Jurisprudence — Tribunal Administratif de Bordeaux
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N° TA33-2403085(TA33-2403085)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme E, ressortissante kosovare, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde du 19 avril 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a écarté les moyens d'incompétence, de violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3§1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, ainsi que l'erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a notamment jugé que la décision était fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
N° TA33-2203848(TA33-2203848)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par la SARL Financière A la Truffe du Périgord et la SARL A la Truffe du Périgord d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision du 17 mai 2022 par laquelle le président de la communauté d’agglomération Grand Périgueux a refusé d’abroger le plan local d’urbanisme intercommunal (PLUi). Les requérantes contestaient notamment le classement de leur parcelle AM 117 en zone N, estimant qu’il était entaché d’une erreur manifeste d’appréciation et méconnaissait le principe d’égalité de traitement. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens soulevés, considérant que le refus d’abrogation était légal et que le classement contesté n’était pas entaché d’illégalité. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code de l’urbanisme, notamment les articles R. 151-24 et L. 142-5, ainsi que sur le code des relations entre le public et l’administration.
N° TA33-2203764(TA33-2203764)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. et Mme J contestant un titre de recette de 183,24 euros émis par la commune de Lignan de Bordeaux. Ce titre correspondait à la part des frais d'expertise judiciaire mise à la charge de Mme J, propriétaire indivis d'un immeuble ayant fait l'objet d'un arrêté de péril. Le tribunal a jugé que la commune était fondée à réclamer cette somme à Mme J sur le fondement des articles R. 621-13 du code de justice administrative et L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation. Il a également écarté les conclusions indemnitaires dirigées contre une personne privée, faute de compétence de la juridiction administrative pour en connaître.
N° TA33-2304442(TA33-2304442)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par Mme B pour contester le débranchement de son compteur électrique sur sa parcelle, qu'elle attribuait au maire d'Avensan. Le tribunal a rejeté la requête pour incompétence de la juridiction administrative, considérant que le litige opposait l'usagère au service public industriel et commercial de l'électricité, géré par Enedis, et relevait donc du juge judiciaire. Aucune décision du maire n'a été établie, les faits étant liés à une intervention d'Enedis assistée par la police municipale. Les textes appliqués incluent les articles L. 121-1 et suivants du code de l'énergie.
N° TA33-2403293(TA33-2403293)
Refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français – Tribunal Administratif de Bordeaux (6ème chambre) – Rejet de la requête de M. B, ressortissant algérien, contestant l’arrêté préfectoral du 9 juillet 2024. Le tribunal écarte le moyen tiré de l’erreur manifeste d’appréciation, faute pour le requérant de démontrer la réalité et l’ancienneté de sa vie commune avec son épouse française, l’exercice d’une activité professionnelle stable, ou l’impossibilité de solliciter un visa depuis l’Algérie. La décision s’appuie sur l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA33-2403151(TA33-2403151)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme B, ressortissante sénégalaise, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Gironde. La requérante invoquait notamment la méconnaissance des articles L. 423-18, L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, confirmant ainsi la légalité de l'arrêté préfectoral.
N° TA33-2406848(TA33-2406848)
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. B, un étudiant marocain, afin d'enjoindre au préfet de la Gironde de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le préfet a fait valoir que cette attestation avait été délivrée le 8 novembre 2024, soit avant l'audience. Constatant que la mesure sollicitée avait ainsi été exécutée, le juge a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions principales de la requête, devenues sans objet. La demande de provision de 1 000 euros présentée par M. B a été rejetée comme irrecevable dans le cadre de cette procédure de référé, et sa demande au titre des frais de justice (article L. 761-1) a été rejetée, l'Etat n'étant pas la partie perdante.
N° TA33-2402696(TA33-2402696)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de Mme B, ressortissante congolaise, contestant l'arrêté du préfet de la Gironde du 12 mars 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et prononçant une interdiction de retour de deux ans. La requérante invoquait notamment la méconnaissance des articles 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, ainsi qu'un défaut de motivation. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que l'arrêté était suffisamment motivé et que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, sans préciser de textes spécifiques appliqués pour le rejet au fond.
N° TA33-2406571(TA33-2406571)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par la société Borderac Crus et Vins d’un recours en excès de pouvoir contre une décision de FranceAgriMer du 25 septembre 2024, qui lui réclamait le reversement de 223 132,02 euros d’aides perçues pour un programme de promotion de vins dans les pays tiers. La société s’est désistée purement et simplement de sa requête par un mémoire du 13 novembre 2024. Sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le président de la 4ème chambre a donné acte de ce désistement par ordonnance du 15 novembre 2024. Aucune condamnation au titre des frais de justice n’a été prononcée.
N° TA33-2402326(TA33-2402326)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en excès de pouvoir, a rejeté la requête de Mme H épouse E, ressortissante marocaine, qui contestait le refus de titre de séjour du préfet de la Gironde du 5 février 2024. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, et la méconnaissance des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue confirme la légalité de la décision préfectorale.
