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Le Tribunal Administratif de Bordeaux a annulé la décision du 9 décembre 2025 par laquelle le directeur territorial de l'OFII avait mis fin aux conditions matérielles d'accueil de Mme C..., une ressortissante guinéenne demandeuse d'asile. Le tribunal a jugé que la décision était illégale car elle ne respectait pas la procédure contradictoire prévue à l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, Mme C... n'ayant pas été mise en mesure de présenter ses observations écrites avant la décision. En conséquence, le tribunal a enjoint à l'OFII de rétablir Mme C... dans ses droits antérieurs et a mis à la charge de l'office le versement de 1 500 euros à son avocat au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé, a rejeté la requête de M. C... demandant la suspension de la décision du 21 novembre 2025 prolongeant son placement à l'isolement en détention. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la mesure étant justifiée par des considérations d'ordre public et de sécurité liées au profil de l'intéressé. Il a également considéré qu'aucun des moyens soulevés (incompétence, vice de procédure, erreur manifeste d'appréciation, violation de l'article 3 de la CEDH) n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La requête a été rejetée sur le fondement des articles L. 521-1 du code de justice administrative et des dispositions du code pénitentiaire.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A... contestant la décision implicite de l’Agence nationale de l’habitat (Anah) lui retirant le bénéfice de la prime « MaPrimeRénov’ ». Le juge a constaté que les travaux d’installation d’un poêle à granulés étaient achevés avant le dépôt de la demande, en méconnaissance de l’article 2 du décret n° 2020-26 du 14 janvier 2020. L’argument du requérant, fondé sur une erreur de plateforme informatique, a été écarté faute de preuve et aucune des exceptions prévues par le décret n’était invocable. La solution retenue est le rejet de la requête.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de Mme C... et Mme E..., qui demandaient la condamnation de l'État à réparer le préjudice moral subi suite au suicide de leur fils et frère, M. A... C..., survenu le 28 octobre 2021 au centre pénitentiaire de Bordeaux Gradignan. Les requérantes soutenaient que l'administration pénitentiaire et le personnel de santé avaient commis des fautes en ne prévenant pas le risque de suicide, notamment en plaçant M. C... en cellule disciplinaire malgré ses troubles psychotiques. Le tribunal a rejeté la requête, considérant qu'aucune faute de nature à engager la responsabilité de l'État n'était établie, ni du côté de l'administration pénitentiaire, ni du côté du personnel de santé. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la santé publique et du code de procédure pénale, sans faire droit aux demandes d'indemnisation.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de Mme B..., qui demandait la condamnation de Bordeaux Métropole pour un accident survenu le 24 août 2022 dû à un défaut d'entretien du trottoir. La juridiction a rejeté la requête, estimant que le lien de causalité direct entre la chute et la défectuosité alléguée n'était pas établi, et que la bordure surélevée ne constituait pas un défaut d'entretien normal excédant les risques ordinaires pour un usager. La solution retenue est le rejet des demandes indemnitaires de Mme B... et de l'État, sans application des textes spécifiques au-delà des principes généraux de responsabilité pour défaut d'entretien de la voie publique.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la demande de Mme C..., qui sollicitait la condamnation de l'ONIAM à l'indemniser des préjudices résultant d'une hystérectomie d'hémostase réalisée après un accouchement par césarienne, en raison d'hémorragies du post-partum. La requérante soutenait que ces dommages constituaient un accident médical non fautif ouvrant droit à réparation au titre de la solidarité nationale. L'ONIAM s'est opposé à cette demande, arguant que l'hémorragie était liée à une pathologie utérine et non à un acte de soins. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les conditions d'indemnisation prévues par le code de la santé publique n'étaient pas remplies.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par les consorts D... d’une demande d’indemnisation suite au décès de M. F... G..., survenu le 25 juillet 2020 au CHU de Bordeaux. Les requérants invoquaient plusieurs fautes dans la prise en charge du patient, notamment l’absence de pose d’une sonde gastrique et un transfert prématuré. Le tribunal a rejeté l’intégralité des demandes, estimant que les fautes alléguées n’étaient pas établies et que la prise en charge était conforme aux règles de l’art, en application de l’article L. 1142-1 du code de la santé publique.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par le département de la Haute-Garonne d’une contestation de l’ordonnance du juge des référés de Toulouse du 22 novembre 2023, qui avait mis à sa charge les frais de la seconde expertise ordonnée le 13 juin 2023. Le département soutenait que ces frais devaient incomber à l’Agence publique pour l’immobilier de la justice (APIJ), car il n’avait pas été mis en cause dans la première expertise. Le tribunal a rejeté la requête, jugeant que, conformément à l’article R. 621-13 du code de justice administrative, les frais d’expertise sont en principe à la charge de la partie qui a demandé la mesure, en l’occurrence le département, et qu’aucune raison d’équité ne justifiait de les imputer à l’APIJ. La solution retenue est donc le maintien de la charge des frais pour le département.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux annule l'arrêté du préfet de la Gironde du 2 décembre 2024 refusant un titre de séjour à M. A..., ressortissant bangladais, et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal estime que le préfet a méconnu l'article L. 424-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car M. A. est le père d'un mineur non marié bénéficiant de la protection subsidiaire, ce qui lui ouvre un droit de plein droit à une carte de séjour pluriannuelle. En conséquence, l'ensemble des décisions contestées (refus de séjour, obligation de quitter le territoire, interdiction de retour) sont annulées.