Jurisprudence — Tribunal Administratif de Bordeaux
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N° TA33-2402455(TA33-2402455)
Opposition à une contrainte de France Travail pour le recouvrement d’un trop-perçu d’allocation de solidarité spécifique (878,28 euros). Le Tribunal administratif de Bordeaux constate que France Travail a accordé une remise gracieuse de l’indu et annulé la contrainte, et que la requérante s’est désistée. En conséquence, le litige a perdu son objet et il n’y a plus lieu de statuer.
N° TA33-2402631(TA33-2402631)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme A... contestant le refus de remise gracieuse d’un indu de prime d’activité de 1 832,28 euros. Le juge a estimé que, bien que la requérante soit de bonne foi, elle n’a pas démontré une situation de précarité suffisante pour justifier une remise totale ou partielle de sa dette. La décision s’appuie sur les dispositions du code de la sécurité sociale et du code de justice administrative.
N° TA33-2402643(TA33-2402643)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en juge social, a examiné la requête de M. B... contestant un indu de prime d'activité de 1 343,79 euros réclamé par la CAF de la Gironde. Le requérant invoquait une erreur de déclaration due à un conseil de la CAF et sa difficulté à rembourser. Le tribunal a jugé que les indemnités journalières perçues par M. B... au-delà de trois mois constituent des revenus de remplacement, et non des revenus d'activité, ce qui ne lui ouvre pas droit à la prime d'activité. En conséquence, la décision de la CAF a été confirmée, rejetant la demande de remise de dette.
N° TA33-2402611(TA33-2402611)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la demande de Mme B... tendant à obtenir la remise gracieuse d’un indu de prime d’activité de 740,70 euros. La requérante, reconnue de bonne foi, n’a pas démontré une situation de précarité suffisante pour justifier une remise, d’autant qu’elle avait soldé sa dette en cours d’instance. La décision, rendue en plein contentieux par un juge social, applique les dispositions du code de la sécurité sociale relatives aux indus de prestations sociales.
N° TA33-2600430(TA33-2600430)
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la SARL I. Boat. Celle-ci demandait la suspension de l’arrêté du 15 janvier 2026 par lequel le préfet de la Gironde avait ordonné la fermeture administrative de son établissement pour deux mois. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, l’intérêt public lié à la protection de l’ordre public primant sur les intérêts économiques de la société requérante. Il a également jugé qu’aucune atteinte grave et manifestement illégale aux libertés d’entreprendre et du commerce n’était caractérisée, la mesure étant fondée sur les articles L. 3332-15 du code de la santé publique en raison d’agressions sexuelles et d’outrages sexistes commis dans l’établissement.
N° TA33-2600061(TA33-2600061)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Bordeaux Métropole pour obtenir l'expulsion de M. A... et des occupants de son chef de l'emplacement n° 9 de l'aire d'accueil des gens du voyage de Bègles. La juridiction a constaté que cet emplacement relève du domaine public de la métropole et que l'occupation, initialement autorisée par une convention précaire, a été résiliée en raison du comportement violent et menaçant de M. A..., constituant un trouble grave à l'ordre public. En l'absence de contestation sérieuse et face à l'urgence, le juge a fait droit à la demande et ordonné l'évacuation des lieux sous trois jours, avec le concours de la force publique si nécessaire, en application des articles L. 521-3 du code de justice administrative et L. 2121-1 du code général de la propriété des personnes publiques.
N° TA33-2508950(TA33-2508950)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1-1 du code de justice administrative, a fait droit à la demande de la commune de Talence. Cette demande visait à désigner un expert pour constater l'état de la voirie et des immeubles avoisinants avant des travaux de rénovation et d'extension du "Château des Arts". Le juge a estimé la mesure utile pour prévenir d'éventuels litiges sur l'origine des désordres. La mission de l'expert pourra être étendue, en cours de travaux, à la recherche des causes des dommages qui surviendraient.
N° TA33-2402818(TA33-2402818)
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en juge social, rejette la requête de M. B... qui demandait l’effacement total d’un indu de prime d’activité de 253,73 euros. Le juge rappelle que le litige porte sur une demande de remise gracieuse, pour laquelle le requérant doit justifier de sa bonne foi et d’une situation de précarité. Si la bonne foi de M. B... est reconnue, sa situation financière (salaires croissants entre 2023 et 2025, absence de justification de charges) ne démontre pas une précarité l’empêchant de rembourser le solde restant. La décision est fondée sur les articles L. 842-2 du code de la sécurité sociale et les principes régissant les remises de dettes.
N° TA33-2402465(TA33-2402465)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en juge social dans le cadre d’un recours de plein contentieux, était saisi par Mme A... d’une demande d’annulation du refus de la caisse de mutualité sociale agricole de lui attribuer la prime d’activité avec effet rétroactif. La requérante soutenait avoir effectué une demande en ligne en octobre 2022, bloquée pour un motif technique, et estimait y avoir droit compte tenu de sa situation de salariée malade. Le tribunal a rejeté sa demande en rappelant que, selon les articles L. 841-1 et R. 846-1 du code de la sécurité sociale, la prime d’activité est due à compter du premier jour du mois du dépôt de la demande et ne peut être attribuée rétroactivement pour une période antérieure, même si les conditions étaient remplies.