N° TA33-2203765(TA33-2203765)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B, qui contestait l'arrêté du 17 janvier 2022 lui ordonnant de se dessaisir de ses armes et retirant la validation de son permis de chasser. Le tribunal a jugé que, sur le fondement des articles L. 312-3 et R. 312-67 du code de la sécurité intérieure, le préfet était en situation de compétence liée pour prendre cette décision, dès lors que le bulletin n°2 du casier judiciaire de M. B mentionnait une condamnation pour viol et agressions sexuelles. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, le tribunal considérant que l'administration n'avait pas à procéder à une appréciation in concreto de la situation.
N° TA33-2203755(TA33-2203755)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B, qui demandait l'annulation du refus d'abroger le classement de sa parcelle en zone naturelle (N) par le plan local d'urbanisme intercommunal d'Agen. Le tribunal a jugé que le classement en zone N était justifié par la nécessité de protéger les espaces naturels et forestiers, conformément aux articles L. 151-8, L. 151-9 et R. 151-24 du code de l'urbanisme. Il a également écarté les moyens tirés de l'atteinte au droit de propriété et du défaut d'information, estimant que le requérant ne démontrait pas d'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. B.
N° TA33-2400818(TA33-2400818)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a pris acte, par ordonnance du 14 novembre 2024, du désistement pur et simple de Mme A dans le cadre d’un recours pour excès de pouvoir. La solution retenue est l’acceptation de ce désistement, conformément à l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucun texte de fond n’est appliqué, la décision se limitant à clore l’instance.
N° TA33-2406947(TA33-2406947)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de la décision implicite de refus de titre de séjour opposée à M. B, ressortissant guinéen. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car le requérant, entré récemment en France (novembre 2023) avec un visa de travailleur saisonnier, ne justifie pas de circonstances particulières rendant nécessaire une mesure provisoire immédiate. La requête est donc rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision.
N° TA33-2400296(TA33-2400296)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné les requêtes de Mme I, ressortissante nigériane, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français. La requérante invoquait notamment la méconnaissance des articles L. 425-9, L. 423-23 et L. 435-1 du CESEDA, ainsi que de l'article 8 de la CEDH. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés et que les décisions préfectorales étaient légalement justifiées.
N° TA33-2406697(TA33-2406697)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête du Comité départemental de Gironde d'athlétisme (CD 33) demandant la suspension de la décision du 25 septembre 2024 par laquelle le président de la Fédération française d'athlétisme (FFA) avait placé le comité sous tutelle. Le juge a considéré que la condition d'urgence n'était pas remplie, le CD 33 n'établissant pas que la mesure portait une atteinte suffisamment grave et immédiate à ses intérêts ou à ceux de ses membres, notamment en l'absence de démonstration d'un blocage effectif de ses activités. Par ailleurs, aucun des moyens soulevés (défaut de contradictoire, insuffisance de motivation, erreur de droit ou d'appréciation, défaut d'avis de la Ligue régionale) n'a été jugé de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, le juge relevant que la FFA disposait d'une base légale dans ses statuts et le code du sport pour agir. La demande de frais de justice du CD 33 a été rejetée, et celui-ci a été cond
N° TA33-2404383(TA33-2404383)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par la société Entreprise Dumas d'une demande de récusation de l'expert M. C B, désigné dans le cadre d'un litige l'opposant au centre hospitalier de la Haute Gironde. La requérante soutenait que l'expert avait préalablement réalisé une expertise amiable pour le compte de l'hôpital, créant ainsi un conflit d'intérêts. Le tribunal a fait droit à cette demande, estimant que cette circonstance constituait une raison sérieuse de douter de l'impartialité de l'expert, en application des articles R. 621-6 du code de justice administrative et L. 111-6 du code de l'organisation judiciaire. En conséquence, un nouvel expert sera désigné.
N° TA33-2404496(TA33-2404496)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. C, ressortissant algérien, contestant l'arrêté du préfet de Lot-et-Garonne du 20 juin 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de destination. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation et la violation du droit d'être entendu. Il a jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en estimant que la vie privée et familiale de M. C n'était pas suffisamment ancrée en France pour justifier un titre de séjour sur le fondement de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 6-5° de l'accord franco-algérien. La décision s'appuie sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA33-2403302(TA33-2403302)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la demande de M. B visant à liquider une astreinte pour inexécution d’un précédent jugement ordonnant le réexamen de sa demande de titre de séjour. Le tribunal a constaté que le préfet de la Gironde avait finalement exécuté l’injonction de réexamen par un arrêté du 30 mai 2024, malgré un retard. En conséquence, il a jugé qu’il n’y avait pas lieu de procéder à une nouvelle liquidation de l’astreinte. La décision s’appuie sur l’article L. 911-7 du code de justice administrative.
N° TA33-2404569(TA33-2404569)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B, un ressortissant marocain, qui contestait un arrêté préfectoral du 19 juin 2024 refusant le renouvellement de son titre de séjour "travailleur saisonnier" et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, estimant que l'arrêté était suffisamment motivé et que le requérant n'avait pas démontré avoir été privé de son droit d'être entendu. Il a également jugé que M. B n'apportait pas de précisions suffisantes pour établir une méconnaissance des articles L. 421-34 du CESEDA ou de l'article 8 de la CEDH. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.