Jurisprudence — Tribunal Administratif de Bordeaux
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N° TA33-2508632(TA33-2508632)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. D... C..., ressortissant espagnol, d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 8 décembre 2025 l’obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de circulation de trois ans. Le requérant invoquait notamment l’incompétence de l’auteur de l’acte, l’insuffisance de motivation, et la méconnaissance de son droit au séjour et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. Le tribunal a rejeté l’ensemble de ses demandes, jugeant les moyens non fondés au regard des dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA33-2508681(TA33-2508681)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion sans délai des occupants sans droit ni titre d'une aire de grand passage située à Bordeaux, propriété de Bordeaux Métropole. La juridiction a retenu l'urgence et l'utilité de la mesure en raison des risques pour la sécurité publique causés par des raccordements électriques sauvages et de l'entrave au fonctionnement du service public, notamment l'empêchement de travaux et l'accueil de forains. L'occupation illicite du domaine public, en l'absence de toute autorisation, ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. La décision ordonne l'évacuation avec le concours de la force publique si nécessaire.
N° TA33-2407189(TA33-2407189)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. B... A..., ressortissant nigérian, contestant le refus d'enregistrement de sa demande de titre de séjour. Le tribunal a constaté que le préfet de la Gironde avait opposé un refus explicite le 23 janvier 2025, se substituant à la décision implicite initiale, au motif que la demande était tardive en application des articles L. 431-2 et D. 431-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le requérant n'ayant pas démontré l'existence de circonstances nouvelles justifiant une dérogation au délai de deux mois suivant le rejet de sa demande d'asile, le tribunal a rejeté l'ensemble de ses conclusions, y compris celles relatives aux frais de justice.
N° TA33-2504192(TA33-2504192)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux est saisi par l’association Enseignement Catholique de Gironde et de nombreux organismes de gestion d’établissements privés sous contrat d’une demande d’expertise, sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, visant à vérifier la conformité du calcul du forfait d’externat fixé par le département de la Gironde pour 2025 aux articles L. 442-5 et L. 442-9 du code de l’éducation. Les requérants contestent la délibération du 31 mars 2025 et la notification du 16 avril 2025, estimant que les modalités de calcul sont arbitraires et ne respectent pas le principe de parité avec l’enseignement public. Le département de la Gironde oppose l’irrecevabilité de la requête pour tardiveté de la requête au fond et l’inutilité de l’expertise, arguant que les données comptables nécessaires sont déjà disponibles et non contestées. La solution retenue par le tribunal n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais la demande d’expertise est examinée au regard de son utilité pour le litige au fond, en application des dispositions du code de justice administrative.
N° TA33-2504344(TA33-2504344)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a fait droit à la demande d'expertise présentée par Mme B..., attachée d'administration scolaire et universitaire. La requérante souhaitait faire établir l'imputabilité au service de sa pathologie anxiodépressive, déclarée en rechute le 2 septembre 2024, en vue d'un futur recours indemnitaire contre son employeur. Le tribunal a jugé cette mesure utile, malgré une précédente expertise administrative, car l'instruction de la déclaration de rechute est toujours en cours et un avis défavorable a été émis par le conseil médical départemental. La solution retenue est l'octroi de l'expertise sollicitée.
N° TA33-2506137(TA33-2506137)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en formation de 1ère chambre, a annulé les arrêtés du 4 juin 2025 par lesquels le préfet de la Gironde avait retiré l'attestation de demande d'asile de M. C... et de Mme B..., leur avait fait obligation de quitter le territoire français, fixé le pays de destination et prononcé une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a jugé que ces décisions étaient insuffisamment motivées et entachées d'un défaut d'examen réel et sérieux de leur situation personnelle, en méconnaissance des articles L. 423-23, L. 431-2, L. 521-3, L. 541-1 et L. 541-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également enjoint au préfet de réexaminer leur situation dans un délai de deux mois et de supprimer leur signalement dans le système Schengen, sous astreinte.
N° TA33-2506936(TA33-2506936)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. E..., ressortissant algérien, contestant un arrêté préfectoral du 5 juin 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de trois ans. La juridiction a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation et la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'accord franco-algérien de 1968. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l'intéressé. La solution retenue est le rejet de la requête, sans application des textes relatifs à l'admission exceptionnelle au séjour (L. 435-1 du CESEDA) faute de demande préalable.
N° TA33-2508456(TA33-2508456)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 25 septembre 2025 par laquelle le président du conseil départemental de la Gironde a retiré son agrément d’assistante maternelle à Mme A.... La requérante invoquait l’urgence et plusieurs moyens (incompétence, vices de procédure, erreur d’appréciation), mais le juge a estimé qu’aucun de ces moyens n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée. En conséquence, la suspension n’a pas été ordonnée et les conclusions accessoires ont été rejetées.
