Jurisprudence — Tribunal Administratif de Bordeaux
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N° TA33-2504157(TA33-2504157)
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise à la demande de M. et Mme B.... Les requérants, propriétaires d’un immeuble à Rauzan, allèguent des nuisances olfactives et des désordres liés à une canalisation traversant leur terrain, qu’ils imputent à un ouvrage public relevant de la commune ou du syndicat intercommunal d’eau et d’assainissement. Le juge a estimé que le lien de causalité entre les préjudices allégués et l’ouvrage public ne pouvait être totalement écarté, rendant la mesure d’expertise utile pour éclairer le futur litige en responsabilité administrative. La mission de l’expert consiste notamment à décrire les canalisations, déterminer leur origine, chiffrer les travaux nécessaires et évaluer les préjudices.
N° TA33-2306526(TA33-2306526)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par un EHPAD demandant l'annulation du lot n°7 d'un marché public de travaux et la réparation de préjudices liés à des pratiques anticoncurrentielles sanctionnées par l'Autorité de la concurrence dans le secteur des revêtements de sols. Le requérant sollicitait notamment le remboursement du coût du marché et une indemnité pour perte de chance, en se fondant sur les articles L. 420-3 du code de commerce et la responsabilité quasi-délictuelle. Les sociétés défenderesses ont soulevé l'incompétence de la juridiction administrative. Le tribunal a rejeté l'exception d'incompétence, s'estimant compétent pour connaître du litige, et a ordonné une expertise avant dire droit afin d'évaluer les préjudices allégués.
N° TA33-2508551(TA33-2508551)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux annule la décision du 1er décembre 2025 par laquelle l'OFII a refusé de rétablir les conditions matérielles d'accueil de M. A..., un demandeur d'asile sri-lankais. La juridiction a jugé que l'OFII n'a pas démontré que l'intéressé s'était intentionnellement soustrait aux obligations liées à sa demande d'asile, en méconnaissance de l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, le tribunal enjoint à l'OFII de rétablir ces conditions matérielles d'accueil dans un délai de quinze jours.
N° TA33-2507807(TA33-2507807)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B... contestant un trop-perçu de 423,44 euros au titre de la politique agricole commune. Le juge a constaté que la requête, qui tendait à la décharge d’une somme d’argent, n’avait pas été présentée par un avocat ou un avoué, en méconnaissance de l’article R. 431-2 du code de justice administrative. Malgré une demande de régularisation notifiée le 25 novembre 2025, le requérant n’a pas remédié à cette irrecevabilité dans le délai imparti. La décision a été prise sur le fondement de l’article R. 222-1 4° du même code.
N° TA33-2508549(TA33-2508549)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. A... d’un recours en excès de pouvoir contre une décision de l’Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) du 10 décembre 2025 lui refusant le bénéfice des conditions matérielles d’accueil. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que la décision de l’OFII était suffisamment motivée et qu’elle ne méconnaissait pas les dispositions des articles L. 551-15 et L. 531-27 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Il a considéré que le requérant n’apportait pas la preuve de sa date d’entrée en France, l’OFII ayant pu retenir à bon droit une entrée plus ancienne sur le territoire européen. La solution retenue est le rejet de la demande d’annulation et des conclusions accessoires.
N° TA33-2302855(TA33-2302855)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme B..., professeure, qui contestait le refus implicite de reconnaître l'imputabilité au service de son syndrome dépressif. La juridiction a relevé que ce refus implicite avait été remplacé par une décision explicite du 6 avril 2023, laquelle rejetait la demande en raison de l'incomplétude du formulaire de déclaration de maladie professionnelle, conformément à l'article 47-2 du décret n° 86-442 du 14 mars 1986. Mme B... n'ayant pas contesté cette incomplétude, les moyens soulevés ont été écartés comme inopérants. Par conséquent, les conclusions en annulation, injonction et frais de justice ont été rejetées.
