Jurisprudence — Tribunal Administratif de Bordeaux

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA33-2508789(TA33-2508789)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a annulé la décision du 18 décembre 2025 par laquelle l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) refusait les conditions matérielles d'accueil à M. A..., un ressortissant mauritanien demandeur d'asile. Le tribunal a retenu un vice de procédure, relevant que l'évaluation de vulnérabilité avait été menée sans interprète alors que l'intéressé ne parlait pas français, en méconnaissance des articles L. 141-3 et L. 522-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Cette irrégularité a privé M. A... de la garantie de pouvoir faire valoir ses besoins spécifiques, notamment son état de santé. En conséquence, le tribunal a enjoint à l'OFII de réexaminer sa situation dans un délai de sept jours.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2508822(TA33-2508822)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a annulé la décision du 9 décembre 2025 par laquelle le directeur territorial de l'OFII avait mis fin aux conditions matérielles d'accueil de Mme C..., une ressortissante guinéenne demandeuse d'asile. Le tribunal a jugé que la décision était illégale car elle ne respectait pas la procédure contradictoire prévue à l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, Mme C... n'ayant pas été mise en mesure de présenter ses observations écrites avant la décision. En conséquence, le tribunal a enjoint à l'OFII de rétablir Mme C... dans ses droits antérieurs et a mis à la charge de l'office le versement de 1 500 euros à son avocat au titre des frais de justice.

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OrdonnancePlein contentieuxANNULE

N° TA33-2508293(TA33-2508293)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par Mme B... d’une requête en annulation d’une décision de la CAF de la Gironde confirmant un indu de prime d’activité de 55,11 euros. La requérante s’est désistée de son action par un acte pur et simple enregistré le 24 décembre 2025. En application des articles R. 222-1 et R. 222-13 du code de justice administrative, le magistrat désigné a donné acte de ce désistement par ordonnance. La solution retenue est donc un non-lieu à statuer sur le fond du litige, le désistement étant accepté.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA33-2307188(TA33-2307188)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par le département de la Haute-Garonne d’une contestation de l’ordonnance du juge des référés de Toulouse du 22 novembre 2023, qui avait mis à sa charge les frais de la seconde expertise ordonnée le 13 juin 2023. Le département soutenait que ces frais devaient incomber à l’Agence publique pour l’immobilier de la justice (APIJ), car il n’avait pas été mis en cause dans la première expertise. Le tribunal a rejeté la requête, jugeant que, conformément à l’article R. 621-13 du code de justice administrative, les frais d’expertise sont en principe à la charge de la partie qui a demandé la mesure, en l’occurrence le département, et qu’aucune raison d’équité ne justifiait de les imputer à l’APIJ. La solution retenue est donc le maintien de la charge des frais pour le département.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA33-2306658(TA33-2306658)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par les consorts D... d’une demande d’indemnisation suite au décès de M. F... G..., survenu le 25 juillet 2020 au CHU de Bordeaux. Les requérants invoquaient plusieurs fautes dans la prise en charge du patient, notamment l’absence de pose d’une sonde gastrique et un transfert prématuré. Le tribunal a rejeté l’intégralité des demandes, estimant que les fautes alléguées n’étaient pas établies et que la prise en charge était conforme aux règles de l’art, en application de l’article L. 1142-1 du code de la santé publique.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA33-2306283(TA33-2306283)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la demande de Mme C..., qui sollicitait la condamnation de l'ONIAM à l'indemniser des préjudices résultant d'une hystérectomie d'hémostase réalisée après un accouchement par césarienne, en raison d'hémorragies du post-partum. La requérante soutenait que ces dommages constituaient un accident médical non fautif ouvrant droit à réparation au titre de la solidarité nationale. L'ONIAM s'est opposé à cette demande, arguant que l'hémorragie était liée à une pathologie utérine et non à un acte de soins. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les conditions d'indemnisation prévues par le code de la santé publique n'étaient pas remplies.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2508421(TA33-2508421)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. B... d’une demande d’enlèvement d’épaves sur un parking privé. L’ordonnance rejette la requête pour incompétence de la juridiction administrative, considérant que la mise en fourrière de véhicules, régie par les articles L. 325-1 et L. 325-12 du code de la route, constitue une opération de police judiciaire relevant de l’autorité judiciaire. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal rejette la requête comme portée devant un ordre de juridiction incompétent.

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OrdonnanceExcès de pouvoirDESISTEMENT

