Jurisprudence — Tribunal Administratif de Bordeaux
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N° TA33-2404923(TA33-2404923)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la demande de suspension de la décision du 9 juillet 2024 par laquelle le CHU de Bordeaux a placé M. C, manipulateur en électroradiologie, en congé de disponibilité d'office à l'issue d'une sanction disciplinaire. Le juge des référés a estimé que la condition d'urgence était remplie, compte tenu de la privation de rémunération et de ses conséquences financières graves et immédiates pour le requérant. Il a également retenu l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité de la décision, en relevant que le placement en disponibilité d'office ne figure pas parmi les cas limitativement énumérés par le décret n° 88-976 du 13 octobre 1988, et que la réintégration à l'issue de la période d'exclusion était de droit. En conséquence, le tribunal a ordonné la suspension de l'exécution de la décision attaquée et enjoint au CHU de Bordeaux de réintégrer provisoirement M. C.
N° TA33-2405241(TA33-2405241)
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par une famille avec quatre jeunes enfants, privée d'hébergement depuis le 12 août 2024 et vivant à la rue. Le juge a constaté une carence de l'État dans l'application des articles L. 345-2-2 et L. 345-2-3 du code de l'action sociale et des familles, portant une atteinte grave et manifestement illégale à la dignité humaine et à l'intérêt supérieur de l'enfant. Il a enjoint au préfet de la Gironde de proposer un hébergement d'urgence adapté à la famille sous 48 heures, sans préjudice d'une orientation pérenne ultérieure.
N° TA33-2405134(TA33-2405134)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. D C, ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde du 9 août 2024 l'assignent à résidence pour 45 jours. Le juge a estimé que l'arrêté était signé par une autorité compétente, suffisamment motivé, et que les informations prévues par l'article L. 732-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) avaient bien été communiquées. Il a également jugé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de l'intéressé garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, sur le fondement des articles L. 731-1 et L. 732-1 du CESEDA.
N° TA33-2405026(TA33-2405026)
Refus de conditions matérielles d'accueil pour un demandeur d'asile. Le Tribunal administratif de Bordeaux rejette la requête de M. B comme irrecevable, faute pour le requérant d'avoir exposé le moindre moyen de droit ou de fait dans sa requête introductive d'instance, et ce malgré la possibilité de soulever des moyens nouveaux après l'expiration du délai de recours (articles R. 411-1 du code de justice administrative et R. 922-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile).
N° TA33-2405011(TA33-2405011)
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet du préfet de la Gironde concernant la demande de titre de séjour de M. A, ressortissant malien. Le juge a estimé que les moyens invoqués (défaut de motivation, défaut d'examen, erreur manifeste d'appréciation) n'étaient pas, en l'état, de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée. La condition d'urgence n'a pas été examinée. La requête a été rejetée dans son ensemble, y compris les conclusions accessoires.
N° TA33-2405094(TA33-2405094)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Bordeaux rejette la requête de Mme D, qui contestait le rejet implicite de sa demande de logement social prioritaire auprès de la commission de médiation de la Gironde. Le juge constate que la requérante n’a pas produit les pièces complémentaires demandées dans le délai imparti, de sorte que le délai de trois mois de la commission n’a recommencé à courir qu’à partir du 6 juin 2024. Lorsqu’elle a saisi le tribunal le 6 août 2024, aucune décision implicite n’était encore née, rendant sa requête manifestement irrecevable. La décision est fondée sur les articles R. 222-1, R. 421-1 et R. 612-1 du code de justice administrative, ainsi que sur l’article L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation.
N° TA33-2404535(TA33-2404535)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme B, aide-soignante, qui contestait le refus du centre hospitalier Jean Leclaire de Sarlat de reconnaître l'imputabilité au service de son accident du 22 mars 2024. La décision de rejet était fondée sur le non-respect du délai de quinze jours prévu par l'article 47-3 du décret n°86-442 du 14 mars 1986 pour déclarer l'accident. Le tribunal a constaté que la requête ne soulevait aucun moyen opérant et était manifestement irrecevable, en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2400307(TA33-2400307)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme A contestant la suspension de ses fonctions par le centre hospitalier de Périgueux. La requête a été jugée tardive, car introduite plus de deux mois après la notification de la décision du 14 novembre 2022, sans que l’absence de mention des recours gracieux facultatifs n’ait pu interrompre ce délai. L’ordonnance se fonde sur les articles R. 222-1, R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative. Mme A a également été condamnée à verser 1 000 euros au centre hospitalier au titre des frais de justice.
N° TA33-2306931(TA33-2306931)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par Mme B A d’un recours en excès de pouvoir contre le refus du centre hospitalier de Fumel de reconnaître l’imputabilité au service d’un accident survenu le 3 août 2023. En cours d’instance, l’hôpital a réexaminé le dossier et a finalement accordé cette reconnaissance, conduisant la requérante à accepter cette décision et à se désister de sa requête. Par une ordonnance du 22 août 2024, le président de la 6ème chambre a donné acte de ce désistement pur et simple, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucun texte substantiel n’a été appliqué au fond, l’affaire étant close sans examen au principal.
