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Le Tribunal Administratif de Bordeaux annule la décision du 17 mai 2024 par laquelle le préfet de la Gironde a refusé le regroupement familial au profit de l’épouse de M. A..., ressortissant malien. Le tribunal retient que, bien que les ressources du demandeur sur les douze mois précédant le dépôt de la demande soient insuffisantes au regard de l’article L. 434-7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, l’évolution favorable et stable de ses ressources postérieures justifiait une appréciation différente. En ne tenant pas compte de cette évolution, le préfet a commis une erreur manifeste d’appréciation. La décision est annulée, et il est enjoint au préfet d’accorder le regroupement familial dans un délai d’un mois.
Le Tribunal administratif de Bordeaux annule la décision non datée du préfet de la Gironde portant clôture de la demande de titre de séjour de M. A..., ressortissant guinéen. La décision est annulée pour défaut de motivation en droit, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal rejette l'exception de non-lieu à statuer soulevée par le préfet, estimant que l'invitation à déposer une nouvelle demande n'abroge pas la décision contestée. Il enjoint au préfet de réenregistrer et d'instruire la demande de titre de séjour dans un délai de deux mois, et de délivrer sans délai un récépissé autorisant le requérant à travailler.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. D..., ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde du 8 octobre 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, la cheffe du bureau du séjour bénéficiant d'une délégation de signature régulière. Il a également jugé que le refus de séjour était suffisamment motivé au regard des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, et que l'obligation de quitter le territoire, fondée sur le 3° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'avait pas à faire l'objet d'une motivation distincte.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en formation de 1ère Chambre, a examiné les recours pour excès de pouvoir de M. B... contre les décisions du préfet de la Gironde refusant de lui délivrer un titre de séjour. Le tribunal a rejeté les requêtes, considérant que le préfet n'avait pas méconnu les dispositions des articles L. 421-1 et L. 421-34 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni porté une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet des demandes d'annulation et d'injonction, confirmant la légalité des arrêtés préfectoraux.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant sur le recours pour excès de pouvoir de M. B..., ressortissant tunisien, a annulé l'arrêté du préfet de la Gironde du 15 janvier 2025 refusant un titre de séjour. La solution retenue est fondée sur la méconnaissance de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le tribunal estimant que le requérant, atteint de sclérose en plaques, ne peut bénéficier d'un traitement approprié en Tunisie en raison du coût prohibitif du médicament (15 350 euros par an) non pris en charge par l'assurance maladie locale, et que son défaut d'accès aux soins entraînerait des conséquences d'une exceptionnelle gravité. En conséquence, l'obligation de quitter le territoire français et la décision fixant le pays de destination ont également été annulées par voie de conséquence.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet de la demande de carte de résident de Mme A..., ressortissante ivoirienne. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car une décision favorable d'octroi d'un titre de séjour de dix ans était intervenue le 27 août 2025 et que la requérante disposait d'un récépissé en cours de validité l'autorisant à travailler. Aucun des moyens soulevés, notamment la violation de l'article L. 424-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'a été retenu.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. A... d'une demande d'exécution d'une ordonnance de référé du 2 décembre 2025, qui enjoignait au préfet de la Gironde de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour. Le tribunal constate que le préfet a finalement délivré un récépissé de demande de titre de séjour valable du 23 janvier au 22 avril 2026, rendant la requête sans objet. En conséquence, il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions principales. Le tribunal admet provisoirement M. A... au bénéfice de l'aide juridictionnelle et met à la charge de l'État le versement de 800 euros à son avocat sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en plein contentieux, a examiné la demande de Mme D... et de sa fille, Mme F..., visant à obtenir réparation des préjudices résultant de l’administration d’Ilomédine au CHU de Bordeaux en mars 2019, à l’origine d’un accident vasculaire cérébral. Le tribunal a rejeté l’intégralité des conclusions indemnitaires, estimant que la prescription et l’administration du médicament n’étaient pas constitutives de fautes, et que les conditions d’une indemnisation par l’Office national d’indemnisation des accidents médicaux (ONIAM) au titre de la solidarité nationale n’étaient pas remplies. Il a également écarté le manquement à l’obligation d’information et le préjudice moral allégué par Mme F..., tout en mettant hors de cause le Dr E.... Les demandes fondées sur l’article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la demande de M. B..., qui sollicitait l'indemnisation des dommages subis par son véhicule le 27 octobre 2022, après qu'une borne escamotable automatique soit remontée sur le quai des Queyries à Bordeaux. Le tribunal a rejeté la requête dirigée contre Bordeaux Métropole, jugeant que la commune de Bordeaux était le maître d'ouvrage de la borne. Concernant la responsabilité de la commune, le tribunal a estimé que le lien de causalité entre l'ouvrage public et le dommage n'était pas établi, et que M. B. avait commis une faute en ne tenant pas compte du feu de signalement rouge clignotant de la borne, ce qui exonérait totalement la commune de sa responsabilité. En conséquence, les conclusions indemnitaires de M. B... ont été rejetées, ainsi que ses demandes au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme A... contre l'arrêté de mise en sécurité pris par la maire de Nantheuil le 26 mai 2023. La requérante contestait la légalité de l'arrêté en invoquant une notification irrégulière et son absence de ressources financières. Le tribunal a jugé que les conditions de notification sont sans incidence sur la légalité de la décision. Il a également estimé que le manque de ressources financières est sans effet sur la nécessité de faire cesser le danger imminent, constaté par une expertise judiciaire, justifiant ainsi les mesures prescrites sur le fondement des articles L. 511-11 et L. 511-19 du code de la construction et de l'habitation.
