11 389 décisions disponibles — page 145/570
Le Tribunal Administratif de Caen a été saisi par Mme B d’un recours en excès de pouvoir contre un certificat d’urbanisme négatif délivré par le maire des Monts-d’Aunay. La requérante s’est désistée de sa requête par un acte enregistré le 13 mai 2025. Par ordonnance du 26 mai 2025, la présidente de la 3ème chambre a donné acte de ce désistement pur et simple, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Caen concerne un référé suspension introduit par la SAS Hôpital privé de la Baie contre une décision de l'Agence Régionale de Santé (ARS) Normandie du 14 mars 2025. Cette décision refusait à la société l'autorisation d'exercer l'activité de chirurgie oncologique viscérale et digestive complexe (mention B1). La société requérante invoque l'urgence, notamment en raison de la rupture de la continuité des soins pour ses patients et de la perte d'attractivité médicale, ainsi qu'un doute sérieux sur la légalité de la décision, critiquant la composition de la commission consultative et l'application des critères de zonage et de seuils d'activité prévus par le code de la santé publique. Le juge des référés doit se prononcer sur la condition d'urgence et l'existence d'un moyen propre à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée.
Le Tribunal administratif de Caen, par une ordonnance du 26 mai 2025, a constaté le désistement d’office de Mme A, qui contestait le refus du président du conseil départemental du Calvados de lui accorder un secours exceptionnel enfance et famille. Cette décision fait suite au rejet de sa demande de suspension (référé) au motif de l’absence de doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée. En application de l’article R. 612-5-2 du code de justice administrative, Mme A n’ayant pas confirmé le maintien de sa requête dans le délai d’un mois suivant la notification de l’ordonnance de référé, elle est réputée s’être désistée. Le tribunal lui a donné acte de ce désistement.
Le Tribunal Administratif de Caen, saisi par le syndicat Sud Education Calvados d’une action en reconnaissance de droits visant à requalifier les conventions de formation doctorale du programme RADIAN en contrats de droit public, constate que les requêtes individuelles des doctorants concernés relèveraient de la compétence de plusieurs juridictions (Caen et Rouen). En application de l’article R. 77-12-2 du code de justice administrative, il transmet le dossier au Conseil d’État afin que celui-ci désigne la juridiction compétente pour connaître de l’action.
Le Tribunal Administratif de Caen a été saisi en référé suspension par la commune de Villedieu-lès-Bailleul pour contester l'arrêté préfectoral du 20 décembre 2024 créant le syndicat mixte d'adduction d'eau potable de Terres d'Argentan. La commune invoquait notamment un vice de procédure et une méconnaissance des articles L. 5212-27 et L. 5211-17 du code général des collectivités territoriales, en soutenant que ses compétences "eau" n'avaient pas été régulièrement transférées. Par une lettre du 19 mai 2025, la commune s'est désistée de sa requête. Le juge des référés a donné acte de ce désistement pur et simple par ordonnance du 26 mai 2025.
Le Tribunal administratif de Caen a été saisi par Mme A pour contester une décision de la caisse d'allocations familiales du Calvados ne lui accordant qu'une remise partielle d’un indu de prime d’activité de 1 492,14 euros. La requérante s’est désistée de son recours en cours d’instance, désistement que la caisse a implicitement accepté. Par ordonnance du 26 mai 2025, le tribunal, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, a donné acte de ce désistement pur et simple. Aucune autre solution au fond n’a donc été retenue, la procédure s’achevant par un non-lieu à statuer.
Le Tribunal administratif de Caen, saisi par M. A... d’un recours en excès de pouvoir contre des arrêtés préfectoraux portant refus de titre de séjour, obligation de quitter le territoire et placement en rétention, se déclare territorialement incompétent. En application des articles R. 922-2 et R. 922-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, le tribunal compétent est celui dans le ressort duquel se situe le lieu de rétention de l’intéressé, soit Paris. Par ordonnance, le tribunal transmet le dossier au Tribunal administratif de Paris.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. B, brigadier de police municipale, qui contestait l'arrêté du maire de Caen du 21 mars 2022 établissant le tableau d'avancement au grade de brigadier-chef principal pour 2022, au motif que son nom n'y figurait pas. Le tribunal a écarté le moyen tiré d'un vice de procédure, estimant que M. B ne remplissait pas les conditions pour bénéficier de l'entretien d'évaluation spécifique prévu à l'article 3 du décret n°2014-1526 du 16 décembre 2014. Il a également jugé que le moyen fondé sur une erreur manifeste d'appréciation n'était pas fondé. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.
Le Tribunal Administratif de Caen a examiné la requête de M. A, ingénieur territorial, contestant les arrêtés municipaux fixant son régime indemnitaire (indemnité spécifique de service et indemnité de fonctions, de sujétions et d'expertise) et demandant des rappels de salaire. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, jugeant que les décisions attaquées n'étaient entachées d'aucune erreur de droit au regard des décrets applicables (notamment les décrets n° 2014-513 du 20 mai 2014 et n° 91-875 du 6 septembre 1991) et que la stagnation de sa rémunération ne constituait pas un harcèlement moral. La solution retenue est le rejet de la requête, avec mise à la charge de M. A des frais de justice demandés par la commune.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. A D contestant la décision de la caisse d'allocations familiales de la Manche du 18 avril 2024, qui confirmait un trop-perçu de 16 392,91 euros pour des indus de revenu de solidarité active, d'aide personnalisée au logement et de prime d'activité. Le tribunal a jugé que la décision attaquée était suffisamment motivée et que l'administration avait légalement retenu l'existence d'une vie de couple sur la période litigieuse, justifiant le bien-fondé des indus. La solution s'appuie sur les dispositions du code de l'action sociale et des familles, du code de la construction et de l'habitation, et du code de la sécurité sociale.
