Jurisprudence — Tribunal Administratif de Bordeaux
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N° TA33-2508261(TA33-2508261)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme B... qui contestait le retrait de points et l'invalidation de son permis de conduire. La requérante soutenait ne pas être l'auteur d'une infraction du 30 juin 2025. Le tribunal a jugé ce moyen inopérant, car il n'appartient qu'au juge judiciaire d'apprécier la réalité et l'imputabilité des infractions routières. La décision a été prise sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative et des articles L. 223-1 du code de la route et 529 du code de procédure pénale.
N° TA33-2403698(TA33-2403698)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de Mme A..., ressortissante sénégalaise, contestant le refus implicite de titre de séjour et le refus d'enregistrement de sa demande par le préfet de la Gironde. Le tribunal a jugé que le silence gardé par l'administration sur une demande de titre de séjour fait naître une décision implicite de rejet après quatre mois, sauf si le dossier est incomplet, auquel cas le refus d'enregistrement n'est pas susceptible de recours. En l'espèce, le tribunal a constaté que la demande de Mme A... avait été classée sans suite en raison de son changement de département, et que le préfet de la Gironde n'avait pas enregistré sa nouvelle demande, ce qui a conduit au rejet de ses conclusions. La solution retenue est le rejet de la requête, appliquant les articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA33-2503307(TA33-2503307)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B..., ressortissant marocain, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de Lot-et-Garonne. Le requérant invoquait sa vie privée et familiale en France, notamment la présence de son épouse et de son enfant. Le tribunal a jugé que le préfet n'avait pas méconnu les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en raison de l'absence d'obstacle à la reconstitution de la cellule familiale au Maroc et du caractère récent et peu stable de son insertion professionnelle et sociale. La solution retenue est le rejet de la requête.
N° TA33-2403027(TA33-2403027)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a annulé l'arrêté du 25 juillet 2023 par lequel le préfet de la Gironde a refusé un titre de séjour à M. C..., ressortissant albanais. Le tribunal a jugé que ce refus portait une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale, en méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a relevé que M. C... résidait en France depuis huit ans avec son épouse et ses deux enfants, dont l'un était né en France et scolarisé, justifiant ainsi une intégration familiale stable. Le tribunal a enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale" dans un délai de deux mois.
N° TA33-2503941(TA33-2503941)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. D..., ressortissant afghan, qui contestait l'arrêté préfectoral du 4 juin 2025 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, la signataire disposant d'une délégation régulière. Il a jugé que la décision d'éloignement était légale car la décision de rejet de la Cour nationale du droit d'asile (CNDA) du 30 avril 2025 était définitive, même en cas de pourvoi en cassation non suspensif, conformément aux articles L. 611-1 et L. 542-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA33-2504193(TA33-2504193)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. D..., alias A..., ressortissant algérien, contestant les arrêtés du préfet de la Gironde l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de trois ans et assignation à résidence. Le tribunal a estimé que la décision d'éloignement, fondée sur l'absence de droit au séjour et non sur une menace pour l'ordre public, ne méconnaissait pas l'accord franco-algérien, faute pour le requérant d'établir son identité, sa paternité ou l'exercice effectif de l'autorité parentale sur un enfant français. Les moyens soulevés, notamment tirés de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de la Convention internationale des droits de l'enfant, ont été écartés. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales prises en application du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA33-2504712(TA33-2504712)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B..., ressortissant tunisien, qui contestait un arrêté préfectoral du 19 juin 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire, d'insuffisance de motivation et de méconnaissance de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Il a jugé que la décision était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen de la situation personnelle de l'intéressé. La solution retenue est le rejet de l'intégralité des conclusions de la requête.
N° TA33-2402787(TA33-2402787)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A..., ressortissant sénégalais, qui contestait le refus du préfet de la Gironde de lui délivrer un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 435-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il a également jugé que le préfet n'avait commis ni erreur de fait ni erreur de droit en estimant que le métier de "façadier" exercé par le requérant ne figurait pas sur la liste des métiers en tension en Nouvelle-Aquitaine, contrairement à celui de maçon. Par conséquent, la décision de refus a été validée.
N° TA33-2600294(TA33-2600294)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, était saisi par M. B... d'une demande visant à obtenir l'exécution d'une précédente ordonnance du 15 octobre 2025. Cette ordonnance avait suspendu le refus de renouvellement de son titre de séjour et enjoint au préfet de la Gironde de réexaminer sa demande et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le préfet de la Gironde avait transmis le dossier au préfet de police de Paris, territorialement compétent en raison du nouveau lieu de résidence du requérant, et que ce dernier avait convoqué M. B... pour finaliser sa demande. La solution retenue est que l'administration a exécuté les obligations découlant de l'ordonnance initiale, rendant la demande d'injonction et d'astreinte sans objet.
N° TA33-2600206(TA33-2600206)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme B..., ressortissante guinéenne, afin d'obtenir la délivrance d'un récépissé de demande de titre de séjour l'autorisant à travailler. La requérante, mère d'une enfant réfugiée, soutenait l'urgence et l'utilité de la mesure face à l'inertie de l'administration. Le tribunal a rejeté sa demande, considérant que le préfet de la Gironde pouvait légitimement vérifier l'authenticité des documents d'état civil fournis avant de délivrer le récépissé, et que cette instruction ne caractérisait pas une contestation sérieuse justifiant une injonction. La décision s'appuie sur les articles R. 431-10 et R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui subordonnent la remise du récépissé à la production de pièces complètes et probantes.
N° TA33-2504446(TA33-2504446)
Suspension de permis de conduire. Tribunal administratif de Bordeaux. Désistement d'instance de Mme B..., faute d'avoir confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d'un mois imparti en application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative. Il est donné acte de ce désistement par ordonnance.
N° TA33-2508788(TA33-2508788)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par Mme A... d’une requête en excès de pouvoir visant à obtenir du préfet de la Gironde la délivrance d’un titre de séjour. La requérante s’est désistée purement et simplement de sa requête par un mémoire enregistré le 14 janvier 2026. Sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le président du tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 29 janvier 2026.
N° TA33-2504015(TA33-2504015)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné le recours de M. A..., ressortissant afghan, contre un arrêté préfectoral du 4 juin 2025 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le requérant invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, un défaut de motivation, la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, et une erreur d'appréciation. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais la décision a été rendue après une audience publique et en application des textes cités, dont le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA33-2404463(TA33-2404463)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en formation collégiale, a examiné les recours de Mme E..., ressortissante géorgienne, contre deux arrêtés préfectoraux : un refus de protection temporaire (Lot-et-Garonne) et un refus de séjour assorti d'une OQTF avec interdiction de retour (Gironde). La requérante invoquait notamment une méconnaissance de la décision UE 2022/382, de l'article 8 de la CEDH et de la convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes, considérant que les décisions étaient suffisamment motivées et ne portaient pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale. Les textes appliqués sont le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la décision d'exécution (UE) 2022/382 du 4 mars 2022, et les conventions internationales précitées.
N° TA33-2404464(TA33-2404464)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en formation collégiale, a examiné deux requêtes de M. E..., ressortissant géorgien. La première contestait le refus du préfet de Lot-et-Garonne de lui accorder une autorisation de séjour au titre de la protection temporaire (décision UE 2022/382), et la seconde visait un arrêté du préfet de la Gironde lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés par le requérant, estimant notamment que les décisions étaient suffisamment motivées, ne méconnaissaient pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant, et n'étaient pas entachées d'erreur manifeste d'appréciation. En conséquence, les deux requêtes ont été rejetées, de même que les conclusions accessoires.
N° TA33-2402411(TA33-2402411)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en excès de pouvoir, a rejeté la requête de M. C..., ressortissant marocain, qui contestait le refus implicite du préfet de la Gironde de renouveler sa carte de résident. Le tribunal a écarté le moyen tiré du défaut de motivation, faute pour le requérant d’avoir demandé la communication des motifs de la décision implicite conformément à l’article L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration. Il a également jugé que M. C... n’apportait aucun élément probant pour démontrer qu’il remplissait les conditions de renouvellement de plein droit prévues à l’article L. 433-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. En conséquence, la requête a été rejetée dans son ensemble.
N° TA33-2406576(TA33-2406576)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme F... H... contre l'arrêté du préfet de la Gironde refusant le renouvellement de son titre de séjour étudiant. La requérante, ressortissante congolaise, n'avait validé aucun diplôme après huit années d'études en licence de droit, malgré des problèmes de santé invoqués. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire et a jugé que le préfet avait légalement pu estimer que les études n'étaient pas sérieuses, sur le fondement de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA33-2600222(TA33-2600222)
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, a été saisi par Mme B... pour modifier une ordonnance du 22 octobre 2025 en fixant une astreinte, en raison de l'absence de délivrance d'une autorisation provisoire de séjour (APS) l'autorisant à travailler. Le juge a écarté l'exception de non-lieu soulevée par le préfet de police de Paris, constatant que l'injonction n'était toujours pas exécutée malgré une convocation infructueuse. Il a admis provisoirement Mme B... à l'aide juridictionnelle et a examiné la demande de modification de l'ordonnance au vu de l'élément nouveau constitué par le début imminent de son stage. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 521-4 du code de justice administrative et L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA33-2600178(TA33-2600178)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. C... demandant la suspension de l'arrêté préfectoral du 26 novembre 2025. Ce dernier retirait sa carte de résident, lui faisait obligation de quitter le territoire français et lui interdisait le retour pour cinq ans. Le juge a estimé que la condition d'urgence était présumée remplie, mais qu'aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard des articles L. 432-5 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est donc le rejet de la demande de suspension.
N° TA33-2503549(TA33-2503549)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux annule le refus du préfet de la Gironde d’enregistrer la demande de titre de séjour de M. B..., ressortissant congolais. Le tribunal juge que le préfet ne pouvait opposer la tardiveté de la demande fondée sur l’article L. 431-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, faute pour l’administration d’avoir prouvé que l’intéressé avait reçu les informations prévues par ce texte. En conséquence, le délai de l’article D. 431-7 n’était pas opposable. La décision est annulée pour erreur de droit.