N° TA33-2508594(TA33-2508594)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par Mme A... d’un recours pour excès de pouvoir visant à obtenir l’exonération d’une redevance spéciale pour déchets professionnels mise à sa charge par le SITCOM Côte Sud des Landes. La requérante s’est désistée de sa requête par un mémoire enregistré le 15 décembre 2025. Constatant que ce désistement était pur et simple, le tribunal, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, a donné acte du désistement par ordonnance du 6 janvier 2026.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2502368(TA33-2502368)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. D..., ressortissant colombien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a d'abord écarté la fin de non-recevoir pour tardiveté soulevée par le préfet, puis a examiné les moyens au fond. Il a jugé que la décision de refus de séjour était légale, notamment en ce qu'elle ne méconnaissait pas les dispositions des articles L. 422-1 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de M. D..., y compris celles relatives aux frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2502470(TA33-2502470)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. D... C... contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Gironde. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de vice de procédure, jugeant l'arrêté régulier. Il a également considéré que le refus ne méconnaissait pas les articles L. 434-2 et L. 434-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de l'intéressé.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA33-2502165(TA33-2502165)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a annulé, pour vice de forme, la décision du 11 mars 2024 par laquelle le préfet de la Gironde refusait de délivrer un document de circulation pour étranger mineur à Nazim Benyahia, ressortissant algérien. Le juge a relevé que la décision attaquée ne comportait pas la signature de son auteur, en méconnaissance de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration. Sans examiner les autres moyens, le tribunal a prononcé l'annulation et enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de deux mois. L'État a également été condamné à verser 1 200 euros à l'avocate du requérant au titre des frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2402774(TA33-2402774)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. A... contestant la décision du 12 avril 2024 lui enjoignant de cesser son activité de moniteur de tennis. Le tribunal a relevé que M. A... avait été condamné pour un délit de conduite sous stupéfiants (article L. 235-1 du code de la route), ce qui, en application de l'article L. 212-9 du code du sport, lui interdit d'exercer une activité d'enseignement sportif rémunéré. Le tribunal a jugé que l'administration était en situation de compétence liée pour exiger la restitution de la carte professionnelle, sans marge d'appréciation, et a donc rejeté la requête.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2403892(TA33-2403892)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par la SAS Ameyo Formation d’un recours en excès de pouvoir contre la décision du préfet de la Gironde du 13 juin 2024 lui refusant des agréments pour exploiter des centres de formation de conducteurs de taxi et de VTC. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que le préfet avait légalement fondé son refus sur l’insuffisance des moyens d’encadrement, la société ne disposant que d’un seul formateur également chargé de la gestion administrative. La solution retenue s’appuie sur l’article R. 3120-9 du code des transports et l’article 7 de l’arrêté du 11 août 2017, qui imposent une adéquation des moyens pédagogiques et d’encadrement à l’offre de formation.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA33-2406929(TA33-2406929)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux annule la décision du 20 septembre 2024 par laquelle le préfet de la Gironde a classé sans suite la demande de naturalisation de Mme B..., ressortissante sénégalaise. Le tribunal retient que le préfet a fondé sa décision sur un motif erroné, en application de l’article 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, dès lors que Mme B. a justifié avoir adressé les documents complémentaires demandés dans le délai imparti. En conséquence, il enjoint au préfet de réenregistrer et d’instruire la demande de naturalisation dans un délai de deux mois.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2502264(TA33-2502264)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en excès de pouvoir, a rejeté la requête de M. Razine Benyahia contestant le refus du préfet de la Gironde de lui délivrer un document de circulation pour étranger mineur. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence du signataire, de défaut de motivation et de défaut d’examen sérieux de la situation. Il a jugé que la décision ne méconnaissait ni l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme ni l’article 3 de la Convention internationale des droits de l’enfant, faute de démontrer une impossibilité pour la mère de l’enfant, résidant en Algérie, d’exercer son droit de visite. La solution s’appuie sur l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA33-2306051(TA33-2306051)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de Mme B..., qui demandait la condamnation de Bordeaux Métropole pour un accident survenu le 24 août 2022 dû à un défaut d'entretien du trottoir. La juridiction a rejeté la requête, estimant que le lien de causalité direct entre la chute et la défectuosité alléguée n'était pas établi, et que la bordure surélevée ne constituait pas un défaut d'entretien normal excédant les risques ordinaires pour un usager. La solution retenue est le rejet des demandes indemnitaires de Mme B... et de l'État, sans application des textes spécifiques au-delà des principes généraux de responsabilité pour défaut d'entretien de la voie publique.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA33-2502150(TA33-2502150)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. D..., ressortissant sri-lankais, contestant l'arrêté préfectoral du 27 février 2025 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la cheffe du bureau de l'asile bénéficiant d'une délégation régulière. Il a également jugé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers n'était pas fondé, le requérant n'apportant pas la preuve de risques personnels et actuels en cas de retour au Sri Lanka. Enfin, la décision d'interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de trois ans a été validée, le préfet n'ayant commis ni erreur de droit ni erreur d'appréciation au regard des critères légaux.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA33-2502328(TA33-2502328)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B..., ressortissant pakistanais, contestant l'arrêté du préfet de la Gironde du 3 mars 2025 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, de l'insuffisance de motivation, de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et du droit à être entendu garanti par l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne. La solution retenue est fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2508668(TA33-2508668)

Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l’obligation de quitter le territoire français prise à l’encontre de Mme C..., ressortissante ivoirienne. La requérante contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour étudiant, invoquant notamment l’incompétence du signataire, un défaut de motivation et une erreur de droit. Le juge a estimé qu’aucun des moyens soulevés n’était, en l’état de l’instruction, propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La condition d’urgence n’a pas été examinée, le rejet étant fondé sur l’absence de moyen sérieux au sens de l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2508686(TA33-2508686)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, par une ordonnance du 6 janvier 2026, a rejeté la requête de M. B... contestant une décision de la CPAM de la Gironde lui réclamant le remboursement d’un indu d’indemnités journalières de 1643,49 euros. Le tribunal a estimé que ce litige, relatif au contentieux de la sécurité sociale, ne relève manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative. En application des articles L. 142-1 et L. 142-8 du code de la sécurité sociale, ainsi que de l’article L. 211-16 du code de l’organisation judiciaire, il a jugé que seul le tribunal judiciaire est compétent pour connaître de ce type de contestation. La requête a donc été rejetée sur le fondement du 2° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

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