N° TA33-2305966(TA33-2305966)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté comme irrecevable la requête de Mme C... contestant l'arrêté du 7 septembre 2023 du ministre des armées mettant fin au versement de sa nouvelle bonification indiciaire (NBI). Le tribunal a jugé que cet acte n'était pas une décision faisant grief, mais une simple information de l'application de l'arrêté du 19 juillet 2023, qui avait supprimé son poste de la liste des emplois ouvrant droit à la NBI. Il a rappelé que l'administration peut légalement modifier cette liste pour des raisons budgétaires ou de gestion, sans que l'agent puisse exiger le maintien de la bonification. La solution s'appuie sur les décrets n°93-522 et n°2007-887, ainsi que sur l'arrêté du 19 juillet 2023.
N° TA33-2503973(TA33-2503973)
Cette décision du Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, fait droit à la demande d'expertise médicale présentée par les parents de la jeune A... F... B... H.... L'expertise vise à déterminer si des erreurs ou négligences ont été commises par le centre hospitalier d'Agen lors de la prise en charge de l'enfant, du 3 au 17 octobre 2024, pour une appendicite ayant conduit à un abcès post-opératoire. Le tribunal a jugé la mesure utile et a désigné un expert avec pour mission d'examiner la conformité des soins aux données acquises de la science et d'évaluer les préjudices subis.
N° TA33-2401125(TA33-2401125)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par Mme A..., aide-soignante recrutée par le CHU de Bordeaux en CDI, qui contestait son licenciement intervenu le 7 août 2023 et demandait réparation de ses préjudices. Le tribunal a jugé que la décision de licenciement était illégale car elle était fondée sur une période d'essai qui avait expiré le 31 mars 2023, sans avoir été valablement prolongée, constituant ainsi une erreur de droit engageant la responsabilité du CHU. En conséquence, le CHU de Bordeaux a été condamné à verser à Mme A... une indemnité pour son préjudice financier et moral, sur le fondement de la responsabilité pour faute.
N° TA33-2502885(TA33-2502885)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise pour évaluer les nuisances (perte de vue, d'ensoleillement, d'intimité et nuisances sonores) subies par M. et Mme B... du fait de la construction d'une caserne de gendarmerie à proximité de leur maison. La juridiction a estimé que la mesure était utile, car le lien de causalité entre l'ouvrage public et le préjudice allégué ne pouvait être totalement écarté, et que l'expertise visait à déterminer le préjudice, sans préjuger des responsabilités. La demande de la communauté de communes Latitude Nord Gironde, qui soutenait que la qualification de préjudice anormal et spécial relevait du droit et non du fait, a été rejetée.
N° TA33-2500427(TA33-2500427)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par M. et Mme A... de recours pour excès de pouvoir contre la décision du préfet de la Gironde du 5 décembre 2024 refusant d’enregistrer leurs demandes de titre de séjour. En défense, le préfet a indiqué que ce refus était dû à un défaut technique et que l’instruction de leurs demandes avait été reprise, notamment par la saisine de l’OFII le 23 avril 2025. Constatant que les conclusions en annulation et en injonction étaient devenues sans objet, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur ces points par une ordonnance fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Les conclusions accessoires présentées au titre des frais de justice ont été rejetées.
N° TA33-2508427(TA33-2508427)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite de refus de renouvellement d'une autorisation provisoire de séjour opposée à M. A..., parent d'un enfant malade. La condition d'urgence a été présumée satisfaite s'agissant d'un refus de renouvellement de titre de séjour, et le préfet n'a pas apporté d'éléments pour la renverser. Le juge a estimé que le moyen tiré de la méconnaissance des articles L. 425-10 et R. 425-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. A... dans un délai de huit jours.
N° TA33-2508429(TA33-2508429)
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite de refus de renouvellement d'une autorisation provisoire de séjour opposée à Mme A..., mère d'un enfant malade. Le juge a admis l'urgence, présumée en cas de refus de renouvellement d'un titre de séjour, et a retenu l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité de la décision, susceptible de méconnaître les articles L. 425-10 et R. 425-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant.
