Jurisprudence — Tribunal Administratif de Bordeaux
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N° TA33-2502502(TA33-2502502)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en formation collégiale, a rejeté la requête de M. E... contestant l'arrêté préfectoral du 14 avril 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de trois ans. La juridiction a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Elle a jugé que la décision d'éloignement n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation, malgré la présence de son épouse et de son enfant en France, en raison de son maintien irrégulier et de l'absence d'obstacle à la reconstitution de la cellule familiale au Maroc. Enfin, le tribunal a estimé que le refus de délai de départ volontaire était justifié sur le fondement des articles L. 612-2 et L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, compte tenu de l'entrée irrégulière et du défaut de garanties de représentation.
N° TA33-2502646(TA33-2502646)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A..., ressortissant congolais, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde du 6 janvier 2025 refusant le renouvellement de son titre de séjour pour raison de santé et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation et l'absence d'examen particulier de sa situation. Il a jugé que la décision de refus de titre de séjour ne méconnaissait pas les dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La requête a donc été rejetée dans son intégralité.
N° TA33-2508727(TA33-2508727)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par Mme B... d'une demande de suspension de la délibération du jury de l'examen d'entrée au CRFPA de Bordeaux l'ayant ajournée. La requérante invoquait plusieurs moyens, notamment l'irrégularité de la composition du jury (absence de professeurs d'anglais, non-respect de la double correction), des irrégularités dans l'organisation des épreuves orales (choix des sujets, rupture d'égalité) et une rupture d'égalité dans l'attribution de points. Le juge des référés a rejeté la requête, estimant que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante n'établissant pas que la décision contestée préjudiciait de manière suffisamment grave et immédiate à sa situation, notamment au regard de sa dernière tentative. La décision s'appuie sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2402337(TA33-2402337)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A..., ressortissant afghan, qui demandait l'annulation du refus implicite de titre de séjour opposé par le préfet de la Gironde. Le tribunal a relevé qu'une décision explicite de rejet intervenue postérieurement s'était substituée à la décision implicite. Il a estimé que cette décision était suffisamment motivée et que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant l'admission exceptionnelle au séjour sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, compte tenu de l'entrée récente et irrégulière de l'intéressé, de l'absence de famille en France et de son activité professionnelle limitée.
N° TA33-2600064(TA33-2600064)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. C..., un ressortissant guinéen se déclarant mineur isolé. Le requérant demandait au département de la Gironde de lui assurer un hébergement et la prise en charge de ses besoins essentiels en attendant la décision du juge judiciaire sur sa minorité. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, un délai d'un mois s'étant écoulé entre la décision de refus du département et la saisine du juge des référés. Il a également jugé qu'aucune atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale n'était démontrée, les documents d'état civil produits ne présentant pas de valeur probante suffisante au sens de l'article 47 du code civil.
N° TA33-2507791(TA33-2507791)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a constaté le désistement d'office de M. A... de sa requête en annulation de l'arrêté préfectoral du 16 octobre 2025 prononçant son expulsion du territoire français. Ce désistement est fondé sur l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative, le requérant n'ayant pas confirmé le maintien de sa requête dans le délai d'un mois suivant le rejet de sa demande de suspension par le juge des référés. Par ailleurs, le tribunal a refusé l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle.
N° TA33-2400752(TA33-2400752)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. C..., attaché principal territorial, qui contestait le refus du président du conseil départemental de la Gironde de lui accorder un avancement à l’échelon spécial du grade d’attaché principal hors classe pour 2023. Le tribunal a jugé que la demande d’avancement, présentée directement en dehors de la procédure d’inscription au tableau annuel d’avancement, ne pouvait qu’être refusée. Il a également relevé que M. C... ne justifiait pas des huit années d’exercice de fonctions de direction ou d’encadrement requises par l’article 21 du décret n° 87-1099 du 30 décembre 1987. Par conséquent, les conclusions indemnitaires et les autres demandes ont été rejetées.
N° TA33-2508864(TA33-2508864)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté les requêtes de deux ressortissants mongols, Mme Khurelsukh et M. Baigalmaa, qui contestaient les arrêtés du préfet de la Gironde ordonnant leur transfert aux autorités allemandes, responsables de leur demande d'asile. Les requérants invoquaient notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut d'examen particulier de leur situation, et la méconnaissance des articles 4, 5 et 17 du règlement (UE) n° 604/2013. Le tribunal a écarté ces moyens, jugeant que la délégation de signature était régulière et que l'administration avait procédé à un examen individuel suffisant. La solution retenue est le rejet des demandes d'annulation et des conclusions accessoires.
N° TA33-2401560(TA33-2401560)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de l'association Marsac Bon Sens, qui demandait l'annulation d'une délibération de la commune de Marsac-sur-l'Isle du 26 septembre 2023 portant sur l'acquisition de parcelles pour régulariser des emprises foncières. Le tribunal a jugé la requête irrecevable, estimant que l'association ne justifiait pas d'un intérêt à agir, ses statuts ne lui conférant pas de compétence en matière d'acquisition foncière ou de gestion des routes. La solution retenue est fondée sur les règles de recevabilité des recours pour excès de pouvoir, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens tirés des articles L. 2121-10 et L. 1311-9 du code général des collectivités territoriales.
N° TA33-2508736(TA33-2508736)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Bordeaux Métropole pour enjoindre à la société Enedis de déplacer ses réseaux électriques afin de permettre des travaux d'aménagement sur le domaine public routier. Le juge a rejeté la requête, considérant que la condition d'urgence n'était pas remplie, la métropole ayant elle-même contribué à la situation qu'elle invoquait, et que la mesure sollicitée se heurtait à une contestation sérieuse, la plantation d'arbres n'étant pas nécessairement conforme à la destination de la voirie. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'énergie, du code général de la propriété des personnes publiques et du code de la voirie routière.
