Jurisprudence — Tribunal Administratif de Bordeaux
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N° TA33-2508526(TA33-2508526)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. D..., ressortissant afghan, d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral ordonnant son transfert aux autorités bulgares, responsables de l'examen de sa demande d'asile en application du règlement (UE) n° 604/2013. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut d'examen sérieux, et la méconnaissance des articles 4, 5 et 17 du règlement, jugeant la procédure régulière. En conséquence, la requête de M. D... a été rejetée.
N° TA33-2500621(TA33-2500621)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par Mme A... B... d’un recours en plein contentieux contre une décision de la maison départementale des personnes handicapées de la Gironde refusant la reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé. La requérante s’est désistée de sa requête par un acte enregistré le 26 mai 2025. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le magistrat désigné a donné acte de ce désistement pur et simple par une ordonnance du 23 décembre 2025.
N° TA33-2504289(TA33-2504289)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. et Mme C... contestant le refus de délivrance d’une carte mobilité inclusion mention stationnement pour leur enfant atteint du syndrome de Williams et Beuren. Les requérants invoquaient les difficultés de déplacement de leur enfant et la nécessité d’un accompagnement constant. Le tribunal a estimé que les pièces produites ne démontraient pas que la situation de l’enfant correspondait aux critères stricts de l’arrêté du 3 janvier 2017, notamment un périmètre de marche inférieur à 200 mètres ou le recours systématique à une aide humaine pour tous les déplacements extérieurs. En application du 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée comme ne comportant que des faits manifestement insusceptibles de venir au soutien des moyens invoqués.
N° TA33-2508519(TA33-2508519)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux annule l'arrêté du 29 septembre 2025 par lequel le préfet de la Gironde a retiré le titre de séjour de M. A..., ressortissant ivoirien, et lui a fait obligation de quitter le territoire français avec interdiction de retour de cinq ans. La juridiction estime que la décision de retrait, motivée par une menace pour l'ordre public, méconnaît l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, car elle porte une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressé. En conséquence, l'illégalité de ce retrait entraîne celle des décisions subséquentes d'éloignement et d'interdiction de retour. Le tribunal enjoint au préfet de restituer le titre de séjour à M. A... dans un délai d'un mois.
N° TA33-2505934(TA33-2505934)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A... qui contestait le refus de la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées de la Gironde de lui délivrer une carte mobilité inclusion mention stationnement. Le requérant invoquait des difficultés consécutives à une opération au bras droit. Le juge a estimé que les pièces médicales produites ne démontraient pas que sa situation correspondait aux critères stricts fixés par l’arrêté du 3 janvier 2017, notamment une réduction importante de la mobilité pédestre. En conséquence, la requête a été rejetée comme ne comportant que des faits manifestement insusceptibles de venir au soutien des moyens, sur le fondement du 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2508446(TA33-2508446)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A..., ressortissant albanais, qui contestait un arrêté du 2 décembre 2025 de la préfète de la Dordogne l'assignant à résidence pour 45 jours. Le juge a écarté les moyens d'incompétence du signataire et d'insuffisance de motivation, estimant la décision légalement fondée. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 732-5, et la délégation de signature régulièrement publiée. Le tribunal a également admis l'intéressé au bénéfice provisoire de l'aide juridictionnelle.
N° TA33-2501351(TA33-2501351)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. A... pour contester le refus de remise gracieuse d’un indu de prime d’activité. Le requérant s’est ensuite désisté de son recours. Par une ordonnance, le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple, conformément à l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune autre solution au fond n’a été retenue.
N° TA33-2500686(TA33-2500686)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. C... d’un recours contestant une décision du département de la Gironde fixant les conditions de prise en charge des frais d’hébergement en maison de retraite de sa mère. Par un mémoire, le requérant s’est désisté de sa requête. Le tribunal, constatant que ce désistement était pur et simple, en a donné acte par ordonnance, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2508486(TA33-2508486)
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la demande de Mme A..., directrice des ressources humaines. Celle-ci sollicitait qu'il soit enjoint au directeur du centre hospitalier de Bergerac de ne pas faire obstacle au retrait d'un avenant contractuel qu'elle avait prononcé. Le juge estime que la demande se heurte à une contestation sérieuse, car le directeur a légalement retiré la décision de retrait de l'avenant, et que les effets recherchés peuvent être obtenus par un référé-suspension (article L. 521-1). La requête est donc rejetée comme mal fondée.
N° TA33-2501670(TA33-2501670)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, saisi d'une demande d'exécution d'un jugement du 12 novembre 2024, a statué sur la liquidation de l'astreinte prononcée à l'encontre du préfet de la Gironde pour non-respect du délai d'un mois imparti pour proposer un hébergement à Mme B... sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation. Le juge a constaté que l'injonction a été exécutée tardivement, après l'expiration du délai, et a procédé à la liquidation définitive de l'astreinte. La solution retenue consiste à ordonner le versement des sommes dues au titre de l'astreinte au fonds national d'accompagnement vers et dans le logement, conformément aux dispositions du code de la construction et de l'habitation et du code de justice administrative.
