Jurisprudence — Tribunal Administratif de Bordeaux
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N° TA33-2600258(TA33-2600258)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par Mme A... d’une demande d’injonction visant à obtenir la communication du rapport d’enquête publique relatif au projet de la voie Emile Peynaud. En cours d’instance, l’administration a informé la requérante que ce rapport, assorti des conclusions et de l’avis du commissaire enquêteur, était désormais disponible en mairie pour consultation. Le juge constate que le litige a ainsi perdu son objet et prononce un non-lieu à statuer sur l’ensemble des conclusions de la requête.
N° TA33-2303309(TA33-2303309)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la demande de M. B..., qui sollicitait l'indemnisation des dommages subis par son véhicule le 27 octobre 2022, après qu'une borne escamotable automatique soit remontée sur le quai des Queyries à Bordeaux. Le tribunal a rejeté la requête dirigée contre Bordeaux Métropole, jugeant que la commune de Bordeaux était le maître d'ouvrage de la borne. Concernant la responsabilité de la commune, le tribunal a estimé que le lien de causalité entre l'ouvrage public et le dommage n'était pas établi, et que M. B. avait commis une faute en ne tenant pas compte du feu de signalement rouge clignotant de la borne, ce qui exonérait totalement la commune de sa responsabilité. En conséquence, les conclusions indemnitaires de M. B... ont été rejetées, ainsi que ses demandes au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2600644(TA33-2600644)
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur demande du maire de Mérignac, a désigné un expert pour constater l'état de péril imminent d'un immeuble abandonné et dégradé, dont la façade menace de s'effondrer. La décision est fondée sur l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, qui permet au juge des référés de nommer un expert avant un éventuel arrêté de mise en sécurité. L'expert devra décrire l'état du bâtiment, évaluer le danger et proposer des mesures provisoires dans un délai de vingt-quatre heures.
N° TA33-2303377(TA33-2303377)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme A... contre l'arrêté de mise en sécurité pris par la maire de Nantheuil le 26 mai 2023. La requérante contestait la légalité de l'arrêté en invoquant une notification irrégulière et son absence de ressources financières. Le tribunal a jugé que les conditions de notification sont sans incidence sur la légalité de la décision. Il a également estimé que le manque de ressources financières est sans effet sur la nécessité de faire cesser le danger imminent, constaté par une expertise judiciaire, justifiant ainsi les mesures prescrites sur le fondement des articles L. 511-11 et L. 511-19 du code de la construction et de l'habitation.
N° TA33-2502199(TA33-2502199)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en formation collégiale (1ère Chambre), a examiné les recours pour excès de pouvoir de M. A..., ressortissant sierraléonais, contre un arrêté préfectoral du 18 décembre 2024. Cet arrêté refusait un titre de séjour, retirait son attestation de demande d'asile, lui faisait obligation de quitter le territoire français et prononçait une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés par le requérant, notamment ceux tirés de l'incompétence du signataire, du défaut de motivation, de l'absence d'examen personnalisé, de l'erreur de droit et de l'atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale (article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme). La solution retenue est le rejet des requêtes, confirmant ainsi la légalité de l'arrêté préfectoral pris en application du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
N° TA33-2304188(TA33-2304188)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B..., qui demandait la condamnation de la commune de Saint-Germain-du-Puch pour les préjudices subis lors d'une chute survenue le 6 juin 2020 dans une carrière. Le tribunal a estimé que la responsabilité de la commune ne pouvait être engagée, ni pour défaut d'entretien du chemin rural n°21, ni pour carence du maire dans l'exercice de ses pouvoirs de police, ni sur le fondement de la responsabilité sans faute du maître d'ouvrage. Il a jugé que la chute de M. B... était intervenue sur une parcelle privée, sans lien avec un ouvrage public, et que la victime avait commis une faute en s'aventurant dans une carrière privée dont l'accès était obstrué par la végétation. Les demandes de la MGEN et de la CPAM de la Gironde ont également été rejetées.