Le Tribunal Administratif de Caen annule l'arrêté du 30 octobre 2024 par lequel le préfet du Calvados a refusé le renouvellement de la carte de résident de dix ans de Mme A, ressortissante nigériane. Le tribunal juge que le préfet a commis une erreur de droit en fondant son refus sur l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui régit la première délivrance, alors que le renouvellement est régi par l'article L. 433-2, lequel prévoit un renouvellement de plein droit sauf menace grave pour l'ordre public. En conséquence, le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la situation de Mme A dans un délai de quinze jours.
Le Tribunal administratif de Caen a rejeté la requête de M. A, ressortissant guinéen, contestant l'arrêté préfectoral du 14 novembre 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour de cinq ans. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance des articles 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales, fondées sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et la loi du 26 janvier 2024.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. A, ressortissant tunisien, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de l'Orne. Le tribunal a d'abord écarté la fin de non-recevoir soulevée par le préfet, jugeant la requête suffisamment motivée. Sur le fond, il a estimé que le refus de séjour ne méconnaissait ni les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles L. 423-1, L. 423-2 et L. 423-23), ni les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, et n'était pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation. Par conséquent, la décision portant obligation de quitter le territoire français a été jugée légale.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de Mme A, qui demandait la démolition ou la régularisation d’un ralentisseur implanté devant sa résidence à Jullouville, en raison de nuisances sonores. Le juge, statuant en plein contentieux, a constaté que l’implantation de l’ouvrage n’était pas irrégulière et que la commune avait réalisé des travaux pour réduire les nuisances. Faute de preuve de nuisances persistantes après ces travaux, la demande a été rejetée. La décision s’appuie sur les principes du contentieux des ouvrages publics.
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 7 mai 2025 refusant un titre de séjour à Mme B et l'obligeant à quitter le territoire. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la requérante ne bénéficiait pas d'une présomption d'urgence (absence de renouvellement d'un titre antérieur) et n'a pas justifié d'une atteinte grave et immédiate à sa situation, son emploi étant précaire et lié à des documents provisoires. En conséquence, la requête a été rejetée selon la procédure simplifiée de l'article L. 522-3 du même code, sans examen des moyens de fond.
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du préfet du Calvados refusant un titre de séjour à M. A, ressortissant algérien. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’établissant pas que la décision contestée porterait une atteinte grave et immédiate à sa situation. Aucun des moyens soulevés, tirés notamment de la méconnaissance de l’accord franco-algérien, n’a été retenu comme propre à créer un doute sérieux sur la légalité du refus.
Le Tribunal administratif de Caen a rejeté les requêtes de M. C... contestant un arrêté du préfet de l'Oise l'obligeant à quitter le territoire français sans délai avec interdiction de retour d'un an, et un arrêté du préfet du Calvados l'assignant à résidence. Le tribunal a considéré que les décisions étaient suffisamment motivées et fondées sur le 1° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, M. C... ne justifiant pas d'un droit au séjour. Il a également jugé que les mesures ne portaient pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Caen a examiné les recours de Mme B, assistante familiale, contre trois décisions du département du Calvados : la suspension de son agrément (1er décembre 2023), son retrait (3 avril 2024) et son licenciement (9 avril 2024). La requérante invoquait notamment l'incompétence de l'auteur des actes, un défaut de motivation, une violation des droits de la défense et une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. Les décisions attaquées ont été jugées conformes aux dispositions du code de l'action sociale et des familles et aux principes généraux du droit administratif.
Le Tribunal Administratif de Caen a examiné la requête de la Fédération autonome de la fonction publique territoriale contestant les élections au comité social territorial du 8 décembre 2022 à la maison départementale des personnes handicapées du Calvados. Le syndicat invoquait l'irrégularité de la liste électorale, notamment l'absence des agents mis à disposition, en se fondant sur l'article 13 du décret du 5 avril 2013. Le tribunal a toutefois relevé que l'article 121 de la loi du 17 mai 2011 exclut l'application de ce décret aux maisons départementales des personnes handicapées, régies par le code de l'action sociale et des familles. En conséquence, la requête a été rejetée, le moyen n'étant pas fondé.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête indemnitaire de M. C, détenu, qui demandait réparation pour la perte d'objets personnels (plaque à induction, gants, ceinture, cantines) lors de ses transferts entre centres pénitentiaires. La juridiction a estimé que la responsabilité de l'État pour carence dans la protection des biens n'était pas engagée, car la perte de la plaque à induction n'était pas établie (un remplacement ayant été effectué), et les autres préjudices invoqués (gants et ceinture détruits lors d'un incendie volontaire, cantines non spécifiées) n'étaient pas imputables à une faute de l'administration. La solution s'appuie sur les dispositions du code pénitentiaire (notamment l'article R. 332-39) et le principe de responsabilité pour faute, faute de démonstration d'un lien de causalité direct entre le dommage et une carence avérée.