Jurisprudence — Tribunal Administratif de Bordeaux

20 755 décisions disponibles — page 89/1038

DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA33-2307188(TA33-2307188)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par le département de la Haute-Garonne d’une contestation de l’ordonnance du juge des référés de Toulouse du 22 novembre 2023, qui avait mis à sa charge les frais de la seconde expertise ordonnée le 13 juin 2023. Le département soutenait que ces frais devaient incomber à l’Agence publique pour l’immobilier de la justice (APIJ), car il n’avait pas été mis en cause dans la première expertise. Le tribunal a rejeté la requête, jugeant que, conformément à l’article R. 621-13 du code de justice administrative, les frais d’expertise sont en principe à la charge de la partie qui a demandé la mesure, en l’occurrence le département, et qu’aucune raison d’équité ne justifiait de les imputer à l’APIJ. La solution retenue est donc le maintien de la charge des frais pour le département.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2507692(TA33-2507692)

Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme A... contestant des saisies administratives à tiers détenteurs. La requête a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'a pas produit l'acte attaqué, malgré une demande de régularisation, en violation des articles R. 222-1, R. 412-1 et R. 612-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA33-2507080(TA33-2507080)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B... comme manifestement irrecevable. Le requérant sollicitait une aide pour le renouvellement de son titre de séjour, mais ses conclusions ne contestaient aucune décision administrative et n'avaient pas de caractère contentieux. Le juge a appliqué les articles R. 222-1 (4°) et R. 411-1 du code de justice administrative, rappelant que le recours pour excès de pouvoir nécessite l'exposé de moyens et l'attaque d'une décision.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA33-2402782(TA33-2402782)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A... contestant la décision implicite de l’Agence nationale de l’habitat (Anah) lui retirant le bénéfice de la prime « MaPrimeRénov’ ». Le juge a constaté que les travaux d’installation d’un poêle à granulés étaient achevés avant le dépôt de la demande, en méconnaissance de l’article 2 du décret n° 2020-26 du 14 janvier 2020. L’argument du requérant, fondé sur une erreur de plateforme informatique, a été écarté faute de preuve et aucune des exceptions prévues par le décret n’était invocable. La solution retenue est le rejet de la requête.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA33-2502165(TA33-2502165)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a annulé, pour vice de forme, la décision du 11 mars 2024 par laquelle le préfet de la Gironde refusait de délivrer un document de circulation pour étranger mineur à Nazim Benyahia, ressortissant algérien. Le juge a relevé que la décision attaquée ne comportait pas la signature de son auteur, en méconnaissance de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration. Sans examiner les autres moyens, le tribunal a prononcé l'annulation et enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de deux mois. L'État a également été condamné à verser 1 200 euros à l'avocate du requérant au titre des frais de justice.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA33-2502072(TA33-2502072)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux annule l'arrêté du préfet de la Gironde du 2 décembre 2024 refusant un titre de séjour à M. A..., ressortissant bangladais, et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal estime que le préfet a méconnu l'article L. 424-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car M. A. est le père d'un mineur non marié bénéficiant de la protection subsidiaire, ce qui lui ouvre un droit de plein droit à une carte de séjour pluriannuelle. En conséquence, l'ensemble des décisions contestées (refus de séjour, obligation de quitter le territoire, interdiction de retour) sont annulées.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2502264(TA33-2502264)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en excès de pouvoir, a rejeté la requête de M. Razine Benyahia contestant le refus du préfet de la Gironde de lui délivrer un document de circulation pour étranger mineur. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence du signataire, de défaut de motivation et de défaut d’examen sérieux de la situation. Il a jugé que la décision ne méconnaissait ni l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme ni l’article 3 de la Convention internationale des droits de l’enfant, faute de démontrer une impossibilité pour la mère de l’enfant, résidant en Algérie, d’exercer son droit de visite. La solution s’appuie sur l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2502368(TA33-2502368)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. D..., ressortissant colombien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a d'abord écarté la fin de non-recevoir pour tardiveté soulevée par le préfet, puis a examiné les moyens au fond. Il a jugé que la décision de refus de séjour était légale, notamment en ce qu'elle ne méconnaissait pas les dispositions des articles L. 422-1 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de M. D..., y compris celles relatives aux frais de justice.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2508533(TA33-2508533)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par Mme B... pour contester une décision de maintien en soins psychiatriques sans consentement. Le tribunal a rejeté la requête pour incompétence, rappelant que, conformément aux articles L. 3211-12 et L. 3216-1 du code de la santé publique, seul le juge des libertés et de la détention peut connaître de la régularité et de la nécessité d'une telle mesure. La solution retenue est le rejet de la requête comme portée devant une juridiction incompétente, sur le fondement de l'article R. 222-1 2° du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA33-2508666(TA33-2508666)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. B... d'une demande de suspension de la décision du 23 octobre 2025 par laquelle la présidente du conseil départemental de Lot-et-Garonne a refusé sa demande de prolongation d'activité au-delà de la limite d'âge, fondée sur l'article L. 556-7 du code général de la fonction publique. Le juge des référés a reconnu l'urgence, caractérisée par la cessation d'activité imminente de l'agent et la perte de revenus associée, et a estimé que le moyen tiré de l'incompétence du signataire de la décision était propre à créer un doute sérieux quant à sa légalité. En conséquence, il a ordonné la suspension de l'exécution de la décision attaquée et enjoint au département de maintenir provisoirement M. B... dans ses fonctions.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2508943(TA33-2508943)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, était saisi par Mme B... d'une demande de suspension de la décision de France Travail mettant fin à son contrat de sécurisation professionnelle (CSP). Le juge a constaté que le litige, relatif à la cessation de droits au titre du CSP, concerne une prestation servie pour le compte du régime d'assurance chômage. En application des articles L. 5312-1 et L. 5312-12 du code du travail, un tel litige relève de la compétence exclusive de la juridiction judiciaire. Par conséquent, la requête a été rejetée comme portée devant une juridiction incompétente.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2508892(TA33-2508892)

Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A..., ressortissant marocain, qui contestait une "décision de routing" du 22 décembre 2025 fixant les modalités de son éloignement vers le Maroc. Le juge a considéré que cette notification ne constituait pas une nouvelle décision faisant grief, mais la simple exécution d’un arrêté préfectoral du 28 juillet 2025 portant obligation de quitter le territoire français, non contesté dans les délais. En application des articles R. 222-1 et R. 421-1 du code de justice administrative, les conclusions ont été jugées manifestement irrecevables. La demande d’aide juridictionnelle a également été rejetée.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirDESISTEMENT

N° TA33-2405614(TA33-2405614)

Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par Mme A... d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire de Saint-Jean-d’Illac s’opposant à une division parcellaire. Après une tentative de médiation, le tribunal a invité la requérante, sur le fondement de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, à confirmer le maintien de sa requête dans un délai d’un mois. En l’absence de réponse dans ce délai, Mme A... est réputée s’être désistée de l’ensemble de ses conclusions. Par ordonnance du 5 janvier 2026, le tribunal a donné acte de ce désistement et clos l’affaire.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirDESISTEMENT

N° TA33-2506694(TA33-2506694)

Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par le préfet de la Gironde d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire de Soulac-sur-Mer ne s’opposant pas à une division de terrain. La commune a fait valoir que cet arrêté avait été retiré, et le préfet s’est désisté de son instance. Par ordonnance du 5 janvier 2026, le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxREJETE

N° TA33-2600009(TA33-2600009)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante américaine vulnérable, qui demandait un hébergement d'urgence adapté à son âge et à ses pathologies. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, la requérante ayant déjà été hébergée et son orientation vers un autre dispositif étant en cours. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 345-2 et suivants du code de l'action sociale et des familles relatifs au droit à l'hébergement d'urgence.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2600003(TA33-2600003)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision du préfet de la Gironde refusant d'enregistrer la demande d'asile de M. B..., ressortissant afghan. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, le refus faisant obstacle à l'examen de sa situation par l'OFPRA et l'exposant à un placement en rétention. Surtout, il a retenu un doute sérieux quant à la légalité de la décision, en application du règlement UE n° 604/2013, car la France était devenue responsable de l'examen de la demande d'asile le 22 novembre 2025, le délai de six mois pour procéder au transfert vers la Belgique étant expiré sans que la notion de "fuite" soit caractérisée. Le tribunal a enjoint au préfet de procéder à l'enregistrement de la demande d'asile et de délivrer une attestation de demandeur d'asile.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirINJONCTION

N° TA33-2508681(TA33-2508681)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion sans délai des occupants sans droit ni titre d'une aire de grand passage située à Bordeaux, propriété de Bordeaux Métropole. La juridiction a retenu l'urgence et l'utilité de la mesure en raison des risques pour la sécurité publique causés par des raccordements électriques sauvages et de l'entrave au fonctionnement du service public, notamment l'empêchement de travaux et l'accueil de forains. L'occupation illicite du domaine public, en l'absence de toute autorisation, ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. La décision ordonne l'évacuation avec le concours de la force publique si nécessaire.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2508860(TA33-2508860)

Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension présentée par un médecin libéral contestant un arrêté préfectoral du 17 décembre 2025 le réquisitionnant pour assurer la permanence des soins le 1er janvier 2026. Le requérant invoquait un délai de prévenance trop court, des vacances prévues et des trajets importants, mais n'a apporté aucun élément de preuve ni moyen sérieux remettant en cause la légalité de la décision. Le juge a estimé la demande manifestement mal fondée et l'a rejetée sans instruction préalable, en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxREJETE

N° TA33-2508901(TA33-2508901)

Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de M. B... qui demandait l'enregistrement de sa demande d'asile en procédure normale. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, les conséquences de l'arrêté de transfert vers la Belgique, non contesté par l'intéressé, ne caractérisant pas une situation nécessitant une intervention dans les 48 heures. La demande d'aide juridictionnelle provisoire est également rejetée comme manifestement dépourvue de fondement.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA33-2503361(TA33-2503361)

Cette décision du Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé, fait droit à la demande d'expertise médicale judiciaire présentée par M. D... sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. Le requérant, qui a subi une intervention chirurgicale en 1999 au CHU de Bordeaux, souhaite déterminer si les séquelles dont il souffre résultent d'une erreur de diagnostic et d'une faute de l'établissement. Le tribunal, considérant la mesure utile et ne préjugeant pas des responsabilités, désigne un expert pour examiner les conditions de la prise en charge et évaluer les préjudices. Les demandes relatives aux dépens et aux frais d'instance sont rejetées.

Résumé IA