Jurisprudence — Tribunal Administratif de Bordeaux

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2508937(TA33-2508937)

Le tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur la demande du préfet de la Gironde fondée sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion de Mme E... et de ses enfants du logement qu'ils occupent sans droit dans un centre d'accueil pour demandeurs d'asile (CADA). La solution retenue repose sur l'application des articles L. 551-12 et L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, constatant que la famille, déboutée du droit d'asile, ne dispose d'aucun titre de séjour et que son maintien compromet la fluidité du dispositif d'hébergement. Le juge a accordé un délai de trois mois pour libérer les lieux, rejetant la demande de délai de douze mois présentée par l'occupante.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA33-2600011(TA33-2600011)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi en référé suspension par les sociétés Bouygues Telecom et Cellnex France, contestant l'arrêté du maire de Pessac du 25 septembre 2025 qui s'opposait à leur déclaration préalable pour l'installation d'une antenne relais. Les requérantes invoquaient l'urgence, présumée par l'article L. 600-3-1 du code de l'urbanisme, et un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment en raison d'une motivation insuffisante et de motifs infondés tirés de l'atteinte paysagère ou du stationnement. La commune de Pessac a conclu au rejet, soutenant que l'urgence n'était pas établie et que les moyens n'étaient pas fondés, en se prévalant de diverses méconnaissances du plan local d'urbanisme (PLU). Le juge des référés a rejeté la requête, considérant que la condition d'urgence n'était pas remplie et qu'aucun des moyens soulevés ne créait de doute sérieux sur la légalité de l'arrêté municipal, appliquant les articles L. 521-1 du code de justice administrative et les dispositions du code de l'urbanisme.

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DécisionExcès de pouvoirINJONCTION

N° TA33-2600024(TA33-2600024)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion des occupants sans droit ni titre du parc-relais « Gare de Bègles », un bien appartenant au domaine public de Bordeaux Métropole et géré par la société Kéolis Bordeaux Métropole Mobilités (KB2M) dans le cadre d'une concession de service public. La solution retenue est fondée sur l'urgence et l'utilité de la mesure, justifiées par les risques pour la sécurité et la salubrité publiques (branchements sauvages, absence d'installations sanitaires) et par l'atteinte grave au fonctionnement du service public de transport de voyageurs, les emplacements étant occupés par des caravanes. Les textes appliqués sont l'article L. 521-3 du code de justice administrative et l'article L. 2111-1 du code général de la propriété des personnes publiques.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA33-2504772(TA33-2504772)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux annule l'arrêté du 25 mars 2025 par lequel la préfète de la Dordogne a refusé un titre de séjour à M. A..., ressortissant albanais, et lui a fait obligation de quitter le territoire français. Le tribunal retient que l'arrêté est entaché d'un défaut d'examen réel et sérieux de la situation personnelle du requérant, en raison d'erreurs de fait sur la régularité de son entrée en France (muni d'un visa biométrique) et sur la nature de son métier (confusion entre "commis de cuisine" et "cuisinier traiteur", ce dernier étant un métier en tension). La solution se fonde sur le règlement (UE) 2018/1806 et l'arrêté du 1er avril 2021 relatif aux métiers en tension. Le tribunal enjoint à la préfète de réexaminer la situation de M. A....

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA33-2105957(TA33-2105957)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi d’un recours en excès de pouvoir par les consorts B... contre un arrêté du 23 juillet 2021 par lequel le maire de Lamarque a accordé un permis de construire une maison d’habitation à M. F.... Les requérants contestaient notamment la légalité de l’arrêté en invoquant leur qualité d’héritiers de parcelles incluses dans le terrain d’assiette du projet. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par la commune, estimant que les requérants justifiaient d’un intérêt à agir au sens de l’article L. 600-1-2 du code de l’urbanisme, dès lors que le projet était de nature à affecter directement leurs conditions de jouissance du bien. La solution retenue par le tribunal n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais la décision s’inscrit dans le cadre des articles L. 600-1-2 du code de l’urbanisme et L. 761-1 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2501690(TA33-2501690)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en excès de pouvoir, a rejeté la requête de Mme A... contestant le refus implicite du préfet de la Gironde de lui délivrer un titre de séjour « vie privée et familiale ». La décision explicite de refus du 23 janvier 2025, fondée sur l’article L. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, s’est substituée à la décision implicite. Le tribunal a jugé que cette décision était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen individuel de la situation. Il a également estimé que la demande de titre, déposée tardivement après une demande d’asile, ne justifiait d’aucune circonstance nouvelle permettant de déroger au délai prévu par l’article D. 431-7 du même code.

