Jurisprudence — Tribunal Administratif de Bordeaux
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N° TA33-2302013(TA33-2302013)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A..., un ingénieur de l'agriculture, qui demandait réparation des préjudices subis suite à un accident de service survenu le 17 mars 2014. La juridiction a fait droit à l'exception de prescription soulevée par le ministre, estimant que la créance indemnitaire était prescrite. En application de la loi du 31 décembre 1968, le délai de prescription quadriennale a commencé à courir le 1er janvier suivant la consolidation de l'état de santé de M. A..., intervenue le 19 octobre 2015, et n'a pas été interrompu par sa demande préalable du 15 décembre 2022.
N° TA33-2306536(TA33-2306536)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par l'EHPAD Résidence Eulalie d'un recours en plein contentieux visant à obtenir l'annulation du lot n°9 « Sols résilients » d'un marché de travaux et la condamnation in solidum de plusieurs sociétés (Tarkett, Forbo, Gerflor, etc.) à des restitutions et indemnités. L'EHPAD soutenait que son consentement avait été vicié par des pratiques anticoncurrentielles sanctionnées par l'Autorité de la concurrence, invoquant les articles L. 420-3 du code de commerce et la responsabilité quasi-délictuelle. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes, y compris les conclusions subsidiaires et les demandes d'expertise ou de communication de pièces. La solution retenue est fondée sur l'absence de démonstration d'un lien direct entre les pratiques sanctionnées et le préjudice allégué, ainsi que sur l'irrecevabilité de certaines conclusions.
N° TA33-2508589(TA33-2508589)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la demande de suspension de l'arrêté du 22 octobre 2025 du préfet de la Gironde refusant un titre de séjour à M. A... et l'obligeant à quitter le territoire. Cette décision a en effet été abrogée par le préfet le 18 décembre 2025, en cours d'instance. En conséquence, les conclusions à fin d'injonction ont également été rejetées. Toutefois, l'Etat a été condamné à verser 1 200 euros à M. A... au titre des frais de justice, l'abrogation étant consécutive à l'introduction du recours.
N° TA33-2306527(TA33-2306527)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par le centre hospitalier Vauclaire, qui demandait l'annulation de 15 marchés de revêtements de sols et la condamnation in solidum de plusieurs sociétés (dont Tarkett et Forbo) à lui rembourser le coût des travaux et à l'indemniser de divers préjudices, en raison de pratiques anticoncurrentielles sanctionnées par l'Autorité de la concurrence. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes, jugeant que le centre hospitalier ne démontrait pas l'existence d'un lien de causalité direct entre l'entente et les préjudices allégués, ni que son consentement avait été vicié. La solution retenue s'appuie sur les règles de la responsabilité quasi-délictuelle et l'absence de preuve d'un surcoût imputable aux pratiques sanctionnées.
N° TA33-2306530(TA33-2306530)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par l'EHPAD Résidence John Talbot d'un recours en plein contentieux visant à obtenir l'annulation du lot n°7 « Revêtement de sols souples » d'un marché public de travaux et la réparation de préjudices résultant de pratiques anticoncurrentielles sanctionnées par l'Autorité de la concurrence. Le requérant invoque notamment l'article L. 420-3 du code de commerce et la responsabilité quasi-délictuelle des sociétés mises en cause. La société Gerflor a soulevé une exception d'incompétence de la juridiction administrative, estimant que le litige relève de l'ordre judiciaire. Le tribunal a sursis à statuer et renvoyé au Tribunal des conflits le soin de déterminer l'ordre de juridiction compétent, conformément à l'article 35 du décret du 27 février 2015.
N° TA33-2407102(TA33-2407102)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en formation collégiale, a examiné deux requêtes de M. A... B..., ressortissant tunisien, contestant des refus de titre de séjour assortis d'obligations de quitter le territoire français. La première requête (n°2407102) visait un arrêté du 10 juillet 2024, mais le préfet a fait valoir que cet arrêté concernait un homonyme et avait été abrogé, conduisant le tribunal à constater un non-lieu à statuer. La seconde requête (n°2506494) contestait un arrêté du 21 mai 2025, pour lequel M. B... invoquait notamment la méconnaissance des articles L. 435-1 et L. 435-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, et un défaut de motivation. Le tribunal a rejeté la requête n°2506494, jugeant que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant le titre de séjour, et que les moyens soulevés n'étaient pas fondés.