N° TA33-2600040(TA33-2600040)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A... contestant le refus implicite de délivrance d’un titre de séjour. Le juge a estimé que le silence gardé par le préfet de la Gironde valait refus implicite d’enregistrement de la demande, et non décision implicite de rejet, car le dossier était incomplet (absence de photographies d’identité). Or, un tel refus d’enregistrement ne constitue pas une décision faisant grief susceptible de recours pour excès de pouvoir. La décision est fondée sur les articles R. 222-1 du code de justice administrative et R. 431-11, R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA33-2305469(TA33-2305469)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par Mme E... d’une demande d’indemnisation pour des préjudices subis suite à deux interventions chirurgicales au centre hospitalier universitaire de Bordeaux, notamment un oubli de fils non résorbables et une exérèse non consentie du mamelon. La requérante invoque la responsabilité pour faute de l’établissement sur le fondement de l’article L. 1142-1 I du code de la santé publique, un défaut d’information et un défaut de consentement, ainsi qu’une infection nosocomiale. La solution retenue par le tribunal n’est pas précisée dans l’extrait fourni, mais la décision a été rendue par la 5ème chambre en formation collégiale. Les textes appliqués incluent les articles L. 1142-1, L. 1111-2, R. 4127-35 du code de la santé publique et l’article 16-3 du code civil.
N° TA33-2501107(TA33-2501107)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en excès de pouvoir, a rejeté la requête de M. Beraldo Gorovelli demandant l’annulation du refus d’enregistrement de sa demande de titre de séjour. Le tribunal a jugé que la demande de titre, présentée en 2024, était tardive au regard de l’article L. 431-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, M. Gorovelli ayant été informé lors de sa demande d’asile en 2019 du délai de deux mois pour solliciter un autre titre. Il a estimé que les éléments nouveaux invoqués (durée de présence, situation du frère, promesse d’embauche) ne constituaient pas des circonstances nouvelles apparues après l’expiration de ce délai. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu’il soit besoin d’examiner les autres moyens.
N° TA33-2406683(TA33-2406683)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en formation de 1ère chambre, a examiné les recours pour excès de pouvoir de M. B... contre les décisions du préfet de la Gironde refusant de lui délivrer un titre de séjour. Le tribunal a prononcé la jonction des instances n° 2406683, 2501847 et 2507624. Il a annulé l'arrêté du 9 juillet 2025 portant refus de séjour, obligation de quitter le territoire français et fixation du pays de destination, ainsi que l'arrêté du 20 janvier 2025, en raison d'une erreur de droit, le préfet ayant exigé un visa de long séjour alors que M. B... était titulaire d'un titre de séjour en cours de validité, en méconnaissance de l'article L. 421-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a enjoint au préfet de délivrer une carte de séjour à M. B... dans un délai d'un mois et a mis à la charge de l'État la somme de 1 200 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2404512(TA33-2404512)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux annule la décision du 17 mai 2024 par laquelle le préfet de la Gironde a refusé le regroupement familial au profit de l’épouse de M. A..., ressortissant malien. Le tribunal retient que, bien que les ressources du demandeur sur les douze mois précédant le dépôt de la demande soient insuffisantes au regard de l’article L. 434-7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, l’évolution favorable et stable de ses ressources postérieures justifiait une appréciation différente. En ne tenant pas compte de cette évolution, le préfet a commis une erreur manifeste d’appréciation. La décision est annulée, et il est enjoint au préfet d’accorder le regroupement familial dans un délai d’un mois.
N° TA33-2406502(TA33-2406502)
Le Tribunal administratif de Bordeaux annule la décision non datée du préfet de la Gironde portant clôture de la demande de titre de séjour de M. A..., ressortissant guinéen. La décision est annulée pour défaut de motivation en droit, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal rejette l'exception de non-lieu à statuer soulevée par le préfet, estimant que l'invitation à déposer une nouvelle demande n'abroge pas la décision contestée. Il enjoint au préfet de réenregistrer et d'instruire la demande de titre de séjour dans un délai de deux mois, et de délivrer sans délai un récépissé autorisant le requérant à travailler.
N° TA33-2406842(TA33-2406842)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. D..., ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde du 8 octobre 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, la cheffe du bureau du séjour bénéficiant d'une délégation de signature régulière. Il a également jugé que le refus de séjour était suffisamment motivé au regard des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, et que l'obligation de quitter le territoire, fondée sur le 3° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'avait pas à faire l'objet d'une motivation distincte.