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a annulé, pour vice de forme, la décision du 11 mars 2024 par laquelle le préfet de la Gironde refusait de délivrer un document de circulation pour étranger mineur à Nazim Benyahia, ressortissant algérien. Le juge a relevé que la décision attaquée ne comportait pas la signature de son auteur, en méconnaissance de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration. Sans examiner les autres moyens, le tribunal a prononcé l'annulation et enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de deux mois. L'État a également été condamné à verser 1 200 euros à l'avocate du requérant au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en excès de pouvoir, a rejeté la requête de M. Razine Benyahia contestant le refus du préfet de la Gironde de lui délivrer un document de circulation pour étranger mineur. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence du signataire, de défaut de motivation et de défaut d’examen sérieux de la situation. Il a jugé que la décision ne méconnaissait ni l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme ni l’article 3 de la Convention internationale des droits de l’enfant, faute de démontrer une impossibilité pour la mère de l’enfant, résidant en Algérie, d’exercer son droit de visite. La solution s’appuie sur l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. D..., ressortissant colombien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a d'abord écarté la fin de non-recevoir pour tardiveté soulevée par le préfet, puis a examiné les moyens au fond. Il a jugé que la décision de refus de séjour était légale, notamment en ce qu'elle ne méconnaissait pas les dispositions des articles L. 422-1 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de M. D..., y compris celles relatives aux frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en excès de pouvoir sur la requête de M. B..., ressortissant géorgien, a examiné la légalité de l'arrêté préfectoral du 15 janvier 2025 refusant un titre de séjour pour raison médicale et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a rejeté le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de la décision de refus de séjour, estimant qu'elle mentionnait les considérations de droit et de fait applicables, notamment l'avis du collège de médecins de l'OFII. La solution retenue est le rejet de la requête, le tribunal ayant écarté les moyens soulevés, dont celui de l'erreur de droit et de la méconnaissance de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête en référé suspension de M. B..., un ressortissant brésilien, contre la décision du préfet de la Gironde lui refusant le renouvellement de son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles L. 432-13, L. 423-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la violation de la présomption d'innocence et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La condition d'urgence n'a pas été examinée, le rejet étant fondé sur l'absence de moyen sérieux. En conséquence, les demandes de suspension et d'injonction ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux annule la décision du 17 décembre 2025 par laquelle l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) a refusé à Mme B..., ressortissante ivoirienne, le bénéfice des conditions matérielles d’accueil. Le tribunal retient que l'OFII n'a pas procédé à un entretien de vulnérabilité et n'a pas pris en compte la situation de la requérante, mère isolée d'un enfant en bas âge et sans domicile fixe, constituant une vulnérabilité au sens de l'article L. 522-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La décision est annulée pour inexacte application des dispositions des articles L. 551-15 et L. 522-3 du même code.
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par Mme B... d’un recours en plein contentieux contre le rejet de sa réclamation visant à obtenir l’exonération de la cotisation foncière des entreprises (CFE) pour 2024. L’administration fiscale a accordé un dégrèvement de 887 euros, conduisant le tribunal à inviter la requérante à confirmer le maintien de ses conclusions, conformément à l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative. En l’absence de réponse de Mme B... dans le délai imparti, celle-ci est réputée s’être désistée de sa requête. Par ordonnance, le tribunal a donné acte de ce désistement d’instance.
Le Tribunal administratif de Bordeaux, saisi par M. B... d’une demande d’exécution d’un jugement du 2 octobre 2024 annulant un refus de titre de séjour, constate qu’il n’y a plus lieu de statuer. Le préfet de la Gironde a en effet procédé au réexamen de la situation de l’intéressé, conformément à l’injonction prononcée, en prenant un nouvel arrêté le 9 octobre 2025. La requête est donc devenue sans objet sur ce point, et les conclusions accessoires fondées sur l’article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées. La décision est rendue sur le fondement des articles L. 911-4 et R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par Mme B... d'une demande d'exécution d'un jugement du 2 octobre 2024 annulant un refus de titre de séjour et une obligation de quitter le territoire français. Le préfet de la Gironde a pris un nouvel arrêté le 9 octobre 2025 après avoir réexaminé sa situation, conformément à l'injonction du tribunal. Constatant que l'administration a ainsi exécuté le jugement, le tribunal, statuant par ordonnance sur le fondement des articles L. 911-4 et R. 222-1 du code de justice administrative, a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins d'exécution. Les conclusions accessoires présentées au titre des frais de justice ont été rejetées.
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par une requête de Mme B... demandant la prolongation du délai pour compléter son dossier de naturalisation, suite à une décision de classement sans suite du préfet de la Gironde. Le juge a rejeté cette requête comme manifestement irrecevable, au motif que le juge administratif ne peut être saisi que de conclusions tendant à l'annulation d'une décision ou à des conclusions indemnitaires, et non d'une simple demande de prolongation de délai. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1, R. 411-1 et R. 421-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B... contestant une saisie administrative à tiers détenteur émise pour le recouvrement d'amendes forfaitaires et de forfaits de post-stationnement. La juridiction administrative s'est déclarée incompétente, estimant que ce litige relève de la compétence exclusive du juge de l'exécution, juge judiciaire, en application des articles 521, 529-2, 530-2 et 707-1 du code de procédure pénale, de l'article L. 213-6 du code de l'organisation judiciaire, et de l'article 6-1 du décret n° 64-1333 du 22 décembre 1964.