N° TA33-2508656(TA33-2508656)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. B... contestant l'arrêté préfectoral du 7 décembre 2025 refusant le renouvellement de son titre de séjour et prononçant son éloignement, ainsi que son assignation à résidence. Le requérant invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, et une erreur d'appréciation quant à la menace pour l'ordre public. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, considérant que la décision était suffisamment motivée et que les faits reprochés à M. B... constituaient une menace réelle pour l'ordre public justifiant le refus de séjour et l'interdiction de retour. La requête a été intégralement rejetée, y compris les conclusions aux fins d'injonction et celles relatives aux frais de justice.
N° TA33-2406408(TA33-2406408)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné le recours de M. C... B..., ressortissant colombien, contre l'arrêté du préfet de la Gironde du 11 août 2025 refusant son titre de séjour "étudiant" et l'obligeant à quitter le territoire. Le requérant invoquait notamment une erreur de droit au regard de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Le tribunal a rejeté sa demande, considérant que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant le titre, dès lors que l'intéressé ne justifiait pas d'un visa de long séjour, condition prévue à l'article L. 412-1 du CESEDA pour une première délivrance. La solution retenue confirme la légalité de l'arrêté préfectoral.
N° TA33-2306542(TA33-2306542)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par le Pôle de santé du Villeneuvois, venant aux droits du centre hospitalier Saint Cyr, d’une demande visant à obtenir l’annulation de marchés de travaux de revêtements de sols résilients et l’indemnisation des préjudices résultant de pratiques anticoncurrentielles sanctionnées par l’Autorité de la concurrence. Le tribunal a rejeté l’exception d’incompétence soulevée par les sociétés défenderesses, estimant que le litige, relatif à l’exécution de contrats administratifs, relevait de la compétence de la juridiction administrative. Sur le fond, il a jugé que la décision de l’Autorité de la concurrence, devenue définitive, établissait de manière irréfragable l’existence de l’entente illicite pendant la période d’attribution des marchés, et que le requérant était fondé à en demander réparation sur le fondement de la responsabilité quasi-délictuelle. Le tribunal a ainsi condamné in solidum les sociétés Tarkett France, Forbo Sarlino, Gerflor et autres à rembourser au Pôle de santé le surcoût lié aux pratiques anticoncurrentielles, évalué à
N° TA33-2306539(TA33-2306539)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête du centre hospitalier de Lanmary, qui demandait l’annulation de marchés de travaux de revêtements de sols et l’indemnisation de préjudices liés à des pratiques anticoncurrentielles sanctionnées par l’Autorité de la concurrence. Le tribunal s’est déclaré incompétent pour connaître du litige, estimant que les demandes indemnitaires fondées sur des pratiques anticoncurrentielles relèvent de la compétence des juridictions judiciaires. En conséquence, il a rejeté l’ensemble des conclusions, y compris celles relatives à l’expertise, à la communication de pièces et aux frais de justice. La solution retenue est fondée sur les règles de répartition des compétences entre les ordres administratif et judiciaire.
N° TA33-2306538(TA33-2306538)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par un EHPAD demandant l'annulation du lot n°10 « Revêtement de sols » d'un marché public et la condamnation in solidum de plusieurs sociétés (Tarkett, Forbo, Gerflor, etc.) à lui rembourser le coût des travaux et à l'indemniser de divers préjudices. L'établissement soutenait que ces sociétés avaient été sanctionnées par l'Autorité de la concurrence pour des pratiques anticoncurrentielles sur le marché des revêtements de sols résilients, ce qui aurait vicié son consentement et faussé la concurrence. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes, jugeant que le requérant ne démontrait pas de lien direct entre l'entente sanctionnée et le surcoût allégué, ni l'existence d'un préjudice certain. La décision s'appuie sur les principes de la responsabilité quasi-délictuelle et les règles de la commande publique, sans faire application de l'article L. 420-3 du code de commerce faute de preuve suffisante.
