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Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme B..., professeure, qui contestait le refus implicite de reconnaître l'imputabilité au service de son syndrome dépressif. La juridiction a relevé que ce refus implicite avait été remplacé par une décision explicite du 6 avril 2023, laquelle rejetait la demande en raison de l'incomplétude du formulaire de déclaration de maladie professionnelle, conformément à l'article 47-2 du décret n° 86-442 du 14 mars 1986. Mme B... n'ayant pas contesté cette incomplétude, les moyens soulevés ont été écartés comme inopérants. Par conséquent, les conclusions en annulation, injonction et frais de justice ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de la société Vert Marine, qui contestait son éviction de la procédure d’attribution d’une délégation de service public pour l’exploitation d’équipements sportifs et de loisirs de la commune de Bordeaux. La société invoquait plusieurs irrégularités, notamment une erreur manifeste d’appréciation dans la notation des offres, une méconnaissance du principe d’égalité de traitement des candidats et l’irrégularité de l’offre retenue. Le tribunal a estimé que la commune n’avait commis aucune illégalité de nature à engager sa responsabilité, jugeant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés. En conséquence, la demande d’indemnisation de la société Vert Marine, tant au titre du manque à gagner que des frais de présentation de son offre, a été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme A... contestant un état exécutoire de 3 936,36 euros émis par le lycée Jaufré Rudel pour le loyer de son logement de fonction. Le tribunal a écarté le moyen tiré d'un défaut de procédure amiable préalable, estimant que l'article R. 421-68 du code de l'éducation n'impose pas une telle phase comme un préalable obligatoire. Il a également jugé que la convention d'occupation signée le 3 mars 2023 pouvait légalement produire des effets rétroactifs au 1er octobre 2022, et que la requérante n'établissait pas l'existence d'une promesse de loyer inférieur.
Ce jugement du Tribunal administratif de Bordeaux rejette la requête de M. A..., agent contractuel de l’État, qui contestait le refus de la rectrice de l’académie de Lot-et-Garonne de reconnaître l’imputabilité au service de son accident. Le tribunal se déclare incompétent pour connaître du litige, estimant que la reconnaissance de l’imputabilité relève de la législation sur les accidents du travail et, en application du décret n° 86-83 du 17 janvier 1986 et du code de la sécurité sociale, de la compétence des juridictions judiciaires. La solution retenue est le rejet de la requête pour incompétence de la juridiction administrative.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté comme irrecevable la requête de Mme C... contestant l'arrêté du 7 septembre 2023 du ministre des armées mettant fin au versement de sa nouvelle bonification indiciaire (NBI). Le tribunal a jugé que cet acte n'était pas une décision faisant grief, mais une simple information de l'application de l'arrêté du 19 juillet 2023, qui avait supprimé son poste de la liste des emplois ouvrant droit à la NBI. Il a rappelé que l'administration peut légalement modifier cette liste pour des raisons budgétaires ou de gestion, sans que l'agent puisse exiger le maintien de la bonification. La solution s'appuie sur les décrets n°93-522 et n°2007-887, ainsi que sur l'arrêté du 19 juillet 2023.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par un EHPAD demandant l'annulation du lot n°7 d'un marché public de travaux et la réparation de préjudices liés à des pratiques anticoncurrentielles sanctionnées par l'Autorité de la concurrence dans le secteur des revêtements de sols. Le requérant sollicitait notamment le remboursement du coût du marché et une indemnité pour perte de chance, en se fondant sur les articles L. 420-3 du code de commerce et la responsabilité quasi-délictuelle. Les sociétés défenderesses ont soulevé l'incompétence de la juridiction administrative. Le tribunal a rejeté l'exception d'incompétence, s'estimant compétent pour connaître du litige, et a ordonné une expertise avant dire droit afin d'évaluer les préjudices allégués.
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par le centre hospitalier Vauclaire, qui demandait l'annulation de 15 marchés de revêtements de sols et la condamnation in solidum de plusieurs sociétés (dont Tarkett et Forbo) à lui rembourser le coût des travaux et à l'indemniser de divers préjudices, en raison de pratiques anticoncurrentielles sanctionnées par l'Autorité de la concurrence. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes, jugeant que le centre hospitalier ne démontrait pas l'existence d'un lien de causalité direct entre l'entente et les préjudices allégués, ni que son consentement avait été vicié. La solution retenue s'appuie sur les règles de la responsabilité quasi-délictuelle et l'absence de preuve d'un surcoût imputable aux pratiques sanctionnées.
