Jurisprudence — Tribunal Administratif de Bordeaux

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2600058(TA33-2600058)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 7 novembre 2025 suspendant le permis de conduire de M. B... pour six mois. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, l'intéressé n'établissant pas que la suspension compromettait de manière grave et immédiate sa situation professionnelle, notamment en raison de sa période de préavis et de l'absence de rupture de son contrat de travail. Par ailleurs, le juge a relevé que l'infraction commise (excès de vitesse de 40 km/h) présentait un caractère de gravité certain, ce qui ne permettait pas de faire naître un doute sérieux sur la légalité de la décision. La requête a donc été rejetée par ordonnance motivée, sans audience, en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2508731(TA33-2508731)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A..., ressortissant canadien et américain. Ce dernier demandait au juge d’enjoindre au préfet de Lot-et-Garonne d’enregistrer sa demande de titre de séjour et de lui délivrer une attestation de prolongation d’instruction. Le tribunal a estimé que la seconde demande de titre de séjour avait déjà été enregistrée, rendant cette injonction sans objet. Il a également jugé que la demande d’attestation de prolongation pour la première demande, rejetée par une décision du 7 novembre 2025, ferait obstacle à l’exécution de cette décision administrative de rejet, ce qui est interdit par l’article L. 521-3.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2600155(TA33-2600155)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par M. C... pour suspendre un arrêté de réquisition du préfet de la Gironde l'obligeant à travailler à la polyclinique Bordeaux rive droite du 12 au 14 janvier 2026. Le requérant invoquait une atteinte grave et manifestement illégale à son droit de grève, une liberté fondamentale, ainsi que des vices de forme et de motivation. Le juge a reconnu l'urgence, l'arrêté faisant obstacle à l'exercice du droit de grève. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais l'analyse porte sur la conciliation entre la liberté fondamentale invoquée et l'intérêt public, en application des articles L. 521-2 du code de justice administrative et L. 2215-1 du code général des collectivités territoriales.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2508953(TA33-2508953)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête en référé de M. A..., qui contestait des publications sur le compte Facebook personnel de la maire de Saint-Astier, invoquant une méconnaissance de l'article L. 52-1 du code électoral. Le juge des référés a considéré que la requête était irrecevable sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, faute de contestation d'une décision administrative et de requête au fond. Il a également estimé que les conditions d'urgence de l'article L. 521-2 n'étaient pas remplies et que la demande de « prendre acte » d'une illégalité ne relevait pas des mesures provisoires prévues à l'article L. 521-3. En conséquence, la requête a été rejetée comme manifestement mal fondée en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

N° TA33-2506337(TA33-2506337)

Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté les deux requêtes de M. A..., ressortissant algérien, contestant un refus de titre de séjour assorti d'une obligation de quitter le territoire français et d'une interdiction de retour de trois ans (arrêté du 17 octobre 2024), puis une assignation à résidence de 45 jours en vue de son éloignement (arrêté du 19 décembre 2025). Le juge a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de communication de l'avis de la commission du titre de séjour, et la violation des stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'accord franco-algérien. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, et la convention internationale relative aux droits de l'enfant.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2508952(TA33-2508952)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A... qui contestait l'utilisation de la référence à la gendarmerie nationale dans des communications électorales à Saint-Astier. Le juge a estimé que la demande, qui ne visait aucune décision administrative et ne caractérisait pas une situation d'urgence, ne relevait d'aucun des fondements prévus aux articles L. 521-1, L. 521-2 et L. 521-3 du code de justice administrative. En conséquence, la requête a été rejetée comme irrecevable et mal fondée.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2508914(TA33-2508914)

Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 19 décembre 2025 par lequel le préfet de la Gironde a prononcé l'expulsion de M. B... du territoire français. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés (incompétence, erreur de droit, absence de menace grave pour l'ordre public, violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de la Convention internationale des droits de l'enfant) n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. En conséquence, la demande a été jugée manifestement mal fondée et rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, sans examen de l'urgence. La demande d'aide juridictionnelle provisoire a également été rejetée.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2508963(TA33-2508963)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé, a rejeté la requête de M. de C... qui demandait le retrait de supports de communication relatifs à l'inauguration de l'esplanade Samuel Paty et Dominique Bernard à Saint-Astier, ainsi que l'interdiction de campagnes similaires. Le requérant invoquait une méconnaissance du principe de neutralité du service public et de l'article L. 52-1 du code électoral. Le juge a estimé que les mesures sollicitées ne relevaient pas des pouvoirs provisoires ou conservatoires prévus à l'article L. 521-3 du code de justice administrative. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée, sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3 du même code.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2600066(TA33-2600066)

Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par M. B..., ancien élève surveillant de l'administration pénitentiaire, d'une demande sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative visant à obtenir la délivrance puis la rectification de son attestation employeur destinée à France Travail. Le juge des référés a constaté que l'administration avait transmis l'attestation le 9 janvier 2026, rendant sans objet la demande initiale de communication. S'agissant de la demande de rectification, le juge a rappelé que les pouvoirs de l'article L. 521-3 ne permettent pas de faire obstacle à une décision administrative de refus, et a rejeté la requête comme manifestement mal fondée.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2508619(TA33-2508619)

Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de la société Calcaires et Diorites du Moulin du Roc, qui demandait l’annulation d’une délibération du conseil municipal de Porchères du 3 novembre 2025. Le juge a estimé que cette délibération, présentée comme une simple contribution à l’enquête publique sur le projet de plan local d’urbanisme intercommunal, était dépourvue d’effets notables sur les droits de la société et ne constituait pas un acte faisant grief susceptible de recours pour excès de pouvoir. La décision s’appuie sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2503674(TA33-2503674)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a annulé l'arrêté du 5 mai 2025 par lequel la préfète de la Dordogne refusait un titre de séjour à M. B..., ressortissant marocain, et lui faisait obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que l'arrêté était fondé sur des bases légales erronées (articles L. 421-1 et L. 435-1 du CESEDA), inapplicables aux ressortissants marocains, et a substitué ces fondements par l'article 3 de l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987 et le pouvoir discrétionnaire de régularisation du préfet. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté pour erreur de droit, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.