N° TA33-2508877(TA33-2508877)
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de l'arrêté du 16 décembre 2025 par lequel le préfet de la Gironde a mis en demeure M. D... et Mme B... de quitter un logement occupé sans droit ni titre. Le juge estime qu'aucun des moyens soulevés (vice de procédure, erreur de droit, méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme) n'est de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il constate également que les requérants n'établissent pas concrètement l'urgence justifiant la suspension. La demande d'aide juridictionnelle provisoire est également rejetée.
N° TA33-2406882(TA33-2406882)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a annulé la décision implicite de rejet née du silence gardé par le préfet de la Gironde sur la demande de titre de séjour de Mme A..., ressortissante géorgienne. Le tribunal a jugé que cette décision était illégale en raison d'un défaut de motivation, le préfet n'ayant pas communiqué les motifs du rejet dans le délai d'un mois suivant la demande de l'intéressée, en méconnaissance de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. La solution retenue est fondée sur les dispositions des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration, ainsi que sur les articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA33-2406291(TA33-2406291)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux annule la décision implicite de rejet de la demande de titre de séjour de M. A..., ressortissant marocain, prise par le préfet de la Gironde. Le tribunal retient que cette décision est illégale en raison d’un défaut de motivation, le préfet n’ayant pas communiqué les motifs de son refus dans le délai d’un mois prévu par l’article L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration. En conséquence, le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. A... dans un délai de deux mois.
N° TA33-2508910(TA33-2508910)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme B... qui demandait la condamnation de l'État à des dommages et intérêts, l'annulation d'un congé maladie et une injonction de régularisation. Le juge rappelle que ses pouvoirs sont limités à des mesures provisoires et ne lui permettent ni d'accorder des réparations pécuniaires, ni de prononcer des annulations ou des injonctions de régularisation. En outre, la requérante ne justifie ni d'une urgence particulière ni d'une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale. La requête est donc rejetée comme manifestement mal fondée en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA33-2505457(TA33-2505457)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. A... d'une demande de provision de 100 000 euros à valoir sur l'indemnisation de ses préjudices par l'ONIAM, suite à un accident médical survenu lors d'une intervention chirurgicale au CHU de Bordeaux. Le juge des référés a rejeté la requête, estimant que l'obligation de l'ONIAM était sérieusement contestable. En effet, le rapport d'expertise ne permettait pas d'apprécier le caractère d'anormalité du dommage au regard de l'état de santé du patient et de son évolution prévisible, ni d'exclure la responsabilité du chirurgien. La décision est fondée sur les articles R. 541-1 du code de justice administrative et L. 1142-1 du code de la santé publique.
N° TA33-2504273(TA33-2504273)
**Tribunal Administratif de Bordeaux** – Ordonnance de référé du 30 juin 2025. Saisi par les parents d’un mineur sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, le juge des référés a ordonné une expertise médicale pour déterminer si des manquements ont été commis par le pôle de santé du Villeneuvois et le centre hospitalier d’Agen-Nérac lors de la prise en charge de l’enfant en octobre 2022. La mesure, non contestée sur son principe par les établissements de santé, a été jugée utile pour éclairer le tribunal sur les préjudices allégués. Les demandes des hôpitaux relatives à la charge des frais d’expertise ont été rejetées, cette question relevant du juge du fond.
N° TA33-2305420(TA33-2305420)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de la société Vert Marine, qui contestait son éviction de la procédure d’attribution d’une délégation de service public pour l’exploitation d’équipements sportifs et de loisirs de la commune de Bordeaux. La société invoquait plusieurs irrégularités, notamment une erreur manifeste d’appréciation dans la notation des offres, une méconnaissance du principe d’égalité de traitement des candidats et l’irrégularité de l’offre retenue. Le tribunal a estimé que la commune n’avait commis aucune illégalité de nature à engager sa responsabilité, jugeant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés. En conséquence, la demande d’indemnisation de la société Vert Marine, tant au titre du manque à gagner que des frais de présentation de son offre, a été rejetée.