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par l'EHPAD Résidence John Talbot d'un recours en plein contentieux visant à obtenir l'annulation du lot n°7 « Revêtement de sols souples » d'un marché public de travaux et la réparation de préjudices résultant de pratiques anticoncurrentielles sanctionnées par l'Autorité de la concurrence. Le requérant invoque notamment l'article L. 420-3 du code de commerce et la responsabilité quasi-délictuelle des sociétés mises en cause. La société Gerflor a soulevé une exception d'incompétence de la juridiction administrative, estimant que le litige relève de l'ordre judiciaire. Le tribunal a sursis à statuer et renvoyé au Tribunal des conflits le soin de déterminer l'ordre de juridiction compétent, conformément à l'article 35 du décret du 27 février 2015.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par l’EHPAD Manon Cormier d’une demande d’indemnisation et d’annulation du lot n°10 « Sols souples » d’un marché de travaux, en raison de pratiques anticoncurrentielles sanctionnées par l’Autorité de la concurrence dans le secteur des revêtements de sols résilients. Le requérant sollicitait notamment la restitution du coût du marché, des dommages et intérêts pour perte de chance et préjudice moral, ainsi que la communication de pièces et l’avis de l’Autorité de la concurrence. La société Gerflor a contesté la compétence de la juridiction administrative. Le tribunal a rejeté l’exception d’incompétence soulevée par la société Gerflor, s’estimant compétent pour connaître du litige, et a ordonné une expertise avant de statuer sur le fond.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par l'EHPAD Résidence Eulalie d'un recours en plein contentieux visant à obtenir l'annulation du lot n°9 « Sols résilients » d'un marché de travaux et la condamnation in solidum de plusieurs sociétés (Tarkett, Forbo, Gerflor, etc.) à des restitutions et indemnités. L'EHPAD soutenait que son consentement avait été vicié par des pratiques anticoncurrentielles sanctionnées par l'Autorité de la concurrence, invoquant les articles L. 420-3 du code de commerce et la responsabilité quasi-délictuelle. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes, y compris les conclusions subsidiaires et les demandes d'expertise ou de communication de pièces. La solution retenue est fondée sur l'absence de démonstration d'un lien direct entre les pratiques sanctionnées et le préjudice allégué, ainsi que sur l'irrecevabilité de certaines conclusions.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par l’hôpital Samuel Pozzi d’une requête en plein contentieux visant à obtenir l’annulation du lot n°11 « Sols souples » d’un marché de construction d’un EHPAD, ainsi que la condamnation in solidum de plusieurs sociétés (dont Tarkett et Forbo) à lui rembourser le coût total des travaux et à l’indemniser de divers préjudices. L’hôpital soutenait que ces sociétés avaient été sanctionnées par l’Autorité de la concurrence pour des pratiques anticoncurrentielles sur le marché des revêtements de sols résilients, ce qui aurait vicié son consentement et causé un surcoût. En défense, les sociétés Tarkett ont conclu au rejet de la requête et ont soulevé une question de compétence. Le tribunal a rejeté l’ensemble des demandes de l’hôpital, considérant que les conclusions étaient mal dirigées et que les conditions de la responsabilité quasi-délictuelle n’étaient pas réunies, sans qu’il soit besoin de statuer sur la compétence.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux rejette la requête de M. A..., major de police, qui contestait le refus implicite du ministre de l'intérieur de régulariser ses frais de mission pour des opérations Frontex (2019-2022). La requête est jugée irrecevable car tardive : la décision implicite de rejet est née le 16 mars 2023, deux mois après la notification de sa demande le 16 janvier 2023, et M. A... n'a saisi le tribunal que le 29 novembre 2023, au-delà du délai de recours de deux mois prévu à l'article R. 421-2 du code de justice administrative. Le tribunal écarte l'argument de l'absence d'accusé de réception, rappelant que les dispositions des articles L. 112-3 et L. 112-6 du code des relations entre le public et l'administration ne s'appliquent pas aux agents publics.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux annule la décision implicite de rejet de la demande de titre de séjour de M. A..., ressortissant marocain, prise par le préfet de la Gironde. Le tribunal retient que cette décision est illégale en raison d’un défaut de motivation, le préfet n’ayant pas communiqué les motifs de son refus dans le délai d’un mois prévu par l’article L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration. En conséquence, le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. A... dans un délai de deux mois.