Le Tribunal administratif de Bordeaux a annulé l'arrêté du 23 juillet 2025 par lequel le préfet de la Gironde refusait un titre de séjour à Mme D..., ressortissante azerbaïdjanaise, et l'obligeait à quitter le territoire français avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que cette décision portait une atteinte disproportionnée au droit au respect de sa vie privée et familiale, en méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, et ne prenait pas suffisamment en compte l'intérêt supérieur de ses enfants, en violation de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. En conséquence, l'ensemble des décisions contestées (refus de séjour, obligation de quitter le territoire, interdiction de retour) a été annulé.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en formation collégiale, a rejeté la requête de M. B..., ressortissant arménien, qui contestait un arrêté préfectoral du 11 octobre 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation et la méconnaissance des articles L. 612-2 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), ainsi que des articles 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. La solution retenue confirme la légalité de la mesure d'éloignement, en application des dispositions du CESEDA et des conventions internationales invoquées.
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par la SCI Inesana d’un recours en excès de pouvoir contre un refus de permis de construire émis par la commune du Porge. Par un mémoire enregistré le 26 janvier 2026, la société requérante a déclaré se désister purement et simplement de l’instance. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 27 janvier 2026, mettant ainsi fin au litige.
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme A... E..., ressortissante angolaise, qui contestait l'arrêté du préfet de Lot-et-Garonne lui retirant son attestation de demande d'asile et lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation et le défaut d'examen de sa situation personnelle. Il a jugé que la décision ne méconnaissait ni l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme (risque de traitements inhumains) ni l'article 8 (droit à la vie privée et familiale), faute pour la requérante d'établir la réalité de ses craintes en cas de retour en Angola. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Bordeaux, saisi d’une demande de liquidation d’astreinte par M. C..., a examiné l’inexécution du jugement du 15 mai 2024 qui enjoignait au préfet de la Gironde de lui délivrer un titre de séjour sur le fondement de l’article L. 423-7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Le préfet a invoqué son incompétence territoriale, M. C... ayant déménagé en Savoie, mais n’a pas exécuté l’injonction. Le tribunal a liquidé l’astreinte à la somme de 11 300 euros, en application des articles L. 911-4 et L. 911-7 du code de justice administrative, et a condamné l’État à verser cette somme au requérant, sans modération de l’astreinte.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en excès de pouvoir, a rejeté la requête de M. Beraldo Gorovelli demandant l’annulation du refus d’enregistrement de sa demande de titre de séjour. Le tribunal a jugé que la demande de titre, présentée en 2024, était tardive au regard de l’article L. 431-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, M. Gorovelli ayant été informé lors de sa demande d’asile en 2019 du délai de deux mois pour solliciter un autre titre. Il a estimé que les éléments nouveaux invoqués (durée de présence, situation du frère, promesse d’embauche) ne constituaient pas des circonstances nouvelles apparues après l’expiration de ce délai. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu’il soit besoin d’examiner les autres moyens.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné les recours de M. A..., ressortissant sierraléonais, contre un arrêté du préfet de la Gironde du 18 décembre 2024 lui refusant un titre de séjour, lui faisant obligation de quitter le territoire français et prononçant une interdiction de retour d’un an. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l’insuffisance de motivation, du défaut d’examen de la situation personnelle, de la méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’erreur manifeste d’appréciation. La solution retenue est le rejet des requêtes, confirmant la légalité de l’arrêté préfectoral pris en application des articles L. 612-6, L. 613-1 et L. 613-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme B... qui demandait l'annulation du classement sans suite de sa demande de naturalisation par le préfet de la Gironde. Le tribunal a jugé que ce classement, fondé sur l'incomplétude du dossier malgré une mise en demeure, ne constitue pas une décision faisant grief susceptible d'être contestée par un recours pour excès de pouvoir. La requête a donc été rejetée comme manifestement irrecevable en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative et de l'article 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de Mme F..., ressortissante cambodgienne, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Gironde. Le tribunal a rejeté comme irrecevables les conclusions dirigées contre une interdiction de retour sur le territoire français, cette décision étant inexistante. Il a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Le jugement se fonde sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 435-4, et les articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. La solution retenue est le rejet de la requête.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, dans sa 5ème chambre, a rejeté la requête de M. B..., ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde du 5 décembre 2024 lui refusant un titre de séjour pour raisons de santé et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte, une délégation de signature ayant été régulièrement publiée. Il a jugé que la décision de refus de séjour était suffisamment motivée, le préfet ayant notamment exposé les motifs de l'avis du collège de médecins de l'OFII. Enfin, le tribunal a estimé que la décision portant obligation de quitter le territoire français n'était pas entachée d'un défaut d'examen, le préfet ayant procédé à l'examen de la situation de l'intéressé au regard de son droit au séjour.