N° TA33-2503735(TA33-2503735)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme B... contestant le classement sans suite de sa demande de naturalisation par le préfet de la Gironde. Le tribunal a jugé que ce classement, fondé sur l'incomplétude du dossier (absence de l'avis d'imposition 2024), ne constitue pas une décision faisant grief susceptible d'être déférée au juge de l'excès de pouvoir, en application de l'article 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993. La solution retenue est le rejet de la requête sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2402413(TA33-2402413)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme A... qui contestait la décision de la caisse de mutualité sociale agricole de la Gironde lui accordant une remise partielle de 1 411,67 euros sur un indu de revenu de solidarité active de 3 685,42 euros. La requérante sollicitait une remise totale du reliquat en invoquant sa situation de précarité. Le juge a estimé, sur le fondement de l'article L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles, que les ressources mensuelles du foyer (environ 1 500 euros) et les charges présentées ne démontraient pas une impossibilité de rembourser le solde restant. La demande de remise supplémentaire a donc été rejetée.
N° TA33-2402510(TA33-2402510)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de Mme B... contestant des indus de revenu de solidarité active (RSA) et de prime d'activité, ainsi qu'une pénalité administrative pour fraude. Le juge a relevé d'office l'irrecevabilité de la contestation du bien-fondé des indus, faute pour la requérante de justifier de l'exercice du recours administratif préalable obligatoire prévu par les articles L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles et L. 845-2 du code de la sécurité sociale. La solution retenue est le rejet de la requête pour irrecevabilité, sans examen au fond.
N° TA33-2507261(TA33-2507261)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par M. A... d'une demande de levée de son inscription au fichier national des personnes interdites d'acquisition et de détention d'armes, adressée au procureur de la République. Statuant par ordonnance sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a rejeté la requête pour incompétence de la juridiction administrative. Il a rappelé que, selon l'article L. 312-13 du code de sécurité intérieure, cette demande relève de la compétence du représentant de l'État dans le département (le préfet), et non du juge administratif.
N° TA33-2402698(TA33-2402698)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en plein contentieux social, rejette la requête de Mme A... qui demandait la remise totale du reliquat de son indu d’aide personnalisée au logement (APL). Le juge a estimé que, bien que la requérante soit de bonne foi, le remboursement du solde restant (320,57 euros) ne compromettait pas durablement l'équilibre de son budget. La décision de la CAF de la Dordogne, qui avait accordé une remise partielle supplémentaire de 25% du reliquat, est donc confirmée. Cette solution s'appuie sur les articles L. 823-9 du code de la construction et de l'habitation et L. 553-2 du code de la sécurité sociale.
N° TA33-2407481(TA33-2407481)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par Mme A... d’une requête en plein contentieux visant à obtenir la communication de son dossier administratif complet auprès de la commune de Sablons. Après l’ouverture d’une médiation, la requérante s’est désistée de son instance et de son action. Par ordonnance du 22 janvier 2026, le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune autre mesure n’a été prononcée.
N° TA33-2402540(TA33-2402540)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. A... C... contestant la décision du président du conseil départemental de la Dordogne du 29 septembre 2023, qui fixait sa participation mensuelle à 110 euros au titre de l'obligation alimentaire pour l'hébergement de sa mère en EHPAD. Le tribunal a relevé d'office que les conclusions indemnitaires étaient irrecevables faute de demande préalable, et que les conclusions en annulation de la décision initiale du 29 septembre 2023 étaient devenues sans objet, une décision expresse du 14 février 2024 s'y étant substituée. En conséquence, le tribunal a rejeté la requête comme irrecevable pour ces motifs, sans se prononcer sur le fond du litige.
N° TA33-2508712(TA33-2508712)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par Mme B... d’un litige l’opposant à une société privée, portant sur une demande en paiement inférieure à 5000 euros. Constatant que ce litige entre particuliers et société privée relève manifestement de la compétence du juge judiciaire, le tribunal a rejeté la requête pour incompétence. Cette décision a été prise sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet de rejeter par ordonnance les requêtes ne relevant pas de la compétence administrative.
N° TA33-2402377(TA33-2402377)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la demande de Mme A... tendant à l'annulation du refus implicite de la CAF de la Gironde de lui accorder une remise gracieuse sur un indu de prime d'activité de 513,69 euros. Le juge a estimé que la requérante, bien qu'invoquant sa bonne foi et une situation de surendettement, n'avait pas justifié de manière suffisante sa situation de précarité actuelle, condition nécessaire pour obtenir une telle remise. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la sécurité sociale et du code de justice administrative.
N° TA33-2407110(TA33-2407110)
Désistement de M. B... de son recours en plein contentieux contre le retrait de la prime MaPrimRénov par l'ANAH. Le Tribunal Administratif de Bordeaux donne acte de ce désistement pur et simple par ordonnance. Aucun texte de fond n'est appliqué, la décision se fonde sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2402371(TA33-2402371)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné le recours de M. A... contre le refus de Pôle Emploi (devenu France Travail) de lui accorder une aide individuelle à la formation (AIF) pour un CQP instructeur fitness. Le requérant invoquait notamment un défaut de signature, une motivation insuffisante et une erreur d'appréciation sur l'adéquation de la formation à son projet professionnel. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés et que la décision de refus était justifiée. La solution s'appuie sur les dispositions du code du travail relatives aux conditions d'attribution de l'AIF.