Jurisprudence — Tribunal Administratif de Bordeaux
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N° TA33-2600308(TA33-2600308)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par Mme B... d’une demande d’injonction visant à obtenir du préfet de la Gironde la délivrance d’une attestation de prolongation d’instruction l’autorisant à travailler. En cours d’instance, le préfet a produit une attestation valable jusqu’au 15 avril 2026, délivrée le 16 janvier 2026. Constatant que cette délivrance rendait la demande sans objet, le juge des référés a prononcé un non-lieu à statuer par ordonnance du 30 janvier 2026.
N° TA33-2508704(TA33-2508704)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B... contestant la décision du directeur du collège Sciences et technologies de l’université de Bordeaux prononçant son ajournement. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait aucun moyen ou argumentation juridique clairement formulé, en méconnaissance de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. En application du 4° de l'article R. 222-1 du même code, le président de la 3ème chambre a donc rejeté la demande sans invitation à régulariser.
N° TA33-2600725(TA33-2600725)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B... et Mme C... qui demandaient la mainlevée immédiate du placement de leur enfant. Les requérants contestaient une ordonnance de prorogation d'une mesure éducative prise par le juge des enfants, qu'ils estimaient illégale et attentatoire aux libertés fondamentales (article 8 de la CEDH, autorité parentale). Le juge a considéré qu'il était manifeste que le litige, portant sur une décision d'assistance éducative relevant de l'autorité judiciaire, ne relevait pas de la compétence de la juridiction administrative. En conséquence, la requête a été rejetée comme portée devant un ordre de juridiction incompétent, en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA33-2508966(TA33-2508966)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A... contestant le rejet de sa réclamation relative à la taxe foncière 2025 pour un logement à Villeneuve-sur-Lot. La juridiction a constaté que la requête ne contenait aucune argumentation juridique, mais seulement des moyens d’ordre gracieux. En application des articles R. 222-1 (4°) et R. 411-1 du code de justice administrative, cette irrecevabilité manifeste a conduit au rejet de la demande sans invitation à régulariser.
N° TA33-2508849(TA33-2508849)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par Mme A... d’une requête en excès de pouvoir visant à annuler la décision d’exclusion définitive de son fils, prononcée par le conseil de discipline du collège Sainte Marie Bastide. Le juge a rejeté la requête comme manifestement irrecevable, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, au motif que la requête ne contenait aucun moyen ou argumentation juridique clairement formulé. Cette décision confirme l’exigence de motivation minimale des requêtes contentieuses, conformément à l’article R. 411-1 du même code.
N° TA33-2600534(TA33-2600534)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de séjour prise par le préfet de la Gironde à l'encontre de M. B..., ressortissant marocain. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant ne justifiant pas de circonstances particulières caractérisant une atteinte grave et immédiate à sa situation, en l'absence de présomption d'urgence applicable à un premier refus de titre de séjour. La requête a été rejetée sans audience, en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA33-2600251(TA33-2600251)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, concerne la demande de M. B..., ressortissant marocain, visant à obtenir une injonction de délivrance d’un récépissé de demande de titre de séjour. Le juge des référés rappelle que l’autorité administrative a l’obligation de recevoir l’étranger et d’enregistrer sa demande dans un délai raisonnable, en application des articles R. 431-12 et R. 431-13 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Pour caractériser l’urgence, le requérant invoque les conséquences graves de l’absence de récépissé sur ses droits sociaux et son suivi médical, consécutifs à un accident du travail. La solution retenue par le tribunal n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais l’analyse porte sur la condition d’urgence et l’obligation de l’administration.
N° TA33-2507353(TA33-2507353)
Le Tribunal administratif de Bordeaux, saisi d’une demande d’exécution de son jugement du 18 février 2025 ayant annulé un refus implicite de titre de séjour et enjoint au préfet de la Gironde de réexaminer la situation de M. A..., constate que le préfet a pris un nouvel arrêté le 1er décembre 2025 portant refus de titre et obligation de quitter le territoire. Cette mesure constitue un réexamen conforme à l’injonction prononcée. En application des articles L. 911-4 et R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal constate qu’il n’y a plus lieu de statuer sur la demande d’exécution.
N° TA33-2507406(TA33-2507406)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme B... qui demandait, sur le fondement des articles L. 911-1 et suivants du code de justice administrative, d'enjoindre à EDF de lui fournir un contrat d'achat d'électricité au tarif de 2009. Le tribunal a jugé que les conclusions à fin d'injonction étaient irrecevables, car elles n'étaient pas assorties d'une demande d'annulation d'une décision administrative. Il a également estimé que les conclusions indemnitaires étaient insuffisamment précisées pour en apprécier le bien-fondé. La requête a été rejetée comme manifestement irrecevable et mal fondée en application des articles R. 222-1-4° et R. 222-1-7° du code de justice administrative.
N° TA33-2507407(TA33-2507407)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme B... qui demandait à faire reconnaître la carence fautive du préfet de la Gironde dans l'exécution de sa décision du 1er février 2013, ainsi que l'indemnisation de son préjudice et le prononcé d'une astreinte. Le tribunal a jugé que les conclusions à fin d'injonction sous astreinte étaient irrecevables, les conditions de l'article L. 911-1 du code de justice administrative n'étant pas remplies. Il a également estimé que les conclusions indemnitaires n'étaient assorties d'aucune précision permettant d'en apprécier le bien-fondé. La requête a donc été rejetée sur le fondement des articles R. 222-1-4° et R. 222-1-7° du code de justice administrative.
