Jurisprudence — Tribunal Administratif de Bordeaux
20 755 décisions disponibles — page 413/1038
N° TA33-2405373(TA33-2405373)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en excès de pouvoir, a examiné la requête de Mme F, ressortissante camerounaise, contestant le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de destination pris par le préfet de la Gironde le 12 juillet 2024. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, du défaut de motivation, de la méconnaissance du droit d'être entendu et de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la requête, le juge estimant que la vie privée et familiale de Mme F, bien que pacsée avec un ressortissant français, ne justifiait pas la délivrance d'un titre de séjour au regard des conditions posées par le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles L. 421-1, L. 423-23 et L. 435-1).
N° TA33-2405343(TA33-2405343)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme H, ressortissante gabonaise, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Gironde. La requérante invoquait notamment l'incompétence du signataire, un défaut de motivation et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence, la délégation de signature étant régulière, et a jugé l'arrêté suffisamment motivé. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA33-2304237(TA33-2304237)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme A, ressortissante marocaine, qui contestait le refus du préfet de la Gironde d’autoriser le regroupement familial pour ses deux enfants mineurs. Le tribunal a jugé que la décision préfectorale était suffisamment motivée et que le préfet avait légalement fondé son refus sur l’insuffisance de ressources de la requérante, en application des articles L. 434-7 et R. 434-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Il a également écarté les moyens tirés de la méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’article 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant.
N° TA33-2405790(TA33-2405790)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A, de nationalité géorgienne, dirigée contre un arrêté du préfet de Lot-et-Garonne du 20 octobre 2022 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. La requête a été jugée manifestement irrecevable pour tardiveté, car introduite le 20 septembre 2024, soit bien au-delà du délai de recours de trente jours suivant la notification régulière de l'arrêté. Le tribunal a appliqué les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2406991(TA33-2406991)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. D et Mme A. Ces derniers demandaient la suspension du refus tacite du maire de Lège-Cap-Ferret de dresser un procès-verbal d'infraction, de prendre un arrêté interruptif de travaux et de retirer un permis de construire délivré à la SAS Cap ou pas Cap. Le tribunal a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les requérants n'établissant pas un préjudice grave et immédiat justifiant une suspension, et qu'aucun des moyens soulevés n'était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée. La décision s'appuie notamment sur les articles L. 480-1 et L. 480-2 du code de l'urbanisme.
N° TA33-2404859(TA33-2404859)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme A, qui contestait une décision de la directrice de l’EHPAD le Jardin des Provinces. La requérante n’a pas produit, malgré une demande de régularisation, la décision attaquée ou une pièce justifiant du rejet de sa demande, en méconnaissance des articles R. 411-1 et R. 412-1 du code de justice administrative. L’ordonnance, prise sur le fondement du 4° de l’article R. 222-1 du même code, rejette la requête sans examen au fond.
N° TA33-2304156(TA33-2304156)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par Mme C, ressortissante albanaise, d’un recours en excès de pouvoir contre la décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour pour raisons médicales, née du silence du préfet de la Gironde. Le tribunal a jugé que l’arrêté de refus explicite pris postérieurement par le préfet s’était substitué à cette décision implicite, rejetant ainsi l’exception de non-lieu à statuer soulevée par le préfet. La solution retenue est que la requête est désormais dirigée contre cet arrêté du 13 octobre 2023, lequel doit être examiné au fond. Les textes appliqués incluent l’article L. 425-10 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que l’article L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration.
N° TA33-2407020(TA33-2407020)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné une demande de suspension de l'arrêté du maire de La Teste-de-Buch mettant en demeure la SCI La Cabane de James Cook de démolir un bâtiment, sous astreinte. La société requérante invoquait l'urgence et des doutes sérieux sur la légalité de l'arrêté, notamment en raison de vices de procédure et d'une erreur d'appréciation. Le juge des référés a rejeté la requête, considérant que l'intérêt public lié à la sécurité en zone inondable (PPRI) renversait la présomption d'urgence et qu'aucun moyen n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 480-1 du code de l'urbanisme.
N° TA33-2407018(TA33-2407018)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la situation de précarité financière invoquée par le requérant, bien que réelle, résultait de son propre comportement et des faits délictueux qui lui étaient reprochés, et non de la décision de retrait de sa carte professionnelle. Aucun des moyens soulevés, notamment ceux tirés du défaut de motivation, du vice de procédure, de l'erreur de fait ou de l'atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale, n'a été jugé de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision du CNAPS. La décision a été prise en application de l'article L. 612-20 du code de la sécurité intérieure.
N° TA33-2302869(TA33-2302869)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a annulé l'arrêté du 7 avril 2024 par lequel le préfet de la Gironde avait refusé de délivrer un titre de séjour à M. E, ressortissant congolais. La juridiction a retenu un défaut d'examen particulier de la situation du requérant, le préfet n'ayant pas mentionné dans sa décision le statut de partenaire de PACS de l'intéressé ni la présence de sa fille née en 2019. Cette annulation est fondée sur les articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. E dans un délai d'un mois.