N° TA33-2405118(TA33-2405118)
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion de MM. Laurent, Lucien et Allan Klissing ainsi que de tous occupants sans droit ni titre d'une aire de stationnement du complexe sportif Chante-Cigale à Gujan-Mestras. La commune propriétaire justifiait de l'urgence et de l'utilité de la mesure en raison de branchements électriques sauvages créant un risque d'incendie et d'une atteinte à la sécurité publique. L'injonction de quitter les lieux sous 24 heures est assortie d'une astreinte de 100 euros par personne et par jour de retard, et les occupants sont condamnés solidairement à verser 1 000 euros à la commune au titre des frais de justice.
N° TA33-2404188(TA33-2404188)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par M. A B d’un recours pour excès de pouvoir visant à contester le refus implicite du préfet de la Gironde d’engager une procédure d’insalubrité pour son logement. M. B s’est ensuite désisté de sa requête par un mémoire du 28 juillet 2024. Sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le président de la 6ème chambre a donné acte de ce désistement pur et simple par ordonnance du 22 août 2024.
N° TA33-2403214(TA33-2403214)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a pris acte du désistement d'instance de M. D et Mme B, qui contestaient la décision du préfet de la Gironde du 14 mai 2024 accordant le concours de la force publique pour leur expulsion. Ce désistement est intervenu après le rejet de leur demande de référé suspension, faute pour les requérants d'avoir confirmé le maintien de leur requête en annulation dans le délai d'un mois prévu par l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative. L'ordonnance, fondée sur l'article R. 222-1 du même code, donne acte de ce désistement sans examen au fond.
N° TA33-2405139(TA33-2405139)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux annule la décision du 31 juillet 2024 par laquelle le directeur territorial de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) a mis fin aux conditions matérielles d'accueil de M. A, un ressortissant nigérian demandeur d'asile. Le tribunal estime que l'OFII a commis une erreur manifeste d'appréciation en se fondant sur l'absence de l'intéressé à deux convocations, alors que la seconde convocation ne lui avait pas été notifiée, rendant ce manquement isolé et non révélateur d'une intention de se soustraire aux obligations. La décision s'appuie sur l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui encadre la fin des conditions matérielles d'accueil.
N° TA33-2405137(TA33-2405137)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. C D, ressortissant égyptien, qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral du 7 août 2024 l'assignent à résidence dans le département de la Gironde pour 45 jours. Le tribunal a jugé que l'arrêté, pris sur le fondement de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), était légal : il a été signé par une autorité compétente, était suffisamment motivé et ne comportait pas d'erreur manifeste d'appréciation, l'éloignement de l'intéressé demeurant une perspective raisonnable. La solution retenue est le rejet de l'intégralité des conclusions de M. D, incluant la demande de suspension de l'obligation de quitter le territoire français.
N° TA33-2400306(TA33-2400306)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme A, qui contestait sa suspension de fonctions par le centre hospitalier de Périgueux. La requête a été jugée tardive, car le délai de recours contentieux de deux mois, expirant le 28 décembre 2021, n’avait pas été interrompu par un recours gracieux présenté le 23 octobre 2023. Le tribunal a appliqué les articles R. 222-1, R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative, estimant que la notification de la décision était régulière. En conséquence, Mme A a été condamnée à verser 1 000 euros au centre hospitalier au titre des frais de justice.
N° TA33-2403903(TA33-2403903)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. C et M. B contestant un certificat de non-opposition à déclaration préalable délivré pour l'installation d'un pylône de téléphonie mobile par la société Free Mobile. Les requérants invoquaient des atteintes à leurs conditions d'occupation, des dégradations visuelles et des risques sanitaires. Le tribunal a jugé ces moyens inopérants, rappelant que l'autorisation d'urbanisme est délivrée sous réserve du droit des tiers et ne vérifie pas le respect des règles de droit privé ou des autres réglementations. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2405141(TA33-2405141)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A B, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde refusant son titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance des articles L. 423-7, L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que des articles 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés, y compris ceux relatifs à l'incompétence de l'auteur de l'acte, au défaut de motivation et à l'absence de saisine de la commission du titre de séjour, n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de M. B.
N° TA33-2404968(TA33-2404968)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a annulé la décision du 30 juillet 2024 par laquelle le directeur territorial de l'OFII refusait à M. A D le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. La juridiction a relevé que la décision était fondée sur le 3° de l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (demande de réexamen), alors que le requérant présentait une première demande d'asile, ce qui relevait du 6° de l'article L. 551-16 du même code. Cette erreur de droit a conduit à l'annulation de la décision, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.
N° TA33-2405040(TA33-2405040)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, qui contestait un arrêté du préfet de Lot-et-Garonne du 1er août 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, assorti d’une interdiction de retour d’un an, ainsi qu’une décision d’assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte à sa vie privée et familiale (article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme) et une erreur manifeste d’appréciation, en raison de la présence de son frère en France et de son activité professionnelle. Le tribunal a estimé que ces allégations n’étaient pas établies par les pièces du dossier, compte tenu de l’entrée récente et irrégulière de l’intéressé et de l’absence de preuve de liens familiaux ou d’une intégration stable. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la légalité des décisions préfectorales.
N° TA33-2405154(TA33-2405154)
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. B, ressortissant guinéen, qui sollicitait la délivrance d'un récépissé de renouvellement de titre de séjour l'autorisant à travailler. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, dès lors que le préfet de la Gironde avait pris un arrêté de refus de séjour et d'obligation de quitter le territoire le 12 juillet 2024, privant ainsi M. B de tout droit au séjour et au travail à la date de la requête. En conséquence, aucune atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale n'a été retenue. Les articles R. 431-12 à R. 431-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ont été examinés.