N° TA33-2506968(TA33-2506968)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par M. B... d’un recours en excès de pouvoir contre une décision du préfet de la Gironde lui refusant le droit au séjour et ordonnant sa remise aux autorités espagnoles. En application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le tribunal a invité le requérant à confirmer le maintien de ses conclusions, faute de quoi il serait réputé s’être désisté. Aucune confirmation n’étant parvenue dans le délai imparti, le tribunal a donné acte du désistement de la requête par ordonnance du 22 décembre 2025.
N° TA33-2400835(TA33-2400835)
Opposition à une contrainte de Pôle Emploi (devenu France Travail) pour le recouvrement d’un indu de rémunération de fin de formation de 727,65 euros. Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en juge social, constate que France Travail a annulé la contrainte en litige après réexamen de la situation du requérant. Le litige ayant perdu son objet, le tribunal prononce un non-lieu à statuer.
N° TA33-2400890(TA33-2400890)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux était saisi d’un litige opposant Mme A... à France Travail (anciennement Pôle Emploi) concernant le refus de versement de l’allocation d’aide au retour à l’emploi (ARE). La requérante contestait la décision de l’organisme, qui estimait que son indemnisation relevait d’un employeur public en « auto-assurance » (le centre hospitalier de Rumilly), et non de France Travail. Le tribunal a examiné la compétence de la juridiction administrative, soulevée par France Travail, en application de l’article L. 5312-2 du code du travail. La solution retenue par le tribunal n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais la décision finale porte sur la compétence et le fond du refus d’indemnisation.
N° TA33-2400934(TA33-2400934)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a examiné les contestations de M. A... concernant des indus de revenu de solidarité active (RSA) et d’allocations de logement familiale réclamés par la caisse d’allocations familiales de la Gironde. En cours d’instance, la CAF a réduit le montant des indus à 10 762,61 euros pour le RSA et à 5 533 euros pour les allocations de logement, et a rétabli les droits de M. A... à compter de mai 2024. Le tribunal a constaté que les conclusions du requérant avaient perdu leur objet à concurrence de ces réductions et de ce rétablissement, rendant le litige sans objet sur ces points. Pour le surplus, les moyens invoqués par M. A..., notamment l’erreur dans le calcul des ressources et sa situation médicale, ont été écartés comme infondés. La requête a été rejetée, sur le fondement des articles du code de l’action sociale et des familles et du code de la sécurité sociale.
N° TA33-2401177(TA33-2401177)
Opposition à une contrainte pour recouvrement d’un trop-perçu d’allocation de solidarité spécifique (3 190,92 euros). Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en juge social, constate que France Travail a accordé une remise gracieuse de l’indu et annulé la contrainte en litige. En conséquence, le litige a perdu son objet et il n’y a plus lieu de statuer sur la requête de M. A....
N° TA33-2402537(TA33-2402537)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. A... C... d’un recours contestant la décision du président du conseil départemental de la Dordogne fixant sa participation, en tant que débiteur d’aliments, aux frais d’hébergement de sa mère en EHPAD. Le tribunal a constaté que la décision attaquée avait été retirée et remplacée, et que le requérant était décédé, privant ainsi d’objet les conclusions en annulation. Les conclusions indemnitaires ont été rejetées comme irrecevables, faute pour le requérant d’avoir présenté une demande préalable au département, en méconnaissance de l’article R. 421-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2402614(TA33-2402614)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A... qui demandait l'annulation de la décision de la Mutualité Sociale Agricole (MSA) de la Gironde lui accordant une remise partielle de 50 % sur un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 738 euros, laissant un solde de 369 euros à sa charge. Le juge a examiné la demande de remise totale au regard des articles L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles, en substituant son appréciation à celle de l'administration. Il a estimé que, même en supposant la bonne foi de M. A..., sa situation de précarité n'était pas suffisamment établie pour justifier une remise supplémentaire, compte tenu de ses ressources et charges mensuelles et de la possibilité d'un étalement des paiements. La solution retenue est donc le rejet de la requête.
N° TA33-2508241(TA33-2508241)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Bordeaux rejette la requête en référé suspension de M. A..., qui contestait le refus de l'OFII de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le juge des référés estime que la demande est manifestement mal fondée, car la procédure de recours spécifique prévue à l'article L. 921-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) offre des garanties équivalentes à celles du référé suspension de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. Par conséquent, le requérant ne peut pas utiliser la voie du référé suspension pour contester cette décision. La requête est rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner la condition d'urgence.
N° TA33-2508323(TA33-2508323)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. B..., ressortissant algérien, qui demandait d'enjoindre au préfet de la Gironde de statuer sur sa demande de renouvellement de carte de résident. Le tribunal constate qu'une décision implicite de rejet est née du silence de l'administration, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Cette décision implicite fait obstacle au prononcé de la mesure sollicitée, le juge des référés ne pouvant ordonner une mesure qui aurait pour effet de faire obstacle à l'exécution d'une décision administrative.
N° TA33-2508336(TA33-2508336)
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de M. A... concernant une décision de la CAF de la Gironde lui réclamant un trop-perçu de RSA de 10 389,14 euros. Le juge a estimé que la requête était manifestement irrecevable, faute pour le requérant d’avoir exposé des moyens et conclusions précis et de produire la décision attaquée, en méconnaissance de l’article R. 411-1 du code de justice administrative. En conséquence, la requête a été rejetée sans instruction ni audience, sur le fondement de l’article L. 522-3 du même code.