Jurisprudence — Tribunal Administratif de Bordeaux
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N° TA33-2406895(TA33-2406895)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. B visant à suspendre la décision du 6 septembre 2024 du centre hospitalier de Sainte-Foy La Grande. Cette décision interrompait le versement de sa rémunération en raison de son refus de se soumettre à une expertise médicale ordonnée par le conseil médical. Le tribunal a estimé qu'aucun des moyens soulevés, notamment celui tiré d'une méconnaissance du droit à une défense équitable, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée. La solution retenue s'appuie sur l'article 35-12 du décret n°88-386 du 19 avril 1988, qui prévoit l'interruption de la rémunération en cas de refus de se soumettre à une visite médicale.
N° TA33-2400102(TA33-2400102)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A, ressortissant vietnamien, qui contestait la décision implicite de rejet de sa demande de renouvellement de titre de séjour née du silence gardé par le préfet de la Gironde. Le tribunal a jugé inopérant le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de la décision implicite et a écarté les griefs de défaut d'examen réel de sa situation et de méconnaissance de l'article L. 114-5 du code des relations entre le public et l'administration. Il a également estimé que M. A n'établissait pas d'erreur manifeste d'appréciation, faute de justifier de sa situation personnelle. La décision s'appuie sur les articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA33-2407025(TA33-2407025)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet de la demande de levée d'interdiction de retour sur le territoire français présentée par M. B. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, les éléments médicaux et personnels invoqués par le requérant ne démontrant pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation. La requête a été rejetée par ordonnance motivée sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA33-2405008(TA33-2405008)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par l'association Coordination environnement du Bassin d'Arcachon (CEBA) d'un recours en excès de pouvoir visant à annuler la délibération du SYBARVAL du 6 juin 2024 approuvant le Schéma de Cohérence Territoriale (SCoT) du Bassin d'Arcachon-Val de l'Eyre. Par un mémoire du 17 octobre 2024, l'association requérante a déclaré se désister purement et simplement de sa requête. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 18 novembre 2024, mettant ainsi fin à l'instance.
N° TA33-2406744(TA33-2406744)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné les recours de M. F, ressortissant géorgien, contre deux arrêtés préfectoraux du 27 octobre 2024 : une assignation à résidence dans le Gironde pour 45 jours (préfet de la Gironde) et une prolongation de deux ans de son interdiction de retour sur le territoire français (préfet du Puy-de-Dôme). Le tribunal a joint les deux requêtes. Il a statué sur la légalité de ces décisions au regard du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et de la loi du 26 janvier 2024. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais les moyens soulevés par le requérant portent sur la compétence du signataire, la perspective raisonnable d'éloignement et la durée excessive de l'assignation et de l'interdiction de retour.
N° TA33-2404825(TA33-2404825)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un permis de construire tacite délivré par le maire de Bergerac à la SCCV European Homes 316, ainsi que contre le rejet du recours gracieux. Les requérants, dont l’association Sepanso Dordogne, se sont désistés purement et simplement de leur requête. Par ordonnance du 18 novembre 2024, la présidente de la 6ème chambre a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune autre solution au fond n’a été retenue.
N° TA33-2300852(TA33-2300852)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme B, qui demandait la réparation de préjudices subis en raison de fautes commises par l'EHPAD Bel Air. La requête a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'a pas justifié avoir formé une demande préalable indemnitaire auprès de l'administration, comme l'exigent les articles R. 412-1 et R. 421-1 du code de justice administrative. Malgré une demande de régularisation, Mme B n'a produit qu'un courrier de mise en demeure sans demande indemnitaire. En conséquence, l'ensemble des conclusions de la requête a été rejeté, sans qu'il soit fait droit à la demande de frais de justice des défendeurs.
N° TA33-2405404(TA33-2405404)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par M. A B d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision de l’Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant un changement de propriétaire de carte grise. Après avoir retrouvé le document, M. B s’est désisté de sa requête par un mémoire du 25 septembre 2024. Sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple par une ordonnance du 18 novembre 2024.
N° TA33-2403229(TA33-2403229)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par une association et des particuliers d’un recours en excès de pouvoir contre un permis de construire une plateforme logistique délivré par le maire de Damazan. La commune a informé le tribunal du retrait de l’arrêté contesté, ce qui a conduit les requérants à se désister purement et simplement de leur requête. Par ordonnance du 18 novembre 2024, la présidente de la 6ème chambre a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune autre mesure n’a été prononcée.