N° TA33-2002716(TA33-2002716)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par le CROUS de Bordeaux Aquitaine d’une action en responsabilité décennale visant à obtenir la condamnation in solidum de plusieurs constructeurs et de leurs assureurs, dont la MAIF, pour des désordres affectant les salles d’eau du bâtiment G (fissurations de planchers et parois). La juridiction a reconnu la nature décennale des désordres, affectant des éléments indissociables de l’ouvrage, et a jugé l’action non tardive grâce à la prorogation des délais prévue par l’ordonnance n° 2020-306 du 25 mars 2020. La solution retenue a consisté à condamner in solidum les sociétés responsables (Aquadream, Arsène Henry-Triaud et Verdi Bâtiment Sud-Ouest) à indemniser le CROUS, tout en rejetant les conclusions dirigées contre la MAIF en tant qu’assureur du maître d’ouvrage, celle-ci n’ayant pas la qualité de constructeur. Les textes appliqués sont les principes de la responsabilité décennale des constructeurs (articles 1792 et suivants du code civil) et l’article L. 121-12 du code des assurances pour la subrogation
N° TA33-2500954(TA33-2500954)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par la préfète de la Dordogne d’un déféré contestant la validité de l’avenant n°1 au lot n°2 du marché public conclu entre la commune de Périgueux et le groupement Padelcourt/JMTP pour la construction d’un troisième court de padel. La préfète soutenait que cet avenant méconnaissait les articles L. 2194-1 et R. 2194-2 du code de la commande publique, les prestations supplémentaires n’étant pas devenues nécessaires et un changement de cocontractant n’étant pas impossible. La commune de Périgueux a défendu la nécessité de l’avenant et proposé une substitution de base légale. Le tribunal a examiné la recevabilité du recours du représentant de l’État et rappelé les principes d’égalité de traitement et de transparence. La solution retenue par le tribunal n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais le jugement porte sur la validité de l’avenant au regard du code de la commande publique.
N° TA33-2506325(TA33-2506325)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante ivoirienne, contestant l'arrêté du préfet de Lot-et-Garonne du 7 avril 2025 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et exempte de défaut d'examen, et que la mesure d'interdiction de retour d'un an n'était pas disproportionnée. Il a également estimé que la fixation du pays de destination ne méconnaissait ni l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requérante.
N° TA33-2506494(TA33-2506494)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné deux requêtes de M. B..., ressortissant tunisien, contestant des refus de titre de séjour et des obligations de quitter le territoire français pris par le préfet de la Gironde en 2024 et 2025. Concernant la première requête (n°2407102), le tribunal a constaté que l'arrêté attaqué du 10 juillet 2024, qui visait un homonyme, avait été abrogé par le préfet, rendant la requête sans objet et prononçant un non-lieu à statuer. Pour la seconde requête (n°2506494), le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés par M. B..., estimant que le refus de séjour et l'obligation de quitter le territoire français du 21 mai 2025 étaient suffisamment motivés, ne méconnaissaient pas les articles L. 435-1 et L. 435-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme, et n'étaient pas entachés d'erreur manifeste d'appréciation. En conséquence, le tribunal a rejeté les demandes d'annulation, d
N° TA33-2306575(TA33-2306575)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux rejette la requête de M. A..., major de police, qui contestait le refus implicite du ministre de l'intérieur de régulariser ses frais de mission pour des opérations Frontex (2019-2022). La requête est jugée irrecevable car tardive : la décision implicite de rejet est née le 16 mars 2023, deux mois après la notification de sa demande le 16 janvier 2023, et M. A... n'a saisi le tribunal que le 29 novembre 2023, au-delà du délai de recours de deux mois prévu à l'article R. 421-2 du code de justice administrative. Le tribunal écarte l'argument de l'absence d'accusé de réception, rappelant que les dispositions des articles L. 112-3 et L. 112-6 du code des relations entre le public et l'administration ne s'appliquent pas aux agents publics.
N° TA33-2306540(TA33-2306540)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par l’hôpital Samuel Pozzi d’une requête en plein contentieux visant à obtenir l’annulation du lot n°11 « Sols souples » d’un marché de construction d’un EHPAD, ainsi que la condamnation in solidum de plusieurs sociétés (dont Tarkett et Forbo) à lui rembourser le coût total des travaux et à l’indemniser de divers préjudices. L’hôpital soutenait que ces sociétés avaient été sanctionnées par l’Autorité de la concurrence pour des pratiques anticoncurrentielles sur le marché des revêtements de sols résilients, ce qui aurait vicié son consentement et causé un surcoût. En défense, les sociétés Tarkett ont conclu au rejet de la requête et ont soulevé une question de compétence. Le tribunal a rejeté l’ensemble des demandes de l’hôpital, considérant que les conclusions étaient mal dirigées et que les conditions de la responsabilité quasi-délictuelle n’étaient pas réunies, sans qu’il soit besoin de statuer sur la compétence.
N° TA33-2508908(TA33-2508908)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A..., candidat aux élections municipales, qui demandait à la commune de Saint-Astier de mettre à sa disposition une salle de cinéma municipale pour des réunions de campagne. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, faute pour le requérant de prouver sa qualité de tête de liste, l'impossibilité de réserver la salle à d'autres dates, ou le caractère unique de cet équipement. En conséquence, la requête a été rejetée sans instruction contradictoire ni audience publique, en application de l'article L. 522-3 du même code.