Jurisprudence — Tribunal Administratif de Bordeaux
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N° TA33-2600144(TA33-2600144)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux annule la décision du 5 janvier 2026 par laquelle l'OFII a refusé d'accorder les conditions matérielles d'accueil à Mme B..., ressortissante congolaise. Le tribunal juge que cette décision est insuffisamment motivée et ne prend pas en compte la vulnérabilité de la requérante, en méconnaissance des articles L. 551-15 et D. 551-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il enjoint à l'OFII de réexaminer la situation de Mme B... dans un délai de quinze jours.
N° TA33-2600187(TA33-2600187)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A..., qui contestait le refus de l'OFII de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. La requête a été jugée irrecevable car présentée tardivement, au-delà du délai de recours de sept jours prévu à l'article L. 921-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a estimé que la notification de la décision, mentionnant la voie et le délai de recours, était suffisante et complète. Par conséquent, la demande d'aide juridictionnelle a également été rejetée.
N° TA33-2501108(TA33-2501108)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en formation de 2ème chambre, a rejeté la requête de Mme C..., ressortissante albanaise, qui contestait un arrêté préfectoral du 24 septembre 2024 lui refusant un titre de séjour, lui faisant obligation de quitter le territoire français et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence de la signataire, en raison d'une délégation régulièrement publiée, et a jugé que l'avis du collège de médecins de l'OFII, produit en défense, était régulier et faisait foi. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requérante, fondé sur les articles L. 425-9 et R. 425-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA33-2506523(TA33-2506523)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B... qui demandait le versement d'une pension militaire pour son père décédé. La requête a été jugée manifestement irrecevable car le requérant n'a pas produit l'acte attaqué ni justifié de l'impossibilité de le faire, malgré deux demandes de régularisation. La décision est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative et l'article R. 412-1 du même code, combinés aux dispositions du code des pensions militaires d'invalidité et des victimes de la guerre.
N° TA33-2509008(TA33-2509008)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme A... contestant le classement sans suite de sa demande de naturalisation par le préfet de la Gironde. Le tribunal a jugé que ce classement, fondé sur l'incomplétude du dossier malgré une mise en demeure, ne constitue pas une décision faisant grief susceptible d'être attaquée par un recours pour excès de pouvoir, conformément à l'article 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993. La solution retenue est le rejet de la requête sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2508883(TA33-2508883)
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. B..., ressortissant tchadien, d'une demande d'injonction visant à obtenir une attestation de prolongation d'instruction de son titre de séjour, en raison de l'absence de réponse de la préfecture de la Gironde à sa demande de renouvellement. En cours d'instance, le préfet a justifié avoir édité un nouveau titre de séjour valable jusqu'en janvier 2027, ainsi qu'une attestation de décision favorable. Le juge des référés a constaté que la demande de M. B... était ainsi satisfaite et a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte, rejetant le surplus des conclusions, notamment la demande de frais de justice.
N° TA33-2305069(TA33-2305069)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par la SAS Euronat d’un recours en excès de pouvoir contre une décision de non-opposition du maire de Grayan-et-l’Hôpital à une déclaration préalable de travaux. La requérante s’est désistée de son instance par un acte enregistré le 22 janvier 2026. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 23 janvier 2026. Aucune condamnation aux dépens n’a été prononcée.
N° TA33-2405683(TA33-2405683)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A... contestant un arrêté préfectoral de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire français. Le juge a constaté que la requête, enregistrée le 12 septembre 2024, était tardive car introduite après l'expiration du délai de recours d'un mois prévu à l'article L. 911-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'arrêté ayant été notifié le 31 juillet 2024 avec mention des voies et délais de recours. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, l'ordonnance rejette la demande sans invitation à régulariser.
N° TA33-2507262(TA33-2507262)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi d’un recours pour excès de pouvoir par Mme C..., qui s’est désistée de ses demandes principales en cours d’instance. Par une ordonnance fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple. Il a également rejeté la demande de frais de justice présentée sur le fondement de l’article L. 761-1 du même code, estimant qu’il n’y avait pas lieu de condamner l’État à ce titre.
N° TA33-2600521(TA33-2600521)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A..., qui contestait la réduction de sa prestation de compensation du handicap (PCH) durant son hospitalisation. Le juge constate que les litiges relatifs à l'attribution de la PCH relèvent de la compétence du tribunal judiciaire, en application des articles L. 245-2 du code de l'action sociale et des familles et L. 142-8 du code de la sécurité sociale. Par conséquent, la juridiction administrative se déclare incompétente pour connaître de l'affaire, sans examiner le fond ou la condition d'urgence.
N° TA33-2600494(TA33-2600494)
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur demande du maire de Plassac, a désigné un expert sur le fondement de l'article L.511-9 du code de la construction et de l'habitation. Cette mesure vise à constater l'état de péril imminent de plusieurs immeubles abandonnés et dégradés, et à proposer des mesures de sécurité. L'expert devra rendre son rapport sous quinze jours, et la commune devra avancer les frais, remboursables par les propriétaires.