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OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

N° TA33-2600067(TA33-2600067)

Le Tribunal administratif de Bordeaux, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral refusant un titre de séjour et assorti d’une obligation de quitter le territoire, se déclare incompétent territorialement. Constatant que le requérant, M. B..., était incarcéré à la maison d’arrêt d’Angoulême (Charente) au moment de l’introduction de sa requête, le juge applique l’article R. 922-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. En conséquence, il ordonne la transmission du dossier au tribunal administratif de Poitiers, seul compétent pour statuer sur ce litige.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2508945(TA33-2508945)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. D..., ressortissant bangladais, qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral du 22 décembre 2025 lui interdisant le retour sur le territoire français pour une durée de trois ans. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, la délégation étant régulière, et a jugé que l'absence de mention de son état de santé ou de son recours contre une décision de l'OFPRA était sans incidence sur la légalité de l'interdiction de retour. Il a estimé que la décision était légalement fondée sur les articles L. 612-7 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, compte tenu de la courte durée de présence en France et de l'absence de circonstances humanitaires.

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DécisionExcès de pouvoirNON_LIEU

N° TA33-2508646(TA33-2508646)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. B..., ressortissant algérien, d'une demande d'injonction visant à obtenir la délivrance d'un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour avec autorisation de travail. En cours d'instance, le préfet de la Gironde a édité le récépissé sollicité, valable jusqu'au 16 mars 2026, ce qui a conduit le juge à constater un non-lieu à statuer sur les conclusions à fin d'injonction, devenues sans objet. Toutefois, considérant que cette délivrance faisait suite à l'introduction de la requête, le tribunal a condamné l'État à verser 800 euros à M. B... au titre des frais de justice, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

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OrdonnancePlein contentieuxREJETE

N° TA33-2600059(TA33-2600059)

Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B... qui demandait le versement d'allocations sociales et sa mise à l'abri. Le juge a estimé qu'il ne pouvait pas condamner la caisse d'allocations familiales à verser des prestations et que l'hébergement d'urgence ne relevait pas de sa compétence. La demande a été rejetée comme manifestement mal fondée, sans qu'il soit nécessaire d'examiner la condition d'urgence.

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OrdonnancePlein contentieuxREJETE

N° TA33-2600096(TA33-2600096)

Le Tribunal administratif de Bordeaux, saisi en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête du syndicat de la Coordination Rurale contestant un arrêté préfectoral du 6 janvier 2026 réglementant la circulation en raison des conditions météorologiques. Les requérants invoquaient une atteinte grave et manifestement illégale à plusieurs libertés fondamentales. Le juge a constaté que l'arrêté contesté avait été abrogé dès le 7 janvier 2026, avant même l'introduction de la requête, et avait donc épuisé tous ses effets. En conséquence, aucune mesure de suspension n'était susceptible d'être prononcée, rendant la demande sans objet.

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OrdonnancePlein contentieuxREJETE

N° TA33-2600069(TA33-2600069)

Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la SCI Altaley. Celle-ci demandait d'enjoindre à la commune de Castres-Gironde de ne pas abattre un ormeau situé sur une placette, invoquant une atteinte grave et manifestement illégale à son droit de propriété. Le juge a estimé que l'urgence n'était pas établie, la commune n'ayant pas prévu d'abattage imminent, et que le droit de propriété de la SCI sur la placette n'était pas suffisamment certain, celle-ci relevant vraisemblablement du domaine public communal. La solution retenue est le rejet de la demande, sans application des textes spécifiques au-delà de l'article L. 521-2 du code de justice administrative.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2508987(TA33-2508987)

Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de Mme B... concernant le rejet de sa demande de révision de son compte-rendu d'évaluation professionnel (CREP) pour 2024. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car l'impact allégué sur ses droits à pension et sa promotion future ne présentait pas un caractère suffisamment grave et immédiat. La requête a été rejetée par une ordonnance motivée, sans audience, en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA33-2401838(TA33-2401838)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en formation collégiale, a été saisi par Mme A..., ressortissante tunisienne, de deux recours pour excès de pouvoir dirigés contre les décisions implicites de rejet nées du silence gardé par le préfet de la Gironde sur ses demandes de titre de séjour des 24 juillet 2023 et 10 février 2025. La requérante invoquait notamment la méconnaissance des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a joint les deux requêtes et, après avoir examiné les moyens soulevés, a rejeté l'ensemble des conclusions de Mme A..., jugeant que les décisions attaquées n'étaient entachées d'aucune illégalité.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

N° TA33-2508881(TA33-2508881)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en formation d'urgence sur un recours pour excès de pouvoir, a annulé l'arrêté du préfet de la Gironde ordonnant le transfert de Mme Toure, ressortissante guinéenne, aux autorités espagnoles. Le tribunal a retenu que la durée de l'entretien individuel, inférieure à 30 minutes, n'avait pas permis de respecter l'obligation d'information prévue à l'article 4 du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III). En conséquence, l'arrêté a été jugé illégal et annulé, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.

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