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Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par Mme B..., professeure, d'une demande d'indemnisation des préjudices résultant du refus illégal de l'administration de reconnaître l'imputabilité au service de son syndrome anxio-dépressif. Le tribunal a jugé que l'illégalité des décisions des 9 octobre 2020 et 17 février 2021, annulées par un précédent jugement, constitue une faute engageant la responsabilité de l'État. Il a également rappelé que, la maladie étant désormais reconnue imputable au service, la requérante a droit à la réparation de ses préjudices personnels et patrimoniaux non couverts par les prestations forfaitaires, sur le fondement des principes généraux de la responsabilité de la puissance publique. La solution retient le principe de la responsabilité de l'État, sans encore statuer sur le montant des indemnités, en application des règles issues du code général de la fonction publique et de la jurisprudence relative à l'obligation de protection des agents publics.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la demande de la société Artibat 24 visant à obtenir la reprise des relations contractuelles après la résiliation de son marché de travaux par l'OPH Périgord Habitat. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que la procédure de résiliation pour faute, fondée sur les articles 46.3 et 48 du CCAG Travaux de 2009, était régulière et que la société n'avait pas respecté ses obligations contractuelles dans les délais impartis. La solution retenue est le rejet des conclusions de la société requérante.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la demande de la société Aquitaine Rénovation Peinture, qui sollicitait l'indemnisation de ses préjudices suite à la résiliation de son marché de travaux par la région Nouvelle-Aquitaine. La juridiction a jugé que la résiliation était fondée sur des manquements imputables à la société, notamment le non-respect des délais contractuels et des règles de sécurité, constituant une faute d'une gravité suffisante au sens de l'article L. 2195-3 du code de la commande publique. La requête a été rejetée, la société n'établissant pas le caractère fautif de la résiliation.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par la société 2MTP pour obtenir la réception judiciaire de travaux de réfection de chaussées réalisés pour la commune de Saint-Ciers-d’Abzac, ainsi que le paiement du solde dû pour la rue du Fayet. La commune s’opposait à ces demandes en invoquant des malfaçons et l’absence de réception contradictoire. Le tribunal a rejeté la requête de la société 2MTP, estimant que les conditions de l’article 1792-6 du code civil pour une réception judiciaire n’étaient pas remplies, l’ouvrage n’étant pas achevé et les désordres persistant. La demande indemnitaire a également été rejetée, faute pour la société d’avoir lié le contentieux par une réclamation préalable conformément à l’article R. 421-1 du code de justice administrative.
Le tribunal administratif de Bordeaux a rejeté l'ensemble des demandes du centre hospitalier de Périgueux, qui sollicitait l'indemnisation de préjudices résultant de pratiques anticoncurrentielles présumées dans le secteur des revêtements de sols résilients. Le tribunal a jugé que le centre hospitalier, en tant que personne morale de droit public agissant comme acheteur public, ne peut invoquer un dol ou une nullité des marchés sur le fondement de l'article L. 420-3 du code de commerce, ces actions relevant de la compétence du juge judiciaire. Il a également estimé que la responsabilité quasi-délictuelle des sociétés défenderesses ne pouvait être engagée devant le juge administratif, faute de lien direct avec l'exécution des marchés publics. En conséquence, la requête a été rejetée, y compris les demandes d'expertise, de communication de pièces et d'avis à l'Autorité de la concurrence.
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par le centre hospitalier intercommunal Marmande Tonneins d’une demande d’indemnisation fondée sur des pratiques anticoncurrentielles sanctionnées par l’Autorité de la concurrence dans le secteur des revêtements de sols résilients. Le requérant sollicitait notamment l’annulation de marchés publics, la restitution des sommes versées et la réparation de divers préjudices (surcoût, perte de chance, préjudice moral). La société Gerflor a soulevé l’incompétence de la juridiction administrative pour connaître du litige. Par une décision avant dire droit, le tribunal a sursis à statuer et renvoyé au Tribunal des conflits la question de savoir si le litige relève de l’ordre administratif ou judiciaire, en application de l’article 35 du décret n° 2015-233.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. B... contestant l'arrêté préfectoral du 6 janvier 2024 lui refusant un titre de séjour, lui faisant obligation de quitter le territoire français et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le requérant invoquait notamment l'incompétence du signataire, un défaut de motivation et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, estimant que la décision était suffisamment motivée et que le préfet n'avait pas porté une atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale de l'intéressé. En conséquence, la requête a été rejetée, confirmant la légalité de l'arrêté préfectoral fondé sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. C..., ressortissant tchadien, contestant l’arrêté du préfet de la Gironde refusant son titre de séjour et l’obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation et n’avait pas commis d’erreur manifeste d’appréciation au regard de l’article L. 435-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Il a également jugé que la décision ne méconnaissait ni l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, ni les autres textes invoqués, compte tenu de l’absence de liens personnels et familiaux stables en France. Les conclusions accessoires ont été rejetées par voie de conséquence.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant sur le recours pour excès de pouvoir de M. B..., ressortissant marocain, a annulé l'arrêté du 30 juillet 2025 par lequel le préfet de la Gironde avait refusé de lui délivrer un titre de séjour, assorti d'une obligation de quitter le territoire français. La solution retenue repose sur la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, le requérant justifiant d'une vie privée et familiale stable en France. Le tribunal a enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour portant la mention « vie privée et familiale » dans un délai de deux mois. Les textes appliqués incluent le CESEDA (notamment ses articles L. 435-1 et L. 421-1) et les conventions internationales précitées.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. A... d'une demande de suspension d'un indu de 1 636,48 euros réclamé par la CARSAT. Le tribunal a rejeté la requête pour incompétence de la juridiction administrative, estimant que le litige relève du contentieux général de la sécurité sociale, qui est de la compétence du juge judiciaire en application des articles L. 142-1 et L. 142-8 du code de la sécurité sociale. La décision a été prise par ordonnance sur le fondement du 2° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Bordeaux rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 7 décembre 2025 suspendant le permis de conduire de M. B... pour six mois. Le juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, estime que la condition d'urgence n'est pas remplie. Il considère que le requérant n'apporte pas d'éléments suffisants sur sa précarité économique et que, face à la gravité de l'infraction de conduite sous stupéfiants, les impératifs de sécurité routière priment. La requête est donc rejetée.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Bordeaux concerne la demande de suspension d’un refus implicite de titre de séjour opposé à Mme B..., ressortissante nigériane. La requérante invoque l’urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment un défaut de motivation et une méconnaissance des articles L. 423-23 et L. 432-13 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Le juge des référés, statuant sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête, considérant que la condition d’urgence n’était pas établie au regard de la situation administrative et personnelle de la requérante.
