20 750 décisions disponibles — page 92/1038
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. E..., ressortissant algérien, contestant un arrêté préfectoral du 5 juin 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de trois ans. La juridiction a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation et la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'accord franco-algérien de 1968. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l'intéressé. La solution retenue est le rejet de la requête, sans application des textes relatifs à l'admission exceptionnelle au séjour (L. 435-1 du CESEDA) faute de demande préalable.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 25 septembre 2025 par laquelle le président du conseil départemental de la Gironde a retiré son agrément d’assistante maternelle à Mme A.... La requérante invoquait l’urgence et plusieurs moyens (incompétence, vices de procédure, erreur d’appréciation), mais le juge a estimé qu’aucun de ces moyens n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée. En conséquence, la suspension n’a pas été ordonnée et les conclusions accessoires ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. B... contestant l'arrêté préfectoral du 7 décembre 2025 refusant le renouvellement de son titre de séjour et prononçant son éloignement, ainsi que son assignation à résidence. Le requérant invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, et une erreur d'appréciation quant à la menace pour l'ordre public. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, considérant que la décision était suffisamment motivée et que les faits reprochés à M. B... constituaient une menace réelle pour l'ordre public justifiant le refus de séjour et l'interdiction de retour. La requête a été intégralement rejetée, y compris les conclusions aux fins d'injonction et celles relatives aux frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par Mme A..., aide-soignante recrutée par le CHU de Bordeaux en CDI, qui contestait son licenciement intervenu le 7 août 2023 et demandait réparation de ses préjudices. Le tribunal a jugé que la décision de licenciement était illégale car elle était fondée sur une période d'essai qui avait expiré le 31 mars 2023, sans avoir été valablement prolongée, constituant ainsi une erreur de droit engageant la responsabilité du CHU. En conséquence, le CHU de Bordeaux a été condamné à verser à Mme A... une indemnité pour son préjudice financier et moral, sur le fondement de la responsabilité pour faute.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise pour évaluer les nuisances (perte de vue, d'ensoleillement, d'intimité et nuisances sonores) subies par M. et Mme B... du fait de la construction d'une caserne de gendarmerie à proximité de leur maison. La juridiction a estimé que la mesure était utile, car le lien de causalité entre l'ouvrage public et le préjudice allégué ne pouvait être totalement écarté, et que l'expertise visait à déterminer le préjudice, sans préjuger des responsabilités. La demande de la communauté de communes Latitude Nord Gironde, qui soutenait que la qualification de préjudice anormal et spécial relevait du droit et non du fait, a été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise médicale à la demande de Mme E..., qui a subi une amputation des phalanges de la main droite suite à une infection nosocomiale contractée lors de sa prise en charge au CHU de Bordeaux en janvier 2023. La mesure, jugée utile pour déterminer les circonstances des soins, les éventuelles fautes et évaluer les préjudices, a été prononcée sans opposition des parties, bien que le CHU et l'ONIAM aient formulé des protestations et réserves. Les frais d'expertise sont provisoirement mis à la charge de la requérante, sous réserve des décisions ultérieures sur le fond.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a fait droit à la demande de la commune de Sadirac visant à prescrire une expertise. Cette mesure a pour objet de déterminer la nature et les causes des désordres affectant la salle multi-activités (moisissures et fuites d'eau), de chiffrer les travaux de réparation et d'évaluer les préjudices subis. La juridiction a rejeté la demande de mise hors de cause de la communauté de communes du créonnais, estimant que son rôle de maître d'ouvrage délégué justifiait sa présence aux opérations d'expertise. L'expertise est ordonnée aux frais avancés de la commune requérante.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, a fait droit à la demande d’expertise médicale présentée par Mme D..., agent hospitalier victime de deux accidents de service (1994 et 2014). La requérante sollicitait cette mesure pour évaluer ses préjudices en vue d’un futur recours indemnitaire contre son employeur, le centre hospitalier d’Agen-Nérac. Le juge a considéré que l’expertise était utile et ne préjugeait pas des responsabilités, rejetant implicitement l’exception de prescription soulevée par l’hôpital pour le premier accident.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a fait droit à la demande d'expertise présentée par la SA Matmut. Celle-ci sollicitait une mesure d'expertise pour déterminer les causes et l'étendue des dommages subis par son assurée, la SCI Espace Boyer, à la suite de travaux de surélévation réalisés sur un immeuble mitoyen appartenant à l'université de Bordeaux. La solution retenue est l'octroi de la mesure d'expertise, jugée utile pour éclairer un éventuel litige à venir, sans préjudice des responsabilités qui pourront être ultérieurement engagées.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par Mme B... D... d'une demande de nouvelle expertise médicale et de versement d'une provision de 30 000 euros, suite à un retard de prise en charge d'un syndrome des loges à la main gauche au centre hospitalier de Sud-Gironde, survenu en 2021. Le juge des référés a fait droit à la demande d'expertise complémentaire sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, afin d'évaluer l'ensemble des préjudices de la requérante après consolidation de son état de santé. En revanche, la demande de provision, fondée sur l'article R. 541-1 du même code, a été rejetée en raison de l'existence de contestations sérieuses sur le montant des préjudices invoqués, les parties adverses (l'hôpital et son assureur) contestant les évaluations chiffrées de Mme D....