N° TA33-2502804(TA33-2502804)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, saisi sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a examiné le recours de Mme A..., reconnue prioritaire par la commission de médiation pour un logement d'urgence. Le tribunal a constaté que la requérante avait refusé une proposition de logement pour un motif légitime (indécence et insalubrité) et qu'elle demeurait sans solution de relogement, menacée d'expulsion de son hébergement temporaire. En conséquence, la juridiction a enjoint au préfet de la Gironde de proposer un logement adapté à Mme A... et ses cinq enfants sous astreinte, et a ordonné le maintien de l'hébergement provisoire en attendant le relogement définitif.
N° TA33-2509020(TA33-2509020)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme C... qui demandait l’annulation du refus du directeur académique de Pau de lui attribuer une bourse de collège pour son fils. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait aucune argumentation juridique, seulement des moyens d’ordre gracieux. Le tribunal s’est fondé sur les articles R. 222-1 (4°) et R. 411-1 du code de justice administrative pour prononcer ce rejet par ordonnance.
N° TA33-2403698(TA33-2403698)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de Mme A..., ressortissante sénégalaise, contestant le refus implicite de titre de séjour et le refus d'enregistrement de sa demande par le préfet de la Gironde. Le tribunal a jugé que le silence gardé par l'administration sur une demande de titre de séjour fait naître une décision implicite de rejet après quatre mois, sauf si le dossier est incomplet, auquel cas le refus d'enregistrement n'est pas susceptible de recours. En l'espèce, le tribunal a constaté que la demande de Mme A... avait été classée sans suite en raison de son changement de département, et que le préfet de la Gironde n'avait pas enregistré sa nouvelle demande, ce qui a conduit au rejet de ses conclusions. La solution retenue est le rejet de la requête, appliquant les articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA33-2504446(TA33-2504446)
Suspension de permis de conduire. Tribunal administratif de Bordeaux. Désistement d'instance de Mme B..., faute d'avoir confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d'un mois imparti en application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative. Il est donné acte de ce désistement par ordonnance.
N° TA33-2403027(TA33-2403027)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a annulé l'arrêté du 25 juillet 2023 par lequel le préfet de la Gironde a refusé un titre de séjour à M. C..., ressortissant albanais. Le tribunal a jugé que ce refus portait une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale, en méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a relevé que M. C... résidait en France depuis huit ans avec son épouse et ses deux enfants, dont l'un était né en France et scolarisé, justifiant ainsi une intégration familiale stable. Le tribunal a enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale" dans un délai de deux mois.
N° TA33-2503201(TA33-2503201)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. E..., ressortissant géorgien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde refusant le renouvellement de son titre de séjour pour raisons de santé et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction a écarté l'ensemble des moyens soulevés, estimant notamment que la décision était suffisamment motivée et que le préfet ne s'était pas estimé lié par l'avis du collège de médecins de l'OFII. Le tribunal a jugé que le refus de séjour ne méconnaissait pas les dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA33-2402787(TA33-2402787)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A..., ressortissant sénégalais, qui contestait le refus du préfet de la Gironde de lui délivrer un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 435-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il a également jugé que le préfet n'avait commis ni erreur de fait ni erreur de droit en estimant que le métier de "façadier" exercé par le requérant ne figurait pas sur la liste des métiers en tension en Nouvelle-Aquitaine, contrairement à celui de maçon. Par conséquent, la décision de refus a été validée.
N° TA33-2402854(TA33-2402854)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux annule la décision implicite de rejet née du silence gardé par le préfet de la Gironde sur la demande de titre de séjour « salarié » de M. A..., ressortissant malien. Le tribunal retient que le préfet n’a pas communiqué les motifs de cette décision implicite dans le délai d’un mois suivant la demande de l’intéressé, en méconnaissance de l’article L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration. En conséquence, il enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. A... dans un délai de deux mois.
N° TA33-2403026(TA33-2403026)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a annulé l'arrêté du 25 juillet 2023 par lequel le préfet de la Gironde a refusé un titre de séjour à Mme C..., ressortissante albanaise. La solution retenue est fondée sur la méconnaissance de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a jugé que le refus portait une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de la requérante, compte tenu de sa présence continue en France depuis 2015, de la scolarisation de ses deux enfants nés ou arrivés jeunes en France, et de son intégration.
N° TA33-2402965(TA33-2402965)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant sur le recours pour excès de pouvoir de Mme B..., ressortissante marocaine, contre la décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour « salariée » par le préfet de la Gironde, annule cette décision. Le tribunal retient que le préfet n'a pas communiqué les motifs de la décision implicite dans le délai d'un mois suivant la demande de l'intéressée, en méconnaissance de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration, ce qui entache la décision d'illégalité pour défaut de motivation. Il enjoint au préfet de réexaminer la demande de Mme B... dans un délai de deux mois, sans astreinte.