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté comme manifestement irrecevable la requête en référé suspension de M. A... contestant l’invalidation de son permis de conduire pour solde de points nul. Le juge a constaté que le requérant avait présenté dans une même requête des conclusions en annulation et en suspension, en méconnaissance de l’obligation de requête distincte prévue à l’article R. 522-1 du code de justice administrative. La solution retenue est fondée sur l’article L. 522-3 du même code, permettant de rejeter sans instruction une requête manifestement irrecevable.
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A... demandant la suspension de l'arrêté du préfet de la Gironde refusant le renouvellement de son titre de séjour. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance des articles L. 425-9 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La condition d'urgence n'a pas été examinée.
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par M. A... d'une demande d'explications sur le fonctionnement du service de comptabilité de la maison d'arrêt de Gradignan. Le juge a rappelé que le recours pour excès de pouvoir ne peut être dirigé que contre une décision administrative et qu'il ne lui appartient pas de répondre à des demandes d'explications. En application des articles R. 222-1, R. 411-1 et R. 421-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée comme manifestement irrecevable.
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par Mme A... d’un litige portant sur la régularisation des provisions sur charges de chauffage de son logement locatif à Biganos, l’opposant à son bailleur, la société Aquitainis. Le tribunal a rejeté la requête comme portée devant une juridiction incompétente, estimant que les relations entre un locataire et son bailleur relèvent du droit privé. En application des articles L. 213-4-1 et L. 213-4-4 du code de l’organisation judiciaire, il a jugé que seul le juge des contentieux de la protection, juridiction judiciaire, est compétent pour connaître des actions liées aux contrats de location d’habitation.
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A... demandant la revalorisation de sa pension d'orphelin majeur infirme. Le requérant n'a pas produit la décision administrative attaquée, malgré une demande de régularisation notifiée au Maroc. Cette absence de production rend la requête manifestement irrecevable en application des articles R. 222-1, R. 412-1 et R. 612-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. B..., réfugié russe, d’une demande d’injonction visant à obtenir du préfet de la Gironde la délivrance d’une attestation de prolongation d’instruction de sa demande de renouvellement de carte de résident. En cours d’instance, le préfet a délivré le document sollicité, valable jusqu’au 9 août 2026. Le juge a constaté que les conclusions principales étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. Il a par ailleurs admis le requérant au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire et condamné l’État à verser 500 euros à son avocat au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Le Tribunal administratif de Bordeaux rejette la requête de M. B..., demandeur d'asile algérien, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal écarte les moyens soulevés, estimant que la décision est suffisamment motivée, que l'entretien d'évaluation de vulnérabilité s'est déroulé en arabe avec un interprète, et que sa situation personnelle a fait l'objet d'un examen individuel. Il juge que le refus, fondé sur la présentation d'une demande de réexamen de l'asile, ne méconnaît ni le principe de proportionnalité ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'absence d'attaches familiales en France et du rejet de sa demande d'asile. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 551-15 et D. 551-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Cette décision du Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, concerne une demande de communication de documents relatifs à la scolarisation de leur enfant Martin, notamment son projet personnalisé de scolarisation (PPS) et les justificatifs de l’aide humaine notifiée. Les requérants invoquaient l’urgence en raison de la tenue prochaine d’une réunion de l’équipe de suivi de la scolarité (ESS) et d’une rupture de scolarisation. Le tribunal a constaté que la réunion litigieuse s’était tenue avant l’audience, privant d’objet la demande de communication préalable, et que les requérants ne justifiaient pas d’une urgence persistante ou d’un préjudice grave et immédiat. En conséquence, le juge a rejeté la requête, considérant que la condition d’urgence n’était pas remplie et que la mesure sollicitée n’était plus utile.