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Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en formation collégiale, a été saisi par Mme A..., ressortissante tunisienne, de deux recours pour excès de pouvoir dirigés contre les décisions implicites de rejet nées du silence gardé par le préfet de la Gironde sur ses demandes de titre de séjour des 24 juillet 2023 et 10 février 2025. La requérante invoquait notamment la méconnaissance des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a joint les deux requêtes et, après avoir examiné les moyens soulevés, a rejeté l'ensemble des conclusions de Mme A..., jugeant que les décisions attaquées n'étaient entachées d'aucune illégalité.
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A..., ressortissant afghan, qui demandait l'annulation du refus implicite de titre de séjour opposé par le préfet de la Gironde. Le tribunal a relevé qu'une décision explicite de rejet intervenue postérieurement s'était substituée à la décision implicite. Il a estimé que cette décision était suffisamment motivée et que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant l'admission exceptionnelle au séjour sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, compte tenu de l'entrée récente et irrégulière de l'intéressé, de l'absence de famille en France et de son activité professionnelle limitée.