N° TA33-2406366(TA33-2406366)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a pris acte, par ordonnance du 27 novembre 2024, du désistement pur et simple de M. A, qui contestait le refus de la rectrice de l'académie de Bordeaux de changer d'établissement pour sa fille. La requête en excès de pouvoir était fondée sur le code de justice administrative. Le juge a constaté que rien ne s'opposait à ce désistement et l'a validé.
N° TA33-2406997(TA33-2406997)
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du préfet de la Gironde refusant la délivrance d'un titre de séjour à M. B. Le juge a estimé que la condition d'urgence était présumée satisfaite, mais qu'aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a notamment retenu que la menace à l'ordre public était établie par les éléments du fichier TAJ, sans nécessité de condamnation pénale préalable, et que les moyens tirés de la méconnaissance des articles L. 423-7, L. 423-1, L. 435-1 du CESEDA et de l'article 8 de la CEDH n'étaient pas fondés. La requête a donc été rejetée, y compris les conclusions accessoires.
N° TA33-2407206(TA33-2407206)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension présentée par Mme A B. Celle-ci contestait le refus de l'université de Bordeaux de l’admettre en première année de master, invoquant notamment un défaut de définition des critères de sélection par le conseil d’administration, en méconnaissance de l’article L. 612-6 du code de l’éducation. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas caractérisée, la requérante n’établissant pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation, malgré son statut de travailleur handicapé et l’expiration prochaine de son titre de séjour. La requête a donc été rejetée sans audience, par application de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA33-2306597(TA33-2306597)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a pris acte du désistement pur et simple de M. A, qui contestait le rejet de sa réclamation préalable visant à obtenir la décharge de la taxe foncière sur les propriétés bâties pour l'année 2022, pour un montant de 13 073 euros. Par une ordonnance du 27 novembre 2024, le président de la 3ème chambre a constaté que ce désistement était sans réserve et a clos l'instance, conformément à l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucun examen au fond de la légalité de la décision de la direction régionale des finances publiques n'a donc été effectué.
N° TA33-2406927(TA33-2406927)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B et Mme C, qui demandaient une nouvelle correction de la copie de leur fils à l'épreuve anticipée de français du baccalauréat 2024. Les requérants invoquaient une erreur matérielle, mais le tribunal a jugé qu'il ne lui appartient pas de contrôler l'appréciation souveraine d'un jury sur les mérites des candidats. La requête a été considérée comme manifestement irrecevable sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2406858(TA33-2406858)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme C pour obtenir l'affectation d'un accompagnant d'élève en situation de handicap (AESH) pour son fils B D sur le temps de pause méridienne. La commune de Sainte-Eulalie a fait valoir qu'elle avait signé la convention nécessaire avec le rectorat le 4 novembre 2024, transférant la responsabilité de la mise en œuvre à l'État. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la mesure sollicitée n'était plus utile dès lors que la convention était signée et que l'urgence n'était plus caractérisée. La décision applique les articles L. 521-3 du code de justice administrative et les dispositions du code de l'éducation relatives à l'inclusion scolaire.
N° TA33-2300116(TA33-2300116)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A et Mme E contestant le refus de la rectrice de l'académie de Bordeaux d'autoriser l'instruction de leurs enfants dans la famille. Les requérants n'avaient pas justifié avoir exercé le recours administratif préalable obligatoire devant la commission académique prévu par les articles D. 131-11-10 et suivants du code de l'éducation. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté cette irrecevabilité sans avoir à inviter les parties à régulariser leur demande.
N° TA33-2407204(TA33-2407204)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension présentée par Mme B. Celle-ci contestait le refus de l'université de Bordeaux de l'admettre en première année de master mention ingénierie de la santé. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la requérante n'a pas justifié de manière suffisamment grave et immédiate l'atteinte à sa situation, notamment au regard de l'expiration de son titre de séjour. Par conséquent, la demande a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens soulevés, dont celui tiré de la méconnaissance de l'article L. 612-6 du code de l'éducation.
N° TA33-2407200(TA33-2407200)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension présentée par Mme B. Celle-ci contestait le refus de l'université de Bordeaux de l'admettre en première année de master, invoquant notamment l'absence de critères de sélection fondés sur les mérites, en méconnaissance de l'article L. 612-6 du code de l'éducation. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, la requérante n'établissant pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation, malgré ses arguments relatifs à son projet professionnel et au renouvellement de son titre de séjour. La requête a donc été rejetée par ordonnance motivée, sans instruction ni audience.
N° TA33-2406628(TA33-2406628)
Refus d'instruction en famille. Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme C comme manifestement irrecevable, car elle ne contenait pas de conclusions à fin d’annulation, mais seulement des moyens d’ordre gracieux. La décision est fondée sur les articles R. 222-1 (4°) et R. 411-1 du code de justice administrative.