2022. Le tribunal a rejeté l'exception de non-lieu soulevée par le ministre de la justice, estimant que la décision attaquée n'avait pas été retirée et que son absence d'exécution ne privait pas le recours d'objet. Sur le fond, le tribunal a annulé la décision, considérant que l'administration n'avait pas établi que l'absence de Mme Doulache était injustifiée, dès lors qu'elle avait produit un arrêt de travail pour la période concernée. Cette solution s'appuie sur les articles L. 711-1 à L. 711-3 du code général de la fonction publique et le décret n° 86-442 du 14 mars 1986.
N° TA33-2406439(TA33-2406439)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, saisi par M. A B d’un recours contestant le refus de la MDPH de la Gironde de lui attribuer l’allocation aux adultes handicapés, s’est déclaré incompétent. Il a constaté que, en vertu des articles L. 241-6 et L. 241-9 du code de l’action sociale et des familles combinés aux articles L. 821-1 et L. 821-2 du code de la sécurité sociale, ce litige relève de la compétence du tribunal judiciaire. Par ordonnance fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, il a rejeté la requête et transmis le dossier au pôle social du tribunal judiciaire de Bordeaux.
N° TA33-2406221(TA33-2406221)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Bordeaux concerne une erreur de procédure commise par M. A B, qui a déposé des pièces complémentaires sous un nouveau numéro de requête (n°2406221) au lieu de les rattacher à son dossier initial (n°2403781). Le tribunal, constatant que cette production ne constitue pas une nouvelle requête mais de simples pièces additionnelles, a ordonné la radiation de la requête n°2406221 du registre et le versement des pièces dans le dossier n°2403781. La solution retenue est fondée sur les règles de procédure du code de justice administrative, visant à assurer une bonne administration de la justice.
N° TA33-2406868(TA33-2406868)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête en référé suspension de M. B, qui contestait le refus de l’université de Bordeaux de l’admettre en master 1 « droit de la santé » pour 2024-2025. Saisi sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, le juge a estimé qu’aucun des moyens soulevés (défaut de motivation, erreur de droit, erreur manifeste d’appréciation) n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La condition d’urgence n’a pas été examinée, le rejet étant fondé sur l’absence de moyen sérieux. Les conclusions accessoires (injonction et frais) ont également été rejetées.
N° TA33-2404752(TA33-2404752)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a pris acte du désistement pur et simple de M. A dans le cadre de son recours pour excès de pouvoir. Cette ordonnance, fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, a été rendue le 19 novembre 2024. La solution retenue est l'acceptation du désistement, mettant ainsi fin à l'instance.
N° TA33-2406819(TA33-2406819)
Le Tribunal administratif de Bordeaux, saisi d’un recours pour excès de pouvoir par Mme A contestant la décision de la commission nationale indépendante de reconnaissance et de réparation des préjudices subis par les harkis limitant son indemnisation à 13 000 euros, se déclare territorialement incompétent. En application des articles R. 312-6 et R. 221-3 du code de justice administrative, le litige relève du tribunal administratif de Nice, dans le ressort duquel la requérante réside. Par ordonnance, le tribunal transmet le dossier à cette juridiction.
N° TA33-2003357(TA33-2003357)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par la société Colas France et la société CMR, venant aux droits de la société Colas Sud-Ouest, d’un litige en plein contentieux relatif au solde du marché de travaux « VRD 305 Tramway 3ème phase » conclu avec Bordeaux Métropole. Les requérantes contestaient le décompte général et sollicitaient le paiement d’un solde de 1 349 828,02 euros HT, invoquant des sujétions imprévues et des retards de chantier ayant bouleversé le phasage initial. Bordeaux Métropole a soulevé des fins de non-recevoir tirées du caractère définitif du décompte et de l’irrégularité du mémoire en réclamation, et a contesté le rapport d’expertise. Le tribunal a rejeté l’intégralité des demandes des sociétés requérantes, en se fondant sur les stipulations du cahier des clauses administratives générales applicables aux marchés de travaux (CCAG Travaux) approuvé par arrêté du 8 septembre 2009.
N° TA33-2100315(TA33-2100315)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par la société Colas France (venant aux droits de Colas Sud-Ouest) et la société CMR d’un litige en plein contentieux relatif au solde du marché de travaux « VRD 305 Tramway 3ème phase » pour Bègles. Les requérantes contestaient le décompte général notifié par Bordeaux Métropole et demandaient le paiement de 1 349 828,02 euros HT au titre de sujétions imprévues et de retards de chantier. Le tribunal a rejeté la requête comme irrecevable, considérant que le décompte général était devenu définitif faute pour le groupement d’avoir notifié un décompte signé avec réserves dans le délai de 45 jours prévu par le CCAG Travaux (arrêté du 8 septembre 2009). Les demandes accessoires ont également été rejetées.
N° TA33-2406895(TA33-2406895)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. B visant à suspendre la décision du 6 septembre 2024 du centre hospitalier de Sainte-Foy La Grande. Cette décision interrompait le versement de sa rémunération en raison de son refus de se soumettre à une expertise médicale ordonnée par le conseil médical. Le tribunal a estimé qu'aucun des moyens soulevés, notamment celui tiré d'une méconnaissance du droit à une défense équitable, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée. La solution retenue s'appuie sur l'article 35-12 du décret n°88-386 du 19 avril 1988, qui prévoit l'interruption de la rémunération en cas de refus de se soumettre à une visite médicale.
N° TA33-2401447(TA33-2401447)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a annulé la décision implicite de rejet née du silence gardé par le préfet de la Gironde sur la demande de titre de séjour de Mme B, ressortissante géorgienne. Le tribunal a jugé que cette décision était entachée d’un défaut de motivation, le préfet n’ayant pas communiqué les motifs de son rejet dans le délai d’un mois suivant la demande de l’intéressée, en méconnaissance de l’article L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration. En conséquence, il a enjoint au préfet de délivrer à Mme B une autorisation provisoire de séjour l’autorisant à travailler et de réexaminer sa situation dans un délai de deux mois.