N° TA33-2508558(TA33-2508558)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante comorienne, qui contestait le refus de l'OFII de lui octroyer les conditions matérielles d'accueil. La décision de refus, motivée par le dépôt tardif de sa demande d'asile (plus de 90 jours après son entrée en France), a été jugée suffisamment motivée et exempte d'irrégularité procédurale. Le tribunal a estimé que l'OFII n'avait commis ni erreur de droit ni erreur manifeste d'appréciation, en application des articles L. 551-15 et D. 551-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA33-2508696(TA33-2508696)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. B..., ressortissant bulgare, contestant les arrêtés du préfet de la Gironde du 11 décembre 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, lui interdisant la circulation pour trois ans et l'assignant à résidence. Le tribunal a rejeté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il a ensuite examiné la légalité de l'obligation de quitter le territoire français au regard de l'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais la décision porte sur le droit des étrangers et l'éloignement des citoyens de l'Union européenne.
N° TA33-2301899(TA33-2301899)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de Mme A..., professeure des écoles, qui demandait réparation des préjudices subis en raison de la gestion de son inaptitude physique par le rectorat de Bordeaux. Le tribunal a retenu une faute de l'administration pour ne pas avoir tenu compte, lors de l'affectation de Mme A... pour l'année 2019-2020, de l'avis du comité médical préconisant un temps partiel thérapeutique, cette décision ayant été annulée par un précédent jugement. En revanche, aucune faute n'a été retenue concernant l'affectation de 2018-2019, l'administration n'étant pas tenue de consulter le comité médical et Mme A... ayant épuisé ses droits à un poste adapté. La solution retenue engage la responsabilité de l'État sur le fondement de la faute, en application des dispositions du code de l'éducation et de la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984.
N° TA33-2305501(TA33-2305501)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme A... contestant un état exécutoire de 3 936,36 euros émis par le lycée Jaufré Rudel pour le loyer de son logement de fonction. Le tribunal a écarté le moyen tiré d'un défaut de procédure amiable préalable, estimant que l'article R. 421-68 du code de l'éducation n'impose pas une telle phase comme un préalable obligatoire. Il a également jugé que la convention d'occupation signée le 3 mars 2023 pouvait légalement produire des effets rétroactifs au 1er octobre 2022, et que la requérante n'établissait pas l'existence d'une promesse de loyer inférieur.
N° TA33-2305913(TA33-2305913)
Ce jugement du Tribunal administratif de Bordeaux rejette la requête de M. A..., agent contractuel de l’État, qui contestait le refus de la rectrice de l’académie de Lot-et-Garonne de reconnaître l’imputabilité au service de son accident. Le tribunal se déclare incompétent pour connaître du litige, estimant que la reconnaissance de l’imputabilité relève de la législation sur les accidents du travail et, en application du décret n° 86-83 du 17 janvier 1986 et du code de la sécurité sociale, de la compétence des juridictions judiciaires. La solution retenue est le rejet de la requête pour incompétence de la juridiction administrative.
N° TA33-2306532(TA33-2306532)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par l’EHPAD Manon Cormier d’une demande d’indemnisation et d’annulation du lot n°10 « Sols souples » d’un marché de travaux, en raison de pratiques anticoncurrentielles sanctionnées par l’Autorité de la concurrence dans le secteur des revêtements de sols résilients. Le requérant sollicitait notamment la restitution du coût du marché, des dommages et intérêts pour perte de chance et préjudice moral, ainsi que la communication de pièces et l’avis de l’Autorité de la concurrence. La société Gerflor a contesté la compétence de la juridiction administrative. Le tribunal a rejeté l’exception d’incompétence soulevée par la société Gerflor, s’estimant compétent pour connaître du litige, et a ordonné une expertise avant de statuer sur le fond.
N° TA33-2506138(TA33-2506138)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en formation de 1ère chambre, a été saisi par M. C... et Mme B... de recours pour excès de pouvoir contre des arrêtés du préfet de la Gironde du 4 juin 2025 leur retirant leur attestation de demande d'asile, leur faisant obligation de quitter le territoire français, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Les requérants invoquaient notamment une insuffisance de motivation, une méconnaissance du droit d'être entendu, une erreur de droit du préfet s'estimant en compétence liée, ainsi que la violation des articles 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et 3 de la Convention contre la torture. Le tribunal a rejeté l'ensemble de leurs demandes, considérant que les décisions attaquées étaient suffisamment motivées, que le droit d'être entendu n'avait pas été méconnu, que le préfet avait exercé son pouvoir d'appréciation sans se croire lié par l'OFPRA, et que les mesures prises ne portaient pas une atteinte disproportionnée à leur droit au respect de leur vie privée et familiale. Les conclusions à fin d'injonction et celles présentées au titre des frais de justice ont également