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Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en excès de pouvoir, a annulé la décision du 27 mars 2024 par laquelle l'adjoint au maire de Bègles avait considéré une agente territoriale spécialisée des écoles maternelles comme gréviste pour la journée entière du 26 mars 2024, alors qu'elle s'était déclarée gréviste pour une période de deux heures seulement. Le tribunal a jugé que ce courrier constituait un acte faisant grief, car il avait entraîné une retenue sur son traitement pour une journée entière. Il a estimé que la décision méconnaissait les dispositions de la loi n° 2019-828 du 6 août 2019 et de l'article L. 114-7 du code général de la fonction publique, en l'absence d'un accord négocié imposant une grève sur la durée totale du service.
Le tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par une agente territoriale spécialisée des écoles maternelles contestant la décision de la commune de Bègles de la considérer gréviste pour une journée entière, alors qu'elle s'était déclarée gréviste pour une période de trois heures seulement. Le tribunal a rejeté les fins de non-recevoir soulevées par la commune, jugeant que le courrier litigieux constituait un acte faisant grief. Sur le fond, il a annulé la décision au motif que la note de service du 19 juin 2023, qui imposait une grève sur la totalité du service, ne pouvait légalement s'appliquer en l'absence d'un accord négocié prévu à l'article L. 114-7 du code général de la fonction publique. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 114-7 et L. 114-9 du code général de la fonction publique, ainsi que sur la loi n° 2019-828 du 6 août 2019.