N° TA33-2407027(TA33-2407027)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 1er octobre 2024 suspendant le permis de conduire de M. A pour dix mois. Le juge des référés a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, malgré l'éloignement entre le domicile et le lieu de travail du requérant. Il a relevé que l'employeur de M. A l'autorisait à dormir sur place, ce qui permettait de préserver son emploi, et que la gravité de l'infraction (conduite avec un taux d'alcool de 0,8 mg/L) ne justifiait pas une suspension. La décision s'appuie sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative et l'article L. 234-1 du code de la route.
N° TA33-2406943(TA33-2406943)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, saisi par la société Irys Holding Group d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision de la direction régionale des finances publiques d’Île-de-France et de Paris rejetant une demande de remboursement de crédit de TVA, s’est déclaré territorialement incompétent. En application des articles R. 312-1 et R. 221-3 du code de justice administrative, il a ordonné la transmission du dossier au Tribunal Administratif de Paris, seul compétent pour connaître du litige.
N° TA33-2206013(TA33-2206013)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de la société Camping Club d'Arcachon contestant douze titres exécutoires émis par la commune d'Arcachon pour un montant total de 83 931,84 euros, correspondant à des redevances d'occupation du domaine public pour l'année 2020. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence de l'auteur des titres et d'irrégularité de forme, jugeant que l'adjoint au maire disposait d'une délégation de pouvoir régulière et que les titres étaient suffisamment motivés. Il a également rejeté les arguments tirés de la méconnaissance de l'article L. 1411-2 du code général des collectivités territoriales et de la suspension du paiement de la redevance en raison de la crise sanitaire, faute pour la société requérante de justifier de pertes liées à la fermeture administrative. La décision s'appuie notamment sur les articles L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales et l'ordonnance n° 2020-306 du 25 mars 2020.
N° TA33-2205591(TA33-2205591)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné deux requêtes de Mme A B, agent du greffe du conseil des prud'hommes de Bordeaux. La première requête (n° 2203484) conteste le refus de lui accorder un complément indemnitaire annuel (CIA) en 2021. Le tribunal a rejeté le moyen tiré du défaut de motivation, cette décision n'étant pas soumise à une obligation de motivation, et a estimé que l'administration n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en se fondant sur la manière de servir de l'agent. La seconde requête (n° 2205591) porte sur plusieurs décisions, dont le refus de report de jours de RTT et de fractionnement, la mise en disponibilité d'office, et l'entretien professionnel. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, notamment en ce qui concerne le respect des dispositions du décret n° 84-972 du 26 octobre 1984 et de la circulaire SJ.01-010-B3 du 5 décembre 2001. En conséquence, les deux requêtes ont été rejetées, ainsi que les conclusions accessoires.
N° TA33-2303131(TA33-2303131)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux était saisi d'un recours en excès de pouvoir par Mme B, élève officier médecin radiée des cadres pour avoir refusé l'obligation vaccinale contre la Covid-19, contestant la décision du ministre des armées lui imposant le remboursement de sa formation. Le tribunal a limité son examen à la seule question du remboursement, la requérante n'ayant pas contesté la radiation dans son recours administratif préalable. Sur la légalité interne, le juge a appliqué les articles L. 4139-14 du code de la défense, 45 du décret n°2008-933, et 13 du décret n°2020-782, considérant que le refus de se soumettre à l'obligation vaccinale, fondée sur la loi du 5 août 2021, constituait un motif non disciplinaire mais justifiant la radiation et, par suite, l'obligation de remboursement. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la légalité de la décision attaquée.
N° TA33-2305492(TA33-2305492)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. C, ressortissant nigérian, contestant un arrêté préfectoral du 3 octobre 2023 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a jugé inopérants les moyens dirigés contre un refus de titre de séjour inexistant, M. C n'ayant pas sollicité un tel titre. Il a également écarté le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation, estimant que le requérant ne justifiait pas de l'ancienneté de son séjour, de son intégration, ni d'attaches familiales en France. La décision s'appuie sur les articles L. 313-14 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA33-2305376(TA33-2305376)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par la société Camping Club d'Arcachon pour contester des titres exécutoires et une saisie administrative à tiers détenteur émis par la commune d'Arcachon pour le recouvrement de redevances d'occupation du domaine public liées à un contrat de délégation de service public. La société soutenait notamment que les titres étaient irréguliers et que la redevance n'était pas due en raison de la fermeture du camping durant la crise sanitaire. La commune a opposé l'incompétence du tribunal pour connaître du recouvrement d'une créance non fiscale et la tardiveté de la requête. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes de la société, en application des articles L. 2125-1 et L. 2125-3 du code général de la propriété des personnes publiques, considérant que les titres exécutoires étaient réguliers et que la redevance restait due malgré la suspension temporaire de son paiement prévue par l'ordonnance n°2020-460 du 22 avril 2020.
N° TA33-2305085(TA33-2305085)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A C, qui contestait l'arrêté du ministre de l'intérieur mettant fin à sa scolarité d'élève gardien de la paix pour insuffisance professionnelle. Le tribunal a jugé que le ministre était en situation de compétence liée, se bornant à exécuter la décision souveraine du jury d'aptitude professionnelle. Il a également écarté l'exception d'illégalité de la délibération du jury, estimant que les faits retenus (retards, usage du téléphone, manque d'implication) étaient établis et justifiaient la décision. La requête a été rejetée sur le fondement de l'arrêté du 2 mai 2022 portant organisation de la formation des gardiens de la paix.