N° TA33-2508881(TA33-2508881)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en formation d'urgence sur un recours pour excès de pouvoir, a annulé l'arrêté du préfet de la Gironde ordonnant le transfert de Mme Toure, ressortissante guinéenne, aux autorités espagnoles. Le tribunal a retenu que la durée de l'entretien individuel, inférieure à 30 minutes, n'avait pas permis de respecter l'obligation d'information prévue à l'article 4 du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III). En conséquence, l'arrêté a été jugé illégal et annulé, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.
N° TA33-2401505(TA33-2401505)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme C... contestant son licenciement par le centre communal d’action sociale (CCAS) de Cestas. La requérante, agent social stagiaire, avait vu son stage prorogé à trois reprises avant d’être radiée des cadres pour insuffisance professionnelle. Le tribunal a estimé que les prorogations n’étaient pas abusives et que l’autorité territoriale n’avait pas commis d’erreur manifeste d’appréciation, au vu des difficultés relationnelles et comportementales persistantes de l’agent. La décision s’appuie sur les dispositions du décret n° 92-1194 du 4 novembre 1992 et du décret n° 92-849 du 28 août 1992.
N° TA33-2508732(TA33-2508732)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du préfet de la Gironde refusant le renouvellement du titre de séjour de M. C..., ressortissant marocain. Le juge a estimé que la condition d'urgence était présumée satisfaite, mais qu'aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a notamment considéré que la menace à l'ordre public était établie par les condamnations pénales de l'intéressé pour violences conjugales, justifiant le refus sur le fondement des articles L. 412-5 et L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA33-2508711(TA33-2508711)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. B..., ressortissant congolais, d'une demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 7 novembre 2025 refusant le renouvellement de son titre de séjour étudiant et l'obligeant à quitter le territoire français. Le requérant invoquait une urgence liée à la perte imminente de son contrat d'apprentissage et un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment pour erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et atteinte disproportionnée à sa vie privée (article 8 de la CEDH). Le juge des référés a rejeté la requête, considérant qu'aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté préfectoral.
N° TA33-2503450(TA33-2503450)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme D..., ressortissante camerounaise, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde refusant le renouvellement de son titre de séjour étudiant et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen particulier de sa situation. Il a jugé que la décision ne méconnaissait pas les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni les dispositions des articles L. 422-1 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, compte tenu de l'échec universitaire de l'intéressée et de la récence de son séjour en France. Par conséquent, les décisions portant obligation de quitter le territoire et fixation du pays de destination, fondées sur ce refus légal, ont également été validées.
N° TA33-2401838(TA33-2401838)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en formation collégiale, a été saisi par Mme A..., ressortissante tunisienne, de deux recours pour excès de pouvoir dirigés contre les décisions implicites de rejet nées du silence gardé par le préfet de la Gironde sur ses demandes de titre de séjour des 24 juillet 2023 et 10 février 2025. La requérante invoquait notamment la méconnaissance des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a joint les deux requêtes et, après avoir examiné les moyens soulevés, a rejeté l'ensemble des conclusions de Mme A..., jugeant que les décisions attaquées n'étaient entachées d'aucune illégalité.
N° TA33-2508804(TA33-2508804)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé, a rejeté la requête de M. C... demandant la suspension de la décision du 21 novembre 2025 prolongeant son placement à l'isolement en détention. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la mesure étant justifiée par des considérations d'ordre public et de sécurité liées au profil de l'intéressé. Il a également considéré qu'aucun des moyens soulevés (incompétence, vice de procédure, erreur manifeste d'appréciation, violation de l'article 3 de la CEDH) n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La requête a été rejetée sur le fondement des articles L. 521-1 du code de justice administrative et des dispositions du code pénitentiaire.
N° TA33-2508964(TA33-2508964)
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l’exécution d’une décision de démolition d’un immeuble à Talence, présentée par Mme D... et M. A... sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative. Les requérants invoquaient un doute sérieux sur la légalité du permis de démolir délivré le 31 mai 2024, en raison d’un risque d’atteinte à leur bien mitoyen, et faisaient valoir l’urgence d’un début des travaux prévu le 5 janvier 2026. Le juge a constaté que les pièces produites n’établissaient pas l’existence d’une décision fixant cette date de début des travaux, rendant la requête manifestement irrecevable. En application de l’article L. 522-3 du même code, la requête a été rejetée sans instruction complémentaire.
N° TA33-2508822(TA33-2508822)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a annulé la décision du 9 décembre 2025 par laquelle le directeur territorial de l'OFII avait mis fin aux conditions matérielles d'accueil de Mme C..., une ressortissante guinéenne demandeuse d'asile. Le tribunal a jugé que la décision était illégale car elle ne respectait pas la procédure contradictoire prévue à l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, Mme C... n'ayant pas été mise en mesure de présenter ses observations écrites avant la décision. En conséquence, le tribunal a enjoint à l'OFII de rétablir Mme C... dans ses droits antérieurs et a mis à la charge de l'office le versement de 1 500 euros à son avocat au titre des frais de justice.
N° TA33-2508293(TA33-2508293)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par Mme B... d’une requête en annulation d’une décision de la CAF de la Gironde confirmant un indu de prime d’activité de 55,11 euros. La requérante s’est désistée de son action par un acte pur et simple enregistré le 24 décembre 2025. En application des articles R. 222-1 et R. 222-13 du code de justice administrative, le magistrat désigné a donné acte de ce désistement par ordonnance. La solution retenue est donc un non-lieu à statuer sur le fond du litige, le désistement étant accepté.