N° TA33-2600543(TA33-2600543)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par la maire de Sainte-Terre, sur le fondement de l'article L.511-9 du code de la construction et de l'habitation, afin de désigner un expert pour constater l'état de péril d'un immeuble abandonné et dégradé, victime d'un incendie. La juge des référés a fait droit à cette demande, estimant la mesure utile pour la sécurité publique. Elle a désigné un expert avec pour mission de décrire l'état du bâtiment, de proposer des mesures de sécurité et de se prononcer sur l'existence d'un danger imminent, dans un délai de vingt-quatre heures. La décision applique les articles L.511-9 du code de la construction et de l'habitation et R.531-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2508645(TA33-2508645)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B... contestant le classement sans suite de sa demande de naturalisation par le préfet de la Gironde. Le tribunal a jugé que ce classement, fondé sur l'incomplétude du dossier malgré une mise en demeure, ne constitue pas une décision faisant grief susceptible de recours pour excès de pouvoir, conformément à l'article 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993. La solution retenue est le rejet de la requête sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2508497(TA33-2508497)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme B... contestant le classement sans suite de sa demande de naturalisation par le préfet de la Gironde. Le tribunal a jugé que ce classement, fondé sur l'incomplétude du dossier malgré une mise en demeure, ne constitue pas une décision faisant grief et n'est donc pas susceptible d'être déféré au juge de l'excès de pouvoir. La requête a été rejetée comme manifestement irrecevable en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative et de l'article 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993.
N° TA33-2508260(TA33-2508260)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B... contestant le classement sans suite de sa demande de naturalisation par le préfet de la Gironde. Le requérant invoquait le décès de son frère pour justifier son absence à l'entretien obligatoire et son défaut de suivi du courrier de convocation. Le tribunal a jugé que le recours gracieux formé contre cette décision était irrecevable et, en tout état de cause, que les circonstances personnelles invoquées ne contestaient pas utilement le motif fondant la décision attaquée. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative et de l'article 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993.
N° TA33-2402744(TA33-2402744)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la demande de M. B... visant à obtenir la remise gracieuse d’un indu d’aide personnalisée au logement de 1 731,87 euros. Le juge a estimé que, bien que le requérant soit de bonne foi, il n’a pas démontré que le remboursement de cette dette compromettrait durablement l’équilibre de son budget. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code de la construction et de l’habitation et du code de la sécurité sociale.
N° TA33-2600061(TA33-2600061)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Bordeaux Métropole pour obtenir l'expulsion de M. A... et des occupants de son chef de l'emplacement n° 9 de l'aire d'accueil des gens du voyage de Bègles. La juridiction a constaté que cet emplacement relève du domaine public de la métropole et que l'occupation, initialement autorisée par une convention précaire, a été résiliée en raison du comportement violent et menaçant de M. A..., constituant un trouble grave à l'ordre public. En l'absence de contestation sérieuse et face à l'urgence, le juge a fait droit à la demande et ordonné l'évacuation des lieux sous trois jours, avec le concours de la force publique si nécessaire, en application des articles L. 521-3 du code de justice administrative et L. 2121-1 du code général de la propriété des personnes publiques.
N° TA33-2402734(TA33-2402734)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A... contestant un indu d'aide personnelle au logement de 997 euros. Le juge a confirmé le bien-fondé de la dette, résultant de l'omission de déclaration de revenus salariés par l'étudiant. Il a également estimé que la remise gracieuse partielle de 75% déjà accordée par la CAF était suffisante, la situation de précarité invoquée ne justifiant pas une remise totale. La décision s'appuie sur les articles L. 823-9 du code de la construction et de l'habitation et L. 553-2 du code de la sécurité sociale.
N° TA33-2508950(TA33-2508950)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1-1 du code de justice administrative, a fait droit à la demande de la commune de Talence. Cette demande visait à désigner un expert pour constater l'état de la voirie et des immeubles avoisinants avant des travaux de rénovation et d'extension du "Château des Arts". Le juge a estimé la mesure utile pour prévenir d'éventuels litiges sur l'origine des désordres. La mission de l'expert pourra être étendue, en cours de travaux, à la recherche des causes des dommages qui surviendraient.
N° TA33-2402645(TA33-2402645)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A... contestant une décision de la CAF de la Gironde qui lui avait accordé une remise partielle de 25% sur un indu de prime d'activité de 380,22 euros, laissant un solde de 250,16 euros. Le juge a estimé que le requérant était de bonne foi, mais qu'il n'avait pas démontré une situation de précarité suffisante pour justifier une remise totale, d'autant que la dette était déjà soldée. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de la sécurité sociale et du code de l'action sociale et des familles.