N° TA33-2508449(TA33-2508449)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. B..., ressortissant indien, pour obtenir une injonction de délivrance d’un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour. En cours d’instance, le préfet de la Gironde a édité le récépissé, conduisant M. B... à se désister de ses conclusions à fin d’injonction. Le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple. Il a en outre condamné l’État, considéré comme partie perdante, à verser 800 euros à M. B... au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2503633(TA33-2503633)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par la société Domani d’un recours en excès de pouvoir visant à annuler la décision du 31 mars 2025 par laquelle le président du conseil départemental de la Gironde avait résilié une convention d’aide à la vie partagée. Par un mémoire enregistré le 15 décembre 2025, la société requérante a déclaré se désister purement et simplement de sa requête, désistement accepté par le département. Sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par une ordonnance du 29 décembre 2025.
N° TA33-2503828(TA33-2503828)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par Mme B... d’un recours en excès de pouvoir contre un titre de recette émis par la commune de Le Porge pour le remboursement d’un trop-perçu sur rémunération. Après l’échec d’une médiation, le tribunal a invité la requérante à confirmer le maintien de ses conclusions, conformément à l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative. En l’absence de réponse dans le délai imparti, Mme B... est réputée s’être désistée de sa requête. Par ordonnance du 29 décembre 2025, le tribunal a donné acte de ce désistement.
N° TA33-2503971(TA33-2503971)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par Mme B... D... d'une demande de nouvelle expertise médicale et de versement d'une provision de 30 000 euros, suite à un retard de prise en charge d'un syndrome des loges à la main gauche au centre hospitalier de Sud-Gironde, survenu en 2021. Le juge des référés a fait droit à la demande d'expertise complémentaire sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, afin d'évaluer l'ensemble des préjudices de la requérante après consolidation de son état de santé. En revanche, la demande de provision, fondée sur l'article R. 541-1 du même code, a été rejetée en raison de l'existence de contestations sérieuses sur le montant des préjudices invoqués, les parties adverses (l'hôpital et son assureur) contestant les évaluations chiffrées de Mme D....
N° TA33-2503779(TA33-2503779)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a fait droit à la demande d'expertise présentée par la SA Matmut. Celle-ci sollicitait une mesure d'expertise pour déterminer les causes et l'étendue des dommages subis par son assurée, la SCI Espace Boyer, à la suite de travaux de surélévation réalisés sur un immeuble mitoyen appartenant à l'université de Bordeaux. La solution retenue est l'octroi de la mesure d'expertise, jugée utile pour éclairer un éventuel litige à venir, sans préjudice des responsabilités qui pourront être ultérieurement engagées.
N° TA33-2503426(TA33-2503426)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, a fait droit à la demande d’expertise médicale présentée par Mme D..., agent hospitalier victime de deux accidents de service (1994 et 2014). La requérante sollicitait cette mesure pour évaluer ses préjudices en vue d’un futur recours indemnitaire contre son employeur, le centre hospitalier d’Agen-Nérac. Le juge a considéré que l’expertise était utile et ne préjugeait pas des responsabilités, rejetant implicitement l’exception de prescription soulevée par l’hôpital pour le premier accident.
N° TA33-2503383(TA33-2503383)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a fait droit à la demande de la commune de Sadirac visant à prescrire une expertise. Cette mesure a pour objet de déterminer la nature et les causes des désordres affectant la salle multi-activités (moisissures et fuites d'eau), de chiffrer les travaux de réparation et d'évaluer les préjudices subis. La juridiction a rejeté la demande de mise hors de cause de la communauté de communes du créonnais, estimant que son rôle de maître d'ouvrage délégué justifiait sa présence aux opérations d'expertise. L'expertise est ordonnée aux frais avancés de la commune requérante.