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a annulé la décision implicite de rejet née du silence gardé par le préfet de la Gironde sur la demande de titre de séjour de Mme A..., ressortissante géorgienne. Le tribunal a jugé que cette décision était illégale en raison d'un défaut de motivation, le préfet n'ayant pas communiqué les motifs du rejet dans le délai d'un mois suivant la demande de l'intéressée, en méconnaissance de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. La solution retenue est fondée sur les dispositions des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration, ainsi que sur les articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par le CROUS de Bordeaux Aquitaine d’une action en responsabilité décennale visant à obtenir la condamnation in solidum de plusieurs constructeurs et de leurs assureurs, dont la MAIF, pour des désordres affectant les salles d’eau du bâtiment G (fissurations de planchers et parois). La juridiction a reconnu la nature décennale des désordres, affectant des éléments indissociables de l’ouvrage, et a jugé l’action non tardive grâce à la prorogation des délais prévue par l’ordonnance n° 2020-306 du 25 mars 2020. La solution retenue a consisté à condamner in solidum les sociétés responsables (Aquadream, Arsène Henry-Triaud et Verdi Bâtiment Sud-Ouest) à indemniser le CROUS, tout en rejetant les conclusions dirigées contre la MAIF en tant qu’assureur du maître d’ouvrage, celle-ci n’ayant pas la qualité de constructeur. Les textes appliqués sont les principes de la responsabilité décennale des constructeurs (articles 1792 et suivants du code civil) et l’article L. 121-12 du code des assurances pour la subrogation
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par un EHPAD demandant l'annulation du lot n°10 « Revêtement de sols » d'un marché public et la condamnation in solidum de plusieurs sociétés (Tarkett, Forbo, Gerflor, etc.) à lui rembourser le coût des travaux et à l'indemniser de divers préjudices. L'établissement soutenait que ces sociétés avaient été sanctionnées par l'Autorité de la concurrence pour des pratiques anticoncurrentielles sur le marché des revêtements de sols résilients, ce qui aurait vicié son consentement et faussé la concurrence. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes, jugeant que le requérant ne démontrait pas de lien direct entre l'entente sanctionnée et le surcoût allégué, ni l'existence d'un préjudice certain. La décision s'appuie sur les principes de la responsabilité quasi-délictuelle et les règles de la commande publique, sans faire application de l'article L. 420-3 du code de commerce faute de preuve suffisante.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête du centre hospitalier de Lanmary, qui demandait l’annulation de marchés de travaux de revêtements de sols et l’indemnisation de préjudices liés à des pratiques anticoncurrentielles sanctionnées par l’Autorité de la concurrence. Le tribunal s’est déclaré incompétent pour connaître du litige, estimant que les demandes indemnitaires fondées sur des pratiques anticoncurrentielles relèvent de la compétence des juridictions judiciaires. En conséquence, il a rejeté l’ensemble des conclusions, y compris celles relatives à l’expertise, à la communication de pièces et aux frais de justice. La solution retenue est fondée sur les règles de répartition des compétences entre les ordres administratif et judiciaire.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par le Pôle de santé du Villeneuvois, venant aux droits du centre hospitalier Saint Cyr, d’une demande visant à obtenir l’annulation de marchés de travaux de revêtements de sols résilients et l’indemnisation des préjudices résultant de pratiques anticoncurrentielles sanctionnées par l’Autorité de la concurrence. Le tribunal a rejeté l’exception d’incompétence soulevée par les sociétés défenderesses, estimant que le litige, relatif à l’exécution de contrats administratifs, relevait de la compétence de la juridiction administrative. Sur le fond, il a jugé que la décision de l’Autorité de la concurrence, devenue définitive, établissait de manière irréfragable l’existence de l’entente illicite pendant la période d’attribution des marchés, et que le requérant était fondé à en demander réparation sur le fondement de la responsabilité quasi-délictuelle. Le tribunal a ainsi condamné in solidum les sociétés Tarkett France, Forbo Sarlino, Gerflor et autres à rembourser au Pôle de santé le surcoût lié aux pratiques anticoncurrentielles, évalué à
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné le recours de M. C... B..., ressortissant colombien, contre l'arrêté du préfet de la Gironde du 11 août 2025 refusant son titre de séjour "étudiant" et l'obligeant à quitter le territoire. Le requérant invoquait notamment une erreur de droit au regard de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Le tribunal a rejeté sa demande, considérant que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant le titre, dès lors que l'intéressé ne justifiait pas d'un visa de long séjour, condition prévue à l'article L. 412-1 du CESEDA pour une première délivrance. La solution retenue confirme la légalité de l'arrêté préfectoral.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. B... A..., ressortissant nigérian, contestant le refus d'enregistrement de sa demande de titre de séjour. Le tribunal a constaté que le préfet de la Gironde avait opposé un refus explicite le 23 janvier 2025, se substituant à la décision implicite initiale, au motif que la demande était tardive en application des articles L. 431-2 et D. 431-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le requérant n'ayant pas démontré l'existence de circonstances nouvelles justifiant une dérogation au délai de deux mois suivant le rejet de sa demande d'asile, le tribunal a rejeté l'ensemble de ses conclusions, y compris celles relatives aux frais de justice.