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite de refus de renouvellement d'une autorisation provisoire de séjour opposée à M. A..., parent d'un enfant malade. La condition d'urgence a été présumée satisfaite s'agissant d'un refus de renouvellement de titre de séjour, et le préfet n'a pas apporté d'éléments pour la renverser. Le juge a estimé que le moyen tiré de la méconnaissance des articles L. 425-10 et R. 425-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. A... dans un délai de huit jours.
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite de refus de renouvellement d'une autorisation provisoire de séjour opposée à Mme A..., mère d'un enfant malade. Le juge a admis l'urgence, présumée en cas de refus de renouvellement d'un titre de séjour, et a retenu l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité de la décision, susceptible de méconnaître les articles L. 425-10 et R. 425-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. B..., ressortissant indien, pour obtenir une injonction de délivrance d’un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour. En cours d’instance, le préfet de la Gironde a édité le récépissé, conduisant M. B... à se désister de ses conclusions à fin d’injonction. Le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple. Il a en outre condamné l’État, considéré comme partie perdante, à verser 800 euros à M. B... au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. D..., ressortissant russe, contestant l'arrêté du préfet de la Gironde du 5 décembre 2025 l'assignant à résidence pour 45 jours. Le juge a estimé que l'éloignement de l'intéressé, qui fait l'objet de plusieurs mesures d'éloignement non exécutées depuis 2015, demeurait une perspective raisonnable au sens de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Il a également jugé que les modalités de l'assignation, notamment l'obligation de pointer trois fois par jour, ne portaient pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale ou à l'intérêt supérieur de ses enfants, au regard des articles 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant.
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par M. B... d’un recours en excès de pouvoir contre le rejet implicite de son recours administratif préalable obligatoire concernant l’attribution de la subvention « MaPrimeRenov’ ». Postérieurement à l’introduction de la requête, l’Agence nationale de l’habitat (ANAH) a accordé à M. B... une prime totale de 3 000 euros, rendant sans objet les conclusions relatives à cette somme. Pour le surplus des conclusions, la requête a été rejetée comme manifestement irrecevable en application des articles R. 222-1 et R. 411-1 du code de justice administrative, faute d’exposé de faits et moyens dans le délai de recours.
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par M. et Mme A... de recours pour excès de pouvoir contre la décision du préfet de la Gironde du 5 décembre 2024 refusant d’enregistrer leurs demandes de titre de séjour. En défense, le préfet a indiqué que ce refus était dû à un défaut technique et que l’instruction de leurs demandes avait été reprise, notamment par la saisine de l’OFII le 23 avril 2025. Constatant que les conclusions en annulation et en injonction étaient devenues sans objet, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur ces points par une ordonnance fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Les conclusions accessoires présentées au titre des frais de justice ont été rejetées.
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par M. B... C... et la société Ecolomique d’un recours en plein contentieux visant à contester le retrait de l’aide « MaPrimRenov’ » par l’Agence nationale de l’habitat (Anah). Constatant le décès de M. C... survenu avant l’introduction de la requête et l’absence de reprise d’instance par ses ayants droit, le tribunal a fait application des articles R. 222-1 et R. 634-1 du code de justice administrative, ainsi que de l’article 2003 du code civil. Il a jugé que le mandat confié à la société requérante avait pris fin avec le décès du mandant et que l’affaire n’était pas en état d’être jugée. Par ordonnance du 29 décembre 2025, il a donc constaté qu’il n’y avait pas lieu de statuer en l’état sur la requête.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par la société Domani d’un recours en excès de pouvoir visant à annuler la décision du 31 mars 2025 par laquelle le président du conseil départemental de la Gironde avait résilié une convention d’aide à la vie partagée. Par un mémoire enregistré le 15 décembre 2025, la société requérante a déclaré se désister purement et simplement de sa requête, désistement accepté par le département. Sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par une ordonnance du 29 décembre 2025.
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par Mme B... d’un recours en excès de pouvoir contre un titre de recette émis par la commune de Le Porge pour le remboursement d’un trop-perçu sur rémunération. Après l’échec d’une médiation, le tribunal a invité la requérante à confirmer le maintien de ses conclusions, conformément à l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative. En l’absence de réponse dans le délai imparti, Mme B... est réputée s’être désistée de sa requête. Par ordonnance du 29 décembre 2025, le tribunal a donné acte de ce désistement.
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par M. B... et la mutuelle des architectes français d’un recours en plein contentieux visant à obtenir l’annulation partielle d’un avis de sommes à payer émis par le Trésor public pour le compte de Bordeaux Métropole, en ce qu’il incluait une quote-part de frais d’expertise déjà réglée. En cours d’instance, la Direction Régionale des Finances Publiques a informé le tribunal que Bordeaux Métropole avait annulé le montant litigieux de 2 486,52 euros, rendant la procédure sans objet. Les requérants ont alors déclaré se désister purement et simplement de leur requête. Par ordonnance du 29 décembre 2025, le président de la 1ère chambre a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.