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OrdonnanceExcès de pouvoirDESISTEMENT

N° TA33-2503573(TA33-2503573)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. A... d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet de la Gironde de lui délivrer un titre de séjour. Le tribunal a invité le requérant, sur le fondement de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, à confirmer le maintien de ses conclusions dans un délai d’un mois. Aucune confirmation n’étant parvenue à la juridiction dans ce délai, M. A... est réputé s’être désisté de sa requête. Par ordonnance, le tribunal a donné acte de ce désistement, conformément à l’article R. 222-1 du même code.

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OrdonnanceExcès de pouvoirANNULE

N° TA33-2503277(TA33-2503277)

Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par M. et Mme A... de recours pour excès de pouvoir contre les décisions implicites du préfet de Lot-et-Garonne refusant de leur délivrer un titre de séjour. En cours d'instance, le préfet a fait droit à leurs demandes en leur délivrant une carte de séjour temporaire. Les requérants se sont désistés de leurs conclusions principales, tout en maintenant leurs demandes de frais irrépétibles. Le tribunal a donné acte du désistement et, sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, a condamné l'État à verser 1 300 euros à leur avocate.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2301681(TA33-2301681)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en formation de 2ème chambre, a examiné les requêtes de M. B... contestant un permis de construire et un permis modificatif délivrés par le maire de Bordeaux à la SCI Irondel pour la rénovation et l'extension d'une maison. Le requérant invoquait notamment l'incompétence du signataire, l'insuffisance du dossier de demande, et la méconnaissance du plan local d'urbanisme (PLU) et des articles R. 111-27 et R. 111-2 du code de l'urbanisme. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, considérant que le permis modificatif avait régularisé les éventuels vices et que les règles d'urbanisme étaient respectées. En conséquence, les demandes d'annulation de M. B... ont été rejetées, et celui-ci a été condamné à verser des frais de justice à la commune et à la SCI.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2502445(TA33-2502445)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A... contestant le refus de l'OFPRA de lui accorder le statut d'apatride. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, une délégation de signature régulière ayant été publiée. Sur le fond, il a jugé que M. A... n'apportait pas la preuve de son identité ni de démarches suffisantes pour se voir reconnaître une nationalité, conditions requises par l'article 1er de la convention de New York de 1954 et les articles L. 582-1 et L. 582-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les autres moyens, notamment ceux tirés d'une rupture d'égalité ou d'une discrimination, ont été implicitement rejetés comme non fondés.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2502369(TA33-2502369)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A... demandant l'annulation de l'arrêté du préfet de la Gironde lui retirant sa carte de résident. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et d'insuffisance de motivation de l'arrêté. Il a estimé que le retrait était légalement fondé sur l'article L. 432-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de la condamnation pénale de M. A... pour travail dissimulé et emploi d'un étranger sans titre. Enfin, le tribunal a jugé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la délivrance concomitante d'un titre de séjour d'un an.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA33-2502692(TA33-2502692)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a annulé la décision implicite de rejet du préfet de la Gironde refusant la délivrance d’un titre de séjour à Mme Gegeshidze. La requérante, ressortissante géorgienne, invoquait notamment l’insuffisance de motivation de la décision et la méconnaissance des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. Le tribunal a retenu que le préfet n’a pas communiqué les motifs de la décision implicite dans le délai d’un mois suivant la demande de l’intéressée, en violation de l’article L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration. En conséquence, la décision a été annulée, et il a été enjoint au préfet de réexaminer la situation de Mme Gegeshidze dans un délai d’un mois.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA33-2502486(TA33-2502486)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux annule la décision implicite par laquelle le préfet de la Gironde a refusé de délivrer un titre de séjour à Mme A..., ressortissante comorienne. Le tribunal retient que le préfet a méconnu son obligation de motivation en ne communiquant pas les motifs de cette décision implicite, en violation des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration. Il enjoint au préfet de réexaminer la demande de Mme A... dans un délai de deux mois et de lui délivrer un récépissé dans l’attente, sans astreinte.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

