20 742 décisions disponibles — page 64/1038
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de Mme F... B... contestant la décision du département de la Dordogne fixant à 600 euros par mois la participation globale des obligés alimentaires aux frais d'hébergement en EHPAD de son père. La requérante soutenait que cette somme, répartie entre quatre enfants (l'un étant lui-même bénéficiaire de l'aide sociale), était excessive au regard de sa situation financière, notamment son passage à la retraite. Le tribunal a rejeté la demande, considérant que la décision du département, fondée sur les articles L. 132-6 et R. 132-9 du code de l'action sociale et des familles, n'était pas entachée d'erreur d'appréciation. La solution retenue confirme le principe de la participation des débiteurs d'aliments, sans égard à la situation individuelle de chaque enfant, et maintient le montant global de 600 euros.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par Mme B... C... de trois requêtes contestant des indus de prime d'activité (majorée et simple) réclamés par la caisse d’allocations familiales de la Gironde pour les périodes de juillet 2021 à juin 2023, au motif que son concubinage n'était pas établi. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, jugeant que l'autorité de la chose jugée par un précédent jugement du 31 juillet 2025, qui avait déjà statué sur le bien-fondé de ces indus et sur une demande de remise gracieuse, faisait obstacle à un nouveau litige entre les mêmes parties et portant sur la même créance. En conséquence, les conclusions principales en décharge et subsidiaires en remise gracieuse ont été déclarées irrecevables, et les frais de justice ont été mis à la charge de la requérante.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en plein contentieux social, a examiné le recours de M. B... contestant le refus de lui attribuer le revenu de solidarité active (RSA) suite à sa démission de l'Éducation nationale. Le juge a rappelé que, saisi d'un tel litige, il lui appartient d'examiner les droits de l'intéressé en fonction de l'ensemble des circonstances de fait, et non les vices propres de la décision attaquée. La solution retenue est fondée sur les dispositions du code de l'action sociale et des familles, notamment ses articles L. 262-1 à L. 262-3.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A..., qui contestait la décision de la caisse de mutualité sociale agricole de Gironde de ne lui accorder qu'une remise partielle de 333,49 euros sur un indu de revenu de solidarité active de 666,99 euros. Le juge, statuant en plein contentieux, a estimé que le requérant ne justifiait pas d'une situation de précarité suffisante pour obtenir une remise totale, faute de preuves sur ses ressources et charges. La solution retenue s'appuie sur l'article L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles, qui permet une remise de dette en cas de bonne foi ou de précarité, conditions non remplies en l'espèce.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en plein contentieux sur la demande de Mme A..., a examiné sa demande de remise gracieuse totale d’un indu de prime d’activité de 2 469,54 euros. La requérante, parent isolé avec deux enfants, soutenait sa bonne foi et son incapacité à rembourser le reliquat de 1 852,15 euros. Le tribunal a reconnu sa bonne foi, faute de volonté de tromper l’administration, mais a estimé que sa situation de précarité n’était pas suffisamment justifiée au regard des charges alléguées. En conséquence, la requête a été rejetée, confirmant la remise partielle de 25% accordée par la commission de recours amiable de la CAF, sur le fondement du code de la sécurité sociale.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la demande de M. B... tendant à obtenir la remise gracieuse d’un indu de prime d’activité de 2 716,93 euros réclamé par la CAF de Lot-et-Garonne. Le juge a estimé que, bien que le requérant soit de bonne foi, il ne justifiait pas d’une situation de précarité suffisante pour être dans l’impossibilité de rembourser sa dette, notamment en sollicitant un étalement. La décision a été rendue sur le fondement des dispositions du code de la sécurité sociale et du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. A..., ressortissant centrafricain, contestant un arrêté préfectoral du 9 janvier 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de trois ans, et une assignation à résidence de 45 jours. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence du signataire, du défaut de motivation, de la violation du droit d'être entendu (article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'UE), et de la méconnaissance des articles L. 611-3, L. 613-1, L. 631-3 du CESEDA ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a estimé que le préfet avait légalement fondé ses décisions sur la menace à l'ordre public que constituait la présence de M. A..., sans erreur manifeste d'appréciation, et que l'assignation à résidence était justifiée. En conséquence, le tribunal a rejeté la requête et les conclusions accessoires.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet de titre de séjour présentée par M. B..., ressortissant marocain. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant n'établissant pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation personnelle ou professionnelle. En conséquence, la requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a annulé l'arrêté du préfet de Lot-et-Garonne du 17 janvier 2026 obligeant M. A..., ressortissant colombien, à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an, ainsi que l'arrêté d'assignation à résidence. La solution retenue est fondée sur l'absence de menace réelle pour l'ordre public, le seul signalement pour conduite sans permis étant insuffisant pour justifier ces mesures. Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles L. 612-1, L. 612-2, L. 731-1) et la convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par la préfète de la Dordogne d’un recours en excès de pouvoir visant l’annulation d’un contrat de recrutement d’un travailleur social conclu par le centre communal d’action sociale de Périgueux. La préfète s’est ensuite désistée de son instance. Par une ordonnance du 3 février 2026, le tribunal a donné acte de ce désistement, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'exécution des décisions de refus d'autorisation d'instruction dans la famille et de la mise en demeure de scolariser leur enfant, présentée par les parents de l'enfant. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les requérants ayant été informés dès mai 2025 de l'obligation de scolarisation, et que la rupture du mode d'instruction ne présentait pas un caractère suffisamment grave et immédiat pour justifier une suspension. La solution retenue est le rejet de la requête par ordonnance motivée, sans audience, en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux annule l'arrêté du préfet de la Gironde du 15 janvier 2026 ordonnant le transfert de M. B... vers l'Allemagne pour l'examen de sa demande d'asile. La décision est fondée sur la méconnaissance de l'article L. 141-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car le recours à un interprète par téléphone n'était pas justifié par une situation de nécessité. Le tribunal estime que l'éloignement géographique de la société d'interprétariat ne constitue pas une telle nécessité, privant ainsi l'étranger d'une garantie essentielle.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a annulé l'arrêté du 14 janvier 2026 par lequel le préfet de la Gironde ordonnait le transfert de Mme A..., ressortissante ivoirienne, aux autorités espagnoles pour l'examen de sa demande d'asile. La décision a été jugée illégale en raison d'un vice de procédure : l'entretien individuel prévu à l'article 5 du règlement (UE) n° 604/2013 a été mené par un agent dont l'identité et la qualification n'ont pu être vérifiées. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la situation de l'intéressée dans un délai d'un mois et a condamné l'État à verser 1 000 euros à son avocat au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux rejette la requête de M. D..., ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde ordonnant son transfert aux autorités espagnoles pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal écarte l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation et le vice de procédure, en se fondant sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il estime que l'état de santé du requérant (hépatite B et phlébite alléguée) ne fait pas obstacle à son éloignement, l'Espagne pouvant assurer le suivi médical nécessaire. La solution retenue est le rejet des conclusions d'annulation et des demandes de frais de justice.
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par M. A... d'une demande de suspension de l'arrêté du 14 octobre 2025 par lequel la préfète de la Dordogne lui a refusé un titre de séjour. En cours d'instance, la préfète a retiré cet arrêté par une décision du 30 janvier 2026. Le juge des référés a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la demande de suspension, l'acte attaqué ayant disparu de l'ordonnancement juridique. Les conclusions à fin d'injonction ont été rejetées par voie de conséquence.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. C..., ressortissant roumain, qui contestait l'arrêté du préfet de Lot-et-Garonne du 23 janvier 2026 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, assortie d'une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation, compte tenu des nombreuses condamnations pénales de l'intéressé pour des faits graves (violences, menaces de mort, alcoolémie au volant) constituant une menace réelle pour l'ordre public. Il a également estimé que le droit d'être entendu de M. C... avait été respecté lors d'une enquête administrative préalable. La décision se fonde notamment sur l'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de l’arrêté du 29 décembre 2025 par lequel le préfet de la Gironde a suspendu le permis de conduire de M. B... pour huit mois. Le juge estime que la condition d’urgence n’est pas remplie, faute pour le requérant de démontrer que la détention du permis est indispensable à sa recherche d’emploi, et que l’exécution de la décision répond à des exigences de sécurité routière. La requête est rejetée sans examen du doute sérieux sur la légalité, en application de l’article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme B... contestant la note obtenue à l'épreuve orale d'un examen professionnel. La juridiction a estimé que cette note constituait un acte préparatoire insusceptible de recours pour excès de pouvoir. Elle a également rappelé qu'il n'appartient pas au juge administratif de contrôler l'appréciation du jury sur les mérites des candidats. La décision est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. C..., ressortissant turc, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 19 janvier 2026 du préfet de la Gironde l'assignant à résidence pour 45 jours. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation et la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), en particulier les articles L. 752-1 et L. 523-1, ainsi que sur la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridictionnelle.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A..., ressortissant chinois, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde ordonnant son transfert aux autorités belges pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire, de méconnaissance des articles 4 et 5 du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III), et d'erreur manifeste d'appréciation au regard de son état de santé. La solution retenue est le rejet de l'intégralité des conclusions, y compris celles aux fins d'injonction et de frais de procès. Les textes appliqués sont le règlement (UE) n° 604/2013, le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et la loi du 10 juillet 1991 sur l'aide juridictionnelle.