N° TA33-2406987(TA33-2406987)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision de clôture de la demande de document de circulation pour étranger mineur (DCEM) prise par le préfet de la Gironde. La requérante, ressortissante ukrainienne bénéficiant de la protection subsidiaire, invoquait l'urgence liée à l'impossibilité pour sa fille d'utiliser son passeport ukrainien pour un voyage scolaire en Estonie. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car il appartenait à la requérante de justifier de circonstances particulières caractérisant la nécessité d'une mesure provisoire, ce qu'elle n'a pas fait. La solution retenue est le rejet de la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA33-2403179(TA33-2403179)
Voici le résumé de la décision : Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. C et Mme D, ressortissants géorgiens, d’un recours en excès de pouvoir contre une décision de l’OFII refusant le bénéfice des conditions matérielles d’accueil. Le tribunal a jugé que la décision initiale du 10 avril 2024 avait été remplacée par une décision implicite de rejet née du recours administratif préalable obligatoire exercé par les requérants. Les moyens soulevés, notamment l’insuffisance de motivation et le défaut d’examen de la vulnérabilité, ont été écartés, le tribunal considérant que la motivation de la décision initiale était sans incidence et que les requérants n’avaient pas sollicité la communication des motifs de la décision implicite. La requête a été rejetée, les textes appliqués étant principalement les articles D. 551-17 et suivants du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA33-2403085(TA33-2403085)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme E, ressortissante kosovare, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde du 19 avril 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a écarté les moyens d'incompétence, de violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3§1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, ainsi que l'erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a notamment jugé que la décision était fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
N° TA33-2406571(TA33-2406571)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par la société Borderac Crus et Vins d’un recours en excès de pouvoir contre une décision de FranceAgriMer du 25 septembre 2024, qui lui réclamait le reversement de 223 132,02 euros d’aides perçues pour un programme de promotion de vins dans les pays tiers. La société s’est désistée purement et simplement de sa requête par un mémoire du 13 novembre 2024. Sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le président de la 4ème chambre a donné acte de ce désistement par ordonnance du 15 novembre 2024. Aucune condamnation au titre des frais de justice n’a été prononcée.
N° TA33-2406848(TA33-2406848)
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. B, un étudiant marocain, afin d'enjoindre au préfet de la Gironde de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le préfet a fait valoir que cette attestation avait été délivrée le 8 novembre 2024, soit avant l'audience. Constatant que la mesure sollicitée avait ainsi été exécutée, le juge a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions principales de la requête, devenues sans objet. La demande de provision de 1 000 euros présentée par M. B a été rejetée comme irrecevable dans le cadre de cette procédure de référé, et sa demande au titre des frais de justice (article L. 761-1) a été rejetée, l'Etat n'étant pas la partie perdante.
N° TA33-2204413(TA33-2204413)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en plein contentieux, était saisi par le syndicat SUD Santé-Sociaux de la Gironde d’une demande de reconnaissance du droit des infirmiers de bloc opératoire (IBODE) du CHU de Bordeaux à bénéficier de la nouvelle bonification indiciaire (NBI) de 13 points à compter du 1er janvier 2018. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir tirée du défaut d’habilitation du syndicat, jugeant que le conseil syndical départemental l’avait régulièrement autorisé à agir. Sur le fond, la solution retenue s’appuie sur la jurisprudence du Conseil d’État du 19 juillet 2023 et les dispositions du décret n°92-112 du 3 février 1992, reconnaissant que l’exercice effectif des fonctions d’IBODE ouvre droit à la NBI. En conséquence, le tribunal a fait droit à la demande, ordonnant au CHU de Bordeaux de verser cette bonification avec un effet rétroactif limité à quatre ans, conformément à la prescription quadriennale.
N° TA33-2203654(TA33-2203654)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par Mme B d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire de Sagelat retirant son permis de construire tacite et refusant le projet de maison individuelle. La requérante soutenait que le retrait était intervenu hors délai et que le projet se situait en zone urbanisée. Toutefois, par un mémoire du 3 octobre 2024, Mme B s’est désistée purement et simplement de sa requête. Le tribunal a donné acte de ce désistement par jugement du 15 novembre 2024, sans examiner le fond du litige.
N° TA33-2203848(TA33-2203848)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par la SARL Financière A la Truffe du Périgord et la SARL A la Truffe du Périgord d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision du 17 mai 2022 par laquelle le président de la communauté d’agglomération Grand Périgueux a refusé d’abroger le plan local d’urbanisme intercommunal (PLUi). Les requérantes contestaient notamment le classement de leur parcelle AM 117 en zone N, estimant qu’il était entaché d’une erreur manifeste d’appréciation et méconnaissait le principe d’égalité de traitement. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens soulevés, considérant que le refus d’abrogation était légal et que le classement contesté n’était pas entaché d’illégalité. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code de l’urbanisme, notamment les articles R. 151-24 et L. 142-5, ainsi que sur le code des relations entre le public et l’administration.
N° TA33-2203087(TA33-2203087)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de la société SICOM contestant le titre de recettes émis par le département de la Gironde pour le paiement de redevances d'occupation du domaine public. La société contestait notamment la régularité formelle du titre, le défaut de base légale et le montant de la redevance. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, tirés de l'absence de délégation de signature, de l'irrégularité des bases de liquidation et de l'illégalité de la délibération fixant les tarifs, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code général de la propriété des personnes publiques et du code général des collectivités territoriales.
N° TA33-2402561(TA33-2402561)
Le Tribunal administratif de Bordeaux, dans deux requêtes jointes, a examiné la situation de M. E, ressortissant kosovar, contestant le refus implicite puis exprès du préfet de la Gironde de lui délivrer un titre de séjour, assorti d'une obligation de quitter le territoire français et d'une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes, estimant que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3§1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, n'étaient pas fondés. Il a considéré que la décision de refus de séjour était légale au regard des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que l'interdiction de retour était suffisamment motivée et proportionnée.
N° TA33-2203869(TA33-2203869)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par Mme A, aide-soignante, d’un recours en excès de pouvoir contre la décision du CHU de Bordeaux fixant au 30 avril 2022 la guérison de son accident de service. Postérieurement à la requête, le CHU a retiré cette décision et fixé une nouvelle date de consolidation au 7 mars 2023, conduisant Mme A à se désister purement et simplement. Le tribunal donne acte de ce désistement et, en application de l’article R. 761-2 du code de justice administrative, met les dépens à la charge du CHU de Bordeaux, le retrait de l’acte attaqué justifiant cette dérogation.