N° TA33-2500016(TA33-2500016)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en formation de 2ème chambre, a examiné le recours pour excès de pouvoir de Mme A... contre un arrêté préfectoral du 22 novembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. La requérante, ressortissante du Sahara occidental, soutenait notamment que la décision méconnaissait les stipulations de la convention relative au statut des apatrides de 1954 et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de sa demande de reconnaissance du statut d'apatride. Le tribunal a annulé l'arrêté attaqué, considérant que le préfet ne pouvait légalement édicter une obligation de quitter le territoire français à l'encontre d'un étranger ayant déposé une demande de reconnaissance du statut d'apatride, en application des articles L. 424-18 et L. 613-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA33-2600018(TA33-2600018)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 7 novembre 2025 refusant le renouvellement du titre de séjour étudiant de Mme B..., l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de renvoi. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas établie, la requérante ne démontrant pas que la décision préjudicie de manière suffisamment grave et immédiate à sa situation personnelle ou professionnelle. En conséquence, les conclusions à fin de suspension sont rejetées, sans qu'il soit besoin d'examiner les moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance des articles L. 422-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme.

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OrdonnanceREJETE

N° TA33-2504420(TA33-2504420)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. B..., locataire d'un logement social, contestant le refus implicite de son bailleur, la société ICF Atlantique, de lui communiquer des informations sur sa demande de mutation et de la classer comme prioritaire. Le tribunal a rejeté la requête comme portée devant une juridiction incompétente, estimant que le litige, opposant un locataire à son bailleur privé, relève des rapports de droit privé. En application des articles L. 213-4-1 et L. 213-4-4 du code de l'organisation judiciaire, la compétence appartient au juge des contentieux de la protection, juge judiciaire. Les conclusions de ICF Atlantique au titre des frais de justice ont également été rejetées.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2508079(TA33-2508079)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A..., qui contestait une proposition de rectification de l'impôt sur le revenu pour 2022. Le juge a constaté que le requérant se bornait à produire un recours gracieux adressé à l'administration fiscale, sans présenter de conclusions ou de moyens propres à saisir le juge de l'impôt. Il a rappelé qu'il n'appartient pas au juge administratif de se prononcer sur un recours gracieux, et que la requête ne respectait pas les conditions de forme et de délai prévues aux articles R. 411-1 et R. 421-1 du code de justice administrative. La décision a été prise sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du même code.

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OrdonnanceExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA33-2508163(TA33-2508163)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A... B... contestant un certificat d’urbanisme négatif délivré par le maire de Colayrac-Saint-Cirq. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne comportait ni exposé des faits et moyens, ni conclusions formelles, en violation de l’article R. 411-1 du code de justice administrative. En application du 4° de l’article R. 222-1 du même code, le tribunal a prononcé le rejet sans invitation à régulariser.

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OrdonnanceExcès de pouvoirNON_LIEU

N° TA33-2501610(TA33-2501610)

Le Tribunal administratif de Bordeaux a constaté, par ordonnance du 13 janvier 2026, qu'il n'y avait pas lieu de liquider l'astreinte prononcée le 18 juin 2025 contre l'État. Cette astreinte visait à contraindre le préfet de la Gironde à exécuter un précédent jugement du 22 mai 2024 annulant un refus de titre de séjour et ordonnant un réexamen. Le préfet ayant délivré une autorisation provisoire de séjour le 19 juin 2025, puis un titre de séjour effectif le 17 novembre 2025, l'exécution complète du jugement a été constatée. La décision se fonde sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

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OrdonnancePlein contentieuxREJETE

N° TA33-2507955(TA33-2507955)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par l’association Coucou l’après-midi d’une opposition à une saisie administrative à tiers détenteur émise par la ville de Bordeaux, ainsi que d’une demande indemnitaire. Le juge a constaté que la contestation portait uniquement sur la régularité formelle de l’acte de poursuite. En application des articles L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales et L. 281 du livre des procédures fiscales, un tel litige relève de la compétence du juge judiciaire de l’exécution. Par conséquent, la requête a été rejetée comme portée devant une juridiction administrative incompétente, y compris pour les conclusions indemnitaires.

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