Jurisprudence — Tribunal Administratif de Bordeaux

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2303377(TA33-2303377)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme A... contre l'arrêté de mise en sécurité pris par la maire de Nantheuil le 26 mai 2023. La requérante contestait la légalité de l'arrêté en invoquant une notification irrégulière et son absence de ressources financières. Le tribunal a jugé que les conditions de notification sont sans incidence sur la légalité de la décision. Il a également estimé que le manque de ressources financières est sans effet sur la nécessité de faire cesser le danger imminent, constaté par une expertise judiciaire, justifiant ainsi les mesures prescrites sur le fondement des articles L. 511-11 et L. 511-19 du code de la construction et de l'habitation.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2502199(TA33-2502199)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en formation collégiale (1ère Chambre), a examiné les recours pour excès de pouvoir de M. A..., ressortissant sierraléonais, contre un arrêté préfectoral du 18 décembre 2024. Cet arrêté refusait un titre de séjour, retirait son attestation de demande d'asile, lui faisait obligation de quitter le territoire français et prononçait une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés par le requérant, notamment ceux tirés de l'incompétence du signataire, du défaut de motivation, de l'absence d'examen personnalisé, de l'erreur de droit et de l'atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale (article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme). La solution retenue est le rejet des requêtes, confirmant ainsi la légalité de l'arrêté préfectoral pris en application du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2600605(TA33-2600605)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme A... B... qui contestait le classement sans suite de sa demande de naturalisation par le préfet de la Gironde. Le tribunal a jugé que ce classement, fondé sur l'incomplétude du dossier malgré une mise en demeure, ne constitue pas une décision faisant grief et n'est donc pas susceptible d'être attaqué par un recours pour excès de pouvoir. La solution retenue s'appuie sur l'article 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993 et l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2600645(TA33-2600645)

Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B... contestant le classement sans suite de sa demande de naturalisation par le préfet de la Gironde. Le tribunal a jugé que ce classement, fondé sur l’incomplétude du dossier malgré une mise en demeure, ne constitue pas une décision faisant grief et n’est donc pas susceptible d’un recours pour excès de pouvoir. La solution retenue s’appuie sur l’article 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993 et l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

N° TA33-2501107(TA33-2501107)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en excès de pouvoir, a rejeté la requête de M. Beraldo Gorovelli demandant l’annulation du refus d’enregistrement de sa demande de titre de séjour. Le tribunal a jugé que la demande de titre, présentée en 2024, était tardive au regard de l’article L. 431-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, M. Gorovelli ayant été informé lors de sa demande d’asile en 2019 du délai de deux mois pour solliciter un autre titre. Il a estimé que les éléments nouveaux invoqués (durée de présence, situation du frère, promesse d’embauche) ne constituaient pas des circonstances nouvelles apparues après l’expiration de ce délai. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu’il soit besoin d’examiner les autres moyens.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2600040(TA33-2600040)

Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A... contestant le refus implicite de délivrance d’un titre de séjour. Le juge a estimé que le silence gardé par le préfet de la Gironde valait refus implicite d’enregistrement de la demande, et non décision implicite de rejet, car le dossier était incomplet (absence de photographies d’identité). Or, un tel refus d’enregistrement ne constitue pas une décision faisant grief susceptible de recours pour excès de pouvoir. La décision est fondée sur les articles R. 222-1 du code de justice administrative et R. 431-11, R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA33-2302644(TA33-2302644)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par la famille B... pour obtenir réparation des préjudices subis par M. I... B... à la suite d'une infection nosocomiale contractée lors d'une intervention chirurgicale au CHU de Bordeaux le 17 juillet 2017. Dans la première instance (n°2302644), les requérants demandaient la condamnation de l'ONIAM sur le fondement de la solidarité nationale (articles L. 1142-1 et suivants du code de la santé publique), mais l'ONIAM a été mis hors de cause car le déficit fonctionnel permanent de M. B..., inférieur à 25%, ne remplissait pas les conditions de gravité requises. Dans la seconde instance (n°2500413), les requérants se sont retournés contre le CHU de Bordeaux, sans que la décision finale sur le fond ne soit précisée dans l'extrait fourni. Le tribunal a donc examiné la responsabilité de l'établissement de santé pour l'infection nosocomiale, sans retenir celle de l'ONIAM.

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DécisionPlein contentieuxINJONCTION

N° TA33-2508634(TA33-2508634)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en urgence dans le cadre d’un recours de plein contentieux, a été saisi par Mme B... pour obtenir l’exécution d’une décision de la commission de médiation de la Gironde du 11 septembre 2025, qui l’avait reconnue prioritaire pour un hébergement d’urgence. Constatant qu’aucune offre d’hébergement ne lui avait été proposée dans le délai légal de six semaines, le tribunal a fait application des articles L. 441-2-3-1 et R. 441-18 du code de la construction et de l’habitation. Il a enjoint au préfet de la Gironde de proposer à Mme B... une place en centre d’hébergement d’urgence au plus tard le 15 février 2026.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2600565(TA33-2600565)

Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A... qui demandait l'interdiction d'accès à un bâtiment dangereux à Pauillac. Le juge estime que le requérant ne justifie pas d'une situation d'urgence nécessitant une mesure dans un délai de quarante-huit heures, ni d'une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale. La requête est donc rejetée comme manifestement irrecevable en application de l'article L. 522-3 du même code.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2508391(TA33-2508391)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B... A..., ressortissant mauritanien, qui contestait les arrêtés du préfet de Lot-et-Garonne du 17 novembre 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, prononçant une interdiction de retour de trois ans et l'assignant à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale, protégée par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a estimé que, malgré sa présence en France depuis cinq ans avec sa conjointe et leurs trois enfants, il ne justifiait pas de liens suffisamment stables et anciens pour faire obstacle à la mesure d'éloignement. La décision s'appuie sur les articles L. 611-1, L. 612-6 et L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2600406(TA33-2600406)

Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de Mme C... visant à suspendre le refus du préfet de Lot-et-Garonne de délivrer une carte nationale d'identité et un passeport à sa fille A... B.... Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, la requérante ne justifiant pas que le refus litigieux préjudiciait de manière suffisamment grave et immédiate à sa situation ou à celle de sa fille. Par conséquent, la requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2600272(TA33-2600272)

Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme A... qui demandait l'arrêt immédiat des travaux de voirie et de construction sur l'îlot Dupaty. Le juge estime que la demande est irrecevable en raison de l'absence d'intérêt à agir démontré par la requérante, qui ne produit aucun titre de propriété. Il relève également que les conclusions visant à obtenir la communication de pièces sont irrecevables car déjà présentées dans une autre instance. Enfin, la condition d'urgence n'est pas établie, faute d'éléments concrets sur un péril ou un dommage immédiat, et la contestation de la légalité des travaux constitue une contestation sérieuse faisant obstacle aux mesures sollicitées.

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DécisionPlein contentieuxPARTIEL

N° TA33-2508715(TA33-2508715)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en urgence sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a enjoint au préfet de la Gironde de proposer à M. B..., reconnu prioritaire par la commission de médiation, une place en centre d'hébergement et de réinsertion sociale (CHRS) ou d'hébergement d'urgence (CHU) avant le 15 février 2026. Cette injonction est assortie d'une astreinte, le requérant vivant sous une tente depuis mai 2023 sans aucune offre d'hébergement depuis plus de six mois. La solution retenue fait application des articles L. 441-2-3-1 et R. 441-18 du code de la construction et de l'habitation.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2600262(TA33-2600262)

Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé, a rejeté la demande de Mme B... qui sollicitait la suspension de la décision de l’Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant de lever des déclarations valant saisie sur son véhicule. Le juge a constaté que la requérante n’avait pas présenté de requête en annulation distincte, comme l’exige l’article R. 522-1 du code de justice administrative pour une demande de suspension fondée sur l’article L. 521-1. En conséquence, la demande a été jugée manifestement irrecevable et rejetée sans instruction ni audience, en application de l’article L. 522-3 du même code.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2600253(TA33-2600253)

Le Tribunal administratif de Bordeaux rejette la requête de M. B..., ressortissant bulgare, qui contestait son assignation à résidence pour 45 jours prise par le préfet de la Gironde le 6 janvier 2026. Le tribunal écarte le moyen d’insuffisance de motivation, estimant que l’arrêté mentionne les motifs de droit et de fait requis par l’article L. 732-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA). Il juge également que la perspective d’éloignement est raisonnable, conformément à l’article L. 731-1 du CESEDA, en raison d’une réservation de vol vers la Bulgarie. La solution retenue est le rejet de la demande d’annulation.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2600254(TA33-2600254)

Le Tribunal administratif de Bordeaux rejette la requête de M. B... contestant son assignation à résidence pour 45 jours, prise par le préfet de la Gironde le 7 janvier 2026. Le tribunal écarte le moyen tiré d'une motivation insuffisante, estimant que l'arrêté mentionne les motifs de droit et de fait requis par l'article L. 732-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Il juge également que la perspective raisonnable d'éloignement, condition posée par l'article L. 731-1 du CESEDA, est établie, notamment par la réservation d'un vol à destination du Maroc le 11 février 2026. En conséquence, la demande d'annulation est rejetée.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2600138(TA33-2600138)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. E..., ressortissant congolais, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde du 27 décembre 2025 l'assignant à résidence pour 45 jours. Le tribunal a écarté les moyens de légalité externe, jugeant que l'arrêté avait été signé par une autorité compétente et que l'erreur de mention du délai de recours (48 heures au lieu de 7 jours) n'entachait pas la légalité de la décision. Sur le fond, il a estimé que l'assignation à résidence était proportionnée et ne méconnaissait pas les libertés fondamentales invoquées, notamment le droit à l'éducation et la liberté d'aller et venir, compte tenu de la situation de l'intéressé faisant l'objet d'une obligation de quitter le territoire français. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2600187(TA33-2600187)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A..., qui contestait le refus de l'OFII de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. La requête a été jugée irrecevable car présentée tardivement, au-delà du délai de recours de sept jours prévu à l'article L. 921-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a estimé que la notification de la décision, mentionnant la voie et le délai de recours, était suffisante et complète. Par conséquent, la demande d'aide juridictionnelle a également été rejetée.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2600215(TA33-2600215)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné les requêtes de Mme C... et M. E..., ressortissants étrangers, contestant les arrêtés du 7 janvier 2026 par lesquels la préfète de la Dordogne les a assignés à résidence pour 45 jours. Les requérants soulevaient notamment des moyens tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, du défaut de motivation, de la méconnaissance du droit d'être entendu et de l'absence de perspective raisonnable d'éloignement. Le tribunal a rejeté l'ensemble de leurs demandes d'annulation, considérant que les arrêtés étaient légaux au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et des conventions internationales invoquées. En conséquence, les conclusions présentées au titre des frais de justice ont également été rejetées.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2600371(TA33-2600371)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite du préfet de la Gironde refusant à M. A... un titre de séjour "entrepreneur/profession libérale" (article L. 421-5 du CESEDA). Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le requérant contestait un premier refus de titre et n'apportait pas la preuve de circonstances particulières caractérisant une atteinte grave et immédiate à sa situation. En l'absence d'urgence, la requête a été rejetée sans examen du doute sérieux sur la légalité de la décision.

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