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Le Tribunal administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. D F, ressortissant étranger, contestant l'arrêté préfectoral du 29 octobre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de trois ans et assignation à résidence. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, ainsi que des vices de compétence et de motivation. Le tribunal, statuant en formation d'éloignement sous 72 heures, a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, estimant que la décision était suffisamment motivée et proportionnée au regard de la situation personnelle et familiale de l'intéressé. En conséquence, la requête a été rejetée, confirmant la légalité des mesures d'éloignement et d'assignation à résidence prises sur le fondement du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux était saisi d'un recours en excès de pouvoir par Mme B, élève officier médecin radiée des cadres pour avoir refusé l'obligation vaccinale contre la Covid-19, contestant la décision du ministre des armées lui imposant le remboursement de sa formation. Le tribunal a limité son examen à la seule question du remboursement, la requérante n'ayant pas contesté la radiation dans son recours administratif préalable. Sur la légalité interne, le juge a appliqué les articles L. 4139-14 du code de la défense, 45 du décret n°2008-933, et 13 du décret n°2020-782, considérant que le refus de se soumettre à l'obligation vaccinale, fondée sur la loi du 5 août 2021, constituait un motif non disciplinaire mais justifiant la radiation et, par suite, l'obligation de remboursement. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la légalité de la décision attaquée.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. B, ressortissant turc, contestant le refus implicite du préfet de la Gironde de lui délivrer un titre de séjour. Le tribunal a considéré que l'arrêté explicite du 24 avril 2023, refusant le titre et l'obligeant à quitter le territoire, s'était substitué à la décision implicite. La solution retenue est que la requête est désormais dirigée contre cet arrêté, et le tribunal a appliqué les articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que les dispositions du code des relations entre le public et l'administration.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A C, qui contestait l'arrêté du ministre de l'intérieur mettant fin à sa scolarité d'élève gardien de la paix pour insuffisance professionnelle. Le tribunal a jugé que le ministre était en situation de compétence liée, se bornant à exécuter la décision souveraine du jury d'aptitude professionnelle. Il a également écarté l'exception d'illégalité de la délibération du jury, estimant que les faits retenus (retards, usage du téléphone, manque d'implication) étaient établis et justifiaient la décision. La requête a été rejetée sur le fondement de l'arrêté du 2 mai 2022 portant organisation de la formation des gardiens de la paix.
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme B, qui se bornait à produire des échanges de courriers sans exposer de faits, moyens ou conclusions. La juridiction a rappelé les exigences de l'article R. 411-1 du code de justice administrative, qui impose un exposé des faits, moyens et conclusions, ainsi que de l'article R. 421-1, qui conditionne la saisine du juge à l'existence d'une décision préalable. En l'absence de requête conforme, la demande a été rejetée sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du même code.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par la société Camping Club d'Arcachon pour contester des titres exécutoires et une saisie administrative à tiers détenteur émis par la commune d'Arcachon pour le recouvrement de redevances d'occupation du domaine public liées à un contrat de délégation de service public. La société soutenait notamment que les titres étaient irréguliers et que la redevance n'était pas due en raison de la fermeture du camping durant la crise sanitaire. La commune a opposé l'incompétence du tribunal pour connaître du recouvrement d'une créance non fiscale et la tardiveté de la requête. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes de la société, en application des articles L. 2125-1 et L. 2125-3 du code général de la propriété des personnes publiques, considérant que les titres exécutoires étaient réguliers et que la redevance restait due malgré la suspension temporaire de son paiement prévue par l'ordonnance n°2020-460 du 22 avril 2020.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, saisi par la société Irys Holding Group d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision de la direction régionale des finances publiques d’Île-de-France et de Paris rejetant une demande de remboursement de crédit de TVA, s’est déclaré territorialement incompétent. En application des articles R. 312-1 et R. 221-3 du code de justice administrative, il a ordonné la transmission du dossier au Tribunal Administratif de Paris, seul compétent pour connaître du litige.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, saisi par M. A B d’un recours contestant le refus de la MDPH de la Gironde de lui attribuer l’allocation aux adultes handicapés, s’est déclaré incompétent. Il a constaté que, en vertu des articles L. 241-6 et L. 241-9 du code de l’action sociale et des familles combinés aux articles L. 821-1 et L. 821-2 du code de la sécurité sociale, ce litige relève de la compétence du tribunal judiciaire. Par ordonnance fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, il a rejeté la requête et transmis le dossier au pôle social du tribunal judiciaire de Bordeaux.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise médicale à la demande de Mme H. Cette mesure vise à déterminer la nature et l'étendue des séquelles liées à sa prise en charge lors de son accouchement au centre hospitalier de Périgueux le 29 juin 2022, ainsi qu'à évaluer ses préjudices en vue d'une éventuelle action en responsabilité. Le tribunal a fait droit à la demande du centre hospitalier de Périgueux en étendant l'expertise au docteur C et aux CHU de Limoges et de Bordeaux, tout en rejetant la demande de mise hors de cause du CHU de Limoges. La mission de l'expert, désigné parmi les gynécologues-obstétriciens, inclut la détermination des manquements éventuels et l'imputabilité des préjudices, dans le respect du contradictoire.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme D, ressortissante arménienne, qui contestait un arrêté du préfet de la Gironde refusant de lui délivrer un titre de séjour et l’obligeant à quitter le territoire français. La juridiction a écarté les moyens d’incompétence du signataire, de défaut de motivation et de défaut d’examen sérieux de la situation personnelle. La solution retenue est le rejet de la requête, fondé sur les articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que sur l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné deux requêtes de Mme A B, agent du greffe du conseil des prud'hommes de Bordeaux. La première contestait le refus de lui accorder un complément indemnitaire annuel (CIA) pour 2021, et la seconde portait sur plusieurs décisions relatives à ses congés, sa mise en disponibilité, son entretien professionnel et son traitement. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes, considérant que la décision refusant le CIA n'était pas soumise à une obligation de motivation et que l'administration n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation. Pour les autres griefs, il a jugé que les décisions contestées étaient légales au regard des textes applicables, notamment le décret n° 84-972 du 26 octobre 1984 et la circulaire SJ.01-010-B3 du 5 décembre 2001. Les conclusions indemnitaires ont également été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné deux requêtes de Mme A B, agent du greffe du conseil des prud'hommes de Bordeaux. La première requête (n° 2203484) conteste le refus de lui accorder un complément indemnitaire annuel (CIA) en 2021. Le tribunal a rejeté le moyen tiré du défaut de motivation, cette décision n'étant pas soumise à une obligation de motivation, et a estimé que l'administration n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en se fondant sur la manière de servir de l'agent. La seconde requête (n° 2205591) porte sur plusieurs décisions, dont le refus de report de jours de RTT et de fractionnement, la mise en disponibilité d'office, et l'entretien professionnel. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, notamment en ce qui concerne le respect des dispositions du décret n° 84-972 du 26 octobre 1984 et de la circulaire SJ.01-010-B3 du 5 décembre 2001. En conséquence, les deux requêtes ont été rejetées, ainsi que les conclusions accessoires.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la protestation électorale de Mme K, M. A et M. I contre les opérations du 15 septembre 2024 à Saint-Pierre-de-Frugie. Les requérants contestaient la distribution d’un tract de la liste élue, accompagné d’une lettre de soutien des adjoints au maire, qu’ils estimaient de nature officielle et de nature à fausser la sincérité du scrutin. Le tribunal a jugé que ce document ne présentait aucun caractère officiel et qu’aucune disposition n’interdit aux élus d’apporter un soutien personnel à des candidats. En conséquence, la requête a été rejetée et les requérants ont été condamnés solidairement à verser 300 euros à chacun des quatre défendeurs au titre des frais de justice, sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de Mme Sara Doulache, conseillère pénitentiaire, contestant une décision du 30 mai 2022 du directeur interrégional des services pénitentiaires de Paris prévoyant une retenue sur son traitement pour absence injustifiée du 28 février au 29 mars 2022. Le tribunal a rejeté l'exception de non-lieu soulevée par le ministre de la justice, estimant que la décision attaquée n'avait pas été retirée et que son absence d'exécution ne privait pas le recours d'objet. Sur le fond, le tribunal a annulé la décision, considérant que l'administration n'avait pas établi que l'absence de Mme Doulache était injustifiée, dès lors qu'elle avait produit un arrêt de travail pour la période concernée. Cette solution s'appuie sur les articles L. 711-1 à L. 711-3 du code général de la fonction publique et le décret n° 86-442 du 14 mars 1986.
Le Tribunal administratif de Bordeaux, saisi d’un recours pour excès de pouvoir par Mme A contestant la décision de la commission nationale indépendante de reconnaissance et de réparation des préjudices subis par les harkis limitant son indemnisation à 13 000 euros, se déclare territorialement incompétent. En application des articles R. 312-6 et R. 221-3 du code de justice administrative, le litige relève du tribunal administratif de Nice, dans le ressort duquel la requérante réside. Par ordonnance, le tribunal transmet le dossier à cette juridiction.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. B visant à suspendre la décision du 6 septembre 2024 du centre hospitalier de Sainte-Foy La Grande. Cette décision interrompait le versement de sa rémunération en raison de son refus de se soumettre à une expertise médicale ordonnée par le conseil médical. Le tribunal a estimé qu'aucun des moyens soulevés, notamment celui tiré d'une méconnaissance du droit à une défense équitable, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée. La solution retenue s'appuie sur l'article 35-12 du décret n°88-386 du 19 avril 1988, qui prévoit l'interruption de la rémunération en cas de refus de se soumettre à une visite médicale.
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. B contestant des actes de poursuite émis par la communauté des communes du Réolais en Sud Gironde. Le juge a estimé que ce litige, portant sur le recouvrement de créances non fiscales d’un établissement public local, relève de la compétence du juge de l’exécution, et non de la juridiction administrative, en application des articles L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales et L. 281 du livre des procédures fiscales. La requête a donc été rejetée pour incompétence manifeste de la juridiction administrative.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par l'association Coordination environnement du Bassin d'Arcachon (CEBA) d'un recours en excès de pouvoir visant à annuler la délibération du SYBARVAL du 6 juin 2024 approuvant le Schéma de Cohérence Territoriale (SCoT) du Bassin d'Arcachon-Val de l'Eyre. Par un mémoire du 17 octobre 2024, l'association requérante a déclaré se désister purement et simplement de sa requête. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 18 novembre 2024, mettant ainsi fin à l'instance.
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par une association et des particuliers d’un recours en excès de pouvoir contre un permis de construire une plateforme logistique délivré par le maire de Damazan. La commune a informé le tribunal du retrait de l’arrêté contesté, ce qui a conduit les requérants à se désister purement et simplement de leur requête. Par ordonnance du 18 novembre 2024, la présidente de la 6ème chambre a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune autre mesure n’a été prononcée.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un permis de construire tacite délivré par le maire de Bergerac à la SCCV European Homes 316, ainsi que contre le rejet du recours gracieux. Les requérants, dont l’association Sepanso Dordogne, se sont désistés purement et simplement de leur requête. Par ordonnance du 18 novembre 2024, la présidente de la 6ème chambre a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune autre solution au fond n’a été retenue.