N° TA33-2501847(TA33-2501847)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en formation de 1ère Chambre, a examiné les recours pour excès de pouvoir de M. B... contre les décisions du préfet de la Gironde refusant de lui délivrer un titre de séjour. Le tribunal a rejeté les requêtes, considérant que le préfet n'avait pas méconnu les dispositions des articles L. 421-1 et L. 421-34 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni porté une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet des demandes d'annulation et d'injonction, confirmant la légalité des arrêtés préfectoraux.
N° TA33-2600143(TA33-2600143)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. A... d'une demande d'exécution d'une ordonnance de référé du 2 décembre 2025, qui enjoignait au préfet de la Gironde de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour. Le tribunal constate que le préfet a finalement délivré un récépissé de demande de titre de séjour valable du 23 janvier au 22 avril 2026, rendant la requête sans objet. En conséquence, il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions principales. Le tribunal admet provisoirement M. A... au bénéfice de l'aide juridictionnelle et met à la charge de l'État le versement de 800 euros à son avocat sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
N° TA33-2501197(TA33-2501197)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant sur le recours pour excès de pouvoir de M. B..., ressortissant tunisien, a annulé l'arrêté du préfet de la Gironde du 15 janvier 2025 refusant un titre de séjour. La solution retenue est fondée sur la méconnaissance de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le tribunal estimant que le requérant, atteint de sclérose en plaques, ne peut bénéficier d'un traitement approprié en Tunisie en raison du coût prohibitif du médicament (15 350 euros par an) non pris en charge par l'assurance maladie locale, et que son défaut d'accès aux soins entraînerait des conséquences d'une exceptionnelle gravité. En conséquence, l'obligation de quitter le territoire français et la décision fixant le pays de destination ont également été annulées par voie de conséquence.
N° TA33-2304286(TA33-2304286)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en plein contentieux, a examiné la demande de Mme D... et de sa fille, Mme F..., visant à obtenir réparation des préjudices résultant de l’administration d’Ilomédine au CHU de Bordeaux en mars 2019, à l’origine d’un accident vasculaire cérébral. Le tribunal a rejeté l’intégralité des conclusions indemnitaires, estimant que la prescription et l’administration du médicament n’étaient pas constitutives de fautes, et que les conditions d’une indemnisation par l’Office national d’indemnisation des accidents médicaux (ONIAM) au titre de la solidarité nationale n’étaient pas remplies. Il a également écarté le manquement à l’obligation d’information et le préjudice moral allégué par Mme F..., tout en mettant hors de cause le Dr E.... Les demandes fondées sur l’article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
N° TA33-2600451(TA33-2600451)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension du refus implicite de renouvellement de titre de séjour présentée par Mme B..., ressortissante algérienne. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas établie et que la requête est manifestement mal fondée, faute pour la requérante de démontrer l'existence d'une décision implicite de rejet née du silence de l'administration. En conséquence, l'ordonnance rejette l'ensemble des conclusions, y compris celles relatives à l'aide juridictionnelle provisoire et aux frais d'instance.
N° TA33-2500211(TA33-2500211)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné les recours de M. A..., ressortissant sierraléonais, contre un arrêté du préfet de la Gironde du 18 décembre 2024 lui refusant un titre de séjour, lui faisant obligation de quitter le territoire français et prononçant une interdiction de retour d’un an. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l’insuffisance de motivation, du défaut d’examen de la situation personnelle, de la méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’erreur manifeste d’appréciation. La solution retenue est le rejet des requêtes, confirmant la légalité de l’arrêté préfectoral pris en application des articles L. 612-6, L. 613-1 et L. 613-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA33-2505778(TA33-2505778)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a annulé l'arrêté du 23 juillet 2025 par lequel le préfet de la Gironde refusait un titre de séjour à Mme D..., ressortissante azerbaïdjanaise, et l'obligeait à quitter le territoire français avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que cette décision portait une atteinte disproportionnée au droit au respect de sa vie privée et familiale, en méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, et ne prenait pas suffisamment en compte l'intérêt supérieur de ses enfants, en violation de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. En conséquence, l'ensemble des décisions contestées (refus de séjour, obligation de quitter le